#1 31-01-2007 00:21:03

Kian
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Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

Edition BigCactus : J'ai modifié le titre pour ajouter la masse totale sans consommable.

---------> Un retour d'expérience sur cette liste <------------

J'avais demandé exceptionnellement l'autorisation pour les fêtes de publier l'article expemag sur la liste hivernale et ils m'ont répondus par l'affirmative. Toutefois, je voulais vraiment attendre que le numéro suivant, le  uméro 7, soit sorti avant de publier ici. Ce qui suit n'est pas forcément la toute dernière version, c'est le draft numéro 4, il y'avait eu encore qq corrections mais je ne les ai plus mais on est tout proche de l'article intial. Je mettrais qq photos demain car là je vais me coucher. Ma liste a déjà évolué qq peu depuis, j'ai rajouté par exemple une couche polaire pour les jambes si fait vraiment froid et l'utilisation d'un réchaud à essence si le grand froid est également prévu.

************* DEBUT DRAFT 4 ARTICLE EXPEMAG LISTE HIVERNALE ***********

Cela fait longtemps que je fréquente le forum www.randonner-leger.org, et constate que ma liste a en fait assez peu varié. J'ai bien fait quelques incursions dans les concepts XUL mais je suis toujours revenu à mon concept initial qui est la simplicité et l'efficacité alliée à la sécurité. Cette simplicité est avant tout dans le matériel, mais également dans son utilisation mais surtout dans sa diversité d'utilisation ce qui fait que je n'ai pas trente-six milles listes différentes. En effet, je n'aime plus trop me poser des questions au sujet de la météo qui viserait à prendre ou ne pas prendre tel ou tel équipement, de plus, la météo peut rapidement changer en montagne, il vaut mieux respecter le principe de prudence, surtout en hiver, je suis contre l'avis des extrémistes qui vont faire une liste en fonction de la météo afin de gagner d'avantage de poids.

Ma liste hivernale est également basée sur ce même concept, ce qui suit décrit donc mon matériel hivernal ainsi que les conditions dans lesquelles je l'utilise car ce dernier point est primordial, on serait vite tenté de copier telle ou telle liste par idéalisme et l'utiliser dans des conditions qui pour lesquelles elle n'est pas adaptée. J'utilise cette liste pour faire de la randonnée raquette, skis, skis de fond en moyenne montagne. Je prévois généralement de dormir proche du niveau des arbres, dans le cas contraire, une pelle de secours me permettra d'aménager un abri de neige si les conditions devaient empirer, tel que chute de température inhabituelle, tempête etc. Attention, il ne s'agit pas d'une liste pour les sorties longues, de plus de quelques jours ou les expéditions, mes destinations sont toujours à moins d'une journée de marche d'une région habitée. Je considère -20 comme étant la limite confort et -30 comme étant la limite inférieure, si cela devait descendre en dessous, le seul recours de creuser un abri dans la neige.

L'abri
Mon concept, qui n'est pas nouveau, est articulé autour d'un micro tarp mesurant 160x270 de 250g y compris cordages et sardines titane acheté chez www. www.mountainlaureldesigns.com pour moins de 100$. En hiver on utilisera plutôt des corps morts tels que branchage, bâtons de randonnée, raquettes etc. pour la fixation des haubans. En MUL on utilise du cordage le plus fin possible mais en hiver les nœuds gelés seraient trop difficiles à défaire avec les doigts gourds par le froid. Le problème avec les tarps plus grands c'est qu'il n'est pas toujours aisé de le monter en fonction du terrain sur lequel on se trouve. L'avantage du micro-tarp est qu'il se monte plus facilement, on a vraiment l'impression de dormir dehors, il protège de la neige lorsqu'on prépare les repas, il est très résistant au vent en fonction des différentes façons de le monter et le matériel reste à l'abri. Là ou le micro-tarp n'est pas avantageux c'est en cas de neige avec beaucoup de vent. Les turbulences du vent peuvent, malgré tout, faire gicler de la neige sur le sac de couchage. On pourrait certes monter le tarp en forme d'un tout petit tunnel, mais je n'aime pas dormir dans un tunnel, et si les conditions forcissent à ce point, je n'ai pas envie de démonter le camp pour le remonter dans une autre configuration. La solution à ce problème est fort simple : le sursac.

Le sursac en question ne sera pas souvent utilisé alors j'ai choisi un modèle très simple, léger et efficace. Il s'agit du Survival Bag de Rab qui pèse env. 350g, il est fabriqué en nylon renforcé avec une enduction respirante, le tout pour la modique somme de 125 CHF. Il est bien respirant, protège vraiment de la pluie et est très résistant au contraire des modèles en Pertex à point de prix et qui finissent invariablement par prendre l'eau. Si d'aventure je devais dormir en altitude au creux d'un rocher, sur une vire, ou que les conditions météorologiques se dégradent au point que le tarp doit être démonté, ce sursac me protègera bien. Ce modèle est utilisé par les alpinistes pour les bivouacs imprévus en altitude. Le sursac ajoute quelques petits degrés de plus au sac de couchage.

Une pelle SnowClaw qui pèse 170gr et coûte 35 CHF me permettra de dégager efficacement une tranchée dans la neige, de creuser un replat dans une pente, ou même de creuser un abri. Je ne creuse pas un abri par plaisir, c'est beaucoup plus difficile qu'il ne parait, cela peut prendre facilement plus d'une heure et ensuite on est trempé. Les conditions de neige peuvent rendre cette opération très difficile, il m'est même arrivé de me retrouver dans des endroits ou il n'y aurait pas eu suffisamment de neige pour creuser un abri, tant le vent avait balayé toute la neige, laissant une croûte dure en fine au travers de laquelle on voyait la terre et la roche. Une autre raison est qu'on pourrait se blesser ou se retrouver en état de faiblesse extrême rendant surhumain la construction d'un abri. L'enseignement que j'en tire c'est qu'il ne faut pas déterminer la protection au froid de son matériel en fonction d'une nuit passée dans un abri à neige.

Pour clore la discussion sur l'abri, je prends avec moi une petite scie de paysagiste d'au moins 15cm qui pèse moins de 150gr. Les scies de couteau suisse sont clairement insuffisantes, le seul bois disponible est sur les arbres car celui au sol est caché par la neige. Cette scie me permettra le cas échéant de couper du bois pour créer une armature pour l'abri et de faire un grand et beau feu de joie pour les sorties en groupe. Choisissez de préférence des arbres ou des branches mortes. On peut carrément faire quelque chose d'assez « cozy » en utilisant les couvertures de survie en plus du tarp. J'ai passé une soirée mémorable avec un ami par -20C sous un gros avant toit fait avec des branches sur lequel nous avons placé les couvertures de survies maintenues par d'autres branchages placée par-dessus afin de les maintenir en place. Il y'avait beaucoup de vent, il neigeait, il faisait froid, mais nous étions parfaitement abrité et avons profité d'une bulle de chaleur sous notre abri qui nous a permis d'enlever nos gants pour manger, boire et fumer du tabac tout en profitant du spectacle que nous offrait la nature. Il n'y a rien de tel que de dormir hors tente. Une tente fait gagner quelques degrés en température mais le gain équivalent en plumettes pèse nettement moins que poids d'une tente.

Le sac de couchage
Pour l'hiver j'ai investi dans un très bon sac de couchage -15C d'un poids de 1260gr, il s'agit du modèle « Antelope » de la marque Western Mountaineering à 435$. Et oui, c'est cher mais c'est payant. Pour les conditions moins tempérées ou les frileux, dans la même marque je conseille le Puma ou le Bison. Leurs indications de température sont très conservatrices, j'ai dormi en plein air par -20 dans ce sac de couchage avec le sursac et une couche d'habits et j'ai eu chaud. Il ne faut pas lésiner sur la température du sac de couchage et il faut être très prudent sur les températures annoncées par les fabricants. Le seul indice fiable à mon avis étant le poids de la plume, en d'autres termes, comment un sac garni de 600gr de plumettes peut être plus chaud qu'un sac garni de 800gr à cuin égal ? Il faut vraiment comparer toutes les caractéristiques des sacs et ne pas se faire embobiner par les fabricants. Si c'était à refaire, je prendrais même un sac encore plus chaud, au diable 100gr de plumettes de plus. Choissez un sac assez ample dans lequel vous pourrez dormir avec des habits et mettre vos chaussures enveloppées dans uns sac plastique pour les abriter du gel. Il m'arrive d'enterrer mes chaussures dans la neige ce qui va, sans les rendre chaudes, les isoler de la température de l'air qui est nettement plus froide que celle bien enfouie sous la neige.

L'humidité est l'ennemi No 1 par temps froid, surtout avec le duvet. Un duvet trop humide va « coller » et réduire de ce fait l'épaisseur de l'isolation compromettant de ce fait votre protection au froid. Il faut donc veiller à ne pas avoir trop chaud, une collerette bien réglable, une fermeture éclair sur le côté et une variation de l'épaisseur des habits permettra de réguler quelque peu la température. Au bout de plusieurs jours, l'humidité emmagasinée dans le sac de couchage peut sérieusement compromettre son efficacité. Pour les sorties de plusieurs jours on peut choisir le synthétique qui est beaucoup plus lourd, ou utiliser une barrière vapeur mise à l'intérieur mais celle-ci va empêcher l'évaporation de l'humidité corporelle dégagée pendant la nuit et vous risquez de baigner dans votre jus.

Je n'aime pas compresser mon sac à mort, surtout en hiver, pour la simple et bonne raison que plus la plume est compressée plus l'humidité va faire coller les plumes entre elles. Si il fait très froid, il est probable que les plumes gèlent lors pendant la journée et collent, rendant le sac inutilisable au moment du bivouaque.

Le sac synthétique semble a priori une bonne solution mais très éloignée de la MUL, il permet certes de dormir très chaudement et même de sécher ses affaires sans risque mais j'ai lu des récits avortés ou les aventuriers ont du couper leurs sac de couchages pour casser la glace accumulée dans l'isolation afin d'en permettre l'évacuation. Il n'y malheureusement pas de solution miracle. Il faut toutefois nuancer ce problème avec le fait qu'il s'agit d'une liste de matériel MUL pour moyenne montagne de quelques jours tout au plus, elle n'a pas vocation expéditionnaire.

Le matelas et le tapis de sol
En hiver, je ne chipote pas, je prends un Thermarest ZLite de 400g et des poussières et un Gossamer NightLight à 215g. J'ai jamais senti le froid avec ces deux matelas l'un sur l'autre. Une autre option serait de prendre le NightLight et un matelas plus court pour le torse, gonflable pour diminuer les éléments fixés à l'extérieur du sac pour un poids à peine supérieur. Il ne faut pas lésiner sur la protection au sol, il n'y a rien de pire que se réveiller avec les hanches transies par le froid, sans compter le besoin d'uriner pendant la nuit qui est très désagréable (prévoir à cet effet une bouteille pipi pour la nuit). Retenir l'urine pendant la nuit est une mauvaise solution car l'organisme travaille dure pour chauffer tout ce liquide et provoquer des sensations de froid. Il faut également avoir conscience qu'un des facteurs importants de froid vient de la déshydratation, il est donc important d'être correctement hydraté. Le différentiel de température entre le corps et le sol va condenser et générer de l'humidité. Pour les moins résistants au froid recherchant d'avantage de confort, je préconiserais un matelas ProLite4 avec le ZLite dessous, ça devient carrément du grand luxe mais on s'éloigne de la MUL là wink.

Le sac à dos
Pour une petite sortie de week-end, mon sac GoLite Jam de 37+7L (qui pèse 460gr une fois débarrassé des superflus) peut suffire mais ses bretelles deviennent vite inconfortable une fois chargé à bloc. Ce sac n'est pas adapté aux sorties plus techniques nécessitant des crampons, baudriers et autres matériel nécessaire pour des élévations dépassant mon cahier des charges. Pour les sorties plus longues, je prends un vieux sac GoSport de 42L + poches extérieures à 59 EUR et qui pèse 1220gr. Il est solide, de construction simple, sans fioritures et propose des bretelles qui paraissent luxueuses par rapport à mon Jam. L'avantage lorsqu'on adopte les concepts MUL est qu'on porte moins lourd et que par conséquent, on n'a pas besoin de sacs sophistiqués et chers.

La popote + réchaud
J'ai fait beaucoup d'essais de réchauds à gaz et à alcool à brûler, même parfois du feu qui offre le record de légèreté et d'autonomie mais ne peut être employé partout en raison des interdictions, risques ou altitude. Pour l'hiver, les réchauds à alcool ne sont pas adaptés, en dessous de 0C ils ne fonctionnent plus correctement et ne sont pas indiqués pour fondre la neige pour fabriquer l'eau. J'ajouterais que les risques liés à l'alcool sont trop importants, il faut s'imaginer par temps froid, possiblement avec des conditions météo adverses, en train de manipuler ces petits réchauds à alcool avec les doigts gourds, de gros gants ou encore des moufles avec le risque de les renverser et de bouter le feu à son équipement.

Le gaz ISO Fuel (mélange butane propane) est une bonne solution MUL lorsque les températures ne descendent pas en dessous de -15C.. A partir de ces températures, le gaz ne brûle pas correctement, il faut chauffer la cartouche de gaz et même la maintenir constamment à cette température. Il vaut mieux dormir avec la cartouche de gaz pendant la nuit. Une petite bougie à réchaud s'avère fort utile pour mettre en dessous de la cartouche de gaz mais attention, ne jamais, jamais faire ça avec la vanne fermée, les dangers d'explosions sont réels. Lorsque la puissance semble diminuer, on peut secouer un peu la cartouche afin de mélanger le butane et le propane, mais attention, de grandes flammes jaunes peuvent s'échapper pendant cette opération, ne pas le faire sous tente. Pour avoir pratiqué cette solution à quelques reprises, je peux vous dire que cela est loin d'être pratique, cela peut même s'avérer dangereux. C'est une bonne solution pour les sorties courtes ou la température ne risque pas de descendre trop bas, autrement, la seule solution viable est le réchaud à essence qui est typiquement utilisé dans les expéditions et fonctionne à des température bien plus basses.

En ce qui concerne la popotte, je prends mon éternelle MSR Titan Kettle d'une contenance de 0.85L. Le titane c'est cher mais c'est léger et durable. Elle est un « poil » juste pour faire fondre la neige et fabriquer 2-3L d'eau, mais je ne suis pas pressé. Pour des sorties à deux, c'est pas possible de fabriquer 5-6L d'eau pour deux personnes, encore moins sur un réchaud à gaz. A plusieurs on peut se répartir la matériel, ainsi le poids d'un réchaud essence, la réserve de combustible ainsi qu'une large popotte ne pèsera pas plus lourd qu'un équipement individuel. Question gourde je prend une platypus à large ouverture de 3L qui pèse 120gr. Placée dans le sac contre le dos empêchera l'eau de geler, pensez à vidanger le tuyau entre chaque prise d'eau et non, les tuyaux « isolés » ne fonctionnent pas lorsqu'il fait très froid. Il vaut mieux fabriquer l'eau le matin sinon on va devoir la garder à l'abri du gel pendant la nuit, dans le sac de couchage avec les risques de fuites, de plus, cette eau va pomper de la chaleur du corps ce qui est une mauvaise idée. L'eau gelée pendant la nuit va vite fondre lorsqu'on va rajouter l'eau tiédie par la fabrication de l'eau. Une cuillère en plastique non cassant à cause du froid, une petite lame pour le saucisson et cela complète la « batterie » de cuisine wink.

L'habillement
J'aime bien les vêtements polaires car ils sont bon marché (sauf certaines marques) et très solides ; la mienne, en Polar200, est munie d'une demi fermeture et pèse 370g en XL, elle est presque trop petite pour moi mais elle reste plus compacte. Elle a dû coûter quelque chose comme 50 EUR dans une marque générique. En dessous je mets une sous-couche thermique classique sans rechercher les marques techniques qui vantent des qualités émérites que je ne constate pas sur le terrain. Dans la mesure ou cette sous-couche n'est pas en coton et est étudiée pour évacuer l'humidité vers l'extérieur cela suffit, elle doit néanmoins avoir un col haut qui remonte jusque sous le menton et d'avoir une petite fermeture éclaire pour ouvrir le col car, en plein effort par beau temps je ne porte que cette sous-couche et il m'arrive d'avoir trop chaud. Lorsque le vent se met à souffler trop fort et passe à travers la polaire, je passe une veste respirante par-dessus. J'ai acheté une veste a enduction DryEdge de Millet qui pèse à peine plus de 300gr d'un excellent rapport qualité prix (99 EUR). L'idéal, aux dires de leurs possesseurs est le eVent mais c'est bien plus cher. Ce qui est important, c'est que la capuche soit suffisamment technique, donc réglable afin de l'ajuster autour de visage empêchant ainsi les entrées de vent et de neige par vents violents. Question pantalon, j'ai un pantalon Salewa en cordura stretch sous lequel j'enfile un collant.

A la pause, je pose le matelas mousse replié sur une butte neige et je m'installe confortablement, il ma'rrive de me tailler un fauteuil à l'aide de la SnowClaw. Il se peut qu'à la pause j'ai froid aux jambes, dans ce cas je sors mon sac de couchage et j'enfile mes jambes dedans. Pour le torse, je passe une doudoune Patagonia MicroPuff de 520gr en taille XL dotée d'une capuche généreuse. C'est cher mais c'est très compressible et efficace. Cette doudoune est fragile mais elle ne sera pas portée sous les sangles du sac à dos car cela n'est pas nécessaire en plein effort. Pour les moins résistants au froid ou pour des conditions plus rudes, je conseillerais un Patagonia DES parka qui offre d'avantage d'isolation. La capuche est très importante car elle emprisonne l'air chaud et créer un véritable cocon de chaleur, sans capuche, l'efficacité serait bien moindre.

Par le passé, j'avais une veste Touring Hoodie en PowerShield de chez Millet. Un excellent produit à priori, sauf qu'elle a perdu son traitement déperlant aux bretelles en quelques sorties. Je me suis retrouvé trempé un jour de grosse neige et je ne voudrais pour rien au monde revivre ça. L'humidité est une condition adverse en hiver, se poser au camp avec des vêtements trop humides peut transformer une belle sortie en galère car on a pas de fourneau pour tout faire sécher. Le mieux c'est de ralentir l'effort bien avant de s'arrêter afin de se sécher au maximum. J'ai également essayé les vestes en MP+ qui donnent de bons résultats mais leur fragilité me décourage de les utiliser sous des sangles d'un sac chargé pour l'hiver.

Question bonnet, j'ai un bonnet très fin et élastique de marque Hagloffs. Il est légèrement coupe vent et je le porte pendant l'effort afin de me protéger principalement su soleil. Si le temps se refroidit, j'ai un bonnet en polaire que je peux mettre dessous. La capuche de la veste respirante complète le tout lorsque le vent devient trop fort. J'adopte le même principe de trois couches pour les gants. Une première couche fine pendant l'effort, une couche supplémentaire en polaire et des surmoufles GramMittens (50gr) de chez Hagloffs, dont la paume est en XCR et le reste en PacLite. Je complète l'habillement par un tour de cou en WindStopper  qui me servira de masque facial le cas échéant. Ne pas oublier de bonnes lunettes de soleil, des lunettes de ski qui recouvre bien le visage avec une bonne aération et un traitement anti-buée. La crème solaire et le stick de protection pour les lèvres doivent avoir un indice très élevé car la réflexion du soleil sur la neige décuples les effets du soleil en plus du phénomène d'altitude.

A son pied
J'utilise en hiver des chaussure que d'autres utilisent plutôt en été : des Meindl Air Revolution 2  que j'imprègne d'un déperlant, sur lesquelles je chausse soit des crampons fond de sac Grivel à 4 pointes ou des raquette TSL 227. J'ai pris les chaussures une taille en dessus ce qui me permet de porter de grosses chaussettes bien chaudes. L'humidité des pieds est un vrai problème, il faut donc privilégier des chaussures très respirantes. Idem pour les guêtres. Ces dernières devront monter jusque sous les genoux, les guêtres courtes finissent toujours par laisser infiltrer la neige surtout dans la neige très profonde. Pendant la nuit j'enterre les chaussures recouvertes d'un sac plastique le plus près possible du sol pour les protéger du froid de l'air. Des chaussures à -20 le matin c'est pas terrible, surtout quand l'humidité qu'elles contiennent a gelé et les ont rendues dures comme du béton. Une autre solution, surtout si on est très haut ou la température sous neige peut être très basse, consiste à les mettre dans le sac de couchage pendant la nuit, mais le corps va travailler dur pour maintenir la masse des chaussures au chaud. Il faut bien penser à changer de chaussettes la nuit pour bien sécher les pieds en profitant d'en enfiler de plus épaisses car les pieds humides sont facteurs de froid et de cloques. La paire portée pendant la journée sera mise contre le corps la nuit afin qu'elles sèchent pour le lendemain. Enfiler une paire de soulier froid le matin n'est pas vraiment problématique si les pieds eux sont chauds et que l'on les enfile au dernier moment avant de lever le camp, c'est-à-dire, après avoir mangé et fait sa provision d'eau pour la journée. Ne pas lacer trop serré, cela empêche la bonne circulation sanguine et prétérite le réchauffement des chaussures froides. Certaines personnes prennent des « vapor barrier socks » qui suppriment toute accumulation d'humidité dans les chaussures mais je n'aime pas avoir les pieds qui baignent dans leurs jus.

Divers
Hormis une pharmacie typiquement MUL, je prends du petit matériel tel que de la cordelette Spectra pour les réparations de fortune et le construction d'abris, un sifflet, épingles à nourrisse, un peu de power type, une lampe frontale Ion, des allumettes étanches, une petite bougie de réchaud, un petit GPS Geko équipé de piles résistantes au froid, une montre boussole altimètre Suunto Observer, une petite boussole/thermomètre de secours et un téléphone mobile. En hiver j'aime une lampe frontale qui éclaire bien tel qu'une Petzl Zipka ou carrément une Myo Belt 5 pour les sorties nocturnes. J'inclus dans le petit matériel une deuxième pipette pour la gourde depuis que j'en ai coupé une avec mes dents en mordant le petit bloc de glace qui s'était formé à son embouchure, j'avais par la suite perdu toute mon eau car je ne m'en étais pas aperçu L. Le kit petit matériel pèse 250gr sans le téléphone, la lampe frontale ainsi que le GPS et les éventuelles piles de rechange. Je n'ai pas d'ARVA mais je ne vais en principe pas aux endroits ou il est quasiment indispensable, mais ne suivez pas mon conseil J.

La nourriture
Ceux qui me connaissent sur le forum de www.randonner-léger.org savent que je ne lésine pas sur la pitance. Je varie des aliments traditionnels, céréales, fromage sec, saucisson, poisson séché, etc. avec des lyophilisés, des soupes, thé café, des fruits secs, des oléagineux, du chocolat, etc. Mes céréales sont mises à tremper avec l'eau chaude directement dans les sachets ziplocs, à moins que j'aie suffisamment d'eau ou la proximité d'un point d'eau qui me permette de laver la popote. Les ziplocs peuvent être réutilisés quelques fois si on prend les versions épaisses pour la congélation. Il m'arrive de prendre en peu d'alcool fort pour le plaisir seulement car l'alcool contrairement à la croyance populaire ne réchauffe pas, c'est tout le contraire qui se produit, la seule chose qu'il réchauffe c'est l'esprit wink. Les besoins caloriques en hiver sont nettement supérieurs, il ne faut pas lésiner sur la quantité et la qualité de nourriture, le soleil se couche tôt et les nuits sont longues alors autant bien manger et passer une bonne soirée, on est pas là faire de la survie wink.

Conclusions
Je me considère comme un MUL plutôt modéré. Cette liste est présentée ici dans la perspective d'une utilisation par des conditions très variables en moyenne montagne pour des durées de quelques jours en privilégiant un niveau de confort correct, une bonne sécurité, un prix modeste et une bonne durabilité du matériel. En fonction de ce que je prends, été comme hiver, cela représente entre 3500g et 4500g hors consommables et sans compter les habits portés.

******************************* FIN *********************************


La vie est un miroir qui reflète nos croyances erronées

Hors ligne

#2 19-02-2007 22:30:34

Kian
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

Voici le complément à l'article d'expemag que j'avais mis sur leur forum, je le recopie (e^nfin, après 3 semaines wink) tel quel ici, il était nourri à la base par pluaieirs fils de discussion qui s'étaient créé autour de sorties hivernales:

*** DEBUT ***

Voici quelques informations complémentaires qui répondront à de nombreuses questions qui peuvent se poser à la lecture de mon article dans le numéro 6 sur la liste légère hivernale. Le fil initial qui a donné naissance à ces infos provient du site de randonner léger:

http://www.randonner-leger.org/forum/vi … hp?id=1086

J'ai recopié ici les éléments essentiels:

Les besoins pressants et hydratation

Lorsque les chaussures sont enterrées dans la neige pour les protéger du froid et qu'un besoin pressant se fait sentir, et bien ce n'est pas top n'est-ce pas? D'autant plus que ce liquide devra être maintenu par le corps à température, c'est bien connu, dans ce cas on a froid. La bonne solution c'est de prévoir un récipient dans lequel on pourra uriner pendant la nuit. A l'inverse, la déshydratation compromet les capacités de l'organisme à se réchauffer, et lorsqu'il fait froid et sec, on perd beaucoup d'humidité par la respiration et pendant l'effort cette perte est décuplée à laquelle on rajoute les pertes par sudation. Il faut donc boire et bien boire, quitte à être incommodé la nuit wink.

Gel de l'eau et de la nourriture

Personnellement je n'enterre pas ma gourde pendant la nuit pour éviter qu'elle ne gèle car j'aime quand même boire un peu pendant la nuit, avant que l'eau ne finisse par geler bien sûre wink. Pour ceux qui aiment boire chaud, un thermos préparé avec sa boisson préférée peut s'avérer très agréable pendant la nuit, bien que l'on s'éloigne un peu de la MUL là wink, mais le confort en hiver ça peut avoir du bon.

L'eau restante contenue dans la gourde va geler mais cela n'est pas un problème car je fabrique mon eau le matin et non le soir, donc, le peu d'eau qui me reste, si elle gèle, ne sera pas problématique car elle va dégeler en versant de l'eau de fonte dans la gourde.

Pour ceux souhaitent néanmoins enterrer l'eau, cette dernière va d'abord geler en surface, c'est donc mieux de placer le goulot vers le bas afin de ne pas geler la sortie par le bouchon.

Production de l'eau

Il est important d'avoir une gourde à large ouverture pour faciliter le transvasement de l'eau de la casserole. Il faut toujours garder un peu d'eau au fond de la casserole pour éviter de brûler la casserole, donc, bien veiller à rajouter progressivement de la neige de sorte à ce qu'elle ne pompe pas toute l'eau du fond de casserole. Cela aura également pour effet d'améliorer le rendement, d'où économie du précieux combustible.

En fonction de la densité de la neige, on peut avoir besoin de 10L de neige pour 1L d'eau, c'est donc très pratique d'avoir un sac plastique dans lequel on pourra amasser suffisamment de neige sans devoir la chercher tout autour de soi.

Il faut veiller à la propreté de la neige, surtout en forêt ou elle peut être souillée par des débris et/ou des déjections des animaux ou de sa propre urine, et oui, ça m'est arrivé... La neige peut paraître propre en surface car une neige fraîche recouvre peut-être d'anciennes couches impropres, il faut donc sonder en profondeur et prendre la neige la plus possible. Si j'ai des doutes sur la propreté de la neige, je vais soit la cuire ou de préférence, la tiédir suffisamment pour que les pastille de purification de l'eau soient efficaces.

Le réchaud devra être posé sur une surface solide qui réfléchit la chaleur comme un cercle d'alu au sol et ne pas être en contact direct avec la neige. L'utilisation du pare vent primordiale car il réfléchit et canalise la chaleur vers la casserole. On préfèrera généralement une casserole titane pour les sorties courtes mais l'usage d'acier noirci ou d'aluminium duralite avec le dessous noir augmentera passablement l'efficacité. En d'autres termes, le poids plus élevé du récipient devient bénéficiaire par rapport à l'usage du carburant.

Voici une discussion intéressante sur la reminéralisation de l'eau: http://www.davidmanise.com/forum/index. … 889.0.html. Personnellement j'aime bien les soupes instantanées.

Astuces pour l'utilisation du gaz

Les remarques concernant les réflecteurs et pare vent mentionnées dans la production de l'eau s'appliquent également ici. Le ISO fuel, mélange butane/propane fonctionne jusqu'à -15C. Ca c'est la théorie, en réalité, l'efficacité diminue bien avant, à -10C ça peux parfois pécloter. Une astuce consiste à conserver la cartouche de gaz au chaud ou de la réchauffer, une petite bougie de réchaud peut être utilisée mais il faut y aller molo, ne pas trop chauffer, et SURTOUT, ne pas le faire avec la cartouche fermée car le risque de surpression pourrait faire exploser la cartouche. C'est dangereux mais cela fonctionne.

Les deux gaz du mélange ISO ont une méchante tendance à ne pas sortir dans de bonnes proportions, sans doute que les points d'évaporation sont différents, on peut donc rapidement se retrouver avec une cartouche en apparence encore suffisamment remplie mais qui ne donne pas la puissance voulue. Les données sont contradictoire sur ce sujet, ces deux fils sur RL proposent des pistes de réflexions:

http://www.randonner-leger.org/forum/vi … 5064#p5064
http://www.randonner-leger.org/forum/vi … 092#p26092

Il faut donc penser à secouer la cartouche de temps en temps, surtout si on constate une baisse de pression mais ATTENTION, de grandes flammes jaunes vont être produites car en secouant la cartouche, du gaz liquide va sortir, il faut se tenir hors tente ou pas trop prêt du tarp.

Les qualités de gaz peuvent êtres très différents d'un batch de production à l'autre. Cactus Sport m'a dit que MSR lui avait avouée par exemple, qu'aux US ils ont beaucoup de peine à trouver du gaz de qualité... Cela pourrait peut-être expliquer pourquoi on a tellement d'opiniosn contradictoires sur les performances des Gaz des différents fabricants. De plus, Primus propose des mélanges avec 3 gaz, propane, butane et isobutane, je n'ai pas d'expérience avec ces cartouches mais sur randonner-leger on a de bons feedbacks.

Finalement, le briquet... ben le gaz est pourave et il brûlera encore moins bien que le pire des gaz en cartouche. Une seule source lorsqu'il fait froid, les allumettes, et prévoir deux boites s'il vous plait, rangées dans des compartiment différents du sac.

Efficacité du gaz versus essence

Sans rentrer dans des considérations trop scientifiques, le gaz, à poids égal, un meilleur rendement que l'essence, toutefois, plus il fait froid, plus le rendement du gaz diminue au profit de l'essence. Le gaz est intéressant si on n'a pas de réchaud à essence et que l'on part pour de courtes périodes alors qu'il ne fait pas trop froid.

Un bon réchaud à essence tel que le MSR SimmerLite pèse moins de 200gr maintenant et la question du gaz versus l'essence se pose moins, si ce n'est le prix du réchaud 130 euros pour l'essence par rapport à une cinquantaine d'euros pour le gaz. Par contre, l'essence coûte moins cher et est plus écologique car il n'y a pas de cartouche qui finit à la poubelle, sans compter que l'essence se trouve facilement dans tous les pays.

Sur le site BackPackingLight, ils expliquent comment utiliser le gaz sous sa forme liquide et utiliser le même principe de vaporisation que pour les réchauds à essence. Je ne préconise pas cette solution car on a peu de recul sur de telles pratiques et que les réchauds de constructeurs ne sont pas prévu pour fonctionner de la sorte, donc, à vos risques et périls.

Le Tarp et l'abri

Lorsqu'il fait beau, le tarp n'est pas très utile. La neige est un matériau de construction du tonnerre qui permet de rapidement construire un muret de neige ou dégager une petite tranchée qui servira de base à l'abri. Sur une crête ou la neige a pu être soufflée et peu profonde, le tarp pourra rapidement être érigé pour se protéger du vent, toutefois, le choix de dormir sur une crête ne doit pas être pris à la légère (voir compléments d'infos sur le choix de l'emplacement du bivouac).

Le tarp, ainsi que la couverture de survie, sont des éléments structurels intéressant pour fabriquer un abri pour se protéger la neige qui tombe, de vents violents etc. En effet, creuser un abri complet peut prendre plus d'une heure et entraîner beaucoup de fatigue et de sudation car cela représente un véritable effort, d'autant plus que l'on se retrouve souvent trempé, hors l'humidité doit être évitée au maximum lorsqu'il fait froid ! Donc, il est plus intéressant d'utiliser le relief du terrain, des arbres, des bâtiments etc. et compléter l'abri avec le tarp.

En zône dégagées, on creusera une tranchée ou alors on érigera un muret de neige en forme de U, l'entrée sera barrée par le sac à dos, ou une combinaison des deux que l'on pourra ensuite recouvrir avec le tarp. Pour obtenir l'effet isolant que procure la neige, si il fait vraiment très froid, on pourrait recouvrir le toit avec de la neige pelletée.

Le résultat final est plus solide qu'une tente. Si on s'attend à de fortes chutes de neige, on accrochera un point de haubanage du tarp vers une branche d'un arbre ou alors on utilisera le bâton placé à l'intérieur pour créer du volume comme dans un tipi et empêcher l'accumulation de neige.

En forêt, vous voyez bien sur une des photos de l'article comment on s'est créé un abri avec les couvertures de survies et des branches. Nous aurions pu faire quelque chose d'encore plus cosy en mettant le tarp comme auvent pour éviter que la neige ne nous tombe sur le bas des jambes. Il n'est tombé qu'une dizaine de centimètres cette nuit là et on bouge suffisamment pendant la nuit pour empêcher toute accumulation de neige. Du reste, une neige froide est légère et ne pose pas de problème sauf il en tombe de très grosses quantités, par contre une neige printanière, donc lourde, pourrait rapidement écraser l'isolation du sac de couchage.

Si d'aventure, en dernier recours vous deviez creuse un abri complet ou fabriquer un igloo, pensez à travailler lentement mais régulièrement et mettez une veste, un pantalon et des gants absolument étanches et serrez bien les cordelettes afin de prévenir les entrées de neige. Lorsque vous avez atteint une certaine profondeur, vous êtes déjà abrité en partie, la température va monter et il devient important d'enlever un peu d'isolation !

Pensez à bien utiliser les éléments structurels disponibles. La neige à tendance à s'accumuler au pied des sapins, on peut « relativement » rapidement dégager un espace habitable et avoir un toit sur la tête : les branches du sapin déjà recouvertes de neige ! Installer votre matelas, sortez votre sac de couchage et placez le dans le sursac, vous passerez peut-être pas la nuit la plus confortable qui soit mais vous serez protégé.

L'empilement des mesures d'isolation

Lorsque je propose à des amis de venir avec moi bivouaquer en hiver, je m'assure en premier lieu qu'ils ont un bon sac de couchage, hors cela n'est pas souvent le cas et ils me rétorquent qu'ils en prendront deux! Malheureusement cela ne fonctionne pas très bien car les circonférences du tissu intérieur et extérieur sont à coupe différentielle afin que l'isolation ne soit pas comprimée.

De ce fait, en mettre deux l'un dans l'autre va compresser l'isolation du sac intérieur par celui placé à l'extérieur car premièrement, les diamètre ne sont pas différentiels d'un sac à l'autre, mais de plus, le poids du sac extérieur avec ces deux couches de tissus auquel on rajoute le poids du sursac vont compresser l'ensemble et réduire significativement l'isolation espérée.

La qualité de la plume va également avoir une influence. En effet, en MUL on préfère les sacs les plus légers possibles avec des cuin de 800+, hors de la plumette aussi fine, bien qu'ayant un très bon gonflant, offre moins de résistance à l'écrasement! Certaines isolations synthétiques sont également très sensibles à la compression. Les mêmes phénomènes se produisent avec les habits.

Un petit mot sur le sursac, prévoyez le dans un matériaux léger afin qu'il ne comprime pas le sac de couchage, mais faites également attention que son volume soit suffisant pour contenir le gros sac de couchage hivernal bien gonflé. En ce qui me concerne, avec un sac de couchage en longue taille, le sursac Rab que j'ai choisi est un peu juste, ce qui n'est pas le cas pour mon compagnon qui a un sac de couchage de longueur normale.

Duvet synthétique versus plume

Un de nos membres propose d'utiliser un sac de couchage synthétique afin de lutter plus efficacement contre l'humidité. Il l'utilise dans des snow cave ce qui est en effet un bon cas ou le synthétique peut s'avérer préférable mais ce genre de débat est interminable car le sujet est complexe et il en va également de préférences personnelles. Le synthétique et la plume ont tout deux leurs avantages et leurs inconvénients, à vous de bien jauger les conditions dans lesquelles vous allez utiliser votre matériel. Voici un lien intéressant sur l'utilisation du synthétique, mais rappelez-vous que seul le pare vapeur est vraiment efficace :

http://www.randonner-leger.org/forum/vi … php?id=414

Le damage de la place de bivouac

Une place de bivouac doit être correctement damée avant d'installer son abri, les raquettes ou skis aux pieds on foulera un emplacement légèrement plus large que la surface nécessaire. Si la neige est très profonde, il est intéressant d'évacuer une couche de neige avant le damage car plus on se rapproche du sol moins c'est froid, on évitera toutefois de toucher le sol car malgré le peu d'air qui restera dans la neige compactée, elle aura tout de même un effet isolant, relatif certes. Cette couche de neige évacuée sera entassée sur les bords de la zone qui sont aux vents dominants.

La neige fraîchement damée n'a pas encore de cohésion, il faut idéalement attendre 30-60 minutes afin qu'elle devienne plus dure, au risque de défoncer la place de couchage avec les pieds, les genoux et les coudes. Il vaut mieux damer la place avant la chute des températures car celle-ci va accélérer la cohésion.

Une zone damée est par définition encaissée, et elle va favoriser l'accumulation du froid, il faut donc faire une saignée vers le bas afin que le froid puisse s'y écouler, si le terrain est trop plat, en dernier recours on fera une fosse à froid, mais cela demande beaucoup d'effort alors ne le faite qui si les températures sont vraiment basses.

Haubanage

L'haubanage d'un tarp on d'une tente s'avère plus problématique dans la neige. Il existe des sardines spécialement étudiées pour la neige, elles feront au moins 30cm de long par 4-5cm de large, elles s'installent dans la neige dans le sens de la largeur et non de la profondeur et ont une petite cordelette fixée au centre qui permet d'attacher les haubans sans enfouir ses mains sous la neige!

Pour éviter de porter des sardines inutilement, il faut utiliser des corps morts qu'on enterrera dans la neige tels que les skis, les bâtons, les raquettes, des branches d'arbres, des sac plastiques remplis de neige etc. La neige récemment tassée n'a pas encore beaucoup de cohésion, il ne faut donc pas mettre trop de tension sur les haubans, on les retendra par la suite.

L'emplacement du bivouac

C'est un élément fondamental surtout lorsqu'on part avec peu de moyens. En fait la tente offre une sécurité trompeuse et les conseils qui suivent s'appliquent également à leurs utilisateurs.

La première chose c'est le froid. La journée il fait plus froid en altitude mais pendant la nuit on constate souvent l'inverse. En effet, le froid descend et il a tendance à s'accumuler dans les parties renfoncée du terrain. Il vaut mieux donc éviter les dépressions de terrain qui n'ont pas une partie plus basse qui agit comme une gouttière par lequel le froid va pouvoir continuer à descendre. Il ne faut pas dormir trop haut non plus il vaut donc mieux dormir à moyenne altitude.

Le vent peut devenir très violent en montagne et lorsqu'il souffle il projette de la neige partout qui peut gêner votre progression, rendre la construction d'un abri ou l'érection d'une tente particulièrement difficile. Il convient donc de s'abriter du vent en profitant du terrain, on placera ensuite l'abri dans le sens de protection des vents dominants. Le vent souffle rarement dans un angle constant, il peut varier de plus de 90 degrés, il faut en tenir compte. Un changement d'orientation radical, quoique plus rare, peut très bien se produire…

La forêt est intéressante car elle filtre le vent, elle offre d'importants moyens structurels de qui facilitent la construction d'un abri et vous alimente en combustible inépuisable dans le cas ou vous auriez à faire du feu. Par contre, il faut s'installer sous un arbre solide qui ne va pas vous balancer une branche en pleine poire pendant la nuit. En général, si on se trouve au pied du tronc, il est quasiment impossible qu'une branche ne nous tombe dessus car les autres branches nous protègent. Les tempêtes peuvent devenir très violentes et abattre carrément des arbres mais cela est plus rare.

A l'inverse, une petite brise peut être gênante lorsque la neige est fraîchement tombée car elle sera soufflée des branches et vous arosera gentillement mais tout au long de la nuit ce qui est plus gênant qu'une vraie neige car dans ce cas on aura construit son abri en conséquence wink.

L'alimentation

Lorsqu'il fait froid, les besoins caloriques sont très élevés, beaucoup plus élevés qu'en temps normal. Le corps utilise de l'énergie pour produire de la chaleur et il vaut mieux éviter que le corps n'en manque au risque de compromettre sa faculté de lutter contre le froid.

Certains aliments sont dits "échauffants", notamment les protéines de la viande rouge comme le boeuf et l'agneau. La raison étant que ces aliments sont plus longs et difficiles à digérer par l'organisme, maintenant de ce fait un métabolisme plus élevé. Pour des explications plus scientifiques, je vous suggère voir le site de David Manise.

Ce n'est pas au moment d'un bivouac hivernal que vous devez penser à votre régime, il faut au contraire augmenter la ration calorique en provenance des graisses et des protéines, d'autant plus que le rapport poids/calorie est très intéressant pour un MUL.

Toutefois, le maître mot c'est de bien manger, et manger de préférence ce qui nous fait plaisir. On doit beaucoup plus manger que d'habitude, hors on digère mieux ce qu'on a plaisir à manger.

Une note finale concernant l'alcool et le tabac qui sont à bannir si vous avez froid. En effet, ils dilatent les vaisseaux périphériques favorisant les échanges de la peau avec l'extérieur, d'où refroidissement. L'alcool c'est pour le plaisir seulement, un plaisir qui réchauffe l'esprit. C'est un des petits luxes qui procurent un plaisir inoui aprèsune longue journée d'efforts, le tabac et l'alcool ont un effet relaxant et décontractent la musculature mise à mal, oh je dis pas que c'est le top pour la récupération mais bon big_smile.

La scie ou couteau suisse

En ce qui me concerne, comme je vais souvent dans le bois, je prévois une bonne scie de paysagiste. Il en existe de très légères et efficaces. La lame devrait faire au moins 15 centimètres. Une scie de couteau suisse n'est pas indiquée, je vous laisse imaginer avec de gros gants, tenir cette petite scie, vous allez d'abord déborder avec les gants sur la lame, risquant de les abîmer. De plus, si vous devez faire un feu dans la neige, il faut un sacré brasier pour avoir chaud, éventuellement sécher des affaire, bref qu'il soit efficace et ne s'éteigne pas par la neige fondant aux abords du foyer.

Finalement, si vous devez fabriquer un abri avec du bois comme structure, vous allez rapidement vous rendre compte que les sections de bois suffisamment longues et droites on un certain diamètre que les fabricants de couteaux suisses n'ont pas pris en compte. Bref, le couteau suisse c'est pour le pique-nique estival et le saucisson big_smile, plus sérieusement, elle peut convenir comme mesure d'urgence en été.

Le confort, et sur le long terme ?

Je n'ai jamais passé plus de quelques jours avec ma liste hivernale alors je ne peux pas jauger si elle est adaptée pour des sorties plus longues, c'est possible à condition de passer une nuit en refuge de temps en temps pour arriver à sécher toutes ses affaires.

La seule fois ou je me suis retrouvé en situation inconfortable est lorsque j'ai prêté mon sursac de couchage à mon compagnon qui n'en avait pas. Je bouge beaucoup la nuit et mes pieds ont dérivé du matelas, la neige du sol ainsi que celle qui tombait pendant la nuit ont fini par avoir raison du nylon du sac et l'humidité à compromis l'isolation aux pieds.

Au petit matin je me réveille et j'ai tellement froid au pied gauche que je ne le sens pratiquement plus. Il faisait très froid et les massages ne suffisaient pas alors nous avons levé le camp immédiatement pour marcher, créer de la chaleur et rétablir la circulation sanguine ce qui a pris une bonne heure de marche. Bref, chaque élément à son importance, le confort, mais surtout la sécurité en dépend, il faut donc bien vérifier sa liste avant de partir.

Sécurité du bivouac

Une nuit passée sur une crête est un moment inoubliable car la luminosité devient métallique, à tel point que le froid est perçu par les yeux! MAIS, dormir sur une crête ou dans tout emplacement potentiellement exposé aux rigueurs du climat peut s'avérer dangereux. Dans ce cas, je prévois toujours un plan « B », une solution de replis en somme.

Il faut évaluer la capacité de se rendre à l'endroit du plan B rapidement et sans risques car si vous avez à vous y rendre, et bien c'est que les conditions sont devenues très mauvaises, tellement mauvaises qu'un chemin apparemment facile par temps normal peut devenir réellement dangereux par temps bouché. Je rappelle que l'excellent article de David Manise dans le même numéro d'Expémag nous en dit beaucoup sur notre quotient intellectuel dans les situations d'urgence.

Donc, il faut préférer les solutions simples que l'on connaît bien et que l'on maîtrise bien. La PRUDENCE est de rigueur, l'éducation l'est encore plus car on se retrouve souvent en conditions de survie par manque de connaissances, hors ces dernières sont aussi facteur de problèmes : il y'a tellement de choses à savoir, mais il y'en a si peu que j'ai vraiment besoin de connaître !

Ne partez pas à l'aventure sans avoir au préalable testé votre matériel dans des conditions d'abord modérées, puis augmentez la difficulté en y allant par mauvais temps, mais proche de votre voiture par exemple. Le capital confiance va croître avec l'expérience et il ne faut brûler les étapes. Je ne suis pas sûre que l'hiver soit la meilleure saison pour s'essayer au Tarp, mais attention, la tente offre une sécurité qui peut être trompeuse.

Finalement, ce n'est pas au moment ou le camp est posé qu'il faut soudain avoir peur de ne pas se réveiller et mourir de froid et être pris d'une irrésistible envie de redescendre et de se mettre en danger, le froid vous réveillera avant de mourir, sauf peut-être si vous vous endormez déjà en état d'hypothermie avancée... A bon entendeur.

Kai

*** FIN ***

Dernière modification par Kai (20-02-2007 09:20:30)


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#3 20-02-2007 04:31:43

oli_v_ier
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

Salut Kai ! (Ca faisait longtemps wink )

Les liens ont été tronqués, chez Expemag clique sur "Modifier le message" pour faire le copié, comme ça tu perdras rien en le collant ici.


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#4 20-02-2007 09:22:00

Kian
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

oli_v_ier a écrit :

Salut Kai ! (Ca faisait longtemps wink )

Les liens ont été tronqués, chez Expemag clique sur "Modifier le message" pour faire le copié, comme ça tu perdras rien en le collant ici.

TchÔ Olivier,

Ooops, j'avais pas remarqué, même le formatage n'avait pas suivi, merci pour l'info, c'est rétabli.

Ouais c'est bien de revenir smile.

Kai


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#5 18-07-2007 22:45:41

petra
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

Kai a écrit :

Le sursac en question ne sera pas souvent utilisé alors j'ai choisi un modèle très simple, léger et efficace. Il s'agit du Survival Bag de Rab qui pèse env. 350g, il est fabriqué en nylon renforcé avec une enduction respirante, le tout pour la modique somme de 125 CHF. Il est bien respirant, protège vraiment de la pluie et est très résistant au contraire des modèles en Pertex à point de prix et qui finissent invariablement par prendre l'eau. Si d'aventure je devais dormir en altitude au creux d'un rocher, sur une vire, ou que les conditions météorologiques se dégradent au point que le tarp doit être démonté, ce sursac me protègera bien. Ce modèle est utilisé par les alpinistes pour les bivouacs imprévus en altitude. Le sursac ajoute quelques petits degrés de plus au sac de couchage.

Salut Kai, un ami cherche ce sursac, où l'as-tu acheté ? Es-tu toujours satisfait de ce sursac ? Il veut s'en servir en combinaison avec une tarp, mais compte surtout ne pas monter la tarp. Je lui ai montré mon sursac de chez arklight mais il pense qu'il ne sera pas assez résistant et qu'il résistera difficilement à la pluie. Je crois surtout qu'il veut le rab et rien d'autre. smile


"Dès les premiers pas de son parcours et vraisemblablement jusqu'aux derniers, il aura emprunté un chemin tortueux hérissé d'obstacles, de préférence à une route droite qui n'a pas l'attrait de l'imprévu, n'engendre tout au long qu'un insurmontable ennui."
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#6 19-07-2007 00:08:43

BigCactus
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

Pour acheter le survival zone, j'ai quelques liens :
Ils sont ici sur le forum, dans le message numéro 12.
wink

Ce n'est pas vraiment d'actualité, mais les liens sont probablement encore bons.
On ne trouve pas (à ma connaissance) ce sursac en France.

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#7 26-07-2007 08:27:51

Kian
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

petra a écrit :
Kai a écrit :

Le sursac en question ne sera pas souvent utilisé alors j'ai choisi un modèle très simple, léger et efficace. Il s'agit du Survival Bag de Rab qui pèse env. 350g, il est fabriqué en nylon renforcé avec une enduction respirante, le tout pour la modique somme de 125 CHF. Il est bien respirant, protège vraiment de la pluie et est très résistant au contraire des modèles en Pertex à point de prix et qui finissent invariablement par prendre l'eau. Si d'aventure je devais dormir en altitude au creux d'un rocher, sur une vire, ou que les conditions météorologiques se dégradent au point que le tarp doit être démonté, ce sursac me protègera bien. Ce modèle est utilisé par les alpinistes pour les bivouacs imprévus en altitude. Le sursac ajoute quelques petits degrés de plus au sac de couchage.

Salut Kai, un ami cherche ce sursac, où l'as-tu acheté ? Es-tu toujours satisfait de ce sursac ? Il veut s'en servir en combinaison avec une tarp, mais compte surtout ne pas monter la tarp. Je lui ai montré mon sursac de chez arklight mais il pense qu'il ne sera pas assez résistant et qu'il résistera difficilement à la pluie. Je crois surtout qu'il veut le rab et rien d'autre. smile

Je l'ai acheté chez Cactus  à Carouge en suisse mais il est trouvable facilement sur le net, voir par exemple les liens de BigCactus. Les modèle Arklight est prévu pour fonctionner conjoitement avec un tarp, il ne tiendra pas une pluie sans le tarp mais je pense que la rosée, la bruine et les nuits humides ainsi que les projections de pluies sous un tarp font partie de son programme d'utilisation.

Le rab tiendra la pluie mais c'est comme toute membrane, y'a des limites, je ne les ai pas encore subies mais j'ai déjà eu de la pluie pendant la nuit alors que je n'avais pas de tarp.

Kai


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#8 02-12-2007 17:53:27

oli_v_ier
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

Up !
C'est la saison. smile


La marche ultra-légère n'est pas un but, mais un moyen. "Un sac lourd est un sac bourré d'angoisse."
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#9 02-12-2007 19:45:23

SpySNL
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

Très bel article, argumenté et bien détaillé, merci Kai ! Et Merci Olivier pour le UP wink


Concernant l'utilisation du Gaz par temps froid, j'ai eu la très mauvaise surprise de constater que mon MSR Pocket Rocket avec la cartouche MSR ne fonctionne plus en dessous de -5°C !!  Après avoir réchauffé la cartocuhe quelques minutes en la mettant sous la polaire, l'allumage est possible, et il brûle quelques dizaines de secondes mais s'éteind inexorablement ! sad
La cartocuhe était au 3/4 vide (donc il restait 1/4), est-il possible que je n'ai pas consommé la bonne proportion de Butane/Propane durant les utilisations précédentes, et qu'il ne restait plus qu'un seul des deux gaz dans la cartouche ??

En tout cas, depuis, c'est PEAK 1 Powa, tant pis pour le surpoids ! tongue

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#10 02-12-2007 19:57:10

odinius
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

Merci aussi pour le UP, lors de mon dernier bivouac, le soir pas de problème rencontré, même conditions (pocket + cartouche MSR au 1/3 ), j'en profite pour les finir. lol
Le lendemain, pour le repas de midi, enfin en début d'après midi, je m'étais installe dans un abris bus, j'ai vraiment eu du mal a faire chauffer l'eau.
La cartouche , il ne reste plus beaucoup de gaz dedans, elle n'est pas tres chaude, et la température extérieure non plus.
je retirais la kettle, réchaud en route et secouer l'ensemble réchaud/ cartouche, et ça repartait un peu, le temps de 20 a 30 secondes, j'ai du faire cela au moins pendant 10 minutes pour que l'eau commence a bouillir.
La prochaine fois, j'essaierai avec une cartouche coleman, peut être que le mélange est mieux fait.


La Randonnée améliore l'être humain, si tous les hommes marchaient plus, nous n'en serions pas là.     

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#11 02-12-2007 20:50:05

Kian
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

odinius a écrit :

La prochaine fois, j'essaierai avec une cartouche coleman, peut être que le mélange est mieux fait.

La qualité du gaz varie chez un même fabricant, ils sont tributaire de la qualité de base des gaz qu'ils achètent malheureusement sad.

Kai


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#12 02-12-2007 20:51:08

Kian
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

Merci pour le UP Olivier, j'ai mis ici du feedback sur l'utilisation de cette liste:

http://www.randonner-leger.org/forum/vi … hp?id=4660

Kai


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#13 02-12-2007 23:49:38

eraz
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

SpySNL a écrit :

Très bel article, argumenté et bien détaillé, merci Kai ! Et Merci Olivier pour le UP wink


Concernant l'utilisation du Gaz par temps froid, j'ai eu la très mauvaise surprise de constater que mon MSR Pocket Rocket avec la cartouche MSR ne fonctionne plus en dessous de -5°C !!  Après avoir réchauffé la cartocuhe quelques minutes en la mettant sous la polaire, l'allumage est possible, et il brûle quelques dizaines de secondes mais s'éteind inexorablement ! sad
La cartouche était au 3/4 vide (donc il restait 1/4), est-il possible que je n'ai pas consommé la bonne proportion de Butane/Propane durant les utilisations précédentes, et qu'il ne restait plus qu'un seul des deux gaz dans la cartouche ??

En tout cas, depuis, c'est PEAK 1 Powa, tant pis pour le surpoids ! tongue

Faut dormir avec... c'est ce que je fais quand je prend du gaz... (pour la chauffe du matin) et en journée, je met la cartouche dans une poche intérieure...

Malgré ces précautions, le temps de chauffe sera écourté sad. De plus, la décompression du gaz augmente également l'effet refroidissant...
A partir de -15°, ce n'est plus la peine de penser au gaz, à moins d'utiliser les chaufferettes à cartouche (certains mettent une bougie allumée sous la cartouche pendant l'utilisation... j'ai jamais essayé => j'ai envie de vivre moi!!!! wink)

Si tu essayait le bushbuddy? Tant qu'il y a du bois, c'est génial!!!

eraz

Dernière modification par eraz (02-12-2007 23:50:39)

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#14 03-12-2007 00:31:12

Carn mor Dearg
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

eraz a écrit :

A partir de -15°, ce n'est plus la peine de penser au gaz, à moins d'utiliser les chaufferettes à cartouche (certains mettent une bougie allumée sous la cartouche pendant l'utilisation... j'ai jamais essayé => j'ai envie de vivre moi!!!! wink)

J'ai toujours cru ça aussi... mais dans ces explications sur le matériel emporté pour l'ascension du Nanga Parbat (dans la vidéo renseignée là : http://www.randonner-leger.org/forum/vi … hp?id=3575 )

Steve House explique utiliser un réchaud à gaz à cartouche déportée de chez MSR qui reprend le principe d'un réchaud à essence, le Windpro

windpro.jpg

Le gaz est réchauffé dans le tuyau d'alimentation et le système permet de retourner la cartouche pour brûler le gaz qui reste liquide.  Plus performant qu'un réchaud à essence (c'est Steve House qui le dit...).

Ca évite aussi la manipulation de l'essence.

Si un gars qui grimpe des 8000 à adopté cette technique, c'est que ça doit le faire non?


"C"est juste l'éthique britannique. On garde les montagnes vierges, sans spits. Beaucoup de voies sont faciles, tu peux te protéger avec des coinceurs. Alors pourquoi mettre des spits? Pour abaisser la montagne à ton niveau?" Andy Turner

"Nager. C'est ce que l'on recommande en cas d'avalanche. Nager? Ceux qui écrivent les guides de survie sont des rigolos." Joe Simpson

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#15 03-12-2007 02:31:06

oli_v_ier
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

Les cartouches de gaz par temps froid, quelques remarques/observations personnelles:
- Pourquoi ça marche moins bien ?
Plus la température diminue, plus la pression dans la cartouche diminue. Les gaz se vaporisent moins bien, selon leur nature.
- Les mélanges butane/propane (et/ou isobutane) fonctionnent-ils mieux ?
Oui, mais ça ne dure qu'un temps. L'ajout de propane (ou/et isobutane) ne modifie pas la température de vaporisation du butane. Il en résulte qu'à l'intérieur d'une cartouche trop froide, tant que la phase liquide contient du butane et du propane, le propane se vaporise et crée une pression suffisante dans la phase gazeuse. Petit à petit la phase liquide s'appauvrit en propane jusqu'à ce qu'il n'y en ai plus suffisamment pour créer la pression, la flamme s'éteint, alors qu'il y a encore plein de butane dans la cartouche.
Si la cartouche est trop froide pour que même le propane se vaporise, bien sûr, même neuve la cartouche sera utilisable.
- Quelle solution ?
Chauffer la cartouche (bien sûr). Pas évident quand la cartouche est sous le réchaud: soulever le bazar c'est risquer de tout renverser. Il existe des réchauds gaz avec cartouche déportée, beaucoup plus facile de réchauffer la cartouche entre ses cuisses ou avec une petite flamme (bougie). Attention bien sûr à ne pas trop chauffer: on doit pouvoir mettre la main à la place de la cartouche sans se bruler.
Autre solution que je n'ai pas encore testée: mettre la cartouche à l'envers, comme le disait Carn ci-dessus à propos de Steve House. C'est cette fois-ci le liquide qui sort de la cartouche, le windpro le réchauffe avant qu'il arrive au gicleur, sans quoi je suppose qu'on doit obtenir une belle flamme jaune inutilisable et dangereuse. Ici, par temps froid, dans la cartouche c'est toujours le propane qui se vaporise et crée la pression, mais le fait que ce soit le mélange liquide qui sort permet de brûler aussi le butane. Intéressant !

Remarque: on dit que la température de vaporisation du butane est 0°C, mais cette valeur n'est valable qu'à la pression normale (1 bar env.) et dans le cas du corps pur.
Dans le cas qui nous intéresse, il s'agit à chaque fois d'un mélange (en phase liquide et gazeuse) et la pression dans la cartouche est supérieure ou égale à 1 bar (elle vaut 1 bar quand plus aucun gaz ne sort). Donc je ne suis pas sûr du tout que ce 0°C soit une valeur référence.

Dernière modification par oli_v_ier (03-12-2007 02:37:19)


La marche ultra-légère n'est pas un but, mais un moyen. "Un sac lourd est un sac bourré d'angoisse."
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#16 03-12-2007 07:27:13

velox
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

Kai a posté un retour sur cette liste tout récemment:
http://www.randonner-leger.org/forum/vi … hp?id=4660

Dernière modification par velox (03-12-2007 07:28:17)

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#17 03-12-2007 10:45:53

SpySNL
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

Carn mor Dearg a écrit :
eraz a écrit :

A partir de -15°, ce n'est plus la peine de penser au gaz, à moins d'utiliser les chaufferettes à cartouche (certains mettent une bougie allumée sous la cartouche pendant l'utilisation... j'ai jamais essayé => j'ai envie de vivre moi!!!! wink)

J'ai toujours cru ça aussi... mais dans ces explications sur le matériel emporté pour l'ascension du Nanga Parbat (dans la vidéo renseignée là : http://www.randonner-leger.org/forum/vi … hp?id=3575 )

Steve House explique utiliser un réchaud à gaz à cartouche déportée de chez MSR qui reprend le principe d'un réchaud à essence, le Windpro

http://www.msrcorp.com/stoves/images/windpro.jpg

Le gaz est réchauffé dans le tuyau d'alimentation et le système permet de retourner la cartouche pour brûler le gaz qui reste liquide.  Plus performant qu'un réchaud à essence (c'est Steve House qui le dit...).

Ca évite aussi la manipulation de l'essence.

Si un gars qui grimpe des 8000 à adopté cette technique, c'est que ça doit le faire non?

Merci Carn pour cette info: ça a l'air d'être un très bon système en effet (si le prix n'est pas trop exagéré...). Si ça résoud tous les problèmes liés au froid, il ne reste plus que le problème de l'approvisionnement et du transport de cartouches à moitié vides (poids et volume inutile)...

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#18 04-12-2007 07:34:37

Carn mor Dearg
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

oli_v_ier a écrit :

Autre solution que je n'ai pas encore testée: mettre la cartouche à l'envers, comme le disait Carn ci-dessus à propos de Steve House. C'est cette fois-ci le liquide qui sort de la cartouche, le windpro le réchauffe avant qu'il arrive au gicleur, sans quoi je suppose qu'on doit obtenir une belle flamme jaune inutilisable et dangereuse.

Il suffit de retourner n'importe quel réchaud en fonctionnement pour observer se phénomène assez impressionnant yikes donc oui, vaut mieux faire gaffe.

Ici, comme dans un réchaud à essence, le liquide sera instantanément vaporisé.

SpySNL a écrit :

Merci Carn pour cette info: ça a l'air d'être un très bon système en effet (si le prix n'est pas trop exagéré...). Si ça résoud tous les problèmes liés au froid, il ne reste plus que le problème de l'approvisionnement et du transport de cartouches à moitié vides (poids et volume inutile)...

De rien smile  l'hiver approche alors je cogite wink
Pour le prix : sur le net, ça oscille de 53 à 79 euros...

La cartouche de gaz roll éternel problème...

Dernière modification par Carn mor Dearg (04-12-2007 09:21:56)


"C"est juste l'éthique britannique. On garde les montagnes vierges, sans spits. Beaucoup de voies sont faciles, tu peux te protéger avec des coinceurs. Alors pourquoi mettre des spits? Pour abaisser la montagne à ton niveau?" Andy Turner

"Nager. C'est ce que l'on recommande en cas d'avalanche. Nager? Ceux qui écrivent les guides de survie sont des rigolos." Joe Simpson

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#19 04-12-2007 09:28:19

Kian
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

eraz a écrit :

A partir de -15°, ce n'est plus la peine de penser au gaz, à moins d'utiliser les chaufferettes à cartouche (certains mettent une bougie allumée sous la cartouche pendant l'utilisation... j'ai jamais essayé => j'ai envie de vivre moi!!!! wink)

Si tu essayait le bushbuddy? Tant qu'il y a du bois, c'est génial!!!

J'ai essayé le coup de la bougie et ça marche plutôt bien! Il faut faire très très très attention à ce que le réchaud soit ouvert lorsqu'on fait cette manipulation de sorte à ce que le surcroit de pression fasse sortir le gaz et non exploser la cartouche sad !!!

Bref, je le fais si je n'ai pas le choix, si je me fais surprendre par du froid, autrement je prend l'essence.

Le bushbuddy m'a l'air pas mal, j'ai souvent hésité, j'hésite encore smile.

Kai


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#20 04-12-2007 09:53:51

Kian
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

Pour le coup du gaz avec cartouche déportée, BPL avait fait tout un article là-dessus en vantant les mérites de la solution, mais en soulignant les risques. Lors du lancement du wind pro, MSR avait souligné l'utilisation possible n gaz liquide et on ne retrouve pas de trace de ça dans le mode d'emploi. Faut donc rester prudent.

Voici un extrait de cet article très bien écrit:


There is no difference in principle between running a stove on liquid gas and liquid petrol.

You have to vaporize the fuel in each case, and this is going to happen at different temperatures, but what works for a petrol stove will work for a gas stove. We know if we let the liquid butane/propane fuel evaporate inside the canister at a temperature below the boiling point of butane (31 F, -0.5 C) we will get a lot of propane evaporating but not much butane. Eventually we will end up with just liquid butane left behind. This is what happens when you try to run an upright gas stove in sub-freezing weather. The remaining liquid butane is too cold to boil, so there is no longer enough vapour coming through the valve to support a flame: it goes out. The canister is not empty (we can hear the liquid butane sloshing about), but it is now useless and will remain so until the remaining butane is warmed to above its boiling point and sufficient vapour is emitted to support a flame.

Coleman a officialisé l'utilisation d'une cartouche de gaz à l'envers avec Fyrestorm:

9775-A25_500.jpg

http://www.coleman.com/coleman/colemanc … oryid=2005

Pas très léger mais bon...

Pour les "autres" réchauds, il est facile de bricoler un support pour mettre la cartouche à l'envers avec trois petites baguettes de bois autour du réchaud tenues par un élastique, un trépied quoi smile. Dans la neige, pas besoin de support, il suffit de mettre la cartocueh à l'envers à même la neige!

Pour ceux qui voudraient "alléger" le windpro, on peut supprimer les pieds en acier et les remplacer par du fil de fer, on gagne 60gr env. le réchaud est ensuite placé sur une rondelle de contrplaqué fin avec la rondelle alu de réflexion collé dessus. Cet assemblage procure une bonne satbilité et slécurité.

Kai


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#21 04-12-2007 11:17:37

waluyo
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

Kai a écrit :

Le bushbuddy m'a l'air pas mal, j'ai souvent hésité, j'hésite encore smile.

bricolage! wink


Xavier

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#22 04-12-2007 16:10:44

Frederic
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

waluyo a écrit :
Kai a écrit :

Le bushbuddy m'a l'air pas mal, j'ai souvent hésité, j'hésite encore smile.

bricolage! wink

pour un proto utilisé dans des conditions hivernales 1-2 cm en plus sur le diamétre seraient souhaitables à mon avis

ce n'est pas MUL , mais pour avoir utilisé un BB sur quelques sorties, temps chaud plus pluie ou temp ~-5°C mais sec, la zone reservée à la combution est quand même trés petite, cela limite la taille des élements utilisés et donc leur durée de combution et cela fait un peu "dinette"
même si j'aime bcp le fait d'avoir un feu même en réduction ( lourd passé de scout... il y a 30 ans je n'aurai pas imaginé bivouaquer sans hache , scie et .. un gros feu de camp smile  )

en plus de nécessiter une motricité moins fine un feu un peu plus gros serait moins sensible aux éléments et à la qualité du combustible

edit, de plus j'emporte toujours quelques pastilles d'esbit 4g, c'est l'assurance de démarrer un feu même dans de mauvaises conditions, et la possibilité ponctuelle de chauffer de l'eau sans bois

Dernière modification par Frederic (04-12-2007 16:13:21)

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#23 04-12-2007 16:45:00

Carn mor Dearg
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

Kai a écrit :

Lors du lancement du wind pro, MSR avait souligné l'utilisation possible n gaz liquide et on ne retrouve pas de trace de ça dans le mode d'emploi. Faut donc rester prudent.

C'est sûr que c'est un usage "détourné", j'ai cherché un peu sur le net, rien à ce sujet dans le bla bla "officiel"...

Essaye avec ton réchaud à gaz (dehors c'est mieux big_smile ), tu l'allumes, tu tends le bras, tu le retournes (bien faire attention que le le bras ne se retrouve pas directement sous le bruleur) ---> effet lance-flamme garanti !!!!  les flammes font bien 60 cm avec le pocket rocket!

Donc oui, prudence, c'est sûr!

Dernière modification par Carn mor Dearg (04-12-2007 16:45:50)


"C"est juste l'éthique britannique. On garde les montagnes vierges, sans spits. Beaucoup de voies sont faciles, tu peux te protéger avec des coinceurs. Alors pourquoi mettre des spits? Pour abaisser la montagne à ton niveau?" Andy Turner

"Nager. C'est ce que l'on recommande en cas d'avalanche. Nager? Ceux qui écrivent les guides de survie sont des rigolos." Joe Simpson

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#24 04-12-2007 23:12:13

Kian
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

Carn mor Dearg a écrit :

Essaye avec ton réchaud à gaz (dehors c'est mieux big_smile ), tu l'allumes, tu tends le bras, tu le retournes (bien faire attention que le le bras ne se retrouve pas directement sous le bruleur) ---> effet lance-flamme garanti !!!!  les flammes font bien 60 cm avec le pocket rocket!

Donc oui, prudence, c'est sûr!

Il est FOU ma parole lol j'ai jamais osé faire autre chose que le secouer un peu pour relancer la combustion big_smile... 60cm p****n !!!


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#25 05-12-2007 01:45:01

eraz
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Re : Liste hivernale (source de l'article Expemag No 6), 3500g - 4500g •<

Frederic a écrit :
waluyo a écrit :
Kai a écrit :

Le bushbuddy m'a l'air pas mal, j'ai souvent hésité, j'hésite encore smile.

bricolage! wink

pour un proto utilisé dans des conditions hivernales 1-2 cm en plus sur le diamétre seraient souhaitables à mon avis

ce n'est pas MUL , mais pour avoir utilisé un BB sur quelques sorties, temps chaud plus pluie ou temp ~-5°C mais sec, la zone reservée à la combution est quand même trés petite, cela limite la taille des élements utilisés et donc leur durée de combution et cela fait un peu "dinette"
même si j'aime bcp le fait d'avoir un feu même en réduction ( lourd passé de scout... il y a 30 ans je n'aurai pas imaginé bivouaquer sans hache , scie et .. un gros feu de camp smile  )

en plus de nécessiter une motricité moins fine un feu un peu plus gros serait moins sensible aux éléments et à la qualité du combustible

edit, de plus j'emporte toujours quelques pastilles d'esbit 4g, c'est l'assurance de démarrer un feu même dans de mauvaises conditions, et la possibilité ponctuelle de chauffer de l'eau sans bois

J'ai justement fait un essai de démarrage de BushBuddy ce week-end, en conditions pluie. Tout était mouillé (y compris moi tongue). Pour avoir déjà démarré des feux sous la pluie, le BushBuddy est plus pratique pour ça. Sa zone de combustion plus réduite comme tu le fait remarquer permet de la mettre aisément à l'abri de la pluie (en couvrant le BB avec la gamelle à réchauffer...). Pour faire la même chose avec un feu libre, on est obligé de construire un abri pour le feu (bois + terre, certains utilisent une toile de protection).

Et j'ai pu chauffer mes 80 cl d'eau (la faire bouillir 5 mn en fait) sans difficulté une fois le feu démarré : la chaleur du foyer est suffisante pour brûler du petit bois mouillé. Ceci dit, j'adore faire des vrais feux... un BB est juste un réchaud pratique, il ne remplace pas un feu de camp, sa convivialité, sa chaleur, et les côtes de boeuf qu'on peut faire griller sur les braises wink

eraz

Dernière modification par eraz (05-12-2007 01:46:24)

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