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#1 10-10-2009 21:47:40

snop
Marcheur vertébré invétéré
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12 jours (ou presque...) Viso - Queyras / septembre 2009

Dimanche 6 septembre : trajet en voiture puis Abriès - Col d'Urine – alentours du refuge Jervis (Italie)

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La Casse Déserte

Aller, c'est parti, Lever 4h du mat, départ 5h45. 3h de route pour arriver à Briancon. Point de chute Abriès, vers les 10h30 du mat.
Je m'offre une petite balade à pieds dans Abriès (au cas où je ne marcherais pas assez les jours suivant), un petit passage par l'Eglise. Petit pic-nic sur le coup des 11h car le petit déj est déjà loin.

Il est midi, pas midi moins une, ni midi une. Non, juste midi. J'abandonne Titine sur le petit parking d'Abriès, vers le Monument aux Morts, pas très loin de l'Eglise. Me voilà parti sur les chemins du Queyras pour ce qui doit être au final une douzaine de jours de balade entre France et Italie, entre tour du Viso et tour du Queyras.

Au passage, un grand merci à Fab05 sur qui j'ai pu compter pour me fournir quelques informations que seul un «local » pouvait me donner. Il a pris le temps de répondre à pas mal de questions que je me posais sur l'organisation sur place et m'a donné quelques tuyaux sur les coins sympas pour bivouaquer. Il m'a bien facilité la tâche. Donc, un grand merci à toi Fab !

Après un joli tour dans les Pyrénées (Néouvielle) l'année dernière plus ou moins à la même époque, sur 7 jours, mon choix s'est porté cette année sur le Queyras : parce qu'il faut bien faire un choix ! Et comme j'avais 15 jours
de vacances, j'ai tablé sur une douzaine de jours de marche, en prenant donc au cas où 3 jours de sécurité. Sauf que 12 jours de marche en mode Mul pour faire le tour du Queyras, ça faisait un poil beaucoup trop de temps ! Alors j'en ai profité pour intégrer un petit tour du Viso qui rajoutait 3 jours dans le circuit.

L'idée : autonomie sur 6 jours avec réappro à la poste de Saint Véran grâce à un colis envoyé en poste restante, contenant les 6 jours de miam-miam suivant. Et surtout se faire plaisir en voyageant léger !

….Aller, aller, midi donc, je mets les voiles. Abriès se perd très rapidement derrière les arbres. Bizarrement, aucun sentiment ne m'anime. Pas la moindre excitation, pas d'adrénaline, c'est étrange, je m'en fais la remarque sur le moment. Bon, je me dis que la civilisation est encore trop proche pour que je me sente bien et loin de tout !

Dans la partie forestière qui monte au Col d'Urine, je me sens observé :
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Quel succès !

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3h plus tard, je suis au col d'Urine (2325m), après un passage vers une petite bergerie sous roche, et à côté d'un troupeau de plusieurs centaines de vavaches, mes copines laitières. Voilà, ça ne fait que 3 heures que je suis parti, et je quitte déjà la France. Me voilà les deux pieds en Italie pour 3 jours.
Je redescends en direction du refuge Jervis, en fond de vallée, à 1750m.
Il est 17h30 passé, je m'éloigne un peu du refuge Jervis, en direction du col Sellière, mais en restant au fond de la vallée. L'endroit ne m'inspire pas vraiment pour le bivouac, même si pourtant le lieu s'y prête plutôt très bien. Il y a une grande piste qui passe en plein milieu de la vallée et je suis bas, bas, bas. 1750m d'altitude, rien que ça, ça me déprime. Je ne le sens pas ce bivouac, je ne sais pas pourquoi. Pourtant, les endroits plats sont légion, il y a de l'eau, c'est plutôt calme en ce dimanche soir. Bref, ça devrait être parfait. Mais non. Et puis je vais devoir attendre perpète pour voir arriver le soleil le lendemain matin…

Pour cause de flemmardise aigue (la même qui me fait écrire ce petit récit plus de 15 jours après mon retour), je décide de la jouer discret, donc je ne monte pas la tarp. Voilà déjà quelques temps que le soleil a plié bagages dans ce fond de vallée, et moi je déplie les miens.
18h, 19h, le temps passe, le temps a été ensoleillé toute la journée, magnifique journée de septembre. Et là, une humidité palpable s'installe pour la soirée…et aussi finalement toute la nuit…. « Chouette me dis-je », je viens de faire l'acquisition d'un X-bivy de chez Arklight Design International Word Compagny…ce sera l'occasion de le tester pour la première fois, puisque je l'ai reçu quelques temps avant de partir. Je ne vais pas dire que je suis parti spécialement dans le Queyras pour tester le X-bivy, mais c'était l'occasion rêvée pour un test grandeur nature.

20h, grosse humidité…au sol, couverture de survie pliée en deux, Prolite XS, Osprey Exos46 pour les jambes, Petit Astazou600 comme cocon…et le X-bivy pour protéger le tout. Enfin, ça, c'est ce que je pensais.
Je me couche, le tissu du X-bivy est très froid, et même plus que ça, je sens qu'il est déjà humide sur la face externe. Ca ne m'inspire pas confiance. Bon, on verra bien.
Milieu de nuit : je me réveille, il y a un max de condensation sur la face interne du X-bivy, laquelle a bien imprégné aussi le tissu du sac du couchage, de haut en bas. Température : 0°C. Je ne sais plus quelle heure il est, mais je me lève, passablement énervé, j'attrape le X-bivy, sort mon sac de couchage mouillé, je balance le X-bivy négligemment à quelques mètres de là… Il finira sa nuit à l'écart, et je le retrouverai tout gelé le lendemain matin, au moins aussi en forme d'une laitue qui aurait passé la nuit au congélateur…
Le sac de couchage est bien humide, mais pas de sensation de froid. Merci monsieur Triple Zéro, faut le dire quand même… Le tissu externe du sac de couchage gèlera le reste de la nuit. Personnellement, je préfère virer de la glace au petit matin que d'être obligé de faire sécher le sac de couchage.
Sauf que là, l'humidité avait bel et bien imprégné tout le tissu. De plus, dans ce fond de vallée, le soleil n'est arrivé que vers 9h20…Résultat : je ne me remettrai en route que vers 10h30, car je dois faire impérativement sécher le sac de couchage…

Lundi 7 septembre : Jervis – Col Sellière – Col de Traversette

Au moins, tout a pu bien sécher. Je repars le cœur léger, mais dubitatif face au X-bivy. Bon, aller, il y a eu de l'humidité toute la nuit, de 18h à 9h le lendemain matin. Etait-ce inéluctable ? Peut-être…

Une petite fontaine, une petite toilette rapide, et c'est parti en direction du col Seillère par le « Camino de Piedri ».
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Belle montée d'une peu plus d'une heure et demi jusqu'au refuge Granero à 2365m. Je pic-nic au bord du lac Lungo ou Lac Vert aussi, c'est le même. En face, le berger son troupeau, et son chien.
Je repars vers 14h pour les 500 rudes dernière mètres de dénivelé qui mènent au col. Quelques petits névés s'attardent dans les coins sombres. 50 minutes plus tard, je suis au col.
La redescente de l'autre côté se fait très tranquillement et de manière beaucoup plus douce, 350 mètres à redescendre en direction du refuge du Viso, que je n'atteindrai jamais car je repars en direction du Col de Traversette. Il s'agissait juste d'une petite incursion rapide en territoire français… Sous le col, je croiserai un berger et son immense troupeau de seulement…1400 moutons…une chèvre…3 patous…et un autre chien, de ceux qui sont les rois pour rassembler 1400 moutons. Tout ce petit monde n'est pas de trop pour garder ce vaste troupeau turbulent. On échange quelques mots avec le berger, sympa.
Au Perthuis du Viso, déception côté français : le tunnel n'est pas accessible (ou alors, faut ramper…et encore…). Je monte donc jusqu'au col, redescend un peu de l'autre côté, et j'en profite, pour le plaisir, pour prendre le tunnel côté italien, et pour atteindre l'autre côté, enfin, jusqu'à la partie accessible. Sympa ! Et original. Le premier tunnel alpin tout de même !
Depuis le col de Traversette, la vue est bien pratique pour repérer un petit coin pour le bivouac. Redescente tranquille, il est déjà 18h, il ne fait plus que 9°C. Arrêt décidé à 2465m sur un joli petit replat au dessus de Plan Del Mail, avec pleine vue sur le Viso sur lequel le soleil se couche. Je suis à sec d'eau, et il me faudra descendre puis remonter encore les 100 derniers mètres de dénivelé de la journée pour faire le plein d'eau et me rafraichir par la même occasion.
Cette fois, pou r la deuxième nuit, ce n'est pas la flemme qui me fait ne pas monter la tarp, c'est juste que le temps est encore une fois au beau fixe, pas un souffle de vent. Je n'ai pas envie de retenter cette nuit l'expérience X-bivy de la nuit précédente, il restera donc plié et sera assujetti au rôle d'oreiller de complément, c'est déjà pas si mal que ça comme reconversion. Entre 3 à 5°C toute la nuit, très calme, pas une once d'humidité de toute la nuit. Temps sec et idéal. Cette nuit, je pesterais juste contre la lune presque entière : mais qui donc a laissé la lumière allumée tout la nuit ? Sac de couchage entièrement sec au matin.

Mardi 8 septembre : Source du Pô – Refuge Sella Quintino – Passo Gallarino

Lever 7h, soleil à 7h30. Pas mal ! Grand soleil en plus. Quelques marmottes vaquent à leurs occupations matinales. Mise en route à 9h.
A 2020m, à la Caserne, je bifurque plein sud, petit pèlerinage à la source du Pô où je fais un petit réappro d'eau avant de monter les 100 petits mètres de dénivelés qui me séparent du lac Florenza, un simple petit verrou rocheux, puis un second verrou, de nouveau une centaine de mètre de dénivelé et apparaît le lac Chianetto.
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Lac Fiorenza
A partir de Rocca Trune, c'est un vaste désert de pierre qu'il faut traverser pour atteindre le refuge Sella Quintino qui surplombe le lac Grande Di Vio. J'imagine les lieux en plein été, sans un poil d'ombre, un véritable cagnard. Pic nic un peu après le lac, vers 14h, une bonne pause d'une heure et demie et je me remets ensuite en route en direction de Passo Gallarino, et c'est par là, juste au dessus du lac du même nom que je trouverai mon terrain de jeu pour dormir le soir.
Je navigue un bon moment avant de trouver un coin à peu près plat. Il est 17h30 et je n'irais pas plus loin ce soir, je n'ai pas envie, je suis bien où je suis. Ce soir, dodo à 2750m, calé avec le plein est en ligne de mire, ce qui devrait me donner le soleil dès la première heure le lendemain matin.
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L'activité volanique fort méconnue dans le Queyras... smile

Ceci dit, pas facile de trouver un lieu de bivouac plat, mais je persévère.
A 18h30, j'ai toujours le soleil, et il sera là encore un long moment. Encore fainéant, je laisse la tarp pliée…De nouveau à la belle étoile, ce sera plus chouette. Lever de lune orangé magnifique. 4°C à 21h, -2°C à 2h30 du mat et -4°C à 4h30, et le soleil à 7h05 ! Le bonheur !
Encore une nuit sans vent, et pas d'humidité le soir. J'en profite, ne voulant pas rester sur un échec, pour remettre en service le X-bivy. Faut pas rester sur une mauvaise impression ! Il n'y a pas un poil d'humidité, pas de vent ou si peu que c'est pareil, ciel totalement dégagé. Pas de raison que ça ne marche pas donc.
Aller, rebelotte…tôt dans la nuit, je m'aperçois qu'une nouvelle fois ça condense la dessous. Bis repetita, je me lève, j'essaye de rester calme, j'attrape le X-bivy, j'en fais une jolie boule (et là ; en temps normal, ça serait un panier et direct dans la poubelle !). Sauf que cette fois-ci, je n'ai pas attendu. Dès que je me suis rendu compte de la présence de condensation, j'ai viré le X-bivy, et le sac de couchage a gelé. Mais cette fois la condensation n'a pas eu le temps de traverser le tissu. Cool…
Encore une nuit passée bien au chaud dans les plumes de Triple Zéro. -4°C sera la température la plus basse rencontrée lors de ce séjour. L'époussetage du givre autour du sac est un petit moment de bonheur le matin, ça ne s'explique pas je crois…

Et puis, cerise sur le Kougloff, le soleil pointe son nez à 7h05 tapante. Super, j'avais bien visé ! Lever de soleil avec la vallée couverte de nuages. Wahouuuuu, j'adore profiter sereinement et seul de ces moments là.
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Le vert géant se prélasse au soleil :
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Mercredi 9 septembre, Passo Gallarino – Refuge Valante - Col Valante- Alentours du refuge du Viso

Le lever se fera donc en même temps que le soleil. Tiens, le vent souffle un peu ce matin, la température est proche de 0°C. Petit déj, et je me remets en route un peu avant 9h.
Ce matin là, mes compagnons de route seront brume, brouillard et vent, bref, un temps idéal pour sortir enfin le Magic Anorak de Camp, que je trouve toujours aussi parfait dans ce genre de situation.
Lac Lungo, lac Bertin, puis je passe à proximité du bivouac Bertoglio perché sur son petit promontoire. Le début de la descente est peu agréable au milieu des caillasses plutôt instables, d'autant qu'à l'ombre, les pierres sont recouvertes d'une peu de givre. J'y vais molo et doucement. Le brouillard, même s'il n'est pas à couper au couteau, me cache la vue sur la vallée.
Je me retrouve à 1930m pour prendre la bifurcation qui part en direction du refuge Valante, qui se situe à 2450m.
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En remontant en direction du refuge et du Col Valante
3h15 de marche depuis le matin et j'arrive au refuge Valante. Je décide de picniquer sur les bords du lac du même nom. Le temps est assez nuageux et très frais. Je ne m'attarde pas trop, et je repas à 15h
Il reste un peu moins de 400m de D+ pour atteindre le col Valante, qui sera atteint un peu avant 16h, en passant par l'ancien chemin qui mène au refuge fermé Gargliardone.
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Refuge Gagliardone et refuge Valante

Au col, c'est un immense éboulis qui m'attend, mais il se traverse finalement plus facilement que ce que je pensais. On surplombe toute la vallée et le petit lac microscopique de Lestio. Un peu plus au fond, en plein centre du vallon, le refuge du Viso, qui représente mon point de mire.
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Sur les bords du lac Lestio

Ce dernier est le lieu idéal pour refaire le plein d'eau. Je m'écarte ensuite un peu du refuge, je me trouve un joli petit replat herbeux, pas complètement plat mais bien quand même que je choisis comme bivouac. Je ne suis pas très loin du refuge, mais il est complètement caché depuis l'endroit où je suis. Je ne le vois pas, il reste invisible et je préfère comme ça.
Il fera 9°C toute la soirée. Vers 19h, le berger et son grand troupeau de 1400m redescend de la montagne, sous le col de Traversette. Mon bivouac est déjà tout installé. Un fois de plus, comme les conditions sont très clémentes, je me passe de tarp.
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Le troupeau avance paisiblement, et je le vois gros comme une maison…il me fonce dessus ! Résultat, je me retrouve encerclé de toute part par des bêlements. Comme je suis assis à contempler le spectacle, les 3 patous viennent m'inspecter mais comme je suis tout calme, ils ne m'aboieront pas dessus. Ils ne sont pas fous tout de même ; et l'un d'entre eux restera à m'observer et à me surveiller de manière discrète et presque anodine pendant toute la demi-heure qu'il faudra au troupeau pour m'enjamber…
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On se resalue avec le berger croisé quelques jours auparavant. Il est originaire de Névache, et dans peu de temps, il descendra un peu plus vers le sud pour trouver de l'herbe pour son troupeau. Et dire que du côté du col Angel, un de ses collègues berger dirige un troupeau de 3000 moutons…

Je me suis construit un petit muret de pierre afin me protéger un peu du vent, même s'il n'est pas très fort. Ca m'a occupé une partie de la soirée ! Le soleil couché, la température retrouve ses valeurs habituelles de ces derniers jours : 0°C en début de nuit, puis très rapidement -1°C jusqu'au matin. Un peu d'humidité, mais rien de gênant, le sac de couchage, traditionnellement, retrouve sa petite couche de givre au matin.
Est-il utile de dire que le X-bivy s'est une nouvelle fois converti en oreiller d'appoint ? Hum…

Jeudi 10 septembre : Refuge du Viso - Roche Ecroulée – L'Echalp – Col Vieux – Col de Chamoussière

Douce fraicheur ce matin là. Je me lève un peu avant 7h. Pas besoin d'attendre le soleil, sinon je vais perdre du temps, et la journée s'annonce bien remplie. Départ un peu avant 9h, le soleil n'est pas encore là. J'ai rangé toutes mes affaires, et je laisse pendre entièrement le sac de couchage de part et d'autre de mon sac à dos, coincé sous le rabat, afin de laisser l'humidité du matin s'évacuer. C'est fun, et pas gênant. Je me mets à descendre, et ainsi le soleil me rattrape, à moins que ce ne soit l'inverse. Les quelques randonneurs matinaux qui montent et que je croise ont le sourire, peut-être à cause de mon sac de couchage en travers de mon sac qui me donne une drôle d'allure.
Résultat, il prendra le vent et le soleil jusqu'à 11h passé, jusqu'à l'Echalp. Là, je recharge en eau, je fais une petite toilette, une petite lessive, je discute avec un gars du coin, un chasseur. Il me demande où je vais. Quand je lui dis que je suis parti depuis dimanche et que je suis en autonomie, il jette un œil sur mon sac et me dit : « bah, moi, quand je parts à la chasse pour une journée, mon sac, il est déjà bien plus gros que le votre. ». J'esquisse un petit sourire…
Allez, ce n'est pas tout, mais il faut que je reparte moi ! Il est 12h30 déjà. Tambour battant, batteries rechargées à fond, je me sens en pleine forme et je décide de ne manger qu'une fois arrivé au Lac Egorgéou. Bon rythme. 1h25 pour  atteindre le lac. Dans la montée, une petite barre de céréale a été bien utile pour éviter le coup de barre.
Pic nic très sympa au bord du lac. Je ressorts toutes les affaires de mon sac à dos et expose le tout au soleil ; même si les affaires sont sèche, tout s'aère bien. Ca leur fait du bien.

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Lac Egorgéou

Je m'octroie une pause d'1h30, et du coup, je repars vers 15h30 en direction du Col Vieux, 2815m, que j'atteindrai en une heure.

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Lac Foréant

Je recroise plusieurs fois un brave homme de 68 ans que j'avais croisé à l'Echalp et aussi au Lac Egorgéou. Il monte son petit bonhomme de chemin et arrivera finalement jusqu'au Col Vieux à 2810m. C'est là que je le croiserai pour la dernière fois à 16h30. Un petit groupe de 3 personnes s'attarde au Col, nous sommes 5 au total avec le gars de 68 ans et moi. On prend le temps de sympathiser un moment. Une nouvelle fois, la taille de mon sac laisse dubitatif certaines dames lorsque je leur dit que je suis parti dimanche dernier et que je mène mon petit bonhomme de chemin en autononie depuis ces derniers jours. Il est vrai aussi que mon sac est maintenant un peu anorexique puisqu'il ne me reste plus qu'un peu plus d'une journée de bouffe dedans.

Au Col Vieux, me voilà obligé de redescendre sur le refuge Agnel afin de faire le plein d'eau, car s'il est 16h30, la journée n'est pas pour autant terminée. Je redescends donc…puis je remonte comme une flèche le col de Chamoussière en un peu plus d'une demi heure. On ne le dira jamais assez, mais avec un sac léger, c'est le bonheur ! La montée au col de Chamoussière me laisse cependant la vision d'un passage très rocailleux, triste, gris, avec une montée presque entièrement à l'ombre en cette fin d'après-midi, ce qui n'aide pas à améliorer le charme des lieux..
Content donc d'arriver en haut un peu avant 18h, je récupère d'ailleurs le soleil au passage et je me mets en quête d'un petit coin pour bivouaquer.
Je redescends tranquillement le col, et après quelques recherches, je me décide à remonter une grosse butte et je me trouve un petit coin idéal pour passer la nuit, au lieu dit « Chamoussière » sur la carte IGN, à 2735m d'altitude.
Enfin, je me décide cette fois-ci à monter la tarp, un petit A-frame asymétrique raz du sol d'un côté car il y a un poil de vent, et ouvert de l'autre. Le petit coin est idéal. La vue est parfaite. Mais comme il est déjà un peu tard, ce soir là, je finirai de manger à la frontale, plutôt marrant.

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La vue au bivouac

4°C vers 22h. Je bouquine un peu, et je m'éteins vers 23h après 6h de marche.

Vendredi 11septembre : Col de Chamoussière – Refuge de la Blanche – Saint Véran – Pierre Grosse

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Au matin

Voilà, j'entame le 6ème jour, les rations sont presque à zéro, il me reste de quoi bien manger pour le petit dèj et le repas du midi, et quelques petites provisions diverses.
Mis à part quelques nuages un peu plus présents que ces derniers jours, il fait encore beau, mais frais. Je me mets en route vers 9h15, en coupant en diagonal au niveau du télénivomètre. Un peu de vent, idéal pour enfiler le Magic Anorak. A 10h, j'arrive au refuge de la Blanche non sans avoir dérangés quelques marmottes matinales qui courent dans tous les sens ce matin. Un peu d'eau, une petit toilette rapide, et je suis reparti.
La chapelle de Clausis arrive bien vite, sans que je m'en rende compte. Juste sous la chapelle, vers la passerelle, un panneau indique : St Véran 1h. Hum, bizarre…je ne suis pas du coin, mais sur la carte à vue de nez, cela semble vraiment plus long que ça. Etonnant… Il est 11h, du coup ; je me décide à forcer un peu le pas en me disant que si j'arrive avant midi, je pourrai ainsi récupérer le petit colis qui m'attend sagement à la Poste de Saint Véran, ne sachant plus exactement si la Poste fermait à 12h ou 12h30.

En marchant bien, sans m'arrêter, je mettrai finalement 1h30 pour atteindre Saint Véran, sans faire de détour, en passant par la Canal des Usclas… Hum…

Etait-ce un signe prémonitoire cet horaire très optimiste donné pour arriver au village ? Toujours est-il que la randonnée de 6 jours à définitivement changé de visage un quart d'heure avant l'arrivée au village...

Peu de temps avant d'arriver, je manque de me faire agresser par deux chiens en plein champs dont les maîtres, sur leurs tracteurs respectifs, les rappellent à peine à l'ordre. Hargneux les bestiaux, je m'attends à chaque pas à ce que l'un d'eux me taille une bavette dans le mollet. Mais le danger passe, je suis vivant !

¼ d'heure avant d'arriver à Saint Véran, le ciel s'obscurcit, et les nuages deviennent franchement menaçants. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que je n'arriverai pas au village tout sec. Aller, cela ne rate pas, je me fais cueillir par la pluie. Et qu'est-ce qu'on fait quand on se fait prendre par la pluie ? Et bien on enfile sa belle Dry Duck toute verte taille XXL, et du coup, tout le bonhomme et le sac à dos sont bien protégés. Certes, il ne tombe pas des cordes, mais malgré tout, cela ne fait pas semblant. Un doux sentiment de plénitude m'envahit, car cette petite couche de protection joue furieusement bien son rôle. Certes, il faut y faire un peu attention, car le tissu est un peu fragile, mais pour l'usage que j'en fais, c'est vraiment parfait.

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En vue de Saint Véran
Il est 12h30, j'arrive à Saint Véran. L'arrivée est donc un peu tristounette sans soleil dans ce village déserté par les touristes à cette époque de l'année. Il méritait mieux pour se montrer sous son meilleur jour.
Je remonte la rue principale, la seule en fait, tranquillement, en direction de la Poste.

Quelques semaines avant de partir, j'avais pris soin de me préparer un petit colis avec 6 jours de vivres. Au préalable, bien entendu, je m'étais renseigné sur les horaires de la Poste, ouverte tous les jours matin et après-midi, et logiquement seulement le samedi matin. Au cas où, ça tombe bien, j'avais pris une journée de sécurité. On est vendredi après-midi, je peux donc récupérer mon colis cet aprèm, ou au pire samedi matin. De toute façon, il pleut…
J'arrive devant la Poste, qui fait aussi office…d'office du tourisme. Là, il faut imaginer le Coyote (le grand ami de Bip-Bip…), la gueule grande ouverte, machoire décrochée, la langue pendante jusqu'au sol, l'œil défait. Un joli petit panneau gris négligemment accroché à côté de la porte de la Poste m'indique avec insistance : « La Poste est ouverte tous les matins du lundi au vendredi de 9h à 12h… J'ai beau le relire plusieurs fois, essayer de lire entre les lignes, je ne trouve pas les mots « après-midi » ni « samedi »…
Ca me fait une belle jambe moi ! Me voilà sous la pluie, sans colis jusqu'à au moins lundi matin 9h ! Pas cool.
Sans pour autant en recourir à une protection divine quelconque, je me réfugie dans l'Eglise de Saint Véran pendant une bonne heure. C'est ce qui est bien avec les églises, c'est toujours accueillant ! Une porte ouverte. La Dry Duck est mise à sécher sur un des bancs de bois, tout en respectant les lieux.
Un petit coup de déprime je crois. Pour en rajouter une couche (ou plutôt deux en fait), l'affichage météo à l'office du tourisme annonçait une très nette dégradation du temps pour les jours à venir, avec de mauvaises prévisions pour le début de semaine et des risques d'orage avec vigilance orange en montagne. De plus, en repassant un peu plus tard à l'office du tourisme pour me trouver un petit coin ou loger, je fais plus ou moins choux blanc. Presque tous les gites sont fermés, et je me fais refouler du seul ouvert, plein a craquer, impossible de m'accueillir.
Ah bon ! C'est comme ça ? Saint Véran ne veut décidément pas de moi. Et bien je ne veux pas de Saint Véran non plus ! J'ai parcouru tout le village en long en large et en travers, naviguant entre les gouttes et les éclaircies. Et puis vers 17h, le ciel se dégage pour faire place de nouveau au soleil.
Entre temps, j'avais réfléchi a ma situation : bloqué 2 jours et demi à Saint Véran pour récupérer le colis ou bien reprendre la route et faire du réappro sur le chemin (bof bof pas pratique) ou bien tout simplement partir du principe que je me suis bien amusé sur ces 6 jours et abandonner là la balade.
C'est la troisième solution que je retiens. Je fais quelque petites courses très rapides à l'épicerie de Saint Véran, et je repars avec mon petit baluchon sur le dos, direction Pierre Grosse. Je trouverai là bas un petit camping tout simple, avec un gérant sympa, peu de monde. J'y passerai une nuit très calme, avec en prime, oh ! Miracle, la première douche chaude en 6 jours. Ben ça fait du bien quand même !
Pour le lendemain, c'est facile, le programme est déjà fait : l'objectif est de rallier la voiture. Pierre Grosse – Abriès, sur la carte IGN, c'est pas la mer à boire, une petite journée de marche. Je repère sur la carte tous les moyens possible pour éviter de passer sur du bitume. Ouais, le parcours à l'air sympa ! Au final, j'ai dû peut-être faire au maximum 300m sur le bitume, entre Moline et la Rua, c'est tout. Et encore, c'était fort agréable.

Samedi 12 septembre : Pierre Grosse – Molines – La Rua – Pras Bas – Les Mayts – Aiguilles – Abriès

Hey ! Ca me change un peu de ces derniers jours ! Plus vraiment de la montagne ce parcours.
Je me lève tôt, 6h, ce qui fait que je pars tôt aussi du petit camping. Première dépense de 5,50€ en 6 jours ! Un petit dèj un peu léger, faute de mieux, quelques petites galettes bretonnes, des restes. Je me dirige vers Molines, très charmant village, bien décidé à mordre quelques croissants et viennoiseries diverses. Sympa, les Quariates !
A la sortie de la boulangerie, j'avale un bon croissant frais. Un dame sort de la boulangerie, et je lui demande alors gentiment de m'indiquer où se trouve la boucherie-charcuterie. « Oh, mais elle est fermée monsieur ».
Et ça continue pour les mauvaise nouvelles, mais…. « Mais vous savez, un peu plus bas, il y a un petit Proxi, vous trouverez certainement tout ce qu'il vous faut ». Je la remercie, lui demande de m'indiquer le chemin. « Vous savez, je suis garé juste là (un joli scénic tout blanc juste devant la boulangerie) et je vais au Proxi. Alors je vous emmène, venez ! ». Je lui réponds que je peux marcher, que ce n'est pas la peine, mais elle insiste gentiment, et me voilà dans le scénic, direction le Proxi ! Tous mes remerciements à cette charmante dame qui n'a donc pas été effrayé par ma barbe de 7 jours. Pour l'odeur, heureusement, j'avais pris une douche la veille au soir !
Au Proxi, je me fais un petit réppro, pomme, tomate, charcuterie, fromage, etc…Il faut bien que je mange ce midi !
La commerçante est elle aussi très sympa. Du coup, on discute, on discute, et le temps passe. Je prends finalement congé de Mme Proxi, et de Mme Scénic, et je repars, le cœur bien plus léger.

Entre Molines, Pras Bas et juste avant l'arrivée à Aiguille, le petit chemin que j'emprunte est très charmant, très champêtre, très peu fréquenté. Je flâne sous un ciel plutôt dégagé, moi qui m'attendais à prendre des douches régulières tout au long de la journée d'après les infos météo lues la veille. Comme quoi il ne faut pas toujours croire ce que l'on lit…
Sur la piste forestière qui passe au dessus de Ville-Vieille, je tombe sur une magnifique table de picnic agrémentée un peu plus loin d'une fontaine qui coule à plein régime. Il n'est que 11h du matin, mais je suis fortement tenté de m'arrêter.
Et d'ailleurs, je m'arrête ! C'est toujours comme ça de toute façon : si c'est pas l'heure de manger, je vais tomber sur des super coins pour s'arrêter, et au moment venu, il n'y aura plus rien de potable ! Sauf que là, même s'il n'est que 11h du matin, le petit dèj a été plutôt frugale, et donc je suis bien décidé à me faire un bon repas ce midi, et surtout, à ne pas le faire tard !
Du coup, je prends mon temps. Je m'installe. Et franchement, une tomate et une pomme lavées à l'eau d'une fontaine, ça vous met toutes les papilles en éveil !

Heureusement que je me suis arrêté là pour manger, car effectivement je ne trouverai rien de bien intéressant avant d'atteindre Abriès (sauf peut-être au camping municipal du Gouret, mais cela aurait été un peu tard).

Titine m'attend sagement sous son arbre. Elle aussi a besoin d'une sérieuse toilette. Je ne vois plus rien à travers les vitres, pleines de sève d'arbre et de feuilles. Une fontaine judicieusement placée à quelques mètres de la voiture fera très bien l'affaire…


Aller, voila, c'est fini ! 7 jours de marche au final, sur les 12 prévus. Dommage, mais il faut bien avouer que les conditions de temps ont été particulièrement bonnes et clémentes pour le milieu du mois de septembre. Rien à redire sauf à enfoncer de nouvelle fois une porte grande ouverte, c'est toujours un grand bonheur de marcher léger.
Pour les jours suivant, cela a été simple : un peu de tourisme local, passage au col Agnel, récupération du colis le lundi matin, puis descente chez des amis dans le sud de la France pour terminer les vacances !

Poids du sac :

- Matériel : environ 5,5kg y compris tous les consommables, une liste un peu plus lourde que d'habitude, car j'avais en plus pour rechange 1 slip / chaussette / tee shirt et aussi au cas où la Dry Duck et le pantalon qui va avec, ce dernier n'ayant pas servi (recyclé en oreiller…), je l'emporte d'ailleurs très rarement..

Un gros point noir revient au X-bivy Arklight. Même si je ne peux pas considérer ce test d'une seule semaine comme un test vraiment concluant, je pense que j'ai eu des résultats qui me semblent simples et clairs. C'est donc un achat que je regrette, car il n'a jamais rempli sa mission, à savoir protéger le sac de couchage de l'humidité extérieure et limiter la condensation. Si je veux bien admettre que la première nuit à 1750m, la rosée a été importante toute la nuit durant ; il n'en était rien de tous les autres jours, passés à dormir au dessus de 2000 (maxi 2750). J'étais plus serein sans bivy qu'avec …
Pour info, je randonne sous tarp et en l'occurrence, durant cette rando, sans rien finalement sauf pour une nuit, histoire de me dire que je ne l'avais pas transportée pour rien. Donc, je comprends d'autant mieux maintenant pourquoi je n'ai jamais randonné avec un bivy, et pourquoi je suis à peu près certains de continuer ainsi !
Avec des nuits entre 0 et -4°C, je n'ai jamais crevé de chaud, j'étais toujours très à l'aise en température. Inutile de dire que je suis ravi de mon Petit Astazou 600 avec zip. Sur la taille du X-bivy, rien à redire. Malgré tout, je trouve la capuche ma conçue, car peu haute, peu remontante derrière la tête, ce qui fait que la protection du duvet à cet endroit n'est pas optimale. De plus, le zip, même s'il est parfait en terme de longueur est horrible du point de vu visuel avec une fermeture éclaire énorme à très grosses mailles (style vêtements pour enfants). Pour un produit à vocation légère et de plus de 80€ tout de même, j'aurais préféré un zip façon Montbell par exemple. Et puis j'ai viré la grosse tirette métallique pour la remplacer par une cordelette. Rien que ça, c'est 2 à 3 grammes en moins…
J'avais échangé un mail avec Peyo pour la commande de ce produit. Et je ne retrouve à l'usage aucune des caractéristiques des « bénéfices produits » dont nous avions parlés, ni ceux notés sur le site. J'avais évoqué le côté glissant du silnylon, qui semblait ne poser aucun problème. Je n'ai pas trouvé çà très pratique, ça glisse comme une savonnette… Pas gênant du tout pour une tarp, mais pour un bivy…
Ce qui m'inquiète, c'est que je n'avais pas d'aussi mauvais résultats avec un bivy fait maison à partir de Tyvek…(même si ce n'était pas parfait non plus) mais pour un coût de revient de quelques euros unitaires.
Je vais voir si l'usage du X-bivy est plus adapté à l'hiver…

A côté de ça, ma tarp Arklight première génération est une pure merveille. 2,50m x 3m, c'est luxueux pour un tout seul, mais plus que ça, c'est pour moi un moyen de faire l'impasse sur le bivy, après ce test qui ne fait qu'enfoncer le clou en ce qui me concerne. Usage régulier de la tarp depuis un peu plus de 2 ans maintenant. Elle vieillit très bien. J'en viens même à me demander si elle ne se bonifie pas avec le temps. Pas de signes d'usure, pas de soucis sur les coutures. Fiable. Simple. Efficace.

- Nourriture : 4,7kg tout compris

Eau : je transportais entre 0 et 4 litres au maximum (rare, ou plutôt en fin de journée pour faire la bouffe, tenir la nuit et le petit déj du lendemain + la matinée)

Au premier des 6 jours, le sac pesait moins de 11kg. Au final, je faisais des étapes qui ressemblaient à des randos à la journée, avec entre 1000 et 1600m de dénivelé par jour. J'ai essentiellement croisé du randonneur lourd, voir très lourd… et bien plus de monde sur le tour du Viso, très fréquenté apparemment en septembre, que sur le début de mon tour du Queyras…avorté en cours de route.

Je reviendrai plus précisément un de ces jours sur la liste de matériel que j'utilise à l'heure actuelle.
Merci d'avoir tenu jusqu'au bout…

Snop – qui devra donc revenir dans le Queyras pour finir ce qu'il a commencé…


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#2 10-10-2009 22:28:11

Vaer_dig_selv
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Re : 12 jours (ou presque...) Viso - Queyras / septembre 2009

Quel est donc le matériau du dit "X-Bivy" ?
Il n'est pas respirant ?


Quand on tire sur les pianistes, la musique s'arrête.

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#3 10-10-2009 22:54:40

fredlafouine
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Re : 12 jours (ou presque...) Viso - Queyras / septembre 2009

Vaer_dig_selv a écrit :

Quel est donc le matériau du dit "X-Bivy" ?

D'après le site Arklight Design, le tissu du dessus est du "Nylon ripstop 1.1 oz enduit DWR".


´·.¸¸.·´¯`·.¸ ><((((((º>

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#4 11-10-2009 06:19:53

velox
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Re : 12 jours (ou presque...) Viso - Queyras / septembre 2009

Hi snop!
Alors finalement, drap de soie ou pas?

Quant au bivy, une question:
Si j'ai bien compris, la partie inférieure de ce sursac est imperméable et sa partie supérieure respirante (et déperlante).
Te retournes-tu souvent pendant la nuit? Au point d'avoir très vite la partie imper au dessus et la partie respi en dessous?
C'est le principal inconvénient que je vois à ce type de sursac "mixte". Le même que celui des topbags ou quilts.
Après réflexion, j'avais d'ailleurs préféré m'en faire coudre un (de sursac, à ma taille, avec une grande capuche, et par ma couturière) entièrement en tissu respi (pertex, me semble-t-il, thierry pourra confirmer ou infirmer). Les quelques essais que j'ai pu faire en situation se sont jusqu'ici révélés plutôt concluants (au niveau condensation, bien sûr, je ne l'ai pas encore soumis à une pluie même legère.) Mais je l'ai pas encore testé autour de 0-.
Et je peux me retourner autant que je veux.
Nthony, me semble-t-il "fonctionne" également avec un sursac entièrement en pertex (de chez Rab?)

Dernière modification par velox (11-10-2009 07:02:49)

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#5 11-10-2009 08:00:46

Etienne
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Re : 12 jours (ou presque...) Viso - Queyras / septembre 2009

velox a écrit :

Hi snop!
Alors finalement, drap de soie ou pas?

Quant au bivy, une question:
Si j'ai bien compris, la partie inférieure de ce sursac est imperméable et sa partie supérieure respirante (et déperlante).
Te retournes-tu souvent pendant la nuit? Au point d'avoir très vite la partie imper au dessus et la partie respi en dessous?
C'est le principal inconvénient que je vois à ce type de sursac "mixte". Le même que celui des topbags ou quilts.
Après réflexion, j'avais d'ailleurs préféré m'en faire coudre un (de sursac, à ma taille, avec une grande capuche, et par ma couturière) entièrement en tissu respi (pertex, me semble-t-il, thierry pourra confirmer ou infirmer). Les quelques essais que j'ai pu faire en situation se sont jusqu'ici révélés plutôt concluants (au niveau condensation, bien sûr, je ne l'ai pas encore soumis à une pluie même legère.) Mais je l'ai pas encore testé autour de 0-.
Et je peux me retourner autant que je veux.
Nthony, me semble-t-il "fonctionne" également avec un sursac entièrement en pertex (de chez Rab?)

Salut Velox, salut tout le monde

J'utilises aussi effectivement un sursac entièrement en Pertex, donc sans partie imperméable. J'utilises celui de RAB à 186g, je crois. J'ai fait ce choix car je prends souvent, de toute façon, un tapis de sol (Tyvek jusqu'à présent, Polycro très probablement dorénavant), et par conséquent un "dessous" imper me semblerait faire double emploi.

Bref, je suis très content de cette solution, jamais de condensation pour l'instant, l'essentiel étant bien sur de toujours bien gérer notre température corporelle...avoir trop chaud est toujours un problème en rando, c'est pas comme à la maison, parce que c'est la promesse d'avoir trop froid plus tard. Donc  faut lutter contre la flemme, et prendre le temps d'adapter les couches de vêtements, etc.

Ceci dit je pense que le X-bivy peut bien remplir son office, simplement peut-être faire attention en effet à ne pas s'entortiller dedans dans tous les sens, et à bien gérer notre température.

bien à vous,

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#6 11-10-2009 08:16:16

velox
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Re : 12 jours (ou presque...) Viso - Queyras / septembre 2009

Etienne a écrit :

je prends souvent, de toute façon, un tapis de sol (Tyvek jusqu'à présent, Polycro très probablement dorénavant), et par conséquent un "dessous" imper me semblerait faire double emploi.

Oui et non.
Un des avantages d'un fond de sursac imper est de faire cuvette étanche (il remonte un peu sur les côtés) et de protéger ainsi des eaux qui pourraient ruisseler sous l'abri. Mais là, encore un fois, à la condition que ce fond imper reste bien gentiment plaqué au sol durant toute la nuit.

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#7 11-10-2009 10:50:06

NThony
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Re : 12 jours (ou presque...) Viso - Queyras / septembre 2009

X-bivy ou pas, rosée ou pas, c'est en tout cas un super récit.

J'espère que tu pourras finir plus tard! J'imagine très bien ce que tu as pu ressentir devant le bureau de poste... roll



velox a écrit :

Euh, VdS, tu veux dire que c'est la rosée qui s'est posée sur la toile (respirante) de son sursac qui l'a empêché de bien évacuer la condensation?

Après avoir lu 10 fois il me semble en effet que c'est ce qu'il essaye de dire big_smile

En effet snop tu ne nous dis pas si la toile extérieure était humide aussi?

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#8 11-10-2009 10:53:35

BigCactus
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Re : 12 jours (ou presque...) Viso - Queyras / septembre 2009

J'ai déjà vécu la même situation que toi snop, avec mon sursac en pertex totalement trempé, essorable, en dormant sous tarp monté en "2 pans inclinés" exactement comme sur tes photos. Mon sursac, c'était un prototype sans capuche, et donc, j'avais les 3/4 de mon sac de couchage recouvert par le sursac, et 1/4 découvert. La nuit a été humide. smile Au réveil, tout était trempé, les parties recouvertes par le sursac mais aussi celles non recouvertes par le sursac. La condensation était telle qu'elle avait imbibé les tissus. Mon sac de couchage était trempé, sur toute sa longueur. Mon sursac était trempé également. Donc, avec ou sans sursac, ça aurait été pareil !

Certes, le tissus de mon sursac n'était pas un super tissus bien déperlant ni idéal comme le x-bivy, mais, finalement, le sursac n'y était pas pour grand chose. C'est cette condensation, cette vapeur d'eau, ces micro-gouttelettes d'eau qui imprègnent tout. Il vaut mieux se trouver sous un orage sous tarp que dans ces conditions d'humidité là !

Actuellement, le matin, on a des nappes de brouillard. Sous tarp, c'est infernal. On finit souvent trempé quoiqu'il arrive. C'est d'ailleurs ce qui me fait préférer l'abri d'Oli_v_ier, ou le tarp monté en demi tipi fermé par mon poncho, et sans utiliser de sursac du tout. L'avantage du x-bivy, c'est qu'on peut l'utiliser sous un micro-tarp, et sans forcément de revêtement de sol. Ça devient une solution vraiment légère quand on l'utilise comme ça. Mais, sous le brouillard, ça ne change rien, tout aurait été saturé d'humidité. Sous la pluie, il aurait été parfait ton sursac ! wink

Dans mon esprit, le tissus de triplezéro est assez déperlant pour remplacer un sursac qui serait constitué à 100% de pertex. Il est assez bien pour lutter contre le "splach effet" comme on le voit sur cette photo (Ansabère 600) : 

236_ansabere_14.jpg

Mais sous le brouillard, ou en conditions bien particulière de grande condensation, il sera trempé ! smile

Edition : un tissus respirant qui laisse donc passer la vapeur d'eau est susceptible de se gorger de flotte et de finir trempé des deux côtés.

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#9 11-10-2009 12:36:34

scal
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Re : 12 jours (ou presque...) Viso - Queyras / septembre 2009

on s'est quasiment croisés, le vendredi 11 septembre au soir j'étais à la Monta,
et à partir de là le temps s'est bien dégradé...  tes photos ensoleillées du versant
Italien sont donc bien agréables à parcourir !!

pour le sursac, mon expérience c'est qu'en températures négatives cela condense souvent
sur la paroi interne du sursac et mouille/trempe le duvet au contact

du coup lors des bivouacs en hiver et sans abri je n'utilise plus de sursac
laissant le duvet à l'air libre pour une meilleure respiration

Dernière modification par scal (11-10-2009 12:47:56)


" L'homme on a dit qu'il était fait de cellules et de sang. Mais en réalité, il est
comme un feuillage. Il faut que le vent passe pour que ça chante " Giono

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#10 12-10-2009 07:47:55

Bison
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Re : 12 jours (ou presque...) Viso - Queyras / septembre 2009

Bonjour,

Dans "demande de conseil", il y a un fil épinglé qui traite justement de la condensation.

Je propose qu'un modo y déplace le Hors Sujet (par rapport au Vécu de Snop)
(On devrait garder un petit lien quand - même ...)

Pour ma part, j'ai ajouté dans le fil épinglé sur la condensation,  "mes deux gouttes de rosée" en commentaire au HS actuel.

Bonnes cogitations!

Dernière modification par Bison (12-10-2009 07:48:36)


La balance n'est pas un maître, mais un serviteur

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#11 12-10-2009 10:23:40

fab05
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Re : 12 jours (ou presque...) Viso - Queyras / septembre 2009

Hello Snop,
Je reviens sur ton récit que j'ai aimé lire, j'aime les détails wink merci
Bravo donc pour ton tour. Dommage pour Saint Véran (tu l'as finalement récupéré le colis ?). C'est vrai qu'après août, c'est le trou...
Super tes bivouacs, il y en a qui sont hauts. Magnifique celui du lever de soleil sur la mer de coton.
ça me rappelle qu'il faut que j'aille aussi explorer le Queyras Italien plus en en détail car je ne connais pas trop par derrière le Viso.

Pour le Tarp, je ne suis toujours pas convaincu pour les hautes randonnées alpines. A part pour le concept d'être moins enfermé et plus proche de la nature, ce qui peut se faire encore mieux comme tu l'as fait en bivouaquant à la belle étoile par bonnes conditions, je trouve que c'est trop limite quand le vent d'altitude s'y met (pas rare) et en cas de mauvais temps. De plus c'est pas plus léger que des solutions monoparoi à 600 g si on prend le sursac. Ce dernier ne semble être utile que pour se protéger de la pluie. Quand je bivouaquais par beau temps sans tente pour des courses, je n'en ai jamais utilisé et je n'ai jamais mouillé mon duvet.

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#12 12-10-2009 12:52:48

BigCactus
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Re : 12 jours (ou presque...) Viso - Queyras / septembre 2009

Ok, j'ai déplacé la discussion sur la condensation dans le fil de discussion cité par Bison ci dessus.

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#13 13-10-2009 18:38:04

snop
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Re : 12 jours (ou presque...) Viso - Queyras / septembre 2009

velox a écrit :

Hi snop!
Alors finalement, drap de soie ou pas?

Hé, hé, Velox, je n'ai pas changé mon fusil d'épaule tu sais, donc c'est sans drap de soi...cela va...de soi, bien entendu smile
T'es pas passé sur la région cette année ? smile

Velox a écrit :

Quant au bivy, une question:
Si j'ai bien compris, la partie inférieure de ce sursac est imperméable et sa partie supérieure respirante (et déperlante).
Te retournes-tu souvent pendant la nuit? Au point d'avoir très vite la partie imper au dessus et la partie respi en dessous?
C'est le principal inconvénient que je vois à ce type de sursac "mixte". Le même que celui des topbags ou quilts.
Après réflexion, j'avais d'ailleurs préféré m'en faire coudre un (de sursac, à ma taille, avec une grande capuche, et par ma couturière) entièrement en tissu respi (pertex, me semble-t-il, thierry pourra confirmer ou infirmer). Les quelques essais que j'ai pu faire en situation se sont jusqu'ici révélés plutôt concluants (au niveau condensation, bien sûr, je ne l'ai pas encore soumis à une pluie même legère.) Mais je l'ai pas encore testé autour de 0-.
Et je peux me retourner autant que je veux.
Nthony, me semble-t-il "fonctionne" également avec un sursac entièrement en pertex (de chez Rab?)

Est-ce que je suis un dormeur remuant ? Oui, ça s'est clair. Pourtant, j'ai été plutôt sage et calme toutes ce nuits là. Je ne me suis jamais retrouvé envirolé dans le sursac. Je n'ai jamais eu de sensation de trop chaud, jamais la sensation d'étouffer, pas eu le sentiment de transpirer. Bref, j'étais dans un bon équilibre thermique agréable.

BigCactus a écrit :

J'ai déjà vécu la même situation que toi snop, avec mon sursac en pertex totalement trempé, essorable, en dormant sous tarp monté en "2 pans inclinés" exactement comme sur tes photos. Mon sursac, c'était un prototype sans capuche, et donc, j'avais les 3/4 de mon sac de couchage recouvert par le sursac, et 1/4 découvert. La nuit a été humide.  Au réveil, tout était trempé, les parties recouvertes par le sursac mais aussi celles non recouvertes par le sursac. La condensation était telle qu'elle avait imbibé les tissus. Mon sac de couchage était trempé, sur toute sa longueur. Mon sursac était trempé également. Donc, avec ou sans sursac, ça aurait été pareil !

Certes, le tissus de mon sursac n'était pas un super tissus bien déperlant ni idéal comme le x-bivy, mais, finalement, le sursac n'y était pas pour grand chose. C'est cette condensation, cette vapeur d'eau, ces micro-gouttelettes d'eau qui imprègnent tout. Il vaut mieux se trouver sous un orage sous tarp que dans ces conditions d'humidité là !

Actuellement, le matin, on a des nappes de brouillard. Sous tarp, c'est infernal. On finit souvent trempé quoiqu'il arrive. C'est d'ailleurs ce qui me fait préférer l'abri d'Oli_v_ier, ou le tarp monté en demi tipi fermé par mon poncho, et sans utiliser de sursac du tout. L'avantage du x-bivy, c'est qu'on peut l'utiliser sous un micro-tarp, et sans forcément de revêtement de sol. Ça devient une solution vraiment légère quand on l'utilise comme ça. Mais, sous le brouillard, ça ne change rien, tout aurait été saturé d'humidité. Sous la pluie, il aurait été parfait ton sursac !

Dans mon esprit, le tissus de triplezéro est assez déperlant pour remplacer un sursac qui serait constitué à 100% de pertex. Il est assez bien pour lutter contre le "splach effet" comme on le voit sur cette photo (Ansabère 600) : 

Mais sous le brouillard, ou en conditions bien particulière de grande condensation, il sera trempé !

Et là je dis un grand merci à  BigCactus ! Oui, je te suis à 100%. Il y a des situations où quoique l'on fasse, on aura de la condensation. C'est limpide. Tu prêches un convaincu.
Il y a juste un point que je souhaiterais nuancer (ce que j'ai mis en caractères gras dans ton message) : "Avec ou sans sursac, cela aurait été pareil".
Justement, c'est bien ce qui me dérange un peu, car certaines nuits, celles où je n'ai pas utilisé le sursac, je n'ai eu que très peu voire aucune condensation à l'extérieur du sac de couchage, avec des conditions climatiques très stables et très comparables sur ces 6 jours (si l'on met de côté la nuit vers le refuge Jervis, en fond de vallée, avec une condensation à couper au couteau).
La nuit à -4°C, vers Passo Galardino, j'ai commencé la nuit avec le sursac...quand j'ai vu que ça condensait, je l'ai viré illico presto...et au matin, la fine petite pellicile de gel n'était que la condensation que j'avais récupéré le soir avec le sursac. Autrement dit, j'ai bien fait de me passer du sursac cette nuit là.

Bon, sinon, vous savez, ce n'était qu'un commentaite personnel sur le X-Bivy, cela ne m'a pas gâché la balade, loin de là. Mais tant qu'à faire de raconter la sortie, autant faire un petit point en même temps sur ce qui a été et sur ce qui a été moins bien, et sur les désagréments rencontrés avec le matériel. Peut-être que j'en attendais trop, de ce bivy, en fait.

Fab05 a écrit :

Hello Snop,
Je reviens sur ton récit que j'ai aimé lire, j'aime les détails  merci
Bravo donc pour ton tour. Dommage pour Saint Véran (tu l'as finalement récupéré le colis ?). C'est vrai qu'après août, c'est le trou...
Super tes bivouacs, il y en a qui sont hauts. Magnifique celui du lever de soleil sur la mer de coton.
ça me rappelle qu'il faut que j'aille aussi explorer le Queyras Italien plus en en détail car je ne connais pas trop par derrière le Viso.

Pour le Tarp, je ne suis toujours pas convaincu pour les hautes randonnées alpines. A part pour le concept d'être moins enfermé et plus proche de la nature, ce qui peut se faire encore mieux comme tu l'as fait en bivouaquant à la belle étoile par bonnes conditions, je trouve que c'est trop limite quand le vent d'altitude s'y met (pas rare) et en cas de mauvais temps. De plus c'est pas plus léger que des solutions monoparoi à 600 g si on prend le sursac. Ce dernier ne semble être utile que pour se protéger de la pluie. Quand je bivouaquais par beau temps sans tente pour des courses, je n'en ai jamais utilisé et je n'ai jamais mouillé mon duvet.

Oui, j'ai bien récupéré le colis le lundi matin, à Saint Véran...sous le soleil. Du coup, j'ai refait le tour du village à pieds, en prenant des photos avec le soleil, c'était tellement mieux !
Pour le Viso, côté italien, tu avais entièrement raison : c'est de la caillaisse, du cailloux, le tout mélangé à quelques rochers. Bref, c'est une ambiance très minérale !
Pour la tarp...question de choix. Mais je t'assure, tu devrais essayer ! Et puis comme je compte me passer le plus souvent du bivy, cela me fait un abri à 363g de toile, 470g tout compris avec les haubans et les sardines. Ca reste correcte et luxueux pour un tout seul, mais c'est vrai qu'il faut tenir compte du vent, tu as raison.

En tous les cas, merci à tous pour vos commentaires.

Snop (qui ne s'est pas remanifesté depuis samedi soir car il était parti du côté du refuge de la Vogealle pour 3 jours...et qui a été bloqué une jounée complète au refuge pour cause de tempête, de pluie et ...de neige. Sympa quand même ! Mais j'ai rien fait du tour que j'avais prévu.)

PS : si, si, je bosse quand même de temps en temps...:)


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#14 22-08-2012 21:03:34

fiannae
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Re : 12 jours (ou presque...) Viso - Queyras / septembre 2009

Bsr,

As tu fini ce tour du Queyras depuis ?

A+

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#15 24-08-2012 07:22:47

snop
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Re : 12 jours (ou presque...) Viso - Queyras / septembre 2009

fiannae a écrit :

Bsr,

As tu fini ce tour du Queyras depuis ?

A+

Chalut fiannar smile ,

Et bien non, et ce n'est même pas un projet qui est dans les cartons. Je crois qu'il y aura d'autres sorties avanc de boucler ce tour
Faut toujours en garder sous le coude !  wink


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