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7 jours de randonnée légère itinérante dans les Pyrénées avec l'association Randonner léger, pour se rencontrer et partager notre passion.
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#1 12-05-2014 22:34:08

jeronimo
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[Récit + liste] 24h non-stop (111,5km) le long de la Marne

Voici le récit d'une petite expérience proposée et discutée ici: https://www.randonner-leger.org/forum/v … p?id=25687

Comme ça fait plusieurs années que je suis frustré de n'être pas disponible au moment du Tour de la Thur (https://www.randonner-leger.org/forum/v … p?id=25472) et comme je voulais expérimenter un effort continu de 24h avant de réaliser le Grand Raid du Golfe du Morbihan et l'Ultra-Trail du Mont-Blanc, j'ai choisi de fabriquer un 24h de marche à la date et à l'endroit qui me convenaient.

Le départ a eu lieu vendredi dernier, à 19h, à la gare de Château-Thierry dans l'Aisne, avec comme horizon de rentrer à Paris à pied. J'étais avec mon fils, une force de la nature qui n'avait pas fait beaucoup de sport et aucun entraînement pour cette sortie, mais qui était tenté par l'exploration des limites psychologiques qu'elle impliquait.
Au départ, la soirée était assez douce, avec un beau coucher de soleil jouant avec des nuages, mais la météo prévue était de 10°C pendant la nuit, avec du vent, puis de la pluie annoncée pour le lendemain.

Les moments forts :
- la montée de Château-Thierry vers l'intrigant (de loin) « Monument Américain » rehaussé par le soleil couchant ; en fait, il s'agit d'une œuvre grandiloquente typique des années 1930, d'une esthétique tout-à-fait incongrue au milieu des vignes de champagne, mais qui rappelle qu'ici eurent lieu de terribles combats pendant la 1ère guerre mondiale.
- Le crépuscule très calme et doux le long de la Marne, avec une loutre qui fend les eaux.
- Le clair de lune qui illumine les chemins de calcaire blanc entre les vignes.
- Les oiseaux (des corneilles ? Des colombes ?) qui s'envolent à grands bruissements de plumes au milieu des bois sombres, alors que nous nous concentrons pour ne pas déraper dans la boue des ornières.
- Le froid et le découragement à la fin de la nuit.
- Le retour de vitalité qu'amène l'aurore, ou de s'approcher d'un beau renard trop occupé à guetter des grenouilles.
- La décision prise par mon fils vers 7h du matin qu'il n'ira pas jusqu'au bout mais m'accompagnera jusqu'à Esbly.
- L'irritation que le chemin porté sur la carte et sur Géoportail comme GR balisé dans le « Bois le Comte », entre Fublaines et Nanteuil-les-Meaux, soit « strictement interdit au public » sans que les autorités qui l'ont fermé aient songé à indiquer un itinéraire alternatif, ce qui nous fera faire un détour de 5km sur une route où les voitures roulent vite sans respecter la distance de sécurité quand elles croisent des piétons.
- Beaucoup mieux, le regain d'énergie après le gros petit déjeuner pris dans un café de Nanteuil : double crème, coca, croissants, oranges, pains d'épice (c'est aussi l'endroit où je remplis de nouveau ma poche à eau ; sur les 24h j'aurai finalement consommé 4 litres, plus le coca et le café).
- Le découragement du fiston, qui ne profite plus de rien à partir de Quincy-Voisins.
- La séparation à Esbly, après 76km parcourus en 17h10 ; 30 minutes plus tôt, j'ai anticipé cette séparation en changeant de chaussures (voir plus bas), ce qui me permet de lui laisser la première paire pour m'alléger ; nous échangeons aussi les bâtons, et je lui pique les barres énergétiques qui lui restent.
- Je repars d'Esbly en courant, assez content d'être capable de le faire et sentant que ça me fait du bien, parce que ça me dégourdit les jambes et le corps grâce au changement de mouvement. J'arrête de courir dans la montée entre Coupvray et Chalifert, où il se met à pleuvoir et où je perd l'itinéraire et galère un peu avant de retrouver le chemin de halage, un peu avant le jardin des sculptures qui marque le passage de l'aqueduc de la Dhuys sous la Marne.
- Ensuite, je suis en pilote automatique et j'ai des souvenirs très flous d'une alternance de course et de marche, de somnolence et de découragement, le tout sous la pluie mais en écoutant le « journal d'une femme de chambre » d'Octave Mirbeau en audiolivre, avec cette particularité que je mettrai plusieurs chapitres avant de comprendre que j'ai oublié de désactiver la lecture aléatoire de mon baladeur et que j'écoute l'histoire dans le plus grand désordre !
- La même perte de lucidité me fait rater l'embranchement que j'avais prévu pour « couper » à travers la banlieue et je continue à trotter le long de la Marne ; j'ai tellement peur de rater la deuxième sortie prévue, que je sors trop tôt, dans Neuilly-sur-Marne au lieu de Neuilly-Plaisance.
- C'est là que je me décide à reconnaître que j'ai des ampoules, et je pense enfin à mettre mes chaussettes de rechange, ce qui arrange sensiblement la situation !
- Bref, j'en ai marre, il va être temps d'arrêter, tiens, il est 18h10 ! C'est presque fini, OK, encore un peu de patience pour atteindre 19h et finir le tour de l'horloge... Je choisis de rejoindre le métro Croix de Chaveau, mais je me trompe encore dans les rues de Montreuil et j'arrive au métro « Mairie de Montreuil » à... 19h ! Tout bien recalculé, ça fait 111,5km depuis le départ.
- Dans le métro, je lutte contre le sommeil, mais une fois arrivé à la station de destination, deux choses marrantes : il pleut violemment et tout le monde court se mettre à l'abri, moi je m'en fous, je réenfile la veste et le pantalon impers sous les regards étonnés, je prends un vélib', et je découvre tout heureux qu'une fois encore le changement de mouvement est bienvenu et que la grimpette jusque chez moi me fait du bien.
- Parmi les temps forts, arrive celui que j'ai envisagé depuis le petit matin : une bonne grosse douche, puis un dîner, puis au lit ! A 20h30, je dors... Le lendemain, je me réveillerai vers 8h, avec quelques tiraillements dans les pieds et dans les fesses, mais rien de bien méchant.

Bilan de l'expérience : ce fut plus facile que je n'imaginais, car je n'étais pas complètement épuisé à la fin (heureusement, puisque je me prépare à des courses de respectivement 27h et 35h), seulement démotivé. A refaire, je planifierai une fin beaucoup plus gratifiante.
Je suis très content de voir que le minimalisme « marche » bien pour cette durée : aussi bien pour les chaussures que pour le matos embarqué, qui m'a permis d'être tout confort avec un poids raisonnable (c'est à dire que mon sac à dos ne m'a jamais pesé).

Voici la liste de mon matos (les numéros en fin de ligne renvoient à des commentaires à la suite).

10 choses portées sur moi, total 1424g:
0430: chaussures Vivobarefoot Neo Hydrophobic (taille 42), poids paire sans semelles internes (1)
0066: semelles internes Noene 2mm (1)
0036: Chaussettes Inov-8 Mudsoc Mid (M), 60 % mérinos (2)
0037: slip Icebreaker Beast (S), 100 % mérinos (2)
0204: pantalon Haglofs (M)
0155: maillot manches longues Rab Meco 120 (M), 65 % mérinos (2)
0192: veste imper RAB Pulse (S) (3)
0016: tube type buff, coupé en deux (4)
0028: Mitaines Outdoor Research (L) (4)
0260: bâtons pliables Camp Xenon (5)

17 items dans le sac à dos, total 4111g au départ, 1555g à l'arrivée:
0305: sac à dos CAMP Trail Vest Light (S)
0064: lampe PETZL Tikka XP² (sans bandeau, installée sur sangle de poitrine du sac à dos)
2156: poche à eau 2L avec pipette, pleine
0330: 11 barres énergétiques de 30g chacune (6)
0220: pull polaire Lafuma Technowarm (S)
0100: surpantalon imper Lafuma Speedtrail (M) (7)
0260: chaussures de rechange Saucony Hattori, taille 44 (1)
0041: chaussettes de rechange Smartwool, 100 % mérinos (1)
0037: slip de rechange Odlo Cubic (S) (8)
0148: maillot manches courtes mérinos Ortovox (M) (8)
0100: trousse de secours (couv. Survie, mini-canif victorinox, pansements et bande, anti-inflammatoire
0050: pommade Nok
0045: 40€ argent liquide, carte bancaire, carte vitale, clef maison
0170: photophone avec coque et écouteurs
0030: cartes topo N&B
0040: mouchoirs en papier et gel désinfectant
0020: mouchoir en tissu

Notes :
1) J'ai beaucoup hésité pour savoir avec quelles chaussures minimalistes partir. J'ai fini par choisir le modèle Neo Hydrophobic pour faire face à un peu de pluie et de boue; ces chaussures sont mes préférées parmi celles que j'utilise dans la vie de tous les jours depuis plus d'un an, et j'ai remplacé leur semelle interne d'origine car elle était déjà trop usée, par la semelle Noene que j'ai trouvé juste avant de partir et dont l'amorti a été bienvenu dans ces chaussures déja âgées et donc bien tassées. Le bilan de l'ensemble est satisfaisant, même si je ne les recommande pas pour les sentiers de type GR que nous avons parcourus, pour deux raisons: leur accroche est limite quand c'est boueux, mais surtout leur laçage est insuffisant pour tenir bien le pied dans les devers.
Comme je venais de recevoir les Hattori et que j'ai pu les tester la veille du départ pendant deux heures de marche, j'ai décidé de les emmener comme chaussures de rechange pour improviser de les mettre. Comme mon fiston m'a annoncé vers 7h du matin qu'il ne m'accompagnerait pas jusqu'au bout, une demi-heure avant Esbly j'ai changé de chaussures et mis les Hattori sans chaussettes ; voyant que ça se passait bien, j'ai décidé de les garder et j'ai laissé le fiston partir avec les Néo trempées et ma première paire de chaussettes. J'ai donc marché/couru avec les Hattori pendant environ 7h30, ce qui était sans doute un test un peu extrême pour une paire que je connaissais à peine ! J'ai découvert après 5h de ce régime qu'elles me faisaient des petites ampoules un peu au dessus de la voûte plantaire, là où la bande velcro, qui permet le maintien du coup de pied, est ajourée (cette bande a été remplacée par un laçage traditionnel dans la version suivante). Avec des chaussettes, cela s'est arrangé. A suivre, mais pour le moment je suis très content de leur extrême légèreté, de leur confort et de leur accroche sur des terrains assez variés. Attention, elles taillent petit (comme New Balance : prendre 1,5 pointure au dessus de sa pointure de ville).

2) Vu le froid et l'humidité annoncés et la durée de l'effort, le choix du mérinos pour tous les sous-vêtements s'est avéré judicieux; je ne puais pas comme un bouc à l'arrivée (du moins je crois).

3) J'ai mis la veste par dessus la polaire entre 1h et 3h du matin, pour éviter d'avoir froid ; j'ai gardé la veste quand j'ai enlevé la polaire en repartant du café de Nanteuil (9h50), soit continûment pendant les 9h suivantes, où il a plu la plupart du temps. Bonne imperméabilité, bonne respirabilité, je suis resté au chaud à l'intérieur, ne jouant qu'avec le zip et la capuche pour réguler la température.

4) Le buff coupé en deux est devenu une pièce fétiche de mon équipement : bandeau contre la sueur dans les yeux, qui peut devenir un bonnet recouvrant les oreilles s'il y a du vent ; les mitaines viennent de s'ajouter à ces petites choses qui garantissent mon bien-être : comme la veste, je les ai gardées toute la journée du samedi.

5) Nous avons aussi échangé nos bâtons de marche : à Esbly, mon fils est parti avec les Xenon que j'utilisais depuis la veille, et je suis resté avec les Fizan NW Lite (371g), parce qu'ils ont des embouts pour éviter le choc désagréable des pointes sur le macadam, car je savais que désormais j'allais être surtout sur cette surface.

6) J'avais prévu une barre énergétique toutes les deux heures, en comptant sur des arrêts en route dans des boulangeries ou des cafés. En fait, à partir de l'aurore, j'ai mangé une barre chaque 1h30 jusqu'au petit déjeuner à Nanteuil-les-Meaux, qui m'a bien calé pour les quatre heures suivantes ; puis la fatigue aidant, j'ai recommencé à grignoter des barres dès que j'avais envie, presque une fois par heure à la fin.

7) J'ai mis le surpantalon pour me protéger de la pluie, entre 13h et 17h30 ; même commentaire que pour la veste.

8) Ces vêtements de rechange n'ont pas servi ; ils faisaient partie de mon kit de sécurité.

Edit: trois petites corrections ou précisions

Dernière modification par jeronimo (13-05-2014 08:28:42)

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#2 12-05-2014 22:56:28

Hareotoko
But alors....
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Re : [Récit + liste] 24h non-stop (111,5km) le long de la Marne

Salut jeronimo smile
Cool que tu aies réussi  cool
Quatre litres en tout !!! Comment fais tu ? Même pas une tite crampounette ? C'était pas la grosse chaleur, mais quand même...
Ta moyenne a décru à quel rythme finalement ?
Les barres énergétiques, quelle marque ?


Quand Bruce Banner est énervé, il devient Hulk. Quand Hulk est énervé, il devient......Chuck Norris.

Bénir....ramollit ; Maudire.....tonifie.

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#3 12-05-2014 23:02:28

mad
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Re : [Récit + liste] 24h non-stop (111,5km) le long de la Marne

Superbe récit jéronimo, avec un bel écho de vécu !

Ca me motive pour bouger un peu plus ma graisse, même si mes ambitions sont plus modestes  neutral ...

Un de mes soucis sur des longues marches est l'irritation entre-jambes. La crème NOK est pas mal, mais n'y a t'il pas mieux encore (j'utilise aussi du talc, mais c'est assez galère)?


Un bon hamac vaut mieux qu'un long discours !

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#4 12-05-2014 23:42:59

Hareotoko
But alors....
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Re : [Récit + liste] 24h non-stop (111,5km) le long de la Marne

Salut Mad
Le nok, oui c'est bien.
Moins cher, et efficace aussi, la vaseline.(utilisée pour les marches de 50 kilomètres en mode kaki...)
Le mitosyl , crème pour les fesses des nourrissons.


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Bénir....ramollit ; Maudire.....tonifie.

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#5 13-05-2014 07:10:28

velox
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Re : [Récit + liste] 24h non-stop (111,5km) le long de la Marne

jeronimo a écrit :

en écoutant le « journal d'une femme de chambre » d'Octave Mirbeau en audiolivre, avec cette particularité que je mettrai plusieurs chapitres avant de comprendre que j'ai oublié de désactiver la lecture aléatoire de mon baladeur et que j'écoute l'histoire dans le plus grand désordre !

big_smile
Excellent!
Un grand bravo à toi, en tout cas. smile (comme quoi les minimalistes, hein... wink)

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#6 13-05-2014 08:25:21

jeronimo
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Re : [Récit + liste] 24h non-stop (111,5km) le long de la Marne

Merci à tous de vos bravos!  cool

Oui, Velox, le minimalisme (des chaussures) me sert de prétexte pour le maximalisme (des expériences), comprenne qui pourra. Et quant au journal d'une femme de chambre, je n'ai pas eu le sentiment d'en perdre l'intérêt...

Salut Mad; je ne connais pas mieux que la Nok comme pommade contre les irritations, puis une fois irrité c'est l'homéoplasmine. Je pense que pour gérer le frottement à l'entre-jambes, un sous-vêtement de type boxer de super qualité (mérinos?) doit aider.

Hareotoko:
- pour l'eau, je n'en ai pas ressenti davantage le besoin (urines claires jusqu'au bout), et je ne me suis pas refréné (il eut été facile de recharger la poche à eau dans les nombreuses guinguettes du bord de Marne). Non, pas une seule tite crampe! J'explique cela par le fait qu'il ne faisait vraiment pas chaud et que je n'ai pas transpiré.

- pour les barres, c'est un mélange de trucs (généralement bio) éprouvé sur des années de randos et de courses: sésame-miel (et rien d'autre! Sunita), fourrés au chocolat (Twibio), Clifbar (différentes saveurs), des barres de fruit de différentes marques achetées en magasin bio et des barres maisons (une recette de Scott Jurek avec des haricots hazuki, une autre de cookies au beurre de cacahouètes et pépites de chocolat)...  tongue

- pour la moyenne, on a marché à 5km/h avec le fiston, ce qui en comptant les pauses (au pif 1h40 au total sur 17h10) nous a fait une moyenne de 4,5km/h; pendant les 6h30 qui ont suivi, ma moyenne est montée à 5,5 km/h pauses comprises (très courtes), car j'ai trottiné une partie du temps (incapable de calculer combien).

Dernière modification par jeronimo (13-05-2014 08:32:26)

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#7 13-05-2014 08:58:11

SpySNL
N°8
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Re : [Récit + liste] 24h non-stop (111,5km) le long de la Marne

velox a écrit :
jeronimo a écrit :

en écoutant le « journal d'une femme de chambre » d'Octave Mirbeau en audiolivre, avec cette particularité que je mettrai plusieurs chapitres avant de comprendre que j'ai oublié de désactiver la lecture aléatoire de mon baladeur et que j'écoute l'histoire dans le plus grand désordre !

big_smile
Excellent!
Un grand bravo à toi, en tout cas. smile (comme quoi les minimalistes, hein... wink)

Magnifique anecdote !!!
Et c'est très représentatif de l'état dans lequel on se retrouve: moi j'hallucinais au petit matin pour mon 1er 24h, je voyais des souris sur le chemin lol

Bravo en tout cas, et je ne suis pas étonné que tu ai trouvé ça plus facile que prévu smile Effectivement, courir ça fait du bien...
Je suis également perplexe sur la quantité d'eau bue hmm

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#8 13-05-2014 11:09:32

eraz
multimedia
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Re : [Récit + liste] 24h non-stop (111,5km) le long de la Marne

Kikoo jeronimo wink

Merci pour ton retour et bravo pour les 24h!

Je suis d'accord avec toi que c'est beaucoup moins dur à faire qu'à imaginer : en fait on est vraiment optimisés pour marcher, mais notre vie actuelle ne nous donne plus aucun repère. AMHA c'est ce genre de sortie qui permet de mieux se connaître et de savoir ce que l'on peut réellement accomplir une fois que les barrières psychologiques sont tombées. Mais je crois que tu n'en a pas beaucoup, de barrières psychologiques... wink.

eraz

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#9 13-05-2014 13:42:10

coyotte26
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Re : [Récit + liste] 24h non-stop (111,5km) le long de la Marne

salut,

belle perf !
Je vois que tu as un T-shirt en meco et ni le forum ni le net ne regorgent de compte-rendu sur cette matière qui au demeurant me tente beaucoup parce que le merino pur en été est trop chaud pour moi et je n'ai aps trouvé de synthétique qui ne pue pas avec moi. Un petit retour sur expérience me ferait donc avancer dans mes réflexions big_smile !

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#10 13-05-2014 14:37:03

Ontheroad33
Pandabruti
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Re : [Récit + liste] 24h non-stop (111,5km) le long de la Marne

Woua trop fort le mec ! Bravo pour cette réussite. Je suis baba d'admiration, pas tellement par le chiffre qui ne m'aspire rien car trop loin de mes compétences mais par l'expérience sensitive que tu as vécue, l'écoute de son corps, le psychisme oscillant... Ça donne envie d'essayer, dans ses propres limites bien entendu. Merci beaucoup pour le partage. big_smile



J'ai résolu mon problème d'irritations par des cuissards ou autres caleçons longs. La crême NOK n'a jamais suffi et les boxers classique sont souvent trop courts et remontent trop facilement.

J'utilise un sous-short de rugby depuis un moment mais j'aimerais trouver quelquechose de plus léger et de plus confortable. En Alaska, j'avais un Icebreaker 100% merinos qui n'a pas tenu 3 semaines en port 24/24 7/7... Le coton étant à proscrire pour des raisos de séchage lent principalement, il reste le synthétique. Running ? Gym ? Natation ? Je ne sais pas encore...

Si l'irritation apparait, l'homeoplasmine est la seule crême qui fonctionne vraiment bien chez moi. La nuit suffit à me remettre d'aplomb sauf irriation extrême.


"Je ne sais pas où je vais. Ouh ça je ne l'ai jamais bien su. Mais si jamais je le savais, je crois bien que je n'irais plus." La Rue Kétanou, Où Je vais, Album En Attendant Les Caravanes, 2000.

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#11 13-05-2014 15:13:39

jeronimo
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Re : [Récit + liste] 24h non-stop (111,5km) le long de la Marne

@Spy: je fais attention à boire, c'est devenu une manie depuis que je fais de l'ultra-trail, donc j'en déduis que le fait que l'effort soit de basse intensité combiné à une température fraîche créait les conditions d'une consommation minimale par l'organisme... Je n'ai pas d'autre explication (autre chose, c'est peut-être l'optimisation de l'hydratation par les micro-gorgées à la pipette?).

@Eraz: kikoo! Tu as compris que je vois plutôt le physique comme le véhicule qui permet de tenter des expériences psychologiquement intéressantes... Peut-être qu'un de ces jours on tentera ensemble un truc bien bien fou?

@Coyotte26: mon maillot en meco ne me semble pas moins chaud (ni plus) que mes maillots en mérinos 150g/m²; son avantage pour la course à pied est plutôt le séchage un poil plus rapide et (impression à confirmer) un tissu un poil plus solide: je fais facilement des trous dans mes maillots de mérinos pendant les randos, et vu leur prix, ça me fait grincer des dents. Attention, le maillot Rab taille grand, je prends habituellement du M mais là j'aurais dû prendre du S (comme Icebreaker et Smartwool, d'ailleurs).

@Ontheroad33: D'ac avec toi sur les cuissards pour protéger l'entre-jambe; je n'en ai pas en mérinos (chez Icebreaker, outre le boxer en 150g/m², il y a un corsaire en 260g/m² qui doit être bcp plus solide) mais j'en ai en synthétique qui semble de bonne qualité (X-Bionic, que je mets sans rien dessous) car je n'ai jamais eu d'irritation lors de courses >10h).

Dernière modification par jeronimo (13-05-2014 15:14:47)

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#12 13-05-2014 20:02:34

cernunos
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Re : [Récit + liste] 24h non-stop (111,5km) le long de la Marne

smile Salut Jeronimo,

Désolé de ne pas vous avoir accompagné.

Bravo, notamment pour le finish en solo et pour le fiston (70 km c'est très bien déjà)...

Le point que tu souligne est le plus important : les modifications de conscience (ça peut être un but de la démarche : se concentrer sur soi) et les déficits d'attention (à combattre)...

Avec l'entrainement, et l'habitude, on en vient à ne plus connaître ce dernier genre de désagrément qui peut être très dangereux, selon les environnements (montagne, routes)...

J'ai pu comparer sur huit Bourges Sancerre et trois tours de la Thur... Plus on s'habitue, moins on a ce genre d'épisodes...

Une supplémentation en acides aminés contribue à aider à les éliminer. Des petites pastilles bio (dites tisanes à sucer) au guarana (caféine mais à faible dose par rapport à des gélules) permet aussi d'éviter les pertes d'attention nocturnes... Un bonbon acidulé de temps et temps (aide à assimiler la Glutamine)... Bien manger salé... Plus de barres sucrées, et tout cas beaucoup moins...

En combinant un peu tout ça, je n'ai eu aucun épisode sur mes derniers Bourges Sancerre et mon premier tour de la Thur complet (la troisième tentative)...

Reste l'ennui de la fin de parcours... C'est long 24 H 00 surtout si le cadre et le temps ne sont pas top...

Mais si 24H00 passent bien, 27 passeront sans problème... Je suis monté à 28 + 1,5 (pot d'arrivée et retour à pied depuis l'arrivée)... Et je n'étais pas fatigué (au sens du sommeil, bien sûr)...

35, c'est un autre cap... Mais une fois que le sommeil a été repoussé, avec la tension de l'effort continu... C'est au delà de 36 heures, lorsqu'un nouveau cycle de sommeil s'enclenche que ça devient très dur, voire traumatisant... Voire pas très bon du tout; pour le coeur notamment... On doit entrer dans un stress très oxidatif...

Ce que j'appréhendais le plus compte tenu de mon niveau de forme du moment : finir par la banlieue (triste), sous la pluie (annoncée)... Il aurait été possible que je te devienne un handicap et que je  lâche... J'ai préféré m'abstenir...

Tu n'as bu que 2 L en 24H00 ? Pas de ravitos ?

@ Mad

Un truc contre les brulures à l'entrejambe, outre la nok, c'est un rinçage à l'eau, ou au mouchoir mouillé, régulier, surtout suivi d'un séchage (idem au mouchoir). Et l'aération...

C'est la transpiration qui génère les irritations à la longue... Elle ruisselle du dos à la longue...

Je marche en short, essentiellement, et sans slip dans tous les cas... Toujours avec le dos des vêtements hors du short (ou du pantalon en hiver)... Et je me "rince" dès que possible... Avant même les premiers picotements...

Et ce problème, qui était récurrent chez moi, ne se pose plus...


"Marche, marche ! Tu verras..." Henri Vincenot - Les Etoiles de Compostelle
"Le recours aux forêts — ce n'est pas une idylle qui se cache sous ce mot. Le lecteur doit plutôt se préparer à une marche hasardeuse, qui ne mène pas seulement hors des sentiers battus, mais au-delà des frontières de la méditation." Jünger

"Marcher dans une forêt entre deux haies de fougères transfigurées par l’automne, c’est cela un triomphe.
Que sont à côté suffrages et ovations ?"   Cioran

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#13 13-05-2014 20:06:44

bruno59
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Re : [Récit + liste] 24h non-stop (111,5km) le long de la Marne

Bravo pour la performance, du coup, tu m'as donné envie, je vais me caser ça un week-end pas de loin de chez moi, pour voir jusqu'où je peux aller. Et même le fiston il gère, qui plus est sans entraînement.

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#14 13-05-2014 20:50:39

jeronimo
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Re : [Récit + liste] 24h non-stop (111,5km) le long de la Marne

cernunos a écrit :

Tu n'as bu que 2 L en 24H00 ? Pas de ravitos ?

Salut Cernunos, merci de tes intéressants commentaires.
Attention, j'ai bu 4 litres d'eau, plus 33cl de coca, plus 25cl de café.

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