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#1 27-03-2015 20:18:15

Archimboldi
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Lieu : Ch'nord
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[Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Un peu déçu l'an dernier de n'avoir pu admirer la moindre aurore boréale, pour cette dernière sortie hivernale j'ai voulu maximiser mes chances en allant plus haut sur le cercle arctique. Jusqu'au dernier moment, le point de chute devait être Bodø et les Lofoten, sur les traces de Eraz et Nutzzz.

Finalement, une grosse semaine avant le départ, on se décide avec mon comparse Blork (ses amis le surnomment Loïc, allez savoir pourquoi) à plutôt partir vers Tromsø. Sur Bodø les températures sont à peine négatives, je sens venir la galère du mélange pluie/neige, et surtout on n'arrive pas à faire coïncider nos dates d'arrivées sur place avec les ferries. Pas envie de perdre 48h en ville.

Ce sera donc Tromsø. Petit coup d'oeil sur internet, les températures sont un poil plus fraiches, les photos jolies, et il y a pas mal de refuges. On choisit de se retrouver le 16 là-haut, pour ma part comme j'ai quelques jours à perdre, je prends un vol low cost pour Oslo, arrivée là-bas le jeudi 12.
J'arrive à l'aéroport de Rygge, je réserve pour dimanche un billet de train pas cher de Sonsveien à Gardermoen, d'où je repartirai pour le Nord.


Jeudi 12, 23h

Me voilà à pied d'oeuvre. Le sac est horriblement lourd, pratiquement 2 semaines de bouffe, de quoi être confort pour dormir dehors jusqu'aux environs de -10 ou -15, les raquettes, 1L 1/2 de flotte que j'ai préféré emmener, ne sachant si je trouverais facilement de l'eau potable. Sûrement près de 18 kilos sur les épaules. Aoutch.  hmm

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Pour ce soir je serre les dents, j'ai environ 10 km à faire avant d'arriver à un laavu que j'ai repéré à l'est de Moss, dans la forêt. Je salue bien bas les norvégiens et leurs aéroports que l'on peut sans danger quitter à pied, je rejoins tranquillement la ville sur un trottoir.

Pour me guider, j'ai une vague impression googlemap, mais surtout un gps. Vraiment très pratique comme outil, il m'a permis d'emprunter de petites routes sympas, j'aurais sûrement suivi les grands axes sans lui.

L'humidité est très présente, j'avance dans le brouillard, il fait -2, tout ce qui dépasse du sac est bientôt recouvert de givre. J'en chie un maximum avec mon fardeau sur le dos, mais ma flemme d'avoir à déjà gérer la condensation sur ma tente dès la première nuit me pousse à continuer jusqu'à l'abri repéré. J'arrive à l'orée de la forêt à 2h du matin, les km sont longs quand on porte lourd, je ne suis pas le chemin le plus rapide, et j'y vais mollo car je sens des ampoules arriver.

Obligé de sortir la frontale cette fois, mais la forêt est sillonée de sentiers difficiles à distinguer de nuit. J'alterne les passages sanglier avec les quelques centaines de mètres où je suis manifestement sur un chemin. De toute façon il me suffit de suivre la côte. Je passe dans quelques marécages, mais ils sont heureusement paillés (pas toujours suffisamment cependant tongue )

3 h du mat', j'arrive au laavu. Dodo !
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Vendredi 13

Réveil tôt avec le soleil, il fait un temps magnifique. Mais faut pas s'y fier, ça caille un peu, un coup d'oeil au thermomètre m'indique -4. Je roupille jusque 10h, avant de me rendre compte que le coin vaut la peine de se mettre un pied au cul :
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Petit déjeuner avalé en vitesse, je ne suis pas pressé par le temps, alors je choisis de me promener dans le coin aujourd'hui, et de revenir dormir ici. Ça me permet de planquer un peu de bouffe, et aussi de prendre soin de mes fichues ampoules. Des années que je n'en avais plus eu, je porte mes chaussures quotidiennement, j'ai testé mes chaussettes (woolpower 200) dans des trails, mais les deux ensemble n'ont pas l'air de s'apprécier.

C'est parti pour la promenade au pays des trolls !

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Le sol est un peu calcaire par ici !  lol 

Les températures sont idéales pour marcher, grand beau et autour des 5°, donc ni trop chaud ni trop froid, et pas de moustiques.  smile
Egalement, on croise de l'eau partout, je n'en transporte plus que très peu.

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Je retourne au laavu vers 17h, assez tôt pour pouvoir occuper les lieux, un vendredi soir j'ai peur qu'il ne soit pris d'assaut.
Et je profite de l'occasion pour faire un petit feu, je sais vraiment pas m'en empêcher  smile

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Je suis un peu étonné de ne croiser personne, on n'est pourtant vraiment pas loin de la ville. J'ai bien croisé quelques joggeurs aujourd'hui, mais personne ce soir à priori. Je vais rêvasser à côté de l'eau.

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Tiens, c'est quoi cette ficelle ? Une toile d'araignée ? Ah non, une ligne de pêche. Et deux. Bien plus en fait ! Ils semblent installés là depuis un moment, du coup je me sens un peu honteux d'avoir toussé si fort il y a quelques minutes...

Peu avant la nuit, deux gamins feront un peu de bruit en jouant avec des talkie walkie. C'est absolument tout. Je file me coucher après une petite toilette, laissant mon savon et mes pastilles d'esbit sur le bord, mais rassemblant tout le reste dans mon sac, de sorte qu'il faille forcément me passer dessus pour y avoir accès.

J'entends un peu de bruit dans la nuit, mais rien ne me saute aux yeux à la frontale.


Samedi 14

Savon et esbit ont disparus. Sincèrement je ne m'explique pas ce qui a pu se passer. Un humain n'irait pas voler ça, et je ne vois pas en quoi ça pourrait intéresser une bestiole. Bah tant pis, rien d'essentiel, je mangerai froid ce soir et voilà tout. Il est temps de partir un peu plus au nord pour atteindre Sonsveien. Relax, une fois encore il fait beau et j'ai tout mon temps.

Je me laisse guider par mes envies, tant que ça va au nord c'est bon. De petits coups d'oeils régulier au gps me permettent aussi de ne pas trop m'approcher des routes.

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Je croise parfois quelques personnes, j'aime beaucoup leur respect de l'autre. Même ceux qui semblent un peu "wesh" et se promènent avec d'énormes chiens me lancent un petit "aïe" et attachent leurs monstres dès qu'ils me voient. Quel changement d'avec la France et le fameux "il est pas méchant" !

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J'ai une folle impression de sérénité, n'eût été le sac trop lourd. Je marche dans des conditions idéales, pas de moustique, pas d'eau à porter, et vols pas chers disponibles depuis la France. Le sud de la Norvège à la fin de l'hiver doit être le paradis du MUL, on peut même s'affranchir d'un bagage en soute et avoir un voyage qui nous revient à 3 fois rien.

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Dimanche 15

Je ne suis plus très loin de ma destination, mon train part ce soir, une fois encore je prend mon temps. J'entame mon 3e jour consécutif sans pluie, je n'ai pas souvenir que cela me soit déjà arrivé sur une rando de plus de quelques jours. J'ai une petite pensée pour Caroline, j'espère qu'elle et son amie ont un aussi beau temps dans les Lofoten.
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Des gens passent sur le chemin avec un attelage de chien de traineau. Ils sont sur un chariot à roulette, j'aime beaucoup.

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J'arrive un peu tôt en ville, j'en profite pour faire un tour au parc.

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J'ai acheté mon billet de train sur Minipris, de Sonvsein jusque l'aéroport, cela ne coutaît que 110 NOK, contre 249 directement à la sortie de Rygge. Je suis sensé le retirer aux bornes, un doute m'assaille subitement, est-ce que je saurai comprendre ce qui est écrit ? Ça va, on peut passer la langue sur anglais.

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J'ai une correspondance à Oslo, je me trompe de train pour aller à l'aéroport, et prend celui d'une compagnie spécialisée dans le trajet Oslo-aéroport. Je n'avais que très peu de temps pour changer de train, la gare est presque aussi grande que leur aéroport, et surtout les horaires correspondaient. Je saurais pour la prochaine fois qu'il faut aussi faire attention à ça. Habitude française. roll

Dodo à l'aéroport, demain ça commence vraiment !

Pendant ce temps, du côté de chez Swann Blork :

Hop,j’ai fait mon ptit sac hier, y a tout ce qu’il faut, tout le matos est là, le prototype de tente/abri a été terminé et étanchéifié mais pas testé, pas grave, c’est l’aventure !!!

Direction chez ma soeur, j’y laisse ma bagnole et elle me dépose au TGV… Vu la différence de prix, j’ai prix une place 1ere… c’est trop bien, siège large avec accoudoir, qui se bascule, place pour les jambes. L’aventure commence pas trop mal.

Arrivé à Charles de Gaules, un pote me récupère, on va bouffer ensemble en déconnant et il me dépose vers 22h à l’aéroport pour que j’y pionce…

Je vais au terminal 2B réputé pour être bien pour dormir d’après le net… sauf qu’il est en rénovation et qu’un flic me dit qu’un sdf pourrait m’agresser… je vais squatter un coin je sais plus où, je somnole à moitié de travers avec dans la nuit les animations locales : des russes bourrées qui passent en gueulant X fois, et une nana qui trouve rien de mieux de se coller près de moi pour recharger son smartphone, car elle passera la nuit à parler avec son ex et lui poser en boucle les mêmes questions (ça se résume à t’es déjà avec une autre au bout d’une semaine, j’étais rien x3578)….


Lundi 16

Je profite du wifi de l'aéroport pour regarder la météo. A part aujourd'hui, c'est mauvais pour pour les aurores, couvert tous les jours et beaucoup de vent. On verra bien.

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Arrivée sur place en milieu d'après-midi, on file acheter du gaz (le magasin XXL est à 10 minutes à pied de l'aéroport et est bien achalandé), puis direction l'office du tourisme : les refuges dans le coin sont tous fermés à clé, il faut devenir membre d'une association pour l'obtenir. Pas de chance, le service qui s'en occupe ne sera ouvert que mercredi. On nous redirige vers un magasin en partenariat avec l'association, mais celui-ci fermait à 17h. Trop tard, faudra repasser demain.

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Un brin grognons, on sort de la ville (3km sur une plaque de verglas...) pour poser les tentes. J'ai une folle envie de ne pas adhérer et de foncer, en faisant confiance à la chance pour trouver les refuges ouverts et se sécher au cas où.

Je monte ma tente et me rend compte que j'ai perdu un des petits mâts des extrémités. Je retourne tout le sol aux alentours, il n'est pas là, j'ai dû l'oublier lors de mon précédent bivouac.
Le ciel est dégagé, temps parfait pour les aurores. On attend, 22h, 23h, rien. On va se coucher en continuant à scruter le ciel. Rien. Groumpf !


Bon, dépôt de mon sac super bien ficelé et plastiqué, je prends mon premier avion. Rien de particulier, on donne à manger (luftansha), on est à l’heure. J’enchaine sur mon escale à Francfort et mon deuxième avion. Vol comme le premier. A mon arrivée à Oslo, on m’a prévenu, je dois récupérer mon sac et passer la douane.. Je demande où est la douane et quand je suis devant eux, ils en n’ont rien à foutre… Dépôt du sac pour la soute pour le 3eme et dernier vol avec toujours la même question, c’est quoi ce truc sur le dessus (des raquettes…). Le comparse me repère et se signale d’un bwarg timide (notre cri de ralliement), il a l’air en pleine forme et m’apprend qu’il a crapahuté pendant 4 jours avant. Bien, cela l’aura peut être calmé (ou pas..). On papote et direction l’avion… wouhouu c’est l’aventure.

Vol sans rien d’exceptionnel si ce n’est que par le hublot je vois de plus en plus de blanc voir que du blanc et des lacs complétement gelés… là je stress un poil en me disant dans quelle galère je me suis embarqué.

Arrivé à l’aéroport, je récupère mon sac sur les rouleaux à bagages et Ju’ …. bin non, y a pas son sac… Déjà, ça commence bien. On va vers le comptoir de l’aéroport de Tromso pour gueuler, et en fait le sac était arrivé plus tôt par un autre vol. On commence à s’équiper, refaire les sacs, sortir le nécessaire de marche dans l’aéroport, le tout en crevant de chaud (max de chauffage). Dehors il fait beau, tout va bien…

Dès qu’on sort, un vent glacial nous accueille… hop on rajoute une couche et on se cache dans les tour de cou et bonnet. Objectif, aller au magasin acheter du gaz, et chopper une clé pour cabane. Le magasin est à coté, on tourne en rond autour du bâtiment mais on y rentre, meurt de chaud, mais on repart avec nos cartouches.
On traverse la ville en bus pour gagner du temps et passer à l’office du tourisme avant qu’il ne ferme, récupérer une clé. On y arrive (avec un chauffeur de bus super sympa), entre, et là, on demande à une vieille conne où on peut trouver la clé. Elle répond avec un anglais qui sonne comme si elle avait de la semoule dans la bouche le plus faiblement possible pour bien montrer qu’on l’emmerde qu’elle n’a pas de clé, que l’organisme dans la maison du tourisme qui le délivre ouvre que dans 2 jours.
Ju’ lui demande si il y a un magasin qui fait relais
(note : je savais que oui, mais comme elle n’avait pas l’air d’avoir envie de nous le dire…) , elle daigne nous répondre mais on apprend qu’il est fermé à 18h00 . Il faudra attendre demain pour avoir cette clé… Le collègue est mitigé, on part sans, on part avec… J’ai un abri en mode bêta et la météo est pas terrible… J’arrive à le convaincre de voir demain matin ce que ça donne… Du coup on part se trouver un ptit coin pour se pieuter. On sort de la ville, on passe par une magnifique zone de route gelée où je fais le bourrin et manque de tomber plusieurs fois… On passe à un chemin damé qui part vers le fond d’une vallée, on cherche à la frontale une zone pouvant nous accueillir, c’est ok, on aplatit la neige, et opération monte ta maison !
La c’est du bon à l’arrache. Ju ne retrouve pas un morceau de sa tente et moi, je n’ai jamais testé mon proto en conf terminée et encore moins sur de la neige. Je maitrise pas les ancres à neige, fais n’importe quoi, mon abri ressemble à une bouse avec des haubans … Pas grave. Pause miam miam avec quelques skieurs de fond qui passent dans le chemin en contrebas, le ciel est dégagé mais pas d’aurores… Direction dodo. Je glisserai un peu (mal aplati ma zone) mais ce sera correct. On vérifiera de temps en temps pour voir si il y a des aurores.. rien.


Mardi 17

Blork s'est fait un abri Olivier dans une toile de tarp D4. C'était son premier montage sur neige, ce ne fut guère concluant, long et difficile à monter correctement. On part au magasin en question voir ce qu'il en est pour devenir membre, si ce n'est pas possible, on partira sans la clé, hors de question d'attendre mercredi.
Deux heures plus tard et la clé en poche (la dernière qu'avait la nana du magasin ! ), on commence enfin.


Bon, réveil tranquillou le matin, on a bien dormi. Ptit déj, pliage de l’équipement, retour sur nos pas, passage du chemin de glace avec Ju’ qui fait encore sa lopette et chausse les raquette qui font crouic crouic. Moi je fais encore le fou à l’arrache et manque de me gameller mais ça passe. Direction le magasin où on peut trouver la clé, ptite marche d’1h30 à peu près. Wooohooo . On passe par un pont d’1 km avec un vent pas sympa, mais on connaitra pire. On trouve le magasin, quand on y entre, la vendeuse est en train de ranger un double barrel…. Ju’ ne voudra pas qu’on le prenne (trop lourd pour lui….). Bon on demande pour la clé, ils ont, on s’inscrit et hop on a la clé… C’était la dernière…. wouhouhhh maintenant on est safe au cas où !
Bon, c’est parti pour la montagne. On retraverse le pont, mais en bus parce que flemme & cie (on aurait pu le faire à pied, mais pas encore d’expérience de mon coté et je voulais me réserver pour la montée).
On traverse la partie glacée une 3eme fois, crouic crouic crouic le Ju’, hop, on tombe sur un chemin en neige damée et on passe en mode locomotive.

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L'idée de base était de se faire une boucle au sud, en restant non loin des refuges au cas où, puis de se garder pour les deux derniers jours la montée au nord de la ville, où on est sensés avoir un superbe 360°.
Dans nos sacs trainent quelques affaires inutiles, telles que cellophane ou scotch pour le retour. On pensait enterrer ça sous la neige à la sortie de la ville, et repasser le chercher en finissant la boucle, mais comme on est déjà passé 3 fois sur ce chemin, aucune envie d'y revenir une 4e fois pour économiser quelques centaines de grammes. On garde tout, direction Skarvassbu !

Les premiers kilomètres (après le verglas) se font sur une piste de ski de fond, on se chauffe gentiment.

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Et casse une graine.  tongue

Puis ça oblique dans la forêt. Descente vers la rivière, passage sur un pont, et remontée violente, tout droit dans la pente. Un peu bourrins ces norvégiens...

La raquette en montée… ça calme.

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On perd le chemin officiel au dessus de la ligne des arbres. Bof, de toute façon personne ne passe par ici, on fait notre propre trace.

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Le vent se lève et devient de plus en plus violent. On accélère, finit par faire les sangliers, toujours tout droit vers la cabane, hormis quelques crochets pour éviter des lacs, on ne sait jamais...

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Le vent est de pire en pire à mesure qu'on avance, heureusement il est dans notre dos. J'ai du mal à me freiner, "pour voir" je m'arrête,me redresse et me retourne face au vent, je suis embarqué sur quelques mètres. C'est fou...
La cabane est en vue, le vent souffle toujours dans la bonne direction, notre dernier kilomètre sera très rapide.

A l'intérieur, le poêle a un tel tirage à cause du vent qu'il souffle plusieurs fois mon allume feu, pourtant bien enflammé.

Enfin bien installés, dehors, au vent se mêle la neige, je crois qu'on peut parler de tempête.


Mercredi 18

Ça a soufflé toute la nuit, hier il fallait vraiment pousser pour ouvrir la porte. Ce matin il vente encore, mais moins, et la neige s'est arrêtée. Je motive Blork à partir, il n'y a que 7 km jusqu'à la cabane suivante, Blakolkoia, pas de montée, et si ça craint on fera demi-tour.

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Finalement, une fois basculé sur l'autre versant, c'est calme. On trouve même une vieille trace de ski de fond... qu'on décide de ne pas suivre parce que c'est pas drôle. Finalement la rivière et les dévers nous obligeront à y retourner.

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On croise en chemin deux raquettistes, dont l'un tire une énorme pulka, et l'autre un sac à dos deux fois plus gros que le mien, avec encore pleins de trucs accrochés à l'extérieur. Cette rencontre a été sujet d'amusement pendant tout le séjour, car je pense que ce duo n'avançait même pas à 1 km/h.
-"Tu crois qu'ils vont à la cabane qu'on vient de quitter ?
-je crois plutôt qu'ils ont prévus d'y arriver après-demain"

Pas très charitable, certes, mais on les a bien eu en point de mire pendant 20 minutes, ils n'avançaient tellement pas qu'il m'a fallu être à moins de 75 mètres pour que je sois sûr qu'il s'agissait bien d'êtres vivants...

Bon, il est temps de quitter la piste, la cabane est à 1.5 km à vol d'oiseau. Donc on n'a plus que 1.5 km à faire. On passe dans des marécages, s'enfonce un peu, beaucoup parfois.

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A un moment dans une descente, Ju’ évite une zone qui semble une accumulation de neige. Moi je fonce dessus et m’enfonce à déchausser une raquette… Tant que j’y suis, je lui dis de prendre une photo exagération, je suis à genoux et on croit que je suis débout…Héhéhé ! Photo faite, je me relève et fais 2 pas…. et m’enfonce jusqu’à la taille. Cette fois ci, c’est pour de vrai finalement.

La cabane est en vue, le vent forcit une fois de plus, la neige recommence à tomber, il nous reste à passer un pont piégeux (neige dans laquelle on tombe jusqu'à la taille de chaque côté), et escalader comme on peut un mur de neige de 4 m de haut. Ouf ! Très clairement, on ne passe pas en pulka là-dedans.

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Les conditions se dégradent de plus en plus, je suis un peu inquiet pour les raquettistes. J'écoute mais n'entends pas de coup de sifflet. Bon, vu la taille de la pulka ils doivent avoir de quoi se protéger...

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Un mot quand même sur le séchage de chaussettes du colloc’ ! Chaque soir, il fait sécher ses chaussettes…. Et bien c’est hard… Putain ça sentait le fromage et j’avais trop envie d’une raclette du coup…. Il est pour moi l’homme qui fumait des pieds.

Je crois que pendant la nuit le vent sera encore plus violent que la nuit précédente, j'ai du mal à m'endormir tant ça souffle, les murs tremblent.


Jeudi 19

J'ai malgré tout guetté quelques heures les aurores, appareil photo réglé sur son trépied. Le ciel restera bouché.

J'aime bien cette cabane, elle est plus rustique que la précédente, plus petite et plus paumée aussi, au pied de sa montagne.
Dehors, on est passé dans les positifs, il fait 4°, la neige est fondante, lourde, on s'enfonce. Un peu de ciel bleu ici et là, mais globalement le ciel est dominé par les nuages menaçants.

On redescend le mur de neige, repasse le pont, et une fois encore on ne fait pas dans le détail, tout droit jusqu'à la prochaine cabane, Nonsbu, il ne doit y avoir que 6 ou 7 km.

Réveil tranquillou pour moi, Ju’ a mal dormi… Le vent l’a gêné. Truc habituel du matin, ptit déj, faisage de sacs, rangement et hop nous voilà partis. Bon aujourd’hui, itinéraire de fourmi, on a que 6 km à faire. Seule contrainte, pas de trace. Donc on part, il faut descendre le mur de neige du jour d’avant, passer à nouveau le pont.


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On est à peine partis que les conditions se dégradent brutalement, baisse des températures, vent, visiblité qui se réduit de plus en plus.
Un peu de grimpette, on est accueillis sur le plateau par un vent brutal de côté, voire 3/4 face, accompagné de neige. On est en fait à peu près sur le chemin, c'est cairné, mais on ne voit pas depuis un cairn le cairn suivant.

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On avance le nez collé sur le gps et la carte. Il suffit de les quitter du regard pour s'éloigner irrésistiblement des cairns, tendance imperceptible à dévier pour ne pas se prendre le vent dans le nez. Lunettes absolument indispensables !
Dans la tourmente on a parfois un léger mieux, vent qui souffle moins fort, neige qui se calme un peu, c'est pour mieux recommencer 2 minutes plus tard !

On trace vers l’objectif en essayant de prendre des azimuts … le plus dur, c’est de les garder en vue, le ciel commence à se boucher… Plus on avance, plus les nuages descendent… Et là, combo vent plus neige. ça commence déjà pas mal et ça va se transformer en très fort. Le vent est moitié de dos, mais l’autre moitié sur notre joue gauche. Résultat, on dévie toujours un petit peu du cap quand on n’a pas de repère. Coté chemin, les cairns de balisage que nous avions trouvé à mi chemin ont disparu, et on ne voit plus le relief autour de nous… Passage sur le GPS + carte pour déterminer où on est, on avance un peu et on recommence. Le vent est assez froid, les paysages sont … on ne sait pas on les voit pas… Au bout d’un moment, je me rend compte que nous allons droit vers un précipice de 40-50m d’après la carte, ce putain de vent nous a dévié tout le long du chemin. On modifie radicalement le cap, le tout toujours dans un espèce de blanc pourri. Ça descend avec pas mal de neige fraiche. Pour moi, la règle du Surf d’hiver s’applique pour la raquette : Plein de neige fraiche : on peut bourriner, on peut pas se faire mal, la neige fait matelas. Je pars plein régime, et de toutes façons, les grandes enjambés en descente sur la neige fraiche évite de faire souffrir mon genou. Ju’ suit derrière avec un bon rythme mais un poil plus lent. Il reste prudent sur la tenue de route et me colle pas trop vu que je fais des grands mouvements de bâtons parfois et ne veut pas se prendre (encore) un coup. Vu le manque de visibilité, je passe dans un passage de descente plus profond que les cotés, vu ma vitesse, c’est perte de contrôle.. réflexe basique, on bloque rien et on accompagne la chute en roulant, y a pas mieux pour amortir l’énergie. Ju’ arrive derrière en se demandant si je me suis fait mal ou cassé quelques choses, je le rassure en rigolant… Dans sa tête, il doit se demander quel sera le jour où je m’exploserai une cheville.
Sur le moment, en le voyant disparaître là-dedans, je me suis dit « eh merde, là ça pue ! Il a quand même roulé quelques mètres, et avec la visibilité à 2 mètres, j’ai pensé à une crevasse.

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C'est presque l'une de nos pires journées du séjour au niveau conditions climatiques. On a heureusement la présence d'esprit de consulter régulièrement la carte, nous évitant quelques descentes raides qui seraient dangereuses sans visiblité.
On arrive enfin à destination, nos affaires sont couvertes de neige.

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On croise micro marmotte(un lemming) cromignone. Elle se déplaçait à fond sur la neige sans s’enfoncer, cherchait à manger. Très curieuse, elle est venue nous voir à 3-4 m deux fois.

On met tout à sécher, dehors c'est (encore) de pire en pire, à la neige succède la grêle, le vent soufflera jusque minuit passé, et la visibilité est parfois risible, il arrive que le panneau à quelques mètres de la fenêtre disparaisse.

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Bien évidemment, pas d'aurore ce soir. On scrute quand même le ciel, il se dégage parfois quelques minutes, pour se recouvrir aussitôt.


Vendredi 20

Réveil tardif ce matin. Qu'est ce que ? Par la fenêtre, c'est ... de la lumière ? Le soleil ? Du ciel bleu ? Ventre saint-gris !

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On se met en route, ça caille, on est sous les -10, direction Trollvassbu !

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La vue est dégagée sur des kilomètres et des kilomètres, je crois que c'est la première fois que je fais de la raquette sous le soleil.

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On a à peu près fait la moitié du chemin, avec pas mal de détours "ça doit être joli en haut. Ah, en fait quand tu crois être en haut, y'a encore un sommet derrière...", quand soudainement, le ciel se recouvre. Punaise, cette météo !  lol

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On aperçoit deux skieurs au loin, on arrive à Trollvassbu vers 15h.

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Ok, les norvégiens aiment leur petit confort, mais là c'est n'importe quoi. Des canapés, une cuisine gigantesque, plusieurs petites chambres séparées sur l'arrière. J'ai l'impression d'être dans un hôtel.

On va dehors faire une petite pause casse-croute. Brrrr, j'ai un peu froid malgré ma doudoune et mes moufles. Ah, on s'approche des -15, et le vent souflotte. Moi qui voulais dormir dehors, c'est un peu bas pour mon matériel.

"Pas terrible ici. On se casse ? "
"On se casse !"

En 5 minutes, on change nos plans. Finalement on va repasser une nuit à Nonsbu, redescendre dans la vallée et faire la montée au sud à côté du téléphérique. Il y a un "emergency shelter" d'indiqué là-haut, et s'il y a un téléphérique la vue doit y être sympa, la plupart des photos de la ville doivent être prises de là-haut. Puis on verra pour Kjølen et comment on occupe nos derniers jours.

C'est parti, on fera le retour en 2h30 malgré les skieurs qui ont pourris nos traces, en passant par la "Steppe des Trolls", se gelant les miches sous le "Pic de l'Ombre Glacée", traversant le "Plateau du Blanc Désespoir".  big_smile

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Je redécouvre un phénomène que j'avais oublié, le tissu de mes moufles en P&P qui se colle légèrement sur tout ce qui est métallique, mes bâtons, la poignée de la porte. Pour descendre plus bas faudra quand même faire attention à ça, à -30 ça restera peut-être définitivement collé...

Ciel encore une fois bouché, un groupe de skieurs arrive, suivi plus tard d'un autre. 6 norvégiens dans la pièce d'à côté (Nonsbu est constituée de 2 pièces séparées, chacune avec poêle, cuisine et chambre), ça nous inquiète un peu, mais finalement on les entend à peine.
Bon, on dirait bien qu'ici, weekend = affluence, on s'en doutait déjà un peu en regardant les livres d'or, toujours remplis en fin de semaine.


Samedi 21

Une nouvelle fois, pas d'aurore pendant la nuit, mais de nouveau un grand soleil ce matin. Dingue !

On part vers la vallée en prenant notre temps, et encore une fois avec quelques détours photos/rêvasserie.

Comme chaque jour, j’attaque la même routine. On se lève, on mange un peu, on fait un brin de toilette et on range les sacs et la cabane. Pour les sacs, ils étaient déjà à moitié fait vu notre humeur de hier soir. Savoir qu’on va quitter la proximité des skieurs d’ici peu nous permet d’être déjà moins maussade. On part et laisse dans la cabane un couple de jeune et un autre couple avec leur 2 gamins. Un ptit « Aïe » de salut et hop on trace. Mais.. mais … qu’est donc que cela. Qu’est ce que c’est cette boule jaune sur fond bleu… Du beau temps. Ca faisait longtemps que nous n’avions pas eu un si beau ciel. On voit le paysage loin loin loin… Au moins, la journée commence bien. Vu ce qui est prévu aujourd’hui, on attaque sur un bon rythme, et même si je pensais avoir que de la descente, la première partie en montée me dérange presque pas. On voit loin, on voit du beau. Le moral est au beau fixe.

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Les traces de skis sont de plus en plus nombreuses à mesure qu'on s'approche de la route. On arrive sur une autoroute à skieurs, une piste damée qu'on doit suivre sur 3 ou 4 km. Que c'est pénible cette cohorte de mecs bariolés, dont la plupart se suivent sur les rails pour skis de fond. Il est où le plaisir d'aller faire du sport dans la nature là-dedans ? Je comprends pas...
On nous dévisage un peu, est-ce que c'est parce qu'on va à contre-sens (non, quelques uns vont dans le même sens que nous) ? Parce qu'ils ne reconnaissent pas ces étranges skis très courts qu'on porte sur nos sacs à dos, et qu'on appelle "raquettes" ? On ne démolit pourtant pas la piste...

Depuis le début, nous suivons la trace des skieurs de hier soir. Pour l’instant personne en vue et nous passons dans une zone remplie d’arbres. C’est agréable de marcher en forêt (ça reste des petits bouleaux), ça nous change du plein de neige plate avec 3 arbres de temps en temps. En revanche, les arbres sont marqués tous les 3 m pour ne pas perdre le sentier… ça sent l’autoroute. Un petit pont plus tard et quelques kilomètres, sur une descente on remarque une cabane, puis deux puis plein (plus de 20). Ju me l’avait expliqué, ici, ils construisent une cabane comme maison secondaire. Après avoir passé une trace de merde défoncée à la motoneige, nous raccrochons une piste dammée avec une trace pour SKIEUUUURRRRRS (tatataaaaaaa!). Et là c’est 3 km à faire dans le sens contraire d’un tas de norvégiens qui déboulent pour le week end. On aura de tout. Des jeunes, des vieux, des sympas qui font bonjour, des crétins qui sont dans leur chrono, des qui passent tirés par leur chien, des qui nous regardent bizarrement en se demandant pourquoi nos skis sont rond, large et trop petit (c’est des raquettes). Ju’ apprécie pas ce passage et je peux le comprendre, on a presque l’impression d’être envahi par des touristes.
Nous arrivons enfin à un parking déjà plein et qui continue à se remplir, nous trouvons un arrêt de bus avec un bus qui passe dans le mauvais sens après 20 mn d’attente. Il lâche un troupeau de skieurs… Décidément, c’est vraiment la zone ici. Le chauffeur me confirme qu’il repasse dans le bon sens dans 20 mn, plus qu’à attendre.

On attrape un bus, qui dépose sa bonne vingtaine de skieurs avant de repartir. Ah, quand même...

On loupe l'arrêt et se retrouve dans le centre-ville. Pause hot-dog (casse dédi à Caroline.  wink ), on reprend un bus rempli de touristes en doudounes qui nous dépose au pied du téléphérique. Début de la grimpette. C'est raide et verglacé. Un peu dangereux aussi, beaucoup de monde est passé ici et a laissé des trous dans le sol.

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On enfile raquettes et couteaux, au moins on ne les aura pas portés pour rien. C'est de plus en plus raide, on se découvre.
Des cris et des morceaux de glace qui tombent d'au dessus. Un groupe de norvégiennes emballées dans des sacs poubelle qui dévale la pente sur les fesses en hors sentier. Sont fous ces norvégiens ...
Un groupe de norvégiens. Ils descendent sans crampons, en glissant sur un pied, le plus à l'aise du monde. Sont vraiment fous ces norvégiens.

A mi pente, le ciel se couvre, et c'est le couplet habituel, vent qui se lève et températures qui baissent. Blork se rend compte qu'il a perdu une moufle imper. Il me laisse son sac et redescend le chercher.
La moufle retrouvée (pratiquement au pied de la montée), on reprend. Plus d'arbres, le vent souffle fort, et on commence à être fatigués. Ciel bouché une fois de plus, grosses rafales de vent, dizaines de touristes qui ne sortent du téléphérique que pour prendre la pause devant les congères. Qu'est-ce qu'on fout là ?

L'emergency shelter devrait être dans le coin, mais le problème est qu'on n'a qu'un très vague plan, et qu'elle n'est pas indiquée sur mon fond de carte gps. Le souci quand on change ses plans à la dernière minute.
Faible visibilité et rafales dans le museau, on s'enfonce jusqu'au mollet dans la neige, tourne en rond et s'énerve un peu.

On finit par repérer quelque chose :

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*tousse*

Bon, c'est un abri d'urgence, peut-être bien qu'il n'est pas très haut. On sort piolet, pelles, et commence à creuser tandis que la neige nous tombe dessus.
1h plus tard, un jeune couple avec une paire de raquettes pour deux (oui, de raquettes ! ) nous rejoint.
"c'est ici le refuge ? Est-ce qu'il est ouvert ?"
"Encore une trentaine de minutes et ce sera le cas big_smile "

On est bourrins et on entreprend de dégager la porte.. Une porte de taille normale, dont seuls 30 cm sont visible. C’est long, on se relaie, on creuse/déblaye. Au bout d’1h, un couple arrive avec sac à dos et 1 paire de raquette pour 2. En anglais, on comprend qu’ils souhaitent dormir dans l’abri, on leur dit que dans 30 mn, une fois déblayé, ça devrait être possible. On continue de creuser… On fini enfin par ouvrir un peu la porte. Je suis devant un mur de neige derrière elle… « Ce n’est sûrement qu’une petite couche »… Avec le piolet, je tape… je tape… je tape …. mais ne semble pas percer. Bon je creuse vers le haut du mur de neige… Je finis par percer à 40 cm du plafond et là…. tout l’abri (25m²) est rempli de neige jusqu’à hauteur de porte….. Je suis complétement dégouté. La neige a du s’entasser en passant par des interstice…il y a plus de neige dans l’abri que dehors… Ju creuse un peu, le couple s’en va …au bout de 20 mn, on arrive à la conclusion que l’abri n’est pas safe… Je pète un câble. On a galéré dans une grosse montée (voir même une partie 2 fois pour moi), été frigorifié par un vent de merde, creusé pendant un max de temps, je me faisais une joie de passer la nuit dans l’abri, et j’avais même envie de la compagnie du couple, je trouvais ça super sympa…. Et hop, privé de tout ça, c’est injuste, on méritait cet abri… Je pète un câble.

Trente minutes plus tard, on ouvre la porte. C'est rempli de neige du sol au plafond. C'est un abri d'urgence quand il fait beau en fait.
Le couple redescend, on reste avec dans l'idée de creuser et aplanir un peu à l'intérieur, avant de se rendre compte que la neige du dessous est molle. Ça me semble du coup un peu risqué de dormir là, on redescend (en téléphérique) poser les tentes plus à l'abri du vent et dans un coin plat. Donc à côté ... d'une piste de ski de fond !


Ju’ propose de trouver un coin un peu abrité, mais je n’ai pas confiance dans mon abri (je ne l’ai toujours pas testé réellement). Je fini par lui imposer de descendre par le téléphérique et de partir sur notre zone de campement du premier soir. Tellement énervé, je refuserai de redescendre à pied (ce qui finalement n’aurait pas pris plus de temps). En achetant des billets pour le téléphériques, je dois passer par le bar/restaurant… Punition fatale avec toutes les odeurs de bouffe et tous les gâteaux exposés devant moi.. Je résiste, récupère mes tickets, et on fait une pause miamiam perso en attendant le téléphérique. On pourra observer les gens qui montent, sortent 2 sec dehors pour 1 photo et re-rentrent tout de suite…woohhooo c’est l’aventure pour eux aussi.

Bien évidemment, le ciel, qui s'était dégagé vers 20h, se rebouche vers 21 ; on attend encore un peu mais le vent se met à souffler et on est vers les -10, on file se coucher.

On commence à monter nos abris, de nuit. Là, sur les conseils de Ju’, je prends des bouts de bois comme piquets. Ça change la donne, le marteau sert de piolet et enfin mon abri ressemble aux tests à la maison. Il est bien posé, bien tendu et extrêmement résistant. Seule la porte fait à l’arrache ressemble… à une porte fait à l’arrache. On est posé, à l’abri du vent, mon abri fonctionne, je me calme et on peut enfin faire le repas du soir. On lutte un peu avec le gaz (dans la théorie, on peut allumer un réchaud à gaz inversé jusque -25 sans avoir besoin de réchauffer la cartouche. Dans la pratique, c’est compliqué dès qu’on est sous les -10) et le vent qui fout sa merde, mais ça va. On se restaure rapidement, un brin de toilette et hop, direction le dodo vu la température. Sans bouger, on se refroidit trop. Je me couche même serein malgré que ce soit bordel dans mon abri pour s’installer (ça glisse avec la neige, et l’abri n’est pas assez haut pour être totalement à l’aise), ça reste mon abri, ma création qui ressemble un peu à rien, mon frankenstein mais il marche. Un coup d’oeil au ciel… ho surprise, il est encore bouché. Météo de Tromso, va te faire foutre… Je dormirai bien mieux que mon premier bivouac, j’ai bien appris de la première fois et j’évite les erreurs, le duvet m’isole extrêmement bien et je n’ai que le strict minimum comme vêtement pour dormir (un tshirt et un calecon long). Les quelques coup d’oeils dans la nuit se solderons par un ciel bouché…


Dimanche 22

Le ciel ne s'est jamais dégagé pendant la nuit, j'ai l'impression que la météo se moque un peu de nous quand même, il ne nous reste plus que 3 nuits à passer dehors, la nuit de mercredi devant se passer à l'aéroport, départ tôt jeudi matin.
A avoir guetté la moindre amélioration céleste, on est un peu vaseux ce matin, on s'autorise une grasse matinée.
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On ne part qu'à midi passé, petit passage à l'aéroport pour vérifier qu'il est bien possible d'y passer la nuit mercredi. C'est possible. On part vers le nord à 14h30.
Le vent se met à souffler (ça vous étonne ?), la neige à tomber très abondamment. Petit arrêt dans un abri-bus, on se promet de ne pas faire les cons : repérer les bons endroits pour le bivouac à la montée, et si on dépasse la ligne des arbres, ramasser des branches au cas où, pour rapidement avoir les abris opérationnels. C'est parti pour 800 mètres de D+.

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On s'élève rapidement, l'avantage de cette neige est qu'elle recouvre tous les trous laissé par les promeneurs du weekend et qui nous tordent la cheville. Ah ça, dès qu'il y a un peu de neige on les voit plus les skieurs sur rails, hein !

L'espace d'un court instant, la vue se dégage

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Si si, se dégage.  tongue

Pour mieux nous recouvrir deux minutes plus tard. Cette fois c'est un vrai white out, on ne voit strictement RIEN. A droite, à gauche, devant, sous mes pieds ? Du blanc. On navigue le nez sur le gps en faisant attention à ne pas coller de parois abruptes. Ne rien voir du tout me perturbe, j'ai de petits vertiges à cause de cette sensation de marcher sur un nuage.

Haha.. Quel fou je fus de croire à un plan raisonnable de notre part. Au début, on s’y tient, mais bien vite la donne change. On ne voit plus rien, on marche au jugé par rapport à la pente et la carte, avec le GPS qui nous confirme un peu. Le sentier n’est pas visible… Quand à la météo, il neige, et la neige commence à changer d’angle en raison du vent…

Heureusement la visibilité va augmenter jusque 20 mètres. Quelques arbustes peu avant la zone des lacs, on est presque à mi-chemin, pas trop fatigués malgré le vent et la neige. On récolte un peu de bois et on continue, en faisant des détours pour éviter les lacs.
Des détours de merde en dévers, qui vont littéralement me casser les pattes. On part droit dans la pente pour retrouver une zone plus plate. Je flanche et confie au coéquipier que je ne me sens plus de faire la trace. Lui se porte mieux que moi, et en plus on trouve des poteaux jalonnant le chemin jusqu'au sommet. Il reste moins de 300m, je devrais pouvoir supporter ça !
La neige et le vent forcissent, on s'enfonce dans la neige fraiche, c'est long 300 mètres de D+ !
Une énième fois, la visibilité baisse de plus en plus, on ne voit pas plus que le poteau suivant, eloigné de 10 mètres. Ne pas craquer, ne faire de pauses qu'aux poteaux !

Il y a encore un peu quelques arbres, on en dépouille un de quelques branchages. Quand nous allons planter les abris, cela va nous servir. Hop du poids en plus sur les sacs. Pas grave,on va bientôt s’arrêter….
Nous finissons par passer une pente un peu costaud, on devait d’après la carte tomber sur un plateau avec des lacs…. Beuuhhhh tu vois quelque chose ? … Bin il neige, on devine peut être un truc par là, puis y a des panneaux ici.. bon …Bin c’est la merde, on voit pas grand chose, y a du vent et de la neige horizontale, pas assez de visibilité pour trouver une zone safe pour le dodo… On en discute, il est 17h00… on est des bourrins, on décide de faire les 3 derniers km qui nous séparent (à vol d’oiseau les 3 km) de la cabane. On repart… déjà c’est la merde, on essaye différent repères, on se retrouve avec un gros dévers, perso, je m’en moque un peu, mais je sais que Ju’ a du mal dans ce cas là. Mention spéciale au moment où il est devant moi, et que je lui demande si on devait éviter les lacs via notre itinéraire. Il me répond oui, je lui annonce que d’après le GPS on est en plein dans un lac, je le vois partir à angle droit d’un coup.?

Là dans des conditions météo qui pourrissent de plus en plus, on se rend compte que notre itinéraire est faux. Un mur se dresse un peu plus loin… Et oui, apparemment, il y a un passage à trouver.
Ju’ commence à fatiguer, quelques mauvaises nuits et une mauvaise hydratation miam miam font qu’il en chie (sans compter les phénomènes de pente).. Il me taxe des barres de céréales. Étonnamment, même fatigué, je reste plus opérationnel. Ju me laisse la navigation et tracer la route dans la poudreuse qui s’est accumulé, il va passer en mode zombie qui suit. On part à 90° et on monte une pente costaud et on tombe sur des piquets de balisage… Youhou, on a retrouvé le sentier comme prévu, et on va pouvoir continuer en sécurité. Les poteaux sont assez proches, il semblerait que le mauvais temps soit une habitude dans le coin. Ca monte quasiment tout le temps. J’en chie, mais Tle copain un poil plus. Je vérifie régulièrement qu’il suit. Au lieu de son rythme pour ce genre de passage où il s’impose des arrêts plus souvent, je le force au mien. Plus violent mais plus consommateur d’endurance. Malgré tout ça, la météo qui devient vraiment mauvaise, la couche de neige fraiche qui augmente énormément ralentissant notre progression, la pente qui casse les pattes, on avance tout de même.

Plus de poteaux. Ne pas craquer, faire des pauses tous les 50 pas et non tous les 10. La nuit tombe, on ne doit pas être loin de 19h. On retrouve un poteau, pour le perdre 30 mètres plus loin. Derniers efforts, c'est la dernière bute avant le refuge. Un dévers de merde, on part vers le nord alors que le refuge est à l'est. Tout droit dans la pente ! Oulà, c'est de plus en plus raide tout ça. La poudreuse tient, mais pas forcément les raquettes. On ne tient pratiquement que par les pointes avant, on décroche presque au même endroit et glisse sur quelques mètres, on est facile à 45° ici. Planté ... de genoux ! On fait encore quelques "pas" comme ça, crampons des pieds et genoux plantés. La pente s'adoucit, enfin au sommet. Je n'en reviens pas d'avoir eu la force de grimper ça.
En consultant le lendemain le gps, on voit clairement qu'on est passé à l'endroit le plus pentu.  roll On a même fait un détour (le passage en dévers) pour y passer, j'avais proposé le tout droit dans la pente parce qu'elle ne semblait pas si effrayante sur la carte. A ce niveau de fatigue, aucun de nous n'a eu la présence d'esprit de consulter le gps pour vérifier où était le passage le plus facile.  roll  roll

Sauf que d’un coup, plus de poteaux. Ils étaient déjà difficile à distinguer, mais là il n’y en a plus… On décide de couper droit vers la cabane au GPS, normalement ça doit le faire, la pente semble pas énorme. J’impose un rythme de 100 pas pour 50m (que je ne peux pas encaisser, je fais pas mal de micro-pauses dans son dos) avant chaque arrêt pour souffler, par moment, je me mets à partir dans le mauvais sens, on le sent quand la pente disparait, Ju’ me prévient dans ce cas là. Dernière ligne droite et pas des moindre… La pente en réelle et bien plus velue que sur le GPS / Carte. Ca monte fort, très fort… On perd au même endroit l’adhérence des raquettes et on commence à partir en glissade. On plante les genoux , ça nous bloque. On a perdu que 2-3 m… bon réflexe. On en mène pas large. La pente est forte et ce n’est pas des plus raisonnable. Heureusement la neige est fraiche. En frappant fort avec la pointe du pied, on peut creuser une petite cavité pour que la raquette tienne. La fin de la montée va être chiante.
J’éclaire avec ma super lampe le haut pour espérer y voir la fin de la pente.. Non, juste de la montée, de la neige qui vole dans tous les sens… Bon le GPS nous dit que nous sommes pas loin.. On continue.
Finalement, Ju’ distingue quelque chose. Le bâtiment du dôme radar, enfin, et la pente se calme. On y est. Un dernier petit effort, limite je cours pour arriver à la cabane… Elle est bien là, la porte bloquée par 30 cm de neige, je choppe la pelle à neige posé dans un coin, je déblaye ça et on rentre complétement épuisé.

On est tous les deux sur les rotules, on s'installe dans le refuge. Tiens, c'est chauffé ou quoi ? Ah oui, y'a un chauffage, et même l'électricité.
On fait un sort aux 250 grammes de fruits secs qui restaient (délicieux le kiwi sec), enchaine sur un lyo xl, ouf ça va un peu mieux. Un thé, et dodo, on verra plus tard pour la corvée de fonte.

La cabane n’est pas trop grande, elle n’a pas de poêle, mais elle a un chauffage et l’électricité (piqué au local radar surement). Vu notre état et la tempête qui souffle dehors, on fera avec. On ouvre le miam de nos sacs, on fait un sort à la bouteille d’1,5L de sprite achetée en ville, on explose 250 gr de fruits secs rapidement, on mange d’autres trucs. Il est 20h30, et là on a vraiment abusé, surtout sur la pente, mais bon, c’est fait. Tranquillement on reprend nos esprits. On en profite pour recharger les téléphones portables.
Chaque sortie se résume à pousser 3 cm de neige accumulé contre la porte…
On finira par s’installer par terre pour dormir après avoir mangé et un peu chassé la flotte de la neige fondue. Pour ce soir, vu le bordel dehors, on aura pas d’aurores. A vrai dire, un gars pourrait être à 100 m de nous, on ne le verrait ni ne l’entendrait pas…



Lundi 23

Je suis complètement fracassé. Dehors c'est encore une fois la tempête, vent+neige+visibilité ridicule. Hors de question de descendre dans ces conditions, nous voilà coincés dans un abri d'environ 4 mètres sur 2.
Difficile en plus de retourner se coucher, le simple fait d'ouvrir la porte pour sortir pisser fait entrer de folles quantités de neige, sans parler de ce qu'on ramène sur les vêtements.
Il y a bien une raclette (rien à voir avec mes pieds ! Enfin, si, les chaussettes en mérinos ont clairement abdiquées, mais je ne parle pas de ça.), mais le carrelage est un peu en pente et nous ramène toute la flotte au milieu de la pièce.
Heureusement j'ai pris mes écouteurs, ça me fera passer toute la journée. Ça, et la neige qu'il faut sortir pelleter toutes les deux heures si on veut réussir à ouvrir la porte le lendemain.

Réveil ce matin, on a à moitié bien dormi, il fait un poil trop chaud avec le chauffage. En plus, ce con fait des claquements régulièrement.
Dehors, la météo est pourrie. Vent, Neige dans tous les sens. Après délibération on est d’accord sur la situation… On est coincés dans la cabane. Impossible de descendre en aveugle dans cette merde. La couche de neige fraiche doit être plus grosse, ce n’est pas prudent… Nos allons passer la journée dans la cabane en trompant le temps avec quelques préparations de flotte ou de miam miam. Ju’ écoutera de la musique, je larverai dans mon duvet. J’ai même fait un rêve dans lequel j’essaye de réparer je sais plus quoi et j’y arrive pas, ça continue de claquer… putain j’ai inclus dans mon rêve les claquements du radiateur !

Je vous passe les détails concernant la grosse commission. Un argument de plus cependant, en faveur de l'abandon du papier toilette en hiver : dans la tempête, ça vole.  big_smile
A part ça, une fois les fesses à l'air c'est pas si terrible que ça.

La nuit tombe, bon bah je crois que c'est toujours pas pour ce soir les aurores boréales. Quoique, ça semble se dégager un peu. Bof, on verra bien.
21h, on mange le repas du soir sans trop y croire. 21h30, on est le nez collé aux fenêtres. C'est vrai que c'est dégagé...
21h40 : "eh, c'est vert à la fenêtre là-bas".
On sort, enfin une aurore, le spectacle commence.

Je n'y croyais tellement pas que je n'avais pas préparé l'appareil photo. Le temps de retrouver les réglages, sortir et caler le trépied, elles sont de moins en moins visibles et de plus en plus rares. Rhaaaaa, la batterie a pris froid ! Et fichu courant d'air qui fait tomber l'appareil en exposition longue !

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Qualité absolument dégueulasse, mes excuses. N'empêche que c'est mes photos na moi, je les aime comme on aime son enfant malformé ou un peu bêbête.

20 minutes plus tard c'est terminé. Ça manquait de puissance par rapport à ce que j'avais vu en photos ou dans des documentaires. Mais ça c'est fait, ce voyage est donc une réussite !
Bon, ça caille même avec toutes les couches d'enfilées, vite se remettre à l'abri, si la neige s'est arrêtée, il y a toujours du vent.

Ce soir, on va se coucher avec enfin la satisfaction d’avoir vu des aurores avec nos ptits yeux à nous et pas sur un magazine. Je suis même optimiste pour demain matin et pense déjà au 360°. De ce que j’ai vu sur les photos, ça peut être sympa.


Mardi 24

On a fait un tout petit coup de data sur les téléphones pour consulter la météo, ce ne sera correct que jusque 9/10h du matin, ensuite ça retourne vinaigre. On se lève donc avec le soleil. Avant de se recoucher. Fichu radiateur qui fait du bruit. Et beaucoup trop chaud, il a été difficile de dormir cette nuit...

On se motive à 7h du mat' pour bouger. Dehors c'est totalement dégagé, on va voir si ce fameux 360° méritait cette montée de fou...
On s'enfonce dans plus de 50 cm de neige fraiche, laboure plus qu'on n'avance. N'empêche que ça vaut le coup d'oeil.

On traine pas trop dans la cabane, marre de la voir, et on veut profiter du paysage. On se prépare rapidement, on range la cabane et go.
Bon, oui, c’est super beau coté vue, encore mieux que prévu. Séance shoot photo à gogo. On voit de tout. La mer avec des grosses iles / fjords d’un coté, d’un autre coté des ptites montagnes, et le dernier coté, c’est la ville et les collines /montagnes dont certaines que nous avons exploré.
Enfin la Norvège nous récompense par ses aurores et ses paysages dépaysant, et si la tempête de neige nous a démonté il y a un peu plus de 24h, en revanche, elle nous a carrément évitée de voir un être humain (ou alors il est caché sous 40-50 cm de neige).


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On redescend par un chemin plus calme qu'à la montée. Retrouve l'endroit où on a perdu les poteaux. On comprend mieux pourquoi :

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On constate également qu'on a bien fait d'éviter les versants trop abrupts :

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Bon, on la passe où notre dernière nuit ? Faut se décider vite avant que ça ne se dégrade...
Décision est prise pour Blakolkoia, la seconde où l'on était passé. On se concocte un itinéraire pour s'y rendre, finalement on devra encore suivre des pistes de skis de fond. hmm
Sur le chemin, on croise une troupe d'un genre de boy scout. Tous très jeunes, l'air fatigué, allant le plus vite possible, avec toute une ribambelle de matériel. Bizarre, ils préparent un test pour l'armée ou quoi ?

Très clairement, les derniers jours m'ont ruinés les pattes, je suis à la peine à la moindre montée. A 5 km de l'objectif, vous serez étonnés si je vous dis que la neige se met à tomber et le vent à se lever ?

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On arrive encore à suivre la piste. Elle nous mène jusqu'à ... un tas de détritus genre nouilles chinoises, et des trous à neige creusés dans une congère. On reconstitue le scénario, les gamins ont du se retrouver coincés dans la tempête et ont passés toute la journée d'hier dans leurs trous de taupes...
Ça n'excuse pas de laisser tant de cochonneries comme ça. Surtout qu'elles sont dans des trous bien creusés, bien droits, et assez grands pour enterrer quelqu'un. Je pige pas. Les déchets ne sont pas recouverts par la neige, ça a du être consommé ce matin. On ramasse tout et continue dans les marécages vers la cabane. Le pont, le mur de neige, la porte, le poêle.

Enième tentative de séchage des chaussures. Rien à faire, de tout le séjour je n'aurai jamais réussi à les sécher complètement. Elles puent la mort, une vraie infection.

Dans la cabane, on reprend les réflexes, je produis masse de flotte (c’est mon tour), Ju remplis la réserve tampon de bois proche du poil. On est une vraie usine. Vu le temps qu’il nous reste avant la nuit, je fais assez d’eau pour une ptite toilette, et hop on profite de la ptite entrée pour la transformer en salle de bain, nous rafraichir et nettoyer les affaires. Ça fait du bien, et j’en viens à regretter de pas l’avoir fait plus souvent pour le moral peut être.
On finit par manger tranquillement en vidant pas mal nos réserves, ensuite, on voit que ce soir le ciel sera encore bouché, donc dodo.

Dehors, on voit quelques étoiles au milieu des nuages, mais tout cela est bien vite recouvert par les nuages, qui inexorablement arrivent vers 21h. Sans parler du vent et de la neige qui continue de tomber, c'est la routine désormais...


Mercredi 25

Dernier jour, on prend notre temps pour partir, fait une petite partie d'échecs, se trace un parcours hors sentier qui nous évite pas mal de D+, le mur de neige et le pont, on n'en veut plus !


Réveil tranquille ce matin. On a pas vraiment d’horaire à respecter, il faut être juste à l’aéroport avant 10h du soir.
Je me lève avec 2 sentiments opposés. D’un coté, j’ai l’euphorie du retour à la civilisation, de sa facilité, de son abondance et du repos suite à nos marches. De l’autre coté, j’ai la déception du déjà fini et cet envie de vie différente qui permet un peu de se projeter dans un autre monde. Quoique je pense ou ressente, au final je n’ai pas vraiment le choix, il va falloir partir direction la ville et l’aéroport.

On déjeune tranquillement, on nettoie la cabane, on fait nos sacs, quelques photos souvenirs et on statue sur un itinéraire que nous avions déjà évoqué hier. On va partir par un sentier d’été et le modifier… vu que le sentier n’est pas tracé en hiver, avec notre modification, au moins on aura la satisfaction de créer un nouveau chemin rien qu’à nous, et non pas faire une trace d’un chemin enfoui sous le mauvais temps.

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Que j'aime cette bouilloire.  big_smile

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Forcément, on crée le sentier « de Ju et Blork » dans la poudreuse tombée les jours précédents. Il y a un peu de montées/descentes, mais ça reste léger. L’itinéraire est assez sympathique, on se balade entre des bosquets de bouleaux, il faut un peu zigzaguer pour optimiser la marche, et labourer un peu la neige.
Au fur et à mesure de notre avancée, le temps se charge, la visibilité diminue.

Vient le moment de bifurquer et d’abandonner la rivière en contrebas, il faut passe un mini col… Outch, la montée, ça calme rapidement. Les premiers kilomètres se faisaient en faux plat vers le bas, mais on change la donne.

Fait amusant, plus on monte, plus le temps se dégrade… Arrivée en haut de la bute/col, mauvaise nouvelle… il y a encore de la montée !

On continue, on se repère au GPS… le temps passe à la neige et au vent. Encore de la neige horizontale… comme c’est original.

On finit par passer le point culminant, maintenant, c’est de la descente jusqu’à la route et les habitations.. Enfin, ça c’est sur la carte. Pour nous, c’est un peu le bordel, la neige tombe encore plus fort, Ju oscille entre le je marche avec des lunettes mais je vois rien en raison de la neige qui se colle sur les verres et je marche sans lunettes mais je vois rien car la neige me transperce les yeux… Bon, on a vu pire, avec le GPS et la carte, par rapport à nos pieds, on peut difficilement se tromper.

On finit par arriver près d’habitations, la météo se calme un peu. On trouve une trace d’un skieur de fond toute fraiche… On l’utilise pour éviter la route, elle nous fait faire 2 km dans la neige puis s’arrête entre 3 baraques… C’est fini pour la nature, on est bons pour marcher sur la route…

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J'aurai en chemin quelques soucis de visibilité, à savoir vaut-il mieux se faire fouetter les yeux par la neige humide et ne rien voir, ou avoir les lunettes couvertes de neiges humides qui condense, et ne rien voir ?

6593_img_0825_29-03-15.jpg

Arrivée à l'aéroport en fin de journée, finalement avec un peu d'imagination, on peut effectivement très bien dormir sur deux sitpad, peut-être une solution à creuser pour mes sorties XUL.

Fin d’après midi, nous arrivons à l’aéroport. On a fait pas mal de bornes et ça fait du bien de s’arrêter… Vu la taille de l’aéroport, nous n’allons pas chercher longtemps où dormir. On commence par déjà faire un brin de toilette, on mange un peu, on fait de l’administratif. Quand l’activité de l’aéroport commence à se calmer, on s’installe en mode camping en sortant tout notre bordel qui doit sécher… Et on va attendre jusqu’à 10h30-11h du soir comme ça… Bon entre le matos qui sèche, et le Ju pieds nu (je vous rappelle qu’il évacue mal l’humidité), je me demande comment on ne s’est pas fait virer, on ressemble à camp de roms. 11h, l’aéroport s’endort. On a mangé des hot dogs (avec de la salade de pomme de terre dedans, mauvais choix), on a fini nos repas, on prépare nos sacs pour le voyage à coup de film plastique, de journaux, de scotch type duct tape et de journaux. Vers minuit, Ju’ s’installe sur une banquette pour entamer sa nuit, je vais pour m’installer sur une autre à coté, trop tard, elle est prise… mmm je tourne un peu, attends assis… puis finalement, je sors le matos du sac pour m’installer sur mon matelas par terre avec une couverture de fortune en vêtement.

Clap de fin.





Un dernier mot pour mon papa, décédé le mois dernier. N'avoir que 60 ans, être sportif, en bonne santé et avec tous les indicateurs médicaux au vert ne préserve pas de la crise cardiaque. N'attendez pas pour réaliser vos rêves, n'attendez surtout pas d'être prêts, vous ne le serez jamais vraiment. Foncez. Et aimez. Salut pôpa.

Сердце!
Ты будь вожатым моим. И смерть
С улыбкой наблюдай. Само устанешь,
Не вынесешь такой веселой жизни,
Какую я веду. Такой любви
И ненависти люди не выносят,
Какую я в себе ношу.

Хочу,
Всегда хочу смотреть в глаза людские,
И пить вино, и женщин целовать,
И яростью желаний полнить вечер,
Когда жара мешает днем мечтать
И песни петь! И слушать в мире ветер!

O, heart!
You be my guide. And with a smile look
At death. You will yourself get tired, for
You simply cannot bear this carefree life,
This life that I am leading. Such a love
And such a hatred people cannot bear
Like that I bear within myself

I want,
I always want to look in people's eyes,
I want to drink the wine and kiss the women,
And fill the evening with desires' ardor
When in the afternoon the heat disturbs
My dreaming, singing, listening to the wind

Dernière modification par Archimboldi (24-05-2016 13:45:06)


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#2 28-03-2015 05:07:37

Iksarfighter
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Dans une montée Oslo - Grand Nord (ou au retour), si on dort assez bien dans un train, c'est intéressant de prendre un Minipris à 249 ou 299 NoK pour 18h de voyage, ça fait une nuit à l'abri et pas de soucis de matos non autorisé en avion, + paysages magnifiques à contempler...
Perso si je peux squatter 2 sièges, je mets le neo air 120 dessus ce qui me permet de poser la tête sur l'accoudoir et étendre les jambes jusqu'à la fenêtre. Bon ya des gens qui te touchent le bout du crâne en circulant mais tu arrives quand même à te reposer.
Sauf si vers 4h un couple de vieux monte dans le train et se mettent à parler très fort, mais c'est ça aussi la Norvège lol

Toujours aussi belle la Norvège d'après tes photos  cool Moi pas été depuis 2012, mais comme tu dis ça vaut le coup de pied au cul lol


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#3 28-03-2015 05:48:26

Magic Manu
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Merci pour ce début de retour! Et si vous n'aviez pas eu la fameuse clé, tu pense qu'avec le temps qu'il a fait vous auriez tenu dehors avec votre équipement?


"Il en faut peu pour être heureux" (Baloo, le Livre de la Jungle)

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#4 28-03-2015 09:08:20

Archimboldi
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Iksarfighter a écrit :

Dans une montée Oslo - Grand Nord (ou au retour), si on dort assez bien dans un train, c'est intéressant de prendre un Minipris à 249 ou 299 NoK pour 18h de voyage, ça fait une nuit à l'abri et pas de soucis de matos non autorisé en avion, + paysages magnifiques à contempler...

C'était aussi mon idée à la base pour monter jusque Bodø, mais aucun train ne semble aller jusque Tromsø, d'où un 2e vol dont je me serais bien passé.

Magic Manu a écrit :

Merci pour ce début de retour! Et si vous n'aviez pas eu la fameuse clé, tu pense qu'avec le temps qu'il a fait vous auriez tenu dehors avec votre équipement ?

Au niveau températures, oui, on n'a eu qu'une seule nuit sous les -15. En revanche, pour ce qui concerne le vent et les chutes de neige, difficile de monter correctement les abris, le plus simple aurait été de creuser une congère. On aura l'occasion d'expérimenter que piolet et snow claw sont suffisants pour déblayer de bonnes quantités.  wink

Concernant les tentes dans la neige, à mon avis les ancres à neige ne sont pas pratiques, de bonnes cornières seront plus rapides à mettre en place, au besoin en se servant du piolet comme d'un maillet. Pour de basses températures, j'imagine que le seul matériau possible est le titane.


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#5 28-03-2015 11:47:25

Iksarfighter
Voyageur nordique allégé
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Archimboldi a écrit :
Iksarfighter a écrit :

Dans une montée Oslo - Grand Nord (ou au retour), si on dort assez bien dans un train, c'est intéressant de prendre un Minipris à 249 ou 299 NoK pour 18h de voyage, ça fait une nuit à l'abri et pas de soucis de matos non autorisé en avion, + paysages magnifiques à contempler...

C'était aussi mon idée à la base pour monter jusque Bodø, mais aucun train ne semble aller jusque Tromsø, d'où un 2e vol dont je me serais bien passé.

Tu as raison c'est vrai il faut prendre le bus hmm à Fauske.

Par contre pour rejoindre les Lofoten, des ferries Bodo - Moskenes ou Bodo - Rost - Vaeroy - Moskenes il y en a plus souvent que tous les 48h.

Dernière modification par Iksarfighter (28-03-2015 11:49:04)


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#6 28-03-2015 12:36:07

arofarn
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

C'est aussi possible de monter en train jusqu'à Narvik via la Suède (avion jusqu'à Stockholm au lieu d'Oslo).

J'attends la suite avec impatience !


Projet réalisé : 3 mois à vélo en Laponie

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#7 28-03-2015 13:03:30

Archimboldi
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Pour les ferries c'était un peu compliqué, on devait arriver le weekend sinon les prix s'envolaient, trouver du gaz à Bodø, puis attendre lundi soir pour un ferry jusque Moskenes de mémoire. Ça ne nous convenait pas.  smile
A Tromsø, les horaires collaient, on avait le temps d'acheter du gaz et (normalement) avoir la clé le lundi soir, avant de quitter la ville. Finalement on a quand même perdu toute la matinée du mardi.

La suite arrive.

Dernière modification par Archimboldi (28-03-2015 13:07:39)


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#8 28-03-2015 13:19:27

Le porc
vieille sacoche
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Chouette récit, vous avez l'air d'avoir pris une bonne dérouillée avec la météo  lol
Peut-être que c'est normal ce genre de temps si on considère que c'est le moment charnière entre hiver et printemps...

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#9 28-03-2015 13:52:05

florencia
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Salut Archimboldi,

J’espère que ta poursuite et ta quête des aurores boréales sera fructueuse tongue

Tu as peut-être pu aussi profiter de l’éclipse, tu avais pensé pour le cas où, à une paire de lunettes de protection ?
Elles sont tout de même chouettes et bien aménagées toutes ces cabanes, même si moi aussi je préfère la seconde, à priori plus intimiste et moins flambant neuve.
Côté matériel, tu es reparti avec les mêmes raquettes que l’année dernière, ou un tamis plus grand ?

En tout cas, hâte également de lire la suite de ta balade, pour l'instant, quelque peu mouvementée côté météo.

Merci pour ce retour smile

Flo


Réalisations DIY
_ _ _ _ _ _ _ _ _

"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, essayez la routine… Elle est mortelle !" -Paulo Coelho.

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#10 28-03-2015 14:50:00

Archimboldi
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Salut Flo.  smile

Pour l'éclipse ... je n'ai été mis au courant que sur la route de l'aéroport, donc rien de spécial.  lol

Les cabanes sont même trop bien aménagées, certaines sont comme des résidences secondaires, vaisselle à gogo, couverts etc. En plus de l'adhésion à la DNT pour avoir droit à la clé des cadenas, on est en plus sensés payer notre séjour (tarif réduit pour les membres. Mais quand on n'est pas membre, on n'a pas la clé...). J'ai vraiment détesté cette histoire de cadenas, sur certaines même les toilettes sont cadenassés, et rien n'est laissé à disposition pour que le randonneur en galère puisse s'abriter, même pas un bout de mur ou une terrasse couverte. "Tu es en hypothermie et c'est la tempête dehors ? Dommage, t'es pas membre".  mad

Côté matériel, je suis reparti avec les mêmes. Mon matos hivernal va fortement évoluer cette année, de futurs projets nécessitant tout autre chose (un lointain projet en Antarctique se fera sûrement à ski et voile de traction, autant donc se mettre au ski le plus tôt possible, pour la Sibérie, je prendrai soit des skis, soit de très larges raquettes traditionnelles. Bref les TSL typées haute montagne ne sont pas adaptées à ma pratique). Je détaillerai tout ça dans le commentaire de ma liste. En tout cas, elles étaient très bien sur ce parcours, quoiqu'un peu lourdes.  tongue

Dernière modification par Archimboldi (28-03-2015 14:51:30)


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#11 28-03-2015 15:17:44

Iksarfighter
Voyageur nordique allégé
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

arofarn a écrit :

C'est aussi possible de monter en train jusqu'à Narvik via la Suède (avion jusqu'à Stockholm au lieu d'Oslo).

Toutafé oui ! Il y a aussi des billets pas chers comme nos preums et Minipris norvégiens ! Le trajet doit être moins long aussi je pense.

A creuser wink

Aller en train par la Norvège (Oslo - Bodo) et retour en train par la Suède (Narvik - Stockolm)  lol

Ou bien l'inverse.


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#12 29-03-2015 14:37:57

Archimboldi
Membre
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Ma liste :

 
DANS LE SAC
PortageNomPoids
Sac à dos+sitpadGossamer Gear Mariposa 2010521
 
Dodo
TenteTerra Nova Zephyros1327
Piquetsmix Vargo72
Ancres à neigeD475
MatelasNeo air X therm445
CouetteCSC L 500817
 
Cuisine
RéchaudOptimus Vega178
BouilloireYellowstone 1.4L173
CuillèreGSI outdoors10
Poche à eauPlatypus 1 L27
GourdeNalgene 0.5L70
 
Vêtements
HousseSea to summit 8L33
CagouleWoolpower 20045
DoudouneInuit 150577
Moufles imperExtremities40
ChaussettesWoolpower 20032
VBLRAB80
Visière casquetteDIY50
 
Electronique
TelephoneLogicom E 350111
GPS+pilesEtrex 20140
Apn+housseCanon SX700 hs335 (dont 75 de housse, aouch)
TrepiedPedco ultrapod50
Chargeur secteur + cable???51
Batterie apnOtb19
EcouteursSennheiser13
 
 
 
Divers
Pelle à neigeSnow claw169
PioletSimond Fox Carving287
LunettesD421
Sac pliantCamp Ghost180
Frontale+pilesPrinceton Tec Remix72
BoussoleD430
BriquetBic12
Cordelette 10mAuchan19
Ziploc pharmacie+réparationDIY33
Ziploc HygièneDIY15
Ziploc lingettes pour bébéDIY50
Ziploc réparation du matelasDIY11
 
SUR MOI
Haut
Buff mérinosBuff52
LunettesD421
T shirtMerinos D4155
PolaireForclaz 200367
GantsForclaz 20 recoupé en mitaines20
MouflesBuffalo Systems85
Veste imperRaincut264
 
Bas
Boxer???59
Pantalon polaireD4196
Pantalon imperRaincut D4229
ChaussettesWoolpower 20032
ChaussuresInuit 500915
 
Autre
BâtonsKomperdell Titanal 2416
RaquettesTSL 2261830
 
Totalsac à dos6490
Totalsur moi4641

Il manque encore le poids du passeport, d'une feuille A4 standart pour la carte, et des billets d'avion. 100 grammes environ ?

Le total me fait peur, quel gros mulet ! Heureusement l'hiver se termine, on va pouvoir ressortir les petits sacs de 25 L.  big_smile

Sad Mariposa : : toujours très bien. Le tissu qui s'était déchiré aux bretelles en Finlande l'an dernier et que je devais réparer ne l'a pas été. Ça n'a toujours pas bougé. Confort correct même chargé à plus de 15 kilos sans armature.
Le clip supérieur n'est pas pratique à ouvrir avec des moufles, trop petit. Les poches accumulent de la neige, je ne faisais pas à 100% confiance à l'élastique pour tenir le piolet. Rien de neuf quoi. Je ne pense pas que je le changerai dans l'immédiat même s'il n'est pas parfait, d'autres postes sont prioritaires.

Tente Zephyros : Achetée à mes débuts de MUL, finalement presque jamais utilisée, je suis rapidement passé au poncho tarp. C'était l'occasion de la sortir un peu. Je l'ai un peu modifiée, pour que chambre et double toit soient solidaires et que l'on n'ait qu'une manipulation à faire. En clair j'ai attaché les elastiques de la chambre sur les élastiques du double toit. Directement sur le côté opposé à la porte, avec des mousquetons côté porte, pour pouvoir facilement repousser la chambre et cuisiner tranquillement à l'abri sans risquer d'y mettre le feu en cas de besoin.
C'est une forme intéressante, facile à monter, on fixe une extrémité, enfile l'arceau, tire de l'autre côté, ça tient debout. En Polyester, donc absorbe moins d'eau et se détend moins que le silnylon. Je vais réfléchir, dois-je la garder, la transformer en auto portante (il doit suffire d'attacher un arceau dans la longueur), ou la revendre et investir dans autre chose ? On verra les projets futurs.
Elle est suffisamment grande pour moi même en hiver, à condition d'être organisé à l'intérieur.

Les piquets : j'aurais pu m'en passer. Pris pour les Lofoten parce que je craignais le bivouac sur la glace, je ne les aient pas remis en question.  roll

Ancres à neige : Nif avait fait un super tuto. Néanmoins, si comme moi vous êtes flemmards, pas souvent à la maison, et sans machine à coudre, faîtes comme moi : achetez des sacs à balle de tennis en mesh chez D4. Oui, les mêmes que pour les petites poches du Toutenmesh. Ça a très bien fonctionné. Mais je suis sceptique sur le concept d'ancre à neige. A l'avenir je prendrai des cornières, plus rapides à mettre en oeuvre que les ancres, où il faut creuser, remplir de neige le sac, recouvrir, tasser.

Matelas : CHER. Qu'est-ce que j'ai eu mal aux fesses en l'achetant. En revanche, quel confort au bivouac ! Le tissu est solide et inspire confiance, il évite aussi d'avoir à lisser parfaitement la neige pour avoir un sol plat.
Je ne tiendrais cependant pas le même discours s'il avait crevé, j'ai testé le solar qui bénéficie finalement d'un confort correct.
Le gonflage à la bouche est un peu long, douze bonnes insufflations, c'est le grand maximum de ce que je peux tolérer. J'ai un peu de mal à apprivoiser la valve également, parfois on pense qu'elle est ouverte et elle ne l'est pas, donc l'humidité ne peut pas s'échapper. Pas eu de soucis avec les parois internes qui collent entre elles. Je prendrai peut-être le sac de gonflage pour la prochaine fois.

Couette CSC Presque totalement satisfait. Lors de ma dernière nuit à Oslo, et en prévision des nuits à venir, j'ai ficelé la couette en forme de quilt, première fois que je me sers des attaches sur les côtés. Au matin, une des attaches était déchirée. mad
Il perd toujours régulièrement quelques plumettes et flocons de duvet (oui, de duvet...), mais j'ai quand même passé une nuit à -12 environ dedans sans problème.
Autre souci de la couette, difficile de planquer la flotte, ça finit presque toujours par rouler à l'extérieur, surtout avec un gros matelas gonflable.

L'optimus Vega : Toute une histoire celui-là. Après ma déconvenue peu avant mon départ, où du gaz liquide c'était échappé et enflammé alors que je retournais la cartouche, j'étais on ne peut plus prudent avec. Utilisé avec des cartouches Coleman 70/30, le premier soir, ça ne fonctionne pas... Il fallait en fait serrer plus qu'à fond la cartouche...
Egalement, si dans la théorie on peut toujours l'allumer en mode gazeux jusque -25, dans la pratique, dès qu'on passe sous les -10 c'est très difficile d'avoir une petite flamme qui ne soit pas immédiatement soufflé par le vent. En dépit de mes règles de prudence habituelles, à peine allumé je n'attendais donc pas d'avoir posé la bouilloire pour retourner la cartouche, en faisant trèèèèèès attention de ne pas renverser ce faisant le réchaud. Je valide donc la méthode JJ consistant à toujours maintenir la cartouche au chaud.
Je profite de ce retour pour confirmer comme je vomis les briquets quand on est dans les négatifs. Même gardés au chaud, ils ne sortent qu'une flammèche ridicule. La prochaine fois, ce sera firesteel et/ou allumettes, au moins on n'est pas emmerdés comme ça.

Bouilloire : Toujours la même. Volume vraiment utile de 1.1L environ. Suffisant pour faire fondre de la neige pour deux personnes.

Cuillère : pas eu de souci avec le plastique à ces températures.

Nalgene : 0.5L sont un peu juste pour une hydratation optimale dans ces conditions. D'habitude je bois beaucoup le matin (eau de la veille maintenue hors gel) et le soir, mais sur les 0.5L, il faut encore garder un fond pour amorcer la fonte de neige. Je vais peut-être adopter le système de Florencia, une poche sur le ventre, remplie à environ 0.7 ou 0.8L.

Pas de Bol, j'ai utilisé un fond de sachet de Lyo pour réhydrater ma semoule.


Le poste vêtements. Aaaaah, le poste vêtement. J'étais conscient de nombreux défauts avant de partir. J'ai failli commander une veste en P&P quelques jours avant le départ, mais je n'ai pas osé foncer 2 semaines avec un système jamais testé. Et puis ça aurait posé aux contrôles de l'aéroport, quand on me demande de bien vouloir faire passer ma veste sur les tapis roulants.  tongue

Je commence par la couche externe. La raincut nouvelle version est une SOMBRE MERDE. La capuche est dégueulasse, et retombe sur les yeux quand on la serre un peu (heureusement j'avais ma visière), tout en ne protégeant ni le menton, ni les joues. Le zip n'est pas (plus ?) un YKK, il se coince sans arrêt, ma précédente n'a jamais eu ce souci. Ce que ce problème a pu m'énerver, déjà qu'on galère avec les moufles, quand il faut en plus secouer le zip dans tous les sens pour le faire bouger, y'a de quoi faire péter les plombs à un moine zen. Sinon, le zip court n'a pas été un problème pour accéder à la gourde, et la coupe descend bien bas.

Le pantalon imper, lui, n'est pas assez respirant pour ce type d'effort. Mais bon, il m'a gardé au sec. A noter que ses poches sont trop larges et baillent au vent, les jours de tempête (tous les jours ou presque donc  tongue ) j'en ai sorti de grosses boules de neige.
La polaire forclaz 200 est bien niveau chaleur, c'est la coupe qui laisse à désirer. Très bien en été où mes sacs n'ont pas de ventrale, en hiver elle ne descend pas assez bas, et en marchant, à tendance à remonter par dessus la ventrale du sac. En plus, les poches sont trop basses.
Enfin, le t shirt merinos mc. Il a changé de couleur, je crois que c'était sa dernière sortie. M'a relativement bien protégé des odeurs, même si pas de miracle, quand on approche le nez, ça pue. Je vais peut-être essayer pour l'été le combo t shirt manche longue+coupe vent, pour laisser à la maison la polaire.
Bref, tout le haut est à changer, je ne vais pas encore me précipiter sur le P&P et une couche de 800 grammes, mais quand même, une seule couche à gérer aurait été vachement plus confortable.

Le boxer... Il va me falloir du mérinos. tongue
Lui comme les chaussettes ont beau sécher vite, quand on fait un lavage avec trempe dans la flotte, il faut un sacré bout de temps à côté du poêle pour que ce soit enfilable sans grimace.

Le pantalon polaire du bas a été suffisant. Je faisais juste attention à ne pas surchauffer en cas de soleil en ralentissant le rythme. Un peu frais sous les -10, mais alors on se glisse sous la couette. Odeur relativement contenue après 15 jours de port quotidien sans lavage, l'investissement dans un mérinos ne me semble pas utile pour le moment.

Les chaussettes. Seulement deux paires. Je les alternais pour toujours en avoir une de sèche. Et si j'avais eu froid la nuit ? J'enfile les deux. Et si une des paires avait était mouillée ? Je mettais les vbl par dessus.
Au bout de 10 jours, et malgré deux lavages au savon, elles puaient comme jamais mes chaussettes n'ont puées. Pas de leur faute, plutôt aux chaussures.

Chaussures Inuit 500. A remplacer. Absolument. Et jeter celles-là. Je n'ai jamais réussi à les sécher complètement, même laissées toute la nuit à côté du poele, même en ayant porté des vbl, même en les bourrant avec mes chaussettes, avec du pq, avec du papier journal. Et une odeur ! Au 10e jour c'était insupportable. Ça fait deux jours que je suis rentré, elles sont dehors depuis ce temps, elles puent encore. Mes pieds aussi. Respirabilité grandement insuffisante pour moi (blork avait moins de souci), parfois à la fin de la journée mon pied était frippé comme après avoir passé la journée dans une bassine d'eau. Non, je ne portais pas les vbl.
A voir si je continue dans la voie de la raquette, ou passe directement aux chaussures de skis. A moins qu'il n'existe des fixations universelles, je ne sais pas, je vais me renseigner, mais il me faut réellement une respirabilité maximale...

La doudoune pourrait être remplacée par un modèle plus léger et plus chaud. Néanmoins elle m'a été bien suffisante. Pour gratter un peu de poids, j'ai quelques instants pensé à la remplacer par une forclaz 50. Ça aurait été stupide, beaucoup moins pratique et confortable.

VBL : je ne sais pas trop quoi en penser avec ces chaussures. Même en les portant, elles étaient encore humides le soir. En même temps elles étaient toujours humides. Pas assez de recul pour avoir un avis.

Moufles P&P. Très très bien. Tissu extérieur solide et incroyablement respirant, il m'est arrivé de les garder pendant que je forçais juste pour m'amuser à regarder mes "mains qui fument". Très chaudes, coupe vent, déperlantes, très bien. Toujours utilisées avec les mitaines polaire en dessous. Seule solution que j'aie trouvé pour le moment pour effectuer des manipulations fines, comme faire mes lacets ou prendre une photo. Egalement une paire de moufles imper. Un peu redondant avec les moufles chaudes peut-être, mais dans ces conditions j'aimais mieux doubler ce point. Si Blork n'avait pas retrouvé sa moufle, j'aurai pu les lui passer.

Beaucoup trop de choses dans la partie électronique. Mais le téléphone n'a pas un appareil photo suffisamment bon pour ramener de belles images (je m'en contenterai à la belle saison par contre), et le gps était indispensable.
L'appareil photo, je l'ai eu d'occasion peu avant de partir, d'où la housse achetée en catastrophe, on doit pouvoir gratter pas mal dessus. Très bon appareil, avec un très gros zoom, combien de fois ai-je été frustré de ne pas pouvoir tirer le portrait d'un cerf parce que mon appareil n'avait qu'un pauvre zoom *5. Ici avec un *30 et une bonne stabilisation, je suis paré.
Le trépied m'a permis de faire de longs temps d'exposition.
La seconde batterie, j'aurais pu m'en passer peut-être, mais j'étais bien content de l'avoir au chaud quand la première refusait de fonctionner.

Le sac pliant aurait du être enterré, c'est pour ça que je l'ai emmené, au lieu de mon petit D4 de 55 grammes : voyageant avec ryannair à l'aller, j'ai ammené pas mal de bouffe en cabine, et ce sac est plus confortable. 130 grammes qui auraient aisément pu être grattés.

Les bâtons sont toujours très bien, 85 cm repliés, donc encore facilement transportables. Un seul réglage à faire pour la longueur, réglage qui ne bouge plus d'un poil une fois en place.
Les raquettes étaient bien pour cette destination. J'ai toujours un peu de mal à comprendre les cales de montée, j'ai l'impression qu'on a plus vite fait de les enclencher en se baissant. Sans doute pas adaptées à ma pratique, plutôt orientée plaine et moyenne montagne, des Yowie me feraient gagner plus d'un kilo.
Je pense me mettre au ski, mais quand même, pour avoir vu des skieurs dans les montées, on semblait passer bien plus facilement en raquettes. Je ne vous cache pas que sur certaines descentes, je me suis parfois dit "ah, si j'avais des skis".  tongue
On a croisé un groupe de skieurs de randonnée nordique (vous avez compris ?), on allait aussi vite qu'eux sur piste damée, là où les skieurs de fond nous mettaient un sacré vent.
Je suis pas sûr que marche et raquette soient vraiment comparables, je me fatigue beaucoup plus vite en raquette, à un point que c'en est étonnant, "fiou, j'ai fait 20 km, c'était une grosse journée". Le moindre dévers un peu prononcé me tuait les chevilles.


Ce qu'il m'a manqué... : alors, j'aurais pas cru dire ça, mais ... un couteau. Blork avait un opinel n°6, donc ça a été. J'aurais pu faire sans, mais ça m'a permis de me rendre compte que ça facilitait parfois bien la vie : besoin de couper un bout de corde ? Pas besoin de le faire au briquet avec sa petite flammèche qui s'éteint en 2 secondes. Couper son sachet de lyo ? Couteau ! Faire fondre tranquillement de la neige ? Ramener un gros morceau de congère, et couper des tranches au couteau. Raquettes qui bottent ? Racler au couteau !
En dehors de ça, plus de simplicité dans les vêtements du haut, comme dit ci-dessus, je vais sûrement dire au revoir aux 3 couches.
Il m'a aussi manqué de la confiance dans mon abri pour oser dormir dehors à côté de la cabane plutôt que dedans comme j'en avais parfois envie. Et peut-être aussi un peu plus de duvet. Les 500 grammes de la couette et mes vêtements ont toujours été suffisants, mais j'aurai sûrement plus volontiers bivouaqué si j'avais eu la certitude de ne pas avoir froid. Je sais déjà comment évoluera mon système de couchage, ne reste plus qu'à trouver les fonds pour cela...


Concernant cette destination... Je ne vous cacherai pas avoir été un peu déçu. Pas par la météo, ça je m'y attendais, j'ai toujours un temps de merde quand je sors, la météo eue à Oslo est même surprenante. Non, déçu par la proximité d'avec la civilisation. Partout, on tombe sur des pistes damées et entretenues. Les cabanes sont relativement facilement accessibles grâce à cela, si bien que l'on y croise plus de gens de la ville venus passer une soirée à faire comme à la maison que de randonneurs sur plusieurs jours, avec qui je me sens plus de choses en commun, puisque l'on vit un peu la même chose. Et puis ces cabanes sérieusement, grandes et neuves, avec des matelas, des draps, donnez-moi une banquette en bois punaise !
Mon coeur me semble plus battre pour la beauté glacée des forêts du nord que pour le spectaculaire des montagnes norvégiennes. C'est peut-être également pour cela que l'Islande ne m'attire pas plus que ça. Si l'an prochain je ne vais pas en Sibérie, je retournerai en Finlande. Ou peut-être en Suède puisque je n'y suis pas encore allé.

Dernière modification par Archimboldi (29-03-2015 17:47:22)


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#13 29-03-2015 15:07:21

kodiak
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Poids du passeport français = 36g (source)
Poids d'une feuille A4 en 80g (le grammage le plus répandu) = 5g (explication)


Lâche ce clavier, attrape ton sac et pars marcher! |k|
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#14 29-03-2015 15:08:40

jeanjacques
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Archimboldi a écrit :

Je redécouvre un phénomène que j'avais oublié, le tissu de mes moufles en P&P qui se colle légèrement sur tout ce qui est métallique, mes bâtons, la poignée de la porte. Pour descendre plus bas faudra quand même faire attention à ça, à -30 ça restera peut-être définitivement collé...

Cela veut dire qu'elles fonctionnent wink L'humidité est bien drainée vers l'extérieur et c'est cette fine pellicule qui gèle au contact du métal. En toute logique, à -30 elle devrait être à l'état de glace sur la surface donc ce soucis ne devrait pas se présenter.
Peut être que leur capacité à bien gérer l'humidité t'a rendu moins vigilant quant au confort thermique de tes mains, pas trop chaud ?

Bon, pour le reste, le récit est très sympa mais il montre qu'il va falloir faire un peu plus de sport la semaine tongue

Dernière modification par jeanjacques (29-03-2015 15:27:43)


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#15 29-03-2015 15:26:16

florencia
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Cool pour l’aurore boréale, même si brève et pas aussi majestueuse et spectaculaire que certaines, comme tu le dis très bien,  celle-ci c’est la tienne, et je suis sûre que dans le contexte, tu as dû avoir une pensée très spéciale.

Merci pour ton récit, les biens belles photos sous le ciel bleu, et attention JJ va te surveiller au niveau physique big_smile

Flo smile


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#16 29-03-2015 18:22:17

Archimboldi
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

kodiak a écrit :

Poids du passeport français = 36g (source)
Poids d'une feuille A4 en 80g (le grammage le plus répandu) = 5g (explication)

Merci smile Du coup, une soixantaine de grammes de papiers. Je n'ai pas osé ne partir qu'avec ma carte d'identité...


jeanjacques a écrit :

Cela veut dire qu'elles fonctionnent wink L'humidité est bien drainée vers l'extérieur et c'est cette fine pellicule qui gèle au contact du métal. En toute logique, à -30 elle devrait être à l'état de glace sur la surface donc ce soucis ne devrait pas se présenter.
Peut être que leur capacité à bien gérer l'humidité t'a rendu moins vigilant quant au confort thermique de tes mains, pas trop chaud ?

Oui, chaud aux mains. Je savais que c'était cette humidité qui collait, je regardais mes mains "fumer" en avançant. Je suis vraiment bluffé par l'efficacité de l'évacuation, surtout avec un tissu si solide. J'ai empoigné et cassé de grosses branches sans aucune crainte. Tu me rassures pour descendre plus bas. wink

Bon, pour le reste, le récit est très sympa mais il montre qu'il va falloir faire un peu plus de sport la semaine tongue

Oui, je pense que les raisons sont multiples à ma fatigue qui s'est accumulée. Déjà, chevilles toujours pas à 100% suite à une blessure en course à pied. Nuits un peu en pointillés, entre les veilles pour les aurores et les difficultés à m'endormir à cause du vent. Les boules quies n'y ont rien changé. Et la nourriture aussi. Liste à venir mais je me suis souvent rationné. C'est la première fois que je pars sur plus de 10 jours, pas facile de gérer ses réserves quand on n'a pas voulu préparer de rations quotidiennes.  roll


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#17 29-03-2015 19:09:14

Archimboldi
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Alors, j'ai pas gardé les sachets, par contre j'avais noté tout ce que j'ai emmené en nourriture pour ce voyage, poids dans les ziploc :

Fromages (cheddar 14 mois, comté 9 mois) : 456gr
Barres chocolatées diverses (mars, twix, kinder country, bounty, snickers, milky way)  => 1329g
Chips poulet => 241
Chips paprika=>281
Chips nature => 298
Cacahuètes et raisins secs=>621
Noix de cajou =>482
Bonbons (fraise tagada et bananes)=>624
Vichy (bonbons menthe) => 230
Lyo =>767
Semoule=>626
Chocolat (côte d'or et milka) =>780
Biscuits (pepito, bastogne duo, galettes au beurre, galettes goût pomme)=>1060

Boisson : Environ 30 cl de белая березка водка (vodka au bouleau blanc). Je ne sais pas si elle se trouve en France, mais si vous tombez dessus, c'est de la bonne. tongue
Et quelques sachets de ... tisane !

Comme d'habitude je ne me suis pas trop pris la tête à calculer précisément les calories et les quantités, surtout pour un parcours si proche de la ville. Je voulais cependant être libre de ne pas y passer, et pouvoir ne faire aucune dépense, je me fais déjà suffisamment assassiner de frais bancaires en Russie.

Toujours pas d'huile, laisser une bouteille comme ça dans mon sac de couchage me fait un peu peur.

Pour les fromages, j'ai fait une infidélité à mes chers babybel, dont le ratio poids/calories n'est pas génial. J'ai voulu essayer ces fromages "vieux". Le comté était délicieux, le cheddar je suis moins fan, il était beaucoup plus fort, salé, et faisait des miettes dans le ziploc. Coupés en dés pour ne pas avoir à le faire sur place.

La semoule c'est toujours la même, la Tipiak tomate basilic. J'étais parti sur l'idée de réutiliser un fond de sachet de lyo comme bol, il me fallait quelque chose qui se réhydrate vite pour pouvoir manger chaud, à -10 le repas a vite fait de refroidir si on ne le protège pas. J'ai essayé divers quinoa, même réduits en poudre ils mettaient trop longtemps. J'ai écarté les purées, qui obligent à faire la vaisselle. Ne restait plus que la semoule.
Blork devait ramener quelques saucissons artisanaux, j'en ai piqué un peu pour agrémenter la semoule. Sinon, j'alternais cacahuètes/raisins et noix de cajou pour changer un peu le goût, et rajoutait quelques dés de fromage.
Les miettes de chips au poulet donnent aussi un goût très agréable.

Pour les Lyo, c'est ce qu'il me restait d'une grosse commande. Chaque fois un vrai régal, mais à refaire j'en prendrais moins, ça prend beaucoup de place dans le sac.
Pour les plats : un boeuf stroganoff de chez Lyofood, parce que DM les trouvait excellents, et aussi parce que le fond du sachet peut se déchirer pour faire bol. Bah oui, j'avais pas de couteau.  tongue
410 cal/100g, 435 cal dans le sachet. Pas génial, la réhydratation est bonne, on a une sensation de satiété, mais on peut avoir un bien meilleur ratio ailleurs. De toute façon c'était surtout pour récupérer le bol et tester cette marque.

Sinon, tout en Fuizion : 2 Poulet Thai au curry vert (534 cal/100g), 1 Poulet Dhansak avec riz (485 cal/100g), 1 spaghetti bolognaise (570 cal/100g) et 1 Haché d’agneau épicé avec pommes de terre et légumes (491 cal/100g). Tout ce qui était épicé était délicieux.

Les lyo m'ont permis d'avoir des repas un peu plus équilibrés. La prochaine fois je prendrai sûrement un vrai bol et le protégerai du froid, pour pouvoir aussi manger purée et quinoa. Mais j'emmènerai encore quelques poulet thai au curry vert, c'est vraiment trop bon.

Les biscuits, j'ai essayé de les protéger un peu, alors ma petite bouteille de vodka allait dans la poche en mesh à l'avant du sac, derrière la pelle à neige. Ça permettait de créer un espace relativement protégé, j'ai mangé la plupart de mes biscuits en morceaux, et non en miettes à la cuillere. J'ai même retrouvé une galette en beurre entière après 10 jours !

Barres chocolatées uniquement, parce que je ne peux plus voir les barres de céréales en peinture. D'habitude je prépare du broyé du poitoux avant ce type de sortie, pas eu le temps cette fois.

Enfin, les bonbons parce qu'on n'est pas à l'armée, mais avant tout là pour se faire plaisir. Les Vichy on s'en prenait 4 le matin avant de partir, les haribos pour le dessert.


Je suis passé de 82 à 79 kilos, et encore un peu de gras, donc le menu n'était pas trop déficitaire. En revanche, comme j'étais toujours un peu inquiet de manquer sur la fin, j'avais tendance à manger un peu moins : hop, une cuiller de chips en moins, et non je vais pas entamer ce paquet maintenant. Ce n'étaient pas des envies impérieuses puisque je n'ai pas eu faim, plutôt de la gourmandise. "ah on vient bien d'en chier dans la tempête, j'aimerais me baffrer tout un paquet de chips en regardant la neige tomber dehors".

Mon traditionnel thé a été remplacé par la tisane. Sachet miel/banane d'une marque avec un éléphant, j'ai oublié son nom. Mieux que le thé j'ai trouvé, parce qu'on ne ressent pas le besoin d'ajouter de sucre.


Voilà, je crois que c'est tout. Désolé du retour un peu bâclé, je suis pas mal occupé en ce moment, il fallait que je finisse ce récit avant ce soir, sans quoi il n'aurait jamais été fait. N'hésitez pas si vous avez la moindre question, j'ai sûrement oublié des choses. wink


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#18 29-03-2015 19:59:42

Iksarfighter
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

La CNI suffit pour la Norvège si on est dans l'espace Shengen je crois bien, pas besoin de passeport.

Sympa ton récit, ça rigole pas la fin d'hiver là-haut on dirait  smile


Randonnez en Norvège !

Plus on part doucement et plus on va loin !

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#19 30-03-2015 08:35:50

ith
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Bonjour,

Merci Arch pour ce très beau et très bon retex.  smile

Trois petits points :

- Tafdak avec JJ : tes moufles P&P fonctionnent parfaitement comme tu l'as constaté. Un petit truc en plus c'est de penser à les retourner pour éliminer l'eau, elle se transforme en givre et il suffit de secouer les longs poils.
Au bivouac ou en action cela permet aussi de mettre de grosses moufles gonflantes dessous et de disposer alors d'une protection de main +++. Intéressant dans la mesure ou les les P&P sont aussi valables sous la pluie.

- Pour les chaussures : ma femme a utilisé avec succès cet hiver (en Laponie en raquette) et jusque vers -15°C des Bugaboot™ Plus II Omni-Heat (guêtre, chaussette fine, grosse chaussette laine).
C'est relativement léger, pas trop cher et on peut facilement les essayer en magasin. Elles ont séché sans trop de problème devant le poêle avec la technique adéquate.
Avec un système de double chaussette, des VBL et des surbottes VC on peut certainement aller bien plus bas. En bivouac froid, sans VBL, c'est certainement moins pratique qu'une chaussure avec doublure amovible (mais qui serait bien plus lourde).

- La rain cut c'est pour moi un back up en hiver, pas un truc vraiment satisfaisant si on doit compter régulièrement dessus. A minima, pour le pantalon on peut couper le fond des poches et les sortir dans la bafougne (oreilles d'éléphants). Si on porte des guêtres on peut aussi couper le bas à mi mollet, en utilisation standard l'aération est améliorée.

C'est grand de penser à faire du bien aux autres quand on est dans la peine.  neutral

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#20 30-03-2015 10:21:58

jeanjacques
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Je viens de finir de lire ton retour matos et je pense que tu as pu constater les limites du matos pas cher quand le trip se complique wink Au final, tu vas devoir changer plein de pièce d'équipement hmm
Perso, j'ai mis pas mal de temps à le comprendre mais je pense qu'il est bien plus rentable d'acheter tout de suite ce qu'il y a de mieux. En voulant économiser, je me suis à chaque fois retrouvé à devoir revendre pour re-acheter mieux.
Si tu te mets à la couture, tu vas pouvoir réduire drastiquement le prix de pas mal d'item.

Faire la vaisselle avec la purée ? Il suffit de bien finir à la cuillère et de passer vite fait de la neige dedans en touillant. 30 secondes d'effort max.

Pour le matelas, si on fait un truc ensemble, interdiction de prendre un gonflable, je ne tiens pas à te prêter un morceau de mon Solar en cours de route tongue

Pour les raquettes vs skis, dès que tu aura gouté au SRN (au vrai, pas un ersatz), tu ne te posera plus la question. Cela réglera du même coup le problème des ancres à neige devenues inutiles.

La Nalgene de 0,5 est évidement trop petite pour une journée, il est nécessaire d'avoir une Loutre dans le sac wink Avec deux trois techniques, elle gèle difficilement (faut vraiment que je me motive à finir le compte rendu matos Norvège..).

Pour la sensation de pas sauvage, je pense que vous êtes restés beaucoup trop près des axes routiers et des villes (aurais tu la carte avec votre parcours ?). Avec Yann, on a passé plein de jours avec pour seule trace de civilisation une vague trace de motoneige de temps en temps.

Dernière modification par jeanjacques (30-03-2015 10:24:03)


Super poney

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#21 30-03-2015 13:31:48

Benes
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Salut,

Merci pour ce retour sympa.
La météo fait réver en tout cas. lol


Je suis en train de chercher des gants pour partir en Islande au mois de Juillet.
J'hésite entre un classique surgants + gants polaires et les gants P&P.

Je me demande quelle est la limite d'utilisation haute de ces gants P&P ? Ca a l'air de descendre assez bas en température, j'ai peur que ce soit trop chaud pour mon utilisation.
Dans le genre +5°C avec de la pluie et du vent ça le fait ?

Bonne continuation

Benes

Dernière modification par Benes (30-03-2015 13:33:04)


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#22 30-03-2015 14:47:08

eraz
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Kikoo Archimboldi wink

Archimboldi a écrit :

Concernant cette destination... Je ne vous cacherai pas avoir été un peu déçu. Pas par la météo, ça je m'y attendais, j'ai toujours un temps de merde quand je sors, la météo eue à Oslo est même surprenante. Non, déçu par la proximité d'avec la civilisation. Partout, on tombe sur des pistes damées et entretenues. Les cabanes sont relativement facilement accessibles grâce à cela, si bien que l'on y croise plus de gens de la ville venus passer une soirée à faire comme à la maison que de randonneurs sur plusieurs jours, avec qui je me sens plus de choses en commun, puisque l'on vit un peu la même chose. Et puis ces cabanes sérieusement, grandes et neuves, avec des matelas, des draps, donnez-moi une banquette en bois punaise !

Bah si tu fais une promenade de quelques km par jour en passant de cabane en cabane et en passant par les pistes => peu de chances que tu t'éloigne de la civilisation et des gens qui utilisent ces mêmes pistes/cabanes. Tu ne voudrait quand même pas qu'on ai construit ces abris et damé cette neige rien que pour toi non? lol

Si tu veux un peu plus d'étendues sauvages, c'est facile : il suffit de t'éloigner des cabanes et des chemins, et de planter ton abri dans la neige. Et sinon, de faire plus de km par jour... Parce que si j'ai bien lu, au bout de 3 jours de marche, vous êtes à une vingtaine de km de la ville de départ (distance que va parcourir aisément un Norvégien dans la journée). Si vous voulez un peu de solitude, il faut la gagner...

Merci pour le retour wink.

eraz

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#23 30-03-2015 17:16:48

edel85
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Merci pour le retour, ça fait rêver... wink

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#24 30-03-2015 17:22:22

Caroline73
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Rhaaa, t'es courageux, t'as déjà fait ton retour et tout!! La vache... faut que je me motive pour m'y mettre quoi. Avant je vais lire le tiens en détail ^^

Temps dégeu pour nous aussi aux Lofoten, si bien que ça nous a soulé et qu'on est redescendues à Trondheim, randonner finalement sur le plateau de Roros. Là il faisait beau. Pas d'aurores pour nous, la pure flemme de sortir du tipi la nuit quand ça caille un max et que t'es bien dans ton duvet... L'année prochaine on louera une cabane pour plus de confort et trouver la motivation de sortir la nuit. Probablement en Finlande plutôt, j'aime Inari.

Bon lac Baïkal en attendant!

Edit:
Yeah! Super récit, super photos! Merci!

en passant par la "Steppe des Trolls", se gelant les miches sous le "Pic de l'Ombre Glacée", traversant le "Plateau du Blanc Désespoir".

J'adore big_smile la Norvège c'est comme Skyrim mais en mieux!

Pause hot-dog (casse dédi à Caroline)

Merci merci, sans déconner, est-ce que les hot dogs scandinaves ne sont pas les meilleurs du monde?? (sauf en Finlande, ils mettent un drôle de truc dessus, comme des dès de concombre au vinaigre... c'est de l'humour finlandais je suppose...) J'ai converti ma copine, elle en a mangé autant que moi, peut-être plus en fait... et convertie à la Norvège aussi où elle retournera peut-être cet été.


Et encore une fois toutes mes pensées pour ton papa  sad

Dernière modification par Caroline73 (30-03-2015 17:39:34)

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#25 31-03-2015 11:30:54

eraz
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Re : [Récit + liste] Norvège - A la poursuite des aurores boréales.

Caroline73 a écrit :

Temps dégeu pour nous aussi aux Lofoten, si bien que ça nous a soulé et qu'on est redescendues à Trondheim, randonner finalement sur le plateau de Roros. Là il faisait beau. Pas d'aurores pour nous, la pure flemme de sortir du tipi la nuit quand ça caille un max et que t'es bien dans ton duvet... L'année prochaine on louera une cabane pour plus de confort et trouver la motivation de sortir la nuit. Probablement en Finlande plutôt, j'aime Inari.

Mais c'est quoi cette nouvelle tendance "cabanes"... Ca sert à quoi d'avoir optimisé ses listes pour porter léger et de ne pas profiter de la super nature que propose la Norvège. Franchement, je préfère un bon bivouac sauvage sous la tempête à la plus confortable des cabanes... Pas vous?

eraz

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