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#1 20-09-2015 19:49:28

Kamilyo
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[Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

Tout juste de retour du Néouvielle avec des images plein la tête qu'il est temps de mettre tout ça par écrit pendant que je me souviens de cette semaine !

Pour cette sortie, je me suis basé sur celle de Snop. J'ai repris l'essentiel et j'ai modifié/ajouté des choses sur place en fonction des conditions/motivations. D'ailleurs, merci Snop pour les conseils que t'as pu me donner !


Assez parlé, place au récit !


Départ et Jour 1: Paris - Lac d'orédon

Tracé jour 1
781 D+
482 D-

Samedi 12 septembre, il est 20h30, sortie du taf, ni une ni deux, je file chez moi, fini de charger le reste de mon sac (tout est déjà quasiment dedans), le temps de miam puis direction la gare pour une première en train couchette.

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La cohabitation avec 5 autres personnes est plutôt facile, je dors par intermittence, on ne voit du coup pas trop le temps passer ... Bref je referai. Arrivée à Toulouse le dimanche au petit matin, TER pour Lannemezan, puis bus direction Saint Lary Soulan. Il est 10h, un peu déphasé et fatigué mais tant mieux, me voilà dans un bien chouette endroit ! Passage rapide à l'office du tourisme pour consulter la météo. Aujourd'hui, ciel menaçant, lundi beau, mardi beau, mercredi beau ou dégradation, jeudi tempête ... Bon ça s'annonce pas si mal que ça ! (sur le papier ....)
Il est temps de se mettre en route, c'est parti pour un peu de stop. Un premier conducteur me prend, c'est un ambulancier de la région qui m'informe que ce fut un été très meurtrier pour les randonneurs, notamment à cause des grosses quantité de neiges de l'hiver qui ont fondu très rapidement, accélérant l'érosion de la roche ce qui à coûté cher à bon nombre de marcheurs. Ça met tout de suite en appétit pour commencer ! Je ferai donc attention où je met les pieds et n'irai pas me perdre trop loin. Il me dit aussi que bien le ciel un peu grisonnant, aujourd'hui il n'y aura pas d'orage vu ce qu'il est tombé la veille. C'est bon à savoir.
Il me dépose à Fabian ou la première voiture qui passe m’emmène au lac d'Oredon. 3 octogénaires qui partent faire leur petite marche dans les hauteurs, "on ne laisse jamais un randonneur sur le bord de la route !". On discute le temps de la montée, puis me voilà enfin arrivé au point de départ.
Il est 11h, j'ai à peine eu le temps de quitter le boulot, dormir, et patienter un peu dans les différents transport que me voilà dans un autre monde !

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C'est l'heure du petit en cas de la matinée, une boulette pour se donner des forces et c'est parti ! première ascension, c'est assez fréquenté mais moins que ce à quoi je m'attendais.

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J'arrive rapidement aux Laquettes

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Toujours les Laquettes, mais vu d'un peu plus haut

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Puis j'arrive gentiment pour l'heure de la pause déjeuner au lac d'Aubert, très joli coin, mais évidemment très fréquenté.

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Le lac d'Aubert vu de l'intérieur:

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Je mange tranquillement au bord du lac quand un groupe de hollandais vient se fourrer non loin de moi à beugler en gâchant tout plaisir de la vue. Je me dépêche de finir, je jette un oeil à la carte pour définir mon objectif: le col de Madamete. Et je me remet en route. Je remonte de quelques mètres pour arriver au bord du l'ac d'Aumar

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Je début l'ascension pour le col de Madamete, je repère quelques coins sympa pour le bivouac et envisage même de m'arrêter rapidement car il commence à pleuvoir et les monts d'en face commencent à se couvrir

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Ca sera passager, la pluie s'arrête mais le ciel n'en reste pas moins menaçant, il est encore tôt et décide de continuer l'ascension et arrive non loin du col au gourguet de Madamete, un très joli lac où je me dis qu'il serait sympa d'y poser l'abri

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Je fini la montée et arrive donc au col où je fais fuir une petit bête, je n'ai pas eu le temps de voir de quoi il s'agissait. Je fais une pause, et je sens du mouvement. C'est une sorte de petite fouine (je serais curieux de savoir exactement le nom de la petit bestiole), qui s'approche de moi en mode ninja, se rapprochant et se cachant derrière les cailloux. Je le croyais curieuse à venir jusqu'à moi. En fait elle est juste attirée par un morceau de fromage qui traîne non loin de mes pieds, le chope pour vite repartir vers son chez soi le stocker.

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Il fait froid, mais il ne pleut pas, le vent n'est pas très fort, je décide donc de tirer jusqu'au pic de Madamete pour avoir un premier aperçu du massif et je ne suis pas déçu du voyage

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Côté sud, les Laquettes (au fond au centre), lac d'Aubert (a droite), lac d'Aumar (au centre) et gourguet de Madamete (tout à gauche)

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Côté Nord, qui sera exploré plus tard

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Je flâne un peu en haut, profite du paysage malgré le vent et un peu froid. Je finis par redescendre et apprend en voyant un panneau au col que le bivouac est interdit dans une partie du Massif notamment là où j'avais repéré des spots. J'hésite mais me décide finalement à redescendre au lac d'Aubert où il y a une zone de bivouac. C'est pas plus mal, demain l'ascension du pic du Néouvielle est prévue donc autant se chauffer en montant plutôt qu'en descendant.
Dans la descente j'ai très mal au crâne, ça ne me quittera pas avant de dormir, sûrement un cumul de la fatigue du voyage et de l'effort du premier jour. J'aperçois un chamois, ou plutôt un isard comme cela s'appelle dans les Pyrénées (je l'aurai appris le dernier jour), avec une magnifique photo digne des plus grands, à en faire saliver plus d'un:

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Le ciel se dégage un peu, je fini ma descente et pose mon bivouac après une pause au bord du lac pendant un bon moment (espérant que le mal de tête passe).

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Je serai vite rejoins par un groupe de 3 qui revient du pic du Néouvielle, ils se collent à moi mais ne cherchent aucunement à discuter, bon ben chacun fait son truc alors. Je miam et m'en vais profiter des lumières du soir

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Jour 2: Lac d'Aubert - Lac Det Mail

Tracé Jour 2
941 D+
768 D-

La nuit fût quelque peu agité avec des rafales de vent. Je dors donc en fonction de ce dernier qui vient faire claquer la toile, mais le tarp tient bon.

Au réveil, le ciel est bleu ! Petit dej et décollage sur les coups de 8h (c'est les vacances après tout !). Programme du jour, le Néouvielle !
De belles lumières pour commencer, qui auraient pu l'être d'autant plus si j'avais le courage de me lever plus tôt.

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Les nuages remontent et font leur apparition derrière moi durant la montée, pas question de venir boucher la vue !

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En bas du couloir menant à la brèche de Chausenque (j'aurai toute la journée en tête le film Shawshank Redemption à cause de cette brèche)

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Puis virage à gauche avant la brèche pour se diriger au pic, ça commence à corser un peu

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Dans ce cas, rien de tel qu'une pause boulette ! (un de mes deux moments préférés de la journée, avec celui de la pause de l'aprem avec le Taupe cake légèrement modifié.

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Un petit coup d'oeil à cette deuxième partie et hop !

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La fin de l'ascension sera légèrement saupoudrée de neige, de quoi glisser si l'on ne fait pas attention, je rattrape un groupe de 6 ou 7 bons vivants au niveau de la cheminée avec un petit passage délicat à cause de la neige, puis le sommet à 3091m tant attendu.

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Je mange en haut, les autres redescendent direct, je décide de pas trop traîner car la cheminée peut être glissante en descente alors s'il m'arrive quelque chose, ils ne seront pas loin. Je me laisse glisser jusqu'à la brèche de Shawshank euh... Chausenque (décidément).

Côté Est
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Côté Ouest
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Je capte un peu de réseau, en profite pour donner quelques nouvelles, puis la descente qui s'avère très glissante avec un sol de graviers instable, je tombe quelques fois, me fait un petit bobo et manque de chuter pas mal de fois, c'est pas la descente la plus agréable. Je met beaucoup de temps avant d'atteindre les Lac Verts

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un dernier regard vers cette pente glissante

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puis direction le lac Det Mail

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Le bivouac tant attendue sur la petite île du lac est enfin là, mais le vent souffle pas mal alors je décide à contrecoeur de trouver un autre endroit. Il n'est pas tard, aux alentours de 16h-17h, alors je prend mon temps pour trouver un spot plutôt bibiche (en apparence seulement ...) et je monte le tarp.

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1h après, le vent tourne à 180° ... bon ben j'ai plus qu'a le remonter dans l'autre sens, heureusement qu'il n'est pas tard. Je dîne puis je file aller voir le magnifique coucher de soleil non loin du bivouac, bien couvert tout de même car beaucoup de vent.

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Et en prime un petit time lapse => CLIC. J'ai posé le téléphone comme j'ai pu.

Après ce beau spectacle, il est temps d'aller dormir !


Nuit 2

Le vent souffle pas mal, je suis moins à l'abri que je ne le pensais, la toile claque souvent à cause de quelques rafales, ce qui m'empêche de vraiment dormir, il est même pas minuit que je trouve déjà le temps long à rester éveiller. Puis petite accalmie et j'arrive à m'endormir.
2h du matin, le vent se fait plus puissant, ça me réveille. Puis une rafale vient faire déterrer les sardines à l'arrière du tarp. Direct par reflex je sors mon bras pour attraper ma toile afin d'éviter qu'elle ne s'envole. Grand moment de solitude pendant 2-3min, je réfléchi à quoi faire. Je m'estime heureux, il fait pas trop froid, il ne pleut pas c'est déjà ça. Je ne vois aucun autre endroit pour changer de spot donc je décide de replanter mon tarp à la frontale. Je commence par chercher les sardines qui se sont envolées, j'en retrouve 2 et fait avec, je crois qu'il en manque encore 2 ou 3. Je replante donc tout ça, et me met en quête de gros cailloux à poser dessus (j'en avais déjà mis sur quelques unes). des aller retour entre la rivières et l'abri se succèdent afin de consolider tout ça. Je fini par y arriver, il me manque quelques sardines mais ça fera l'affaire j'ai les points d'ancrage principaux.
Le reste de la nuit sera très longue, je ne dormirai quasiment pas, je flippe à chaque rafale que le tarp s'envole de nouveau, mais il tiendra bon jusqu'au petit matin.


Jour 3: Lac Det Mail - Laquet de Coste Ouiellière

Tracé jour 3
978 D+
1201 D-

7h-7h30, le jour commence enfin à se lever, je me sens comme libéré, après cette nuit interminable où je n'ai pratiquement pas fermé l'oeil. Je me réveil avec joie (façon de parler ...). Je prend tout de même mon temps pour manger et faire le sac. Je fini par chercher les sardines manquantes, en retrouve mais il finira par en manquer une à l'appel, je ne vois pas où elle a bien pu voler. Ce n'est malheureusement pas la seule chose que je laisserai sur place, je me rendrais compte le soir que j'ai oublié le PQ ... Bravo un déchet de plus dans la nature, je suis pas fier de moi sur ce coup ...
Je me met en route, vraiment content de quitter cet endroit et c'est parti pour la Hourquette de Mounicot derrière laquelle le soleil fait son apparition.

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Arrivé au col, un petit regard en arrière

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L'autre côté à l'air moins hostile

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Et il y a surtout le GR, ça va me faire du bien de pouvoir marcher sur un sentier ! La descente n'est pas compliquée mais un peu longue, je suis des cairns (peut être pas les bons) pour les perdre puis filer droit vers le GR. Puis je me laisse dégouliner doucement jusqu'au barrage du lac Dets Coubous avec un paysage plus que sympatique avec pas moins de 8 lacs/laquets.

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Puis j'entame la descente

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Et jète un regard vers ma destination, le vallon qui remonte à la cabane d'Aygues Cluses

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J'ai bien aimé cette balade qui remonte à la cabane, rien d'exceptionnel mais on s'y sent bien

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Petit regard en arrière à l'approche d'Aygues Cluses

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Arrivée à la cabane, il est 15h-15h30 (je ne sais plus trop), j'hésite à arrêter car le ciel est menaçant. Je jète un oeil à la cabane, c'est plutôt étroit mais ça à l'air agréable, il y a des matelas et une cheminée avec un petit stock de bois pour se réchauffer. Je demande à des randonneurs s'ils connaissent la météo du jour. Personne n'a l'air de consulter la même chose, en même temps ça change tellement vite. Mais à priori pas de pluie annoncée, par contre il est fort probable pour qu'il y ai de nouveau des vents forts. Hmmm... Le vent c'est plus trop mon truc. Je regarde la carte, je vois qu'il y a une cabane après le col de Barèges, je décide donc de tenter le coup en espérant qu'elle soit ouverte, trop tôt pour arrêter.

Vu de la cabane d'Aygues Cluses et du lac de Coueyla Gran dans la montée du col

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Col de Barège en vue !

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Col côté Ouest

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Col côté Est

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Descente au lac de Gourguet

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Je me pose devant ce magnifique pic qui en impose pour profiter de ma pause préférée de la journée (en plus de celle du matin big_smile ), le taupe cake. Je consulte ma carte. Voyons voyons, ce serait donc le pic de Bastan qu'on aperçoit là, ben lui je vais me le faire, ça doit pas être vilain là haut !

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Je finis la descente jusqu'au laquet de Coste Oueillère. J'aperçois au loin la cabane. Pitié faite qu'elle soit ouverte ...

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J'arrive à la dite cabane, et il a un loquet extérieur pour y accéder !! Hourra, je vais pouvoir dormir tranquille ce soir !

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En plus c'est du 5 étoiles, une table, un lit superposé, des matelas mousses dessus. Le seul point noir, il manque une chaise tongue

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Le panorama depuis cet abri

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Je traine, fais une toilette dans la rivière et l'heure de manger arrive, ce soir de la bonne ventrèche en attendant que l'eau bout.

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Il commence à faire frais, le vent souffle un peu alors je ferme la porte, me met au chaud dans le duvet et bouquine avant de m'endormir.


Jour 4: Lac de Coste Ouiellère - Refuge de Bastan

Tracé Jour 4
403 D+
272 D-

J'ai super bien dormi dans ma cabane ! Le vent à tout de même vraiment bien soufflé pendant la nuit, j'étais content de ne pas être dehors. Il pleut donc je décide de me la couler douce aujourd'hui et de me reposer un peu, je reste au lit à bouquiner jusque tard dans la matinée. Quelques éclaircies font apparaître de temps en temps un joli arc en ciel, j'arrive à en choper un bout in extremis.

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Sur les coups de 11h30, je me décide à partir, c'est un peu dégagé au niveau du refuge de Bastan qui se situe de l'autre côté.

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Un petit mot parmi tant d'autres sur les mur de l'abri et c'est parti.

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La descente dans la sapinière est plutôt agréable, je prends vraiment mon temps, car je sais que la marche sera très courte, j'en profite pour regarder autour de moi desfois que je ferrais des cèpes. Je ne trouverai rien dommage ...

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J'arrive au lac de l'Oule où je prend ma pause déjeuner bien méritée après cette dure matinée d'1h de marche à un rythme fou.

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La remontée au refuge de Bastan se fait au même rythme que la matinée, je m'assois toutes les 5min tongue

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Et j'arrive paisiblement aux lacs de Bastan sous de belles éclaircies

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Puis j'arrive au refuge, bien perché sur son promontoire, et assez discret, se confond bien dans le paysage. Je rentre "y'a quelqu'un?!", un mot sur la table "Gardien en ravitaillement". Je pose mes affaires et prend quelques photos de la belle vue du refuge

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Bon c'est pas le tout, mais il est 15h, faut s'occuper maintenant ... Je trouve dans la boîte à jeux de quoi m'occuper un moment: un jeu à la con où il faut refaire une figure avec divers morceaux geométrique

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Ca me prend très vite le choux, et puis c'est super dur, je me demande comment les gosses peuvent jouer à ça (ou alors je suis vraiment très nul)

Puis dehors, le déluge arrive, le vent se lève, la surface du lac est chahutée, les arbres vacillent de droite à gauche, les armatures de refuge craquent à chaque rafale. Et la pluie vient s'inviter dans ce ballet incessant offrant un spectacle (et une occupation !) merveilleux à contempler au sec. Le soleil sera tellement jaloux qu'il viendra illuminer de quelques rayons cette nature déchaînée offrant de sublimes lumières.

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Une fois le climax atteint, j'en profite pour lire, et je tombe sur le chapitre idéal.

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Le temps passe et l'estomac gargouille, il est l'heure de manger un bout. Une activité de plus !

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Pendant ma cuisine, je serais rejoint par un couple de parisiens originaires de Montpellier qui arrivent sous la pluie et viennent se réfugier. On passera le dîner à discuter de nos périples respectifs, on apprendra également qu'on habite juste à côté les uns des autres. Le temps passe et la fatigue est là pour tout le monde, il est temps d'aller au lit, demain on fera un bout de chemin ensemble, nous prenons la même direction.


Jour 5: Refuge de Bastan - Lac de Montarrouve

Tracé jour 5
1063 D+
1360 D-

Beaucoup de pluie pendant la nuit, un peu vent. A 7h le réveil du couple sonne, il pleut toujours, on reste au chaud, presque 8h, il est temps de se lever, petit dej/paquetage rapide, dehors le ciel s'est entièrement dégagé il fait grand bleu.

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Arrivée au col de Bastanet, le lac de la Hourquette dans l'ombre

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nous nous séparons, ils continue sur le GR, quant à moi le fameux pic de Bastan que je convoitais et ici et je ne peux que le gravir par ce temps clair. L'ascension est assez rapide et la vue est splendide !

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Je profite un bon moment puis je redescend, j'aperçois une famille d'isards qui déboulent dès qu'ils me voient/m'entendent. Pas assez rapide pour sortir l'appareil tongue De nouveau le col de Bastanet mais avec cette fois le lac de la Hourquette dans la lumière.

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Vue de l'intérieur pour rigoler

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Je descend jusqu'au refuge de Cloutou

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Arrivé au refuge, je demande conseil aux gardien sur l'itinéraire que je pourrais suivre aujourd'hui, je n'avais encore rien décidé, je sais juste que je souhaite faire l'Arbizon demain via la porte de la Paloume, donc je dois finir ma journée après le col de couradette. Comme cela ferait un peu court, je fait un détour par les lacs de Cloutou pour aller jusqu'à la brèche du Contade voir le pic suivant l'heure. Je me dirige donc vers Cloutou mais les nuages remontent assez rapidement et viennent vite boucher la vue.

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J'en profite pour faire ma pause déj et attendre voir si ça peut se dégager ou pas

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Ca va, ca vient, l'issue est plutôt incertaine. Après manger je décide de continuer et de revenir si on voit vraiment rien, j'essaye de suivre les cairns, mais les perds rapidement alors je continue à vue, un isard haut perché sur son promontoire m'observe puis s'en va à mon approche. Je ne suis pas très fan de ce coin, c'est pas moche mais je ne m'y sens pas particulièrement bien, je préfère arrêter ici, et me poser un peu avant de redescendre vers le refuge.

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Je retourne au refuge, descend jusqu'au lac de Greziolles, et me dirige vers le col de la Couradette. C'est très peu cairné sur le début, mais on évolue sans problème à vue. En chemin petit regard derrière vers Greziolles

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Et j'arrive au lac de l'I avant de monter plus sec vers le col

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Une fontaine et un abri sont notés sur la carte, je ne verrais ni l'un ni l'autre. J'arrive au col, c'est tout bouché, je me dis qu'en redescendant ça sera surement mieux. Il est censé y avoir une cabane dans le coin mais avec le brouillard, impossible de la localiser, alors j'évolue avec le gps du téléphone, je tourne autour mais ne vois rien. J'évolue dans l'herbe haute humidifiée par le brouillard, j'ai vite les pieds trempés. Je me décide alors de descendre au lac de Montarrouve où il y a une cabane (j'espère bien !).
On y voit vraiment pas grand chose, heureusement que c'est bien cairné.

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Il se met vite à pleuvoir, j'enfile donc tout l'attirail imper/respi, mais je serai quand même rapidement mouillé. La descente est longue, je commence à avoir un peu froid, alors je m'active, je mettrai plus d'1h pour arriver au lac. J'arrive à l'endroit indiqué sur la carte. Que vois-je, une cabane en ruine.... Il pleut averse et là je me sens seul. Je cherche un peu autour, rien, bon ben ça doit être vraiment ça... Je n'ai pas beaucoup d'option, je décide de monter le tarp, ce qui ne m'enchante guère mais pas trop le choix, je suis dépité. Je suis tout trempé, j'ai les mains gelé, et c'est difficile d'enfoncer les sardines dans le sol un peu rocailleux. Une fois le tarp en place, je me débrouille pour étendre mon polycree correctement et me rend compte que ... je suis face au vent, la pluie rentre dans le tarp. Je suis encore plus démoralisé, me traite de tous les noms, je resors donc, commence à craquer un peu et fait pivoter l'abri, mais tout le polycree s'est retrouvé trempé, je me met à l'abri mais je suis une vrai éponge, je craque complètement, j'en peux plus, j'ai froid, je veux rentrer chez moi ! Sur le moment, je maudit la MUL, je maudit le tarp, je me maudit moi même. J'essaye de reprendre mes esprit, me débrouille tant bien que mal pour essuyer le polycree, enlève tout mes vêtements imbibés, je me sèche comme je peux et enfile les vêtements secs, me fourre dans mon duvet. je me pose un moment, si le vent se lève, je suis foutu, ça tiendra jamais, et avec ce qu'il pleut, je ne ferai pas long feu. J'éteins alors mon portable (10% de batterie), et le rallumerai s'il m'arrive malheur. Je me force à manger, je n'ai vraiment aucun appétit. Après dîner, je m'allonge et m'apprête à patienter toute une nuit dans l'angoisse et probablement le froid, je vois les gouttes qui ruissellent sur mon tarp, on dirait plutôt un torrent. Comment je vais tenir toute la nuit.

C'est alors que le brouillard se lève et droit dans mon champs de vision depuis l'ouverture du tarp, j'aperçois ... LA CABANE !!!!!! Ni une ni deux, j'enlève tout mes vêtements secs que je fourre dans le duvet lui même fourré dans le sursac, je remet tout l'attirail humide et froid, je cours jusqu'à la cabane, elle est ouverte !!!! je file reprendre dans un premier temps mon sursac, et le sac à dos, et cours tout mettre à l'abri, puis je remballe avec grand plaisir le tarp. Je suis essouflé, j'ai très froid, je suis tout mouillé, mais je suis enfin à l'abri !! Je me resèche, étend tout ce que je peux faire sécher, puis me remet au sec et au chaud dans le duvet pour passer une nuit tranquille. Je me sens sauvé.

J'étais à 20m de cette p***** de cabane. Maudit brouillard ! (ou maudit moi)


Jour 6: Lac de Montarrouve - Refuge de Bastan

Tracé jour 6
1065 D+
747 D-

J'ai plutôt bien dormi, j'ai eu un peu froid en fin de nuit vers 5h-6h. je regarde par la fenêtre le ciel est dégagé, ça fait du bien au moral après la fin de journée de la veille. Je prend tout de même mon temps car je redoute le moment où je vais devoir renfiler les vêtement humide, car rien n'a séché vu la fraîcheur de la nuit. Mais le moment fatidique arrive, caleçon, pantalon, merino. Oh mon dieu que c'est froid, je grelotte de partout, il faut vite se remettre en route. Je ne perds pas de temps pour commencer à marcher. Il a bien neigé cette nuit au dessus de 2000-2100m, je vois la porte de la Paloume totalement enneigée et décide donc de ne pas l'emprunter. Je vais donc retourner au refuge de Bastan, sur le coup je n'ai plus envie de bivouac. Je remonte donc le sentier en sens inverse et bifurque à droite du pic de Montarrouve, le prenant pour la Pène Longue. J'allume le téléphone pour voir où j'en suis dans mon avancée et me rend compte heureusement de ma bêtise. Ce n'est pas grave je fait demi tour et vient récupérer le sentier. J'ai déjà les pieds imbibés mais je ne souffre pas du froid.

Je suis content de quitter ce lieu

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La porte de la Paloume enneigée

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J'aperçois 2 silhouette à cette porte, puis un hélico qui s'y posera pour les récupérer. Je ne sais pas si c'est des randonneurs ou non, mais ça me rassure quand même dans mon choix de ne pas l'emprunter. j'arrive vite à la limite pluie neige, et le paysage est vraiment beau sous cette petite couche blanche

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Je mets du temps à remonter au col de la Couradette, les cairns sont très peu visibles sous la neige, mais je finis par y arriver

Côté Est

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Côté Ouest

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On remarque bien que j'étais du côté ou c'est bien tombé, pas de bol (ou mauvais choix)

Je redescends ensuite jusqu'au lac de Greziolles. Au passage, je n'ai toujours pas vu l'abri et la fontaine indiqués sur la carte

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Je remonte au refuge de Cloutou, je passe dire bonjour au gardien:

- C'est vous que j'ai croisé hier?
- Oui
- J'ai reçu un coup de téléphone de la gendarmerie, vos proches s'inquiètent de ne pas avoir de nouvelles
- Moi? vous êtes sûr?
- Vous vous appelez comment?
- Camille
- Oui c'est bien vous

Il me permet d'utiliser son téléphone et je donne tout de suite des nouvelles, tout va bien, tout le monde est rassuré. Difficile de bien capter pour tenir les proches informer, il va falloir trouver une solution à terme, de leur côté ça doit pas être facile d'être sans nouvelles.

Je reprends donc ma route vers le pic de bastanet et avant de le gravir, je jète un oeil à droite en direction de la hourquette de Caderolles. Je me sens en forme, il fais bon, je sèche bien, il est tôt, alors allons y ! La vue sur le pic de Portarras saupoudré de blanc est magnifique

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De l'autre côté, Port Bielh

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Je me laisse aller jusqu'à la cabane de berger aux laquets de Port Bielh

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Puis je tire vers les lacs de Bastanet, ils sont vraiment mignons, et de bons spots pour bivouaquer (j'hésiterai un long moment)

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Et j'approche du refuge de bastant qui est épargné des nuages menaçants provenant du col de Bastan

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Je passerai donc la nuit au refuge, avec d'autre randonneur ainsi qu'un groupe de pêcheurs qui nous offriront 4 truites (nous sommes 6) que la gardienne Stéphanie, adorable comme tout nous préparera pour déguster après une soupe de pois cassé et s'en suivra par un confit de canard/pommes de terres sautées, et un compote en dessert. Un vrai festin ! De quoi aller se coucher direct après.


Jour 7: Refuge de Bastan - Arbizon - Paris

Tracé jour 7
1450 D+
2267 D-


Je me réveille tôt car aujourd'hui, un beau morceau, l'Arbizon enfin ! 6h debout, départ 6h30 sous une ciel clair et étoilé ! Je commence donc à la frontale, le sentier n'est pas difficile à suivre. Je me dirige au col de Bastan où je décide de m'y arrêter pour regarder le lever de soleil, chose que je n'ai jamais fait encore

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Après avoir bien flané et profité pleinement de ce spectacle, il est temps de se remettre en route. Je descend donc jusqu'à la cabane d'Espigou symbolisant le début de l'ascension de l'Arbizon

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L'Arbizon, il en impose le bougre
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J'aurais le droit à une belle envolée d'un groupe d'au moins une 15aines de vautours. Dois-je le prendre comme un présage? lol
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J'arrive donc au niveau de la cabane et commence à monter, malheureusement ça commence déjà à se boucher
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J'accélère alors l'allure, car j'ai peur de ne rien voir en arrivant en haut. J'arrive a rattraper un peu le soleil mais la brume vient sans arrêt m'embêter, j'y arriverai jamais
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Mais heureusement, le plafond nuageux s'arrête aux alentours des 2000-2200m. Je suis rassuré de ne pas monter pour rien.

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J'ai l'impression de ne plus être très loin mais cette 2nde partie est interminable, les jambes commencent à être lourdes

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Mais me voilà finalement récompensé en arrivant tout en haut, avec un vue sur la mer de nuage et les sommets. La mer est un peu haute mais la vue vaut tout de même le coup.

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Le temps de manger et mon portable s'éteint, plus de batterie, ça tombe bien, j'ai fini mon périple, il ne reste qu'à redescendre. J'en profite pour manger double ce midi, étant donné ma pause en refuge la veille, et que je compte rentrer sur Saint Lary cet aprem, je trouverais de quoi manger. Seulement c'est pas une si bonne idée, la descente est un peu dur le ventre lourd, j'ai un gros coup de mou. Pendant ce temps, la vue dans la descente se dégage, et offre un très beau panorama. Je n'ai plus de batterie, mais je demande à un autre randonneur rencontré en haut de me faire quelques clichés et de me les envoyer.

EDIT: Voici donc les photos promises smile

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On descend un moment ensemble et fini par lui demander s'il peut me déposer en voiture à Guchen ou Saint Lary, il accepte avec grand plaisir, et me propose même de me ramener à Toulouse (où il habite), malheureusement, je ne connais personne là bas pour m’héberger et attendre le train le lendemain. Je fais donc halte à Saint Lary, en profite pour faire le plein de Pyrénées, et de charcuterie pour la maison. Et me dit qu'en fait Toulouse aurait été bien, pas envie de m'ennuyer ici, je vais donc changer mes billets de train, et repartir dans la foulée, aussi vite que je suis arrivé. Rebelote donc, bus pour Lannemezan, puis train pour Toulouse et train couchette pour Paris ou je partagerais la chambrée avec un allemand qui randonnait aussi dans les Pyrénées mais un peu dégouté du sac à dos de 20kg  lol


FIN

Dernière modification par Kamilyo (09-10-2015 15:58:06)

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#2 20-09-2015 19:50:19

Kamilyo
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

Voici la liste définitive avec laquelle je suis parti. Je suis passé sous la barre des 5kg qui était mon objectif depuis ma dernière sortie:

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- J'avais hésité à supprimer le collant et/ou le sursac. J'ai finalement bien fait de tout garder car j'aurai eu bien froid sinon, et mon duvet aurait pu finir trempé !
- Pour le merino MC aussi j'hésitais, j'ai finalement bien fait car mon merino ML a mis 2 jours à sécher lorsque je lui ai donné un petit coup de lessive (peut être aurai-je pu m'en passer?)
- J'ai testé le matelas 120cm, et gonflant en plus (je n'avais pas encore essayé): je suis assez partagé là dessus, le gain de poids est vraiment bien, c'est confortable, mais par temps moche c'est délicat, le sac pour poser les jambes est trempé, du coup ça refroidi beaucoup. J'ai aussi pas mal glissé dessus avec mon sursac dès que le terrain était un peu en pente, c'est un peu gênant. Par beau temps comme le premier soir j'ai trouvé ça très bien.
- Ma soirée horrible sous la pluie va peut être me faire repenser ma façon de bivouaquer. Comme en Ecosse, et donc en condition humide, je n'apprécie pas trop le tarp quand je suis mouillé avant de monter l'abri et peut être investirai-je dans un abri/tente monoparoi quitte à gagner un peu de poids. Je n'ai vraiment aucun plaisir à bivouaquer par temps moche en fait, personne n'aime particulièrement mais pour certains cela n'a pas l'air de déranger plus que ça. Du coup à l'avenir pour des conditions incertaines, je pencherai peut être sur un léger alourdissement niveau bivouac et partir moins longtemps pour avoir un poids similaire, car là à 10-11kg max j'étais bien.
- A part une fin de nuit, je n'ai jamais vraiment souffert du froid. J'étais avec collant, merino ML, polaire, doudoune avec mon lite line 300, il ne faut pas que les températures baissent trop. Il me faut trouver maintenant un relevé de températures pour savoir à combien j'ai dormi pour réellement connaître ma frilosité.
Bon j'ai pas fait beaucoup de bivouacs sous tarp non plus mais les conditions ne m'ont vraiment pas motivé après ma 2e nuit et j'ai sûrement bien fait car je n'étais pas préparer à affronter des rafales.
- Le chargeur solaire: c'est pas mal mais il ne faut pas trop trop compter dessus, car avec une météo incertaine, difficile de le charger à bloc en une journée. Pour mon tel, la batterie tampon chargée à fond fourni 30-40% à mon téléphone. Ca m'a tout de même bien servi pour tenir jusqu'au bout (tout juste !)
- Il en découle une réflexion sur l’électronique, notamment au niveau des nouvelles à donner au proche. Peut être réfléchir à une option téléphone basique + vrai APN avec 1 ou 2 batterie supplémentaires. Mais difficile de se passer du smartphone tout en un (je me suis aussi servi d'iphigénie)





J'ai aussi établi ma liste de nourriture bien pesée et optimisée, en visant 2500 Kcal/jour pour 550g/jour. Les soirs A, B et C sont bien évidemment mes 3 menus différents possible le soir pour varier un peu. Je suis parti avec 2*A, 2*B et 3*C:

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J'ai beaucoup apprécié les recettes maison des gâteaux énergétiques ainsi que le magret/poitrine séchés. Un vrai plaisir ! Les pauses gâteaux était vraiment mes moments préférés de la journée (je sais je l'ai déjà dit mais j'adore trop smile )

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Je n'ai jamais ressenti de faim, j'ai certes eu souvent le ventre qui gargouillait mais sans ressentir de fatigue physique (excepté l'Arbizon peut être car j'ai forcé un peu, mais je savais qu'après c'était fini). Cependant, je ne pense pas partir en dessous de 2500 Kcal ça risque d'être limite

Dernière modification par Kamilyo (20-09-2015 20:11:20)

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#3 20-09-2015 21:30:07

ester
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

Bonjour Kamilyo,  smile

J 1, la petite bête est une hermine.

Merci pour le retour !  smile


Grâce à vous, j'avance ! merci !  smile

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#4 20-09-2015 21:33:15

Kamilyo
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

J'en veux une !!  big_smile  big_smile

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#5 20-09-2015 21:42:21

Archimboldi
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

Bouuuuuffe !  big_smile  big_smile  big_smile

Merci du récit, et du détail de la nourriture. Il faudra que je regarde plus en détail ces "boulettes d'énergie", sûrement un mélange de ki et de kaméhaméha, une recette par Vegeta !

Comment expliques-tu que tu te sois retrouvé trempé malgré ta veste imper ? Après des jours de pluie en continu, je comprends (en général j'estime que deux jours de pluie continus sont gérables sans problème, au delà il faut s'attendre à ce qu'un peu tout soit plus ou moins mouillé), mais en théorie tout aurait du être sec avant cet épisode pluvieux.  smile

J'ai exactement la même combinaison que toi, neo air court et sursac. Aucun problème que le sac à dos soit mouillé aux pieds, puisque le sursac est imperméable. Et ton sac de couchage fermé devrait t'isoler de la sensation d'humidité. Au pire, tu mets le sac sous le polycro, la surface sur laquelle tu dors devrais etre à peu près sèche, si du moins l'abri est monté dans le bon sens. tongue

Pour les proches, j'applique la solution du "pas la peine de t'inquiéter, je gère". Et je donne des nouvelles quand je peux. Au début ils sont inquiets, mais au fil des années et des sorties de plus en plus loin, ils s'habituent.  wink

edit : les vêtements sèchent plus vite quand on les porte, pour le mérinos ML. Il faut un peu serrer les dents au moment de l'enfilage, mais ce n'est désagréable que quelques instants.

Dernière modification par Archimboldi (20-09-2015 21:45:50)


"Life is full of wonders for someone who is prepared to accept them." Moominpappa

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#6 20-09-2015 22:03:00

Kamilyo
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

Pour les boulettes, je me suis inspiré de cette recette que j'ai adapté à ma sauce, plus gourmande à mon goût. Si tu veux la recette je peux te la donner.

Pour la veste, je ne sais pas, j'ai une Lim III. Alors peut être que c'est moi qui transpire ça reste à vérifier, mais j'avais également les jambes trempées, alors que je transpire moins du bas que du haut. il faudra que je test vraiment sous la douche voir si humide chaud ou froid.

Pas bête pour le sac sous polycree, mais à l'avenir j'ai plus envie d'en chier sous la flotte, faut que je revois mon bivouac dans ces conditions, c'était vraiment un calvaire là.

Oui le merino à vite séché, le corps chauffe vite, l'enfilage était délicat et difficile, ça motive à vite partir tongue

J'ai aussi été très étonné du séchage rapide des chaussures+chaussettes. J'ai marché toute la matinée dans l'herbe humide puis la neige, c'était complètement imbibé de flotte, et en fin d'aprem, tout était totalement sec. Bon il fesait un beau soleil ça aide, mais je n'aurai pas cru que ça serait aussi rapide.

Dernière modification par Kamilyo (20-09-2015 22:03:17)

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#7 20-09-2015 22:36:06

Richardu63
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

Merci pour ce super récit smile
Pour le problème de tenu au vent du tarp je pense qu'un tarp monté ouvert d'un coté et fermé sur son coté opposé offre trop de prise au vent qui plus est en grande taille 2,5 x 3m. Pour cette raison j'ai vite adopté un tarp plus petit. Accouplé à un sursac je trouve l'ensemble très protecteur.
Pour le bruit du vent 2 bouchons d'oreilles en mousse ?

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#8 21-09-2015 01:36:57

oli_v_ier
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

Merci pour le récit !

Dès que les conditions durcissent, on voit tout de suite quand un truc ne va pas, mais quand il s'agit de savoir quoi : attention à ne pas sauter aux conclusions trop vite wink .

Dans un premier temps, je me pose toujours la question de mes compétences :
"Est-ce qu'un autre aurait pu obtenir le niveau de confort/sécurité que je souhaite avec le même équipement que moi ? Comment ? Est-ce que je pourrais être capable de faire comme lui ? Quelles compétences il faudrait développer chez moi pour y arriver (coût en temps) ?"
Ca me donne les réponses 1. (plantage de sardine fiable quel que soit le terrain, anticipation des rotations de vent, apprendre à affaler l'abri, montage de l'abri plus efficace, etc).

Ensuite, je regarde ce que je peux remettre en question niveau matos pour obtenir le niveau de confort/sécurité que je souhaite, ce que ça va me coûter (prix, poids, temps de recherche et prise en main).
Ca me donne les réponses 2. (plein de possibilités, peut-être même économique comme acheter un arceau à mettre aux pieds pour optimiser la tenue au vent)

Après ne me reste plus qu'à comparer les coûts entre les deux démarches (l'objectif étant le même : avoir un confort et une sécurité suffisants pour mes besoins).

Il reste une troisième possibilité, éviter ce genre de situation (environnement) : bivouac en montagne mauvais temps. Soit en optant systématiquement pour des cabanes, refuges, abri sous roche, etc (ça a aussi un coût en temps, argent, etc), soit en évitant de randonner dans ces lieux (météo compliquée), etc. Mais je ne pense pas que tu l'envisages.

Avant de randonner léger, j'oubliais de chercher les réponses 1. Chercher l'adéquation bonhomme-matos-terrain implique que je me pose aussi des questions sur moi.

Maintenant concrètement : j'ai commencé à randonner avec un tarp ouvert et j'ai vécu le changement de direction de vent. J'ai compris qu'en en apprenant plus sur les rotations de vent (brise diurne, nocturne) je pouvais limiter les risques. Puis j'ai pris un gros orage avec des vents qui font 360° en 30 minutes et la pluie qui va avec. Imparable avec un abri ouvert si on veut garder un volume habitable. J'en ai conclu qu'il fallait que j'envisage d'affaler l'abri et/ou de m'équiper d'un sursac (affaler + condensation = mouillé) dans ces conditions. Elles n'arrivent pas si souvent, mais avec la contrainte du soucis de la direction des brises thermiques ça commençait à faire beaucoup de prise de tête.
J'ai donc construit un abri qui pouvait se fermer complètement. Pour 50g de plus j'ai conclu que dans ces conditions (montagnes de France, bivouac au dessus des arbres) c'était largement rentable. En forêt, sous la limite des arbres, la contrainte vent n'est pas la même, en pays sec mon choix aurait été encore différent.
Dans certains coins des Pyrénées je sais aussi qu'une bonne connaissance des abris naturels (il y en a beaucoup) ou artificiels permet presque de se contenter d'un micro-tarp (sursac trop lourd), voire de rien du tout. Mais beaucoup de ces abris naturels ne sont pas bien recensés, donc ça demande de bien connaitre le coin.

Ton abri ouvert + sardines + sursac fait plus de 700g. Perso j'hésite pas une seconde pour un simple abri fermé de 500g qui encaisse très bien le vent.


La marche ultra-légère n'est pas un but, mais un moyen. "Un sac lourd est un sac bourré d'angoisse."
Mon équipement pour l'Islande 2008 en détail.

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#9 21-09-2015 09:08:12

Eloi.D
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

Bonjour Kamilyo,

Nous avons fait une rando très similaire en juillet. Ton récit nous rappelle de bons souvenirs.

Nous y avons subi deux orages violents avec une forte combinaison de grêle/pluie intense et vent violent dans toutes les directions (nous étions juste en dessous…). Le sol s’était transformé en ruisseau. Malgré ces conditions, nous étions secs grâce à l’abri fermé (650g pour deux - sans être optimisé), le tapis de sol relevé en aval et les matelas épais.

Bonne journée

Eloi.D


"Vivre simplement pour que d'autres puissent simplement vivre" Gandhi

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#10 21-09-2015 09:18:24

Kamilyo
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

Richardu63 a écrit :

Pour le bruit du vent 2 bouchons d'oreilles en mousse ?

J'en avais, c'est pour dire la force du vent hmm J'ai du mal à ne pas en utiliser en général, j'ai un sommeil je pense léger donc même par temps clair je les mets et dors mieux. Il faudrait peut être que je m'habitue sans tout de même.

oli_v_ier a écrit :

Merci pour le récit !

Dès que les conditions durcissent, on voit tout de suite quand un truc ne va pas, mais quand il s'agit de savoir quoi : attention à ne pas sauter aux conclusions trop vite wink .

A chaud sur le terrain au moment du drame, c'est difficile tongue

oli_v_ier a écrit :

Merci pour le récit !

Dès que les conditions durcissent, on voit tout de suite quand un truc ne va pas, mais quand il s'agit de savoir quoi : attention à ne pas sauter aux conclusions trop vite wink .

Dans un premier temps, je me pose toujours la question de mes compétences :
"Est-ce qu'un autre aurait pu obtenir le niveau de confort/sécurité que je souhaite avec le même équipement que moi ? Comment ? Est-ce que je pourrais être capable de faire comme lui ? Quelles compétences il faudrait développer chez moi pour y arriver (coût en temps) ?"
Ca me donne les réponses 1. (plantage de sardine fiable quel que soit le terrain, anticipation des rotations de vent, apprendre à affaler l'abri, montage de l'abri plus efficace, etc).

Ensuite, je regarde ce que je peux remettre en question niveau matos pour obtenir le niveau de confort/sécurité que je souhaite, ce que ça va me coûter (prix, poids, temps de recherche et prise en main).
Ca me donne les réponses 2. (plein de possibilités, peut-être même économique comme acheter un arceau à mettre aux pieds pour optimiser la tenue au vent)

Et ben figure toi que je me suis fait à peu près cette réflexion les jours qui suivirent. Maintenant, dès que je suis en montagne, je ferais le nécessaire pour poser des pierres sur mes sardine, s'il n'y en a pas, c'est un autre problème auquel il faut réfléchir. Lors de la nuit où mes sardines se sont arraché, j'en ai profité pour aussi affaler un peu mon abri, et lors du montage sous la pluie, j'ai fait de même (mais sûrement pas assez). Après mon choix de montage n'était peut être pas le bon, j'avais opté dans les 2 cas pour le demi tipi, or j'aurai sûrement mieux fait de choisir celui là:

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Seulement, cela impose un sens du montage (en fonction du vent) qui fait que mon matelas n'aurait pas été dans le sens de la pente. je dors la tête au fond de l'abri et il faut pas mal de contorsion pour se changer/bouger à l'intérieur. Le demi tipi permet plus de mobilité interne avec le matelas pour être bien. Mais quand les conditions se durcissent, j'aurai maintenant plus tendance à penser protection que confort.

oli_v_ier a écrit :

Maintenant concrètement : j'ai commencé à randonner avec un tarp ouvert et j'ai vécu le changement de direction de vent. J'ai compris qu'en en apprenant plus sur les rotations de vent (brise diurne, nocturne) je pouvais limiter les risques. Puis j'ai pris un gros orage avec des vents qui font 360° en 30 minutes et la pluie qui va avec. Imparable avec un abri ouvert si on veut garder un volume habitable. J'en ai conclu qu'il fallait que j'envisage d'affaler l'abri et/ou de m'équiper d'un sursac (affaler + condensation = mouillé) dans ces conditions. Elles n'arrivent pas si souvent, mais avec la contrainte du soucis de la direction des brises thermiques ça commençait à faire beaucoup de prise de tête.
J'ai donc construit un abri qui pouvait se fermer complètement. Pour 50g de plus j'ai conclu que dans ces conditions (montagnes de France, bivouac au dessus des arbres) c'était largement rentable. En forêt, sous la limite des arbres, la contrainte vent n'est pas la même, en pays sec mon choix aurait été encore différent.
Dans certains coins des Pyrénées je sais aussi qu'une bonne connaissance des abris naturels (il y en a beaucoup) ou artificiels permet presque de se contenter d'un micro-tarp (sursac trop lourd), voire de rien du tout. Mais beaucoup de ces abris naturels ne sont pas bien recensés, donc ça demande de bien connaitre le coin.

Ton abri ouvert + sardines + sursac fait plus de 700g. Perso j'hésite pas une seconde pour un simple abri fermé de 500g qui encaisse très bien le vent.

J'ai pas encore vécu le changement de vent pendant la nuit donc cette question je ne me la suis pas encore posée. Mais je serai curieux d'en savoir davantage là dessus. Aurais-tu des liens pour en apprendre plus sur ce domaine? (on va commencer par la théorie)
Pour une sortie de plus de 2-3 jours, dans des régions avec une météo très changeante comme la montagne, je pense m'orienter vers un abri fermé. Je me suis en effet fait la réflexion du poids de mon abri qui fait donc dans les 700g juste avant de partir et commence à zieuter sur des abris fermé plus légers et résistant au vent. Cela ouvrira peut être un autre sujet pour demander conseil afin d'orienter mon choix ou alors je fouinerai dans le forum pour trouver ce qu'il me conviendrait (comme celui-là par exemple)
Sinon les jours qui suivirent j'ai pas mal pensé à ton abri qui pourrait aussi être une bonne option. Je fais peut être une sortie en Auvergne début octobre, ça serait l'occasion de tester cela si je trouve quelqu'un pour m'en prêter un. Par contre, tu fonctionnes sans sursac avec ton abri? par conditions pourris comment t'organises tu sous l'abri? Car moi j'étais tellement trempé que j'ai mouillé presque tout le polycree, du coup le matelas et le sursac était un peu mouillés par la force des choses. et niveau condensation? j'ai peur de vite retrouver mon duvet mouillé.

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#11 21-09-2015 12:51:10

kodiak
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

Belle ballade, CR sympa. Je pardonnerais presque le graffiti. hmm Le reste a été dit plus haut. Et Patrick Rothfuss, tu en es content?
Ah, le train de nuit... Un véritable outil MUL à lui tout seul!

@oli_v_ier merci pour le résumé sur la recherche de l'adéquation bonhomme-matos-terrain!
@archimboldi je viens de comprendre les boulettes d'énergie! big_smile


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#12 21-09-2015 13:02:08

Kamilyo
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

kodiak a écrit :

Je pardonnerais presque le graffiti. hmm

Oui désolé, je ne savais pas que c'était quelque chose de mal vu, je découvre les cabanes/abris. J'ai vu plein de message, j'ai voulu mettre le mien. Je ne le referai plus big_smile

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#13 21-09-2015 13:33:02

oli_v_ier
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

Kamilyo a écrit :

Par contre, tu fonctionnes sans sursac avec ton abri? par conditions pourris comment t'organises tu sous l'abri? Car moi j'étais tellement trempé que j'ai mouillé presque tout le polycree, du coup le matelas et le sursac était un peu mouillés par la force des choses. et niveau condensation? j'ai peur de vite retrouver mon duvet mouillé.

La condensation c'est tout un sujet smile : https://www.randonner-leger.org/forum/v … hp?id=4096

L'organisation sous l'abri par temps de pluie pourrait mériter aussi un sujet dédié, je te laisse le créer ?


La marche ultra-légère n'est pas un but, mais un moyen. "Un sac lourd est un sac bourré d'angoisse."
Mon équipement pour l'Islande 2008 en détail.

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#14 21-09-2015 14:06:45

Kamilyo
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

Merci je vais lire ça !

Pas bête de créer un topic pour ça, je viens donc de le faire: L'organisation sous l'abri par temps de pluie

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#15 23-09-2015 07:45:35

snop
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

Salut Kamilyo,

Content de te retrouver vivant et entier  smile
Tu m'as remis en mémoire plein d'images de mon passage dans le coin en septembre 2008, plein de bons souvenir. Visiblement, on a rencontré des conditions météo similaires, avec un peu de pluie et un peu de neige aussi...

Une petite déception que tu n'aies pas goûté le bivouac sur la petite presqu'île du lac Det Mail : vu les conditions, pas certain que tu aurais eu moins de vent que l'endroit où tu t'es posé finalement (ce qui a été le cas comme tu le dis). J'avais eu la même petite mésaventure que toi au même endroit : du vent, et une sardine s'était fait la malle en plein milieu de la nuit, m'obligeant à refaire un bout de montage de la tarp à la frontale. C'est un coin maudit ?  smile Non, c'est magnifique pour bivouaquer par là-bas.

Pour tes quelques déception et interrogations sur l'usage de ta tarp, c'est légitime, et c'est avec l'habitude et l'expérience que tu trouveras le bon moyen de la planter et de sécuriser le montage : on est tous passés par là, à tâtonner, à tester, à se planter, à recommencer...
J'ai pris par habitude de presque systématiquement sécuriser le plantage des sardines avec des pierres : ça ne mange pas de pain, ça occupe le soir au bivouac, éventuellement quelques aller retours avec des gros cailloux ça réchauffe aussi le soir ! Parfois ça ne sert à rien, mais rien ne dit qu'un peu de vent ne se lèvera pas dans la nuit. Anticiper ça aide bien.

Et il s'avère, comme déjà dit en partie par Richardu63, qu'un montage avec un côté du tarp fermé (demi-tipi par exemple) peut être un montage qui a première vu rassure et offre de la protection alors qu'en fait on va soumettre l'abri a plus de tensions et offrir une prise au vent plus importante, phénomène amplifié si le vent tourne (et bien entendu, le vent tourne toujours... wink )
Du coup, je privilégie dans 95% de mes bivouacs le montage en A-frame : bien tendu, bien monté et même avec du vent, la toile ne bronche pas, aucun bruit, le montage offre peu de résistance au vent. Le vent glisse autour de la tarp.
Et puis j'ai aussi pris l'habitude de poser sur les haubans des pierres qui appuient dessus : cela rattrape naturellement la petite perte de tension naturelle que subit la tarp après le montage (naturel avec le silnylon) : ça fait "système de tendeur automatique". Bien pratique.
Avec la tarp en 2.40m x 3.00m, même par conditions pluvieuses, il y a de quoi bien te protéger. Rabaisser la tarp plus près du sol, fait un montage asymétrique (un côté plus bas que l'autre).
Alors oui, avec de la pluie, on pourra quand même mouiller un peu, avec un peu de splash effect aussi, mais en se positionnant bien au centre de la tarp, on limite beaucoup le phénomène. On arrive même à se passer de sursac !

Même si ce n'est jamais un grand bonheur de bivouaquer sous la pluie, et que sur le moment, tu as pesté et enragé, quand tu y repenseras dans quelques années, tu verras ça avec un autre œil, c'est certain. Ne révolutionne pas tout ton système de couchage en prenant trop vite des décisions parce que une nuit ou deux ça ne s'est pas super bien passé. Le reste du temps, ce n'est que du bonheur ! smile

Content de savoir que la doudoune et les gants se sont avérés utiles ! tongue

Merci pour ton récit et tes belles images Kamilyo, tu as vu du pays !


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#16 23-09-2015 08:22:33

Kamilyo
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

snop a écrit :

J'ai pris par habitude de presque systématiquement sécuriser le plantage des sardines avec des pierres : ça ne mange pas de pain, ça occupe le soir au bivouac, éventuellement quelques aller retours avec des gros cailloux ça réchauffe aussi le soir ! Parfois ça ne sert à rien, mais rien ne dit qu'un peu de vent ne se lèvera pas dans la nuit. Anticiper ça aide bien.

Dès que j'aurai des cailloux à proximité, ça va désormais devenir un reflex lol

snop a écrit :

Salut Kamilyo,
Une petite déception que tu n'aies pas goûté le bivouac sur la petite presqu'île du lac Det Mail : vu les conditions, pas certain que tu aurais eu moins de vent que l'endroit où tu t'es posé finalement (ce qui a été le cas comme tu le dis). J'avais eu la même petite mésaventure que toi au même endroit : du vent, et une sardine s'était fait la malle en plein milieu de la nuit, m'obligeant à refaire un bout de montage de la tarp à la frontale. C'est un coin maudit ?  smile Non, c'est magnifique pour bivouaquer par là-bas.

Oui j'ai hésité un bon moment avant de me poser sur la presqu'île, mais il y avait vraiment plus de vent au moment de la sélection du spot. Je pensais déjà à privilégier un lieu sûr plutôt qu'un bel endroit avant cette rando, je crois que je vais le mettre encore plus en pratique, l'important c'est de bien dormir tongue si on peut allier les 2 c'est sûr c'est que bonheur.

snop a écrit :

Du coup, je privilégie dans 95% de mes bivouacs le montage en A-frame : bien tendu, bien monté et même avec du vent, la toile ne bronche pas, aucun bruit, le montage offre peu de résistance au vent. Le vent glisse autour de la tarp.

en A-frame par grands vents? ça tient réellement??!! Faut rien laisser de volatile sous le tarp big_smile Mais surtout j'ai l'impression que je dormirais mal la dessous, d'une part avec le vent qui va me refroidir, et tout simplement la sensation désagréable d'un brise (ou de rafales  tongue) sur la tronche ou dans le duvet par la moindre ouverture si on se cloître dedans. Et tu peux donc te passer de sursac dans ce montage? j'aurai peur du splash effect et du vent qui tourne avec un abri très ouvert.

snop a écrit :

Même si ce n'est jamais un grand bonheur de bivouaquer sous la pluie, et que sur le moment, tu as pesté et enragé, quand tu y repenseras dans quelques années, tu verras ça avec un autre œil, c'est certain. Ne révolutionne pas tout ton système de couchage en prenant trop vite des décisions parce que une nuit ou deux ça ne s'est pas super bien passé. Le reste du temps, ce n'est que du bonheur ! smile

Je m'étais déjà un peu posé la question en Ecosse. Par temps mauvais, et moi même complètement trempé, je me suis réfugié dans un bed and breakfast. Je n'arrive pas encore à avoir ne serait-ce qu'un minimum de plaisir à bivouaquer sous la pluie. Encore plus tout seul, car si j'adore marcher sans compagnie, j'aime beaucoup moins bivouaquer en solitaire, je m'ennuie vite.
Par beau temps, bien évidemment, c'est génial. Donc je ne pense pas révolutionner mon système de couchage, mais cela mérite reflexion tout de même pour des sorties de plus de 3 jours où l'on ne peut pas trop se fier à l'avance à la météo. J'ouvrirai sûrement un post afin de discuter/réfléchir à la solution qui me conviendrait.


Sinon, c'était en effet que du bonheur, vraiment une région magnifique, j'ai adoré suivre ton itinéraire. Les 4 pics que j'ai pu faire m'ont permis de bien voir toute cette région sous presque tous les angles ! Encore merci wink

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#17 23-09-2015 08:42:47

raphus
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

Kamilyo a écrit :
snop a écrit :

J'ai pris par habitude de presque systématiquement sécuriser le plantage des sardines avec des pierres : ça ne mange pas de pain, ça occupe le soir au bivouac, éventuellement quelques aller retours avec des gros cailloux ça réchauffe aussi le soir ! Parfois ça ne sert à rien, mais rien ne dit qu'un peu de vent ne se lèvera pas dans la nuit. Anticiper ça aide bien.

Dès que j'aurai des cailloux à proximité, ça va désormais devenir un reflex lol

Mais le problème c'est qu'avec le vent la toile vient frotter sur les pierres!
Je l'ai fait 1 ou 2 fois les jours de grand vent et comme mes "attaches" de sardines sont bien courtes le frottement sur les pierres abrasives était assez violent, j'ai pas aimé. Je me contente maintenant de renforcer les sardines des attaches pleines toiles avec haubans.

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#18 23-09-2015 09:25:18

kodiak
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

Sur l'emploi des pierres en remplacement/complément des piquets/sardines je vous suggère de lire cette discussion Peut-on se passer de sardines (ou de piquets)?, avec en prime un petit dessin de florencia et un conseil de oli_v_ier.


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#19 23-09-2015 21:45:19

snop
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

raphus a écrit :

Mais le problème c'est qu'avec le vent la toile vient frotter sur les pierres!
Je l'ai fait 1 ou 2 fois les jours de grand vent et comme mes "attaches" de sardines sont bien courtes le frottement sur les pierres abrasives était assez violent, j'ai pas aimé. Je me contente maintenant de renforcer les sardines des attaches pleines toiles avec haubans.

Salut raphus,

Tu dis qu'avec le vent la toile vient frotter sur les pierres ? J'ai un peu de mal à visualiser comment c'est possible. Ou alors tes haubans sont ultra (trop) courts et ne te donnent presque pas de marge de manœuvre pour la mise en tension ? J'avoue ne pas trop comprendre sinon.


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#20 23-09-2015 22:06:04

Richardu63
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

Kamilyo a écrit :
snop a écrit :

Du coup, je privilégie dans 95% de mes bivouacs le montage en A-frame : bien tendu, bien monté et même avec du vent, la toile ne bronche pas, aucun bruit, le montage offre peu de résistance au vent. Le vent glisse autour de la tarp.

en A-frame par grands vents? ça tient réellement??!! Faut rien laisser de volatile sous le tarp big_smile Mais surtout j'ai l'impression que je dormirais mal la dessous, d'une part avec le vent qui va me refroidir, et tout simplement la sensation désagréable d'un brise (ou de rafales  tongue) sur la tronche ou dans le duvet par la moindre ouverture si on se cloître dedans. Et tu peux donc te passer de sursac dans ce montage? j'aurai peur du splash effect et du vent qui tourne avec un abri très ouvert

Oui ca tient mieux que si tu ferme d'un coté puisque le vent ne fait que passer. Pour ce qui est du courant d'air traversant c'est parfait pour diminuer ou eviter la condensation. En principe bien emmitouflé dans ton sac de couchage tu ne sent que très peu le courant d'air ou alors ça te rappel pourquoi tu as pris un credit sur 20ans pour ta maison  lol

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#21 23-09-2015 22:22:59

snop
Marcheur vertébré invétéré
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

Richardu63 a écrit :
Kamilyo a écrit :

en A-frame par grands vents? ça tient réellement??!! Faut rien laisser de volatile sous le tarp big_smile Mais surtout j'ai l'impression que je dormirais mal la dessous, d'une part avec le vent qui va me refroidir, et tout simplement la sensation désagréable d'un brise (ou de rafales  tongue) sur la tronche ou dans le duvet par la moindre ouverture si on se cloître dedans. Et tu peux donc te passer de sursac dans ce montage? j'aurai peur du splash effect et du vent qui tourne avec un abri très ouvert

Oui ca tient mieux que si tu ferme d'un coté puisque le vent ne fait que passer. Pour ce qui est du courant d'air traversant c'est parfait pour diminuer ou eviter la condensation. En principe bien emmitouflé dans ton sac de couchage tu ne sent que très peu le courant d'air ou alors ça te rappel pourquoi tu as pris un credit sur 20ans pour ta maison  lol

Je rajouterais en plus un élément : allongé (donc au ras du sol), ce souffle souvent beaucoup moins : debout, on prend du vent plein la tronche ! 1 mètre de plus ou de moins en hauteur, ça se sent. Le tissu des sacs de couchage est en général coupe-vent.
Pour dormir, le peu d'affaire qui n'est pas utilisé est dans un sac, rangé : pas de raison particulière que quelque chose s'envole.
Et en effet, un peu de ventilation diminue nettement la condensation sous la tarp en A-frame. Ca c'est le deuxième effet KissCool...


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#22 09-10-2015 15:58:03

Kamilyo
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Re : [Récit + liste] Le Néouvielle en 7j: la belle découverte des Pyrénées

Comme dit à la fin de mon récit, j'attendais les photos de l'Arbizon prises par Jean-Luc que j'ai rencontré au sommet. Voici les clichés qu'il avait promis de m'envoyer, je l'en remercie ! smile Je les ai ajoutées au récit

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