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7 jours de randonnée légère itinérante dans les Pyrénées avec l'association Randonner léger, pour se rencontrer et partager notre passion.
La discussion sur le forum.

#1 30-09-2018 18:42:34

Shanx
Sanglier MUL
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Continental Divide Trail - le matériel

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------- Notes pré-récit -------
Je commence le récit, je mettrais ma liste à la fin. Il y aura aussi quelques posts plus orientés logistiques et information, mais je ne sais pas si je les mettrais uniquement sur mon blog ou aussi ici (si j'utilise des tableaux, ça me prendra du temps de les retransformer pour le forum).
Je donne parfois les distances en miles et en kilomètres, parce que sur le chemin je n'utilisais que les miles et si quelqu'un me lit dans l'optique de faire un chemin de longue randonnée aux US, autant l'habituer dès le début. tongue
J'essaie d'expliquer certaines notions et/ou termes spécifiques à la rando aux US (nearoyogi-ing, etc.). Si j'oublie des mots, ou si c'est pas clair, dites le moi. Je ferais probablement un poste-lexique à propos de tout ça.
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Partie 1 : Crazy Cook - Lordsburg (5 jours, 85mi/136km)

Quand, en 2011, je me suis lancé sur le chemin de Saint-Jacques, je ne voyais ce voyage - qu'on ne peut pas vraiment qualifier de randonnée - que comme une parenthèse entre deux années scolaires difficiles. Mais cette expérience m'a inoculé le virus de la marche, et 7 ans plus tard j'ai traversé les États-Unis à pied (dit comme ça c'est vachement classe).

Entre ces deux dates, j'ai fini mes études et effectué plusieurs randonnées, de plus en plus longues (traversée des Alpes), plus difficiles (traversée de l'Islande) ou plus lointaine (vélo au Japon). Ceci, cumulé à mes lectures de récits de voyage - en livre, sur internet, sur le forum - m'a poussé à me lancer un défi. Je savais que je pouvais marcher plusieurs jours ; étais-je capable de partir 5 ou 6 mois ? Les interrogations étaient nombreuses : 5000km, c'est long, et je n'étais certain ni de mon physique, ni de mon mental. Ce voyage était donc l'occasion pour moi de savoir où je pouvais placer mes limites, et jusqu'où mon mental pouvait m'emmener. Dès le début, je savais que, en dehors d'une vraie blessure, mon cerveau serait la clé de la réussite.

Et donc me voici, le 7 avril 2018 à 6h30, dans un gros 4x4 me transportant avec de nouveaux compagons vers Crazy Cook. Ce simple poteau en pierre est le monument représentant une des extrémités officielles du Continental Divide Trail, ce long chemin qui parcourt les États-Unis du nord au sud, le long de la ligne de partage des eaux entre l'Atlantique et le Pacifique. Partant de la frontière du Mexique, il traverse le Nouveau-Mexique, le Colorado, le Wyoming, et l'Idaho (brièvement) et le Montana, où il rejoint la frontière canadienne. Tout au long de ces 5000km, ce sont des déserts, des crètes, de hautes montagnes, et toute une diversité de paysages et de vues qu'on ne peut croiser qu'aux États-Unis. Plusieurs variantes, certaines officielles, d'autres plébiscitées par les randonneurs, permettent à chacun de se construire un itinéraire selon ses propres envies et contraintes. Ce chemin est encore souvent considéré comme sauvage, mais il gagne en popularité chaque année et la logistique devient de plus en plus facile. En 2018, entre 2 et 300 personnes se sont élancées.

Nous voilà arrivés à Crazy Cook. La frontière n'est qu'un mince barbelé symbolique, que je franchis rapidement pour aller fouler quelques instants le sol mexicain (et pisser). Pas encore de mur ici, mais les jours qui suivent je verrais régulièrement des voitures de Border Patrol, les agents des frontières qui doivent se demander qui sont ceux qui décident volontairement de venir marcher ici. Il faut dire que la région n'est pas des plus hospitalière. On n'est que début avril, mais les températures avoisinent déjà les 35°, et l'ombre est une denrée suffisamment rare pour rendre l'emport d'un parapluie/pare-soleil courant. L'eau pourrait être une préoccupation majeure, mais l'association liée au chemin a mis en place 5 caches d'eau sur les 130 premiers kilomètres. Ayant assez de capacité d'emport, j'évite pour le moment de partager l'eau des vaches. Pourquoi le chemin commence ici, alors que la ligne de partage des eaux est plusieurs kilomètres à l'est et le terrain si peu accueillant ? Simplement parce que les terres ici sont publiques. En voyant ces étendues écrasées par le soleil, on comprend vite pourquoi personne n'a jamais clamé possession de cette région.

Aujourd'hui était la première "grosse" journée de départ : nous sommes 9 à partir, ce qui est relativement beaucoup. La fenêtre pour commencer n'est que d'environ un gros mois : un départ trop tardif rend la traversée du désert trop difficiles et l'arrivée au Canada serait compromise par la neige ; un départ trop tôt, et c'est les neiges du Colorado qui peuvent arrêter le randonneur. Heureusement, cette année il y a eu très peu de neige au Colorado, donc nous sommes plutôt confiants et partons plus tôt que les années précédentes. Les malheurs des uns... L'objectif du jour pour tout le monde est d'atteindre au moins la première cache. Heureusement elle n'est qu'à 11mi/17km, donc malgré notre départ tardif (11h, après de multiples photos autour du monument), nous sommes plutôt confiant. De petits groupes se forme. La marche en solitaire ne sera pas pour aujourd'hui. L'excitation du premier jour nous donne des ailes, et nous sommes à la cache en milieu d'après-midi. Tout le monde y fait une grosse pause et s'agglutine autour des plus gros buissons, seuls protections contre le soleil et le vent.

Je décide de repartir seul et de suivre le tracé officiel, qui remonte inutilement sur le flan de la montagne. Une piste, plus courte et plus facile, reste dans la plaine, mais c'est le premier jour et je me sens encore une forme de fidélité envers l'itinéraire officiel. C'est donc pour moi l'occasion d'une première leçon : officiel ne veut pas dire mieux. Le chemin n'existe pas, et seuls des cairns et quelques poteaux indiquent où aller. De toute façon, la direction générale est facile à suivre. Mais le hors-sentier au milieu des cactus, buissons épineux et talwegs profondément taillés dans les flancs de la montagne par les crues de la mousson rendent la progression plus lente que ce que j'espérais. Je termine la journée au coucher du soleil, après 17mi/27km de marche. Comme pour la grande majorité des nuits à venir, je n'ai pas le courage de monter mon abri donc je dors à la belle-étoile. Cette expression prend tout son sens ici, et le vent violent qui se lève et me force à changer l'emplacement de mon camp me permet d'admirer à volonté la voûte céleste.

Les jours suivants se suivent et se ressemblent - déjà. Je marche majoritairement seul, tout en croisant très régulièrement, et le plus souvent aux caches, certains de ceux qui sont partis avec moi. Mes pieds me font déjà des misères : les quelques ampoules que j'ai (j'en compterai jusqu'à 11... simultanément) sont plus impressionnantes que douloureuses ; mais mes pieds sont aussi très, très fatigués très rapidement. Je suis forcé de prendre des pauses tous les 3 ou 4 kilomètres, ce qui est pour le moins frustrant. Dès les premiers pas le matin, mes pieds sont las comme s'ils avaient déjà fait 50km sans pause. Le chemin alterne entre hors-sentier, sente peut-être d'origine humaine mais plus probablement due aux vaches, et piste peu fréquenté à part par les Border Patrol. Tout le temps, je dois slalomer entre cactus et buisson et rester attentif. Quelques fois, je donne par inadvertance un coup de pied dans un cactus, et je dois ensuite retirer des épines de mes chaussures, parfois de mes pieds.

Mais si le désert se ressemble souvent à lui-même, je découvre aussi toutes ses petites nuances de couleurs. Lorsque le soleil est bas sur l'horizon, tout s'enflamme autour de moi et revêt de nouvelles teintes. L'horizon lointain rallonge les levers et couchers de soleil. Pour profiter au mieux de ces instants, et à cause des températures en journée, je commence mes journées avant que le soleil ne soit là. Et du fait de mes nombreuses et longues pauses durant la journée, ça ne me dérange pas de marcher jusqu'à ce que le soleil se couche. Entre temps, je croise des cactus en fleur, même si c'est un peu trop tôt, et quelques animaux : lézards, road runner, nombreux rapaces et oiseaux. Aucun serpent, scorpion ou araignée ne se montre, donc continuer mes nuits à la belle étoile ne me pose aucun souci. Durant la nuit, les coyotes sont de sortie. Je les entends hurler plus ou moins loin. Une fois je les entends en stéréo : ils semblent m'entourer, tout proches mais invisibles. Je suis fatigué, donc je mets mes écouteurs et m'endors sans autre pensée pour eux. De toute façon j'ai repéré une vache morte à 50m de mon bivouac, donc s'ils ont trop faim je ne serais pas la cible prioritaire.

La chaleur, le poids du sac (je porte jusqu'à 6 litres d'eau) et mes pieds font que les journées me paraissent longues. Je fais environ une trentaine de kilomètre quotidiennement afin de croiser au moins une cache d'eau par jour. Ceci correspond au planning que je m'étais imaginé. Ce n'est pas tant que ça au vu du dénivelé quasi nul, mais j'ai prévu une montée en puissance progressive. Plus tard sur le chemin, une journée à 30km sera presque une journée de repos, mais pour le moment tous les jours sont difficiles.

Il me faut donc 5 jours pour revenir à Lordsburg, la dernière journée était un "nearo" (pour "near 0", soit "presque 0") de seulement 8km. Lordsburg, c'est là où tout le monde attend son départ pour Crazy Cook, puis c'est la première ville traversée. Petite bourgade qui a probablement vu des jours meilleurs (peut-être pas) devenue quartier général d'une horde de randonneurs sans autre raison que d'être là. Le paysage du désert semble plus joyeux que ses rues désolées Cependant, pour moi, Lordsburg est maintenant une oasis de fraîcheur et de repos après ces difficiles journées. À cause de mes pieds, je décide de carrément prendre une journée complète de repos (un "zero") le lendemain. Qui veut aller loin ménage ses pieds : ça marche, je ne serais plus dérangé par cette fatigue immédiate. Une tempête de sable visible depuis notre hôtel fini de me convaincre du bien fondé de ma décision.

Je partage la chambre avec Symbiosis, rencontré les jours précédents et avec qui j'ai partagé quelques kilomètres. Il faut là que j'explique deux traditions des chemins de randonnées longue distance aux États-Unis. Premièrement, nous n'utilisons pas nos vrais prénoms mais nous avons des surnoms donnés par les autres randonneurs. Mon "trail name" était Grasshopper ("sauterelle"). À part pour les personnes avec qui on devient relativement proches, il est courant de ne connaître que ce surnom. Deuxièmement, il est très courant de partager les chambres d'hôtels entre marcheurs afin de limiter les coûts, même entre quasi inconnus. J'avais d'ailleurs déjà partagé ma chambre dans ce même hôtel avec un mec que j'avais rencontré à l'aéroport de Tucson. Plus tard, quand je marcherai avec un groupe plus important, nous partagerons des chambres jusqu'à 6. Imaginez l'odeur...

C'est aussi pour moi l'occasion de re-rencontrer Casper, un danois qui a commencé le même jour que moi. Il prend lui aussi un jour de repos, et nous décidons de repartir ensemble le lendemain. Je ne le sais pas encore, mais je me suis trouvé là mon partenaire principal pour les prochains 1400km.

07-04-2018
Le monument de Crazy Cook (et un superbe sac prêt pour 5 jours à travers le désert)
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Le Canada ? C'est tout droit
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Vous remarquerez l'ombre disponible
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Les wash sont des torrents qui n'existent que pendant la mousson
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Ceci n'est pas le chemin (même si j'ai cru que si)
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Je remonte sur le flanc de la montagne pour la fin de la journée
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L'avantage du départ matinal
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Ça y est je commence à avoir chaud
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Hors sentier facile (quand il n'y a pas de mini-canyons ou de cactus
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Je ne sais pas ce que c'est mais c'est joli
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On traverse une route un peu déserte
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Le sable dans les chaussures...
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Les cactus ne sont pas encore en fleur
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Un cactus
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Un autre cactus
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Ancien puits à vent
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09-04-2018
Il est temps d'éteindre la frontale
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Au moins il y a de l'ombre aujourd'hui
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Premier "dénivelé" (ça va encore)
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Tentative de pause à l'ombre
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Longue journée de marche (mais beaucoup de pauses)
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La vue est sympa aussi la nuit
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Il y a autant de relief que d'ombre
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Journée la plus chaude jusque maintenant
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Une mini-mesa
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Retour vers la civilisation
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Oh un cactus !
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12-04-2018
Journée de repos et tempête de sable qui arrive
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Dernière modification par Shanx (24-11-2018 19:32:23)


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#2 30-09-2018 19:45:37

malcor
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

Vivement la suite, pour ta citation de c norris c'est lui qui a inventé RL , fait craquer les dos et les genoux.


Salut et Fraternité

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#3 30-09-2018 20:30:05

ambrose chapelle
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

Waouh tes photos sont vraiment superbes. Effet carte postale. Tu utilises un bon appareil photo ou tu retouches tes photos après ?
Hâte de voir la suite également.


Il n'y a pas de mauvais temps, il n'y a que de mauvais équipement

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#4 30-09-2018 20:46:59

Serval
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

Bonjour Shanx,

En résumé :
1) Tu l'as fait. smile Tes posts concernant tes préparatifs étaient déjà très intéressants et utiles (j'ai hâte que tu nous parles de ta liste effective), et ce premier épisode tient sacrément bien la route ;
2) Tu écris bien, très bien même ;
3) Les photos sont superbes.

Bref, on est partis pour venir régulièrement sur RL au cours des prochains jours/semaines pour regarder fiévreusement  si la suite du feuilleton est arrivée, au lieu de se coucher ou de partir à l'heure au boulot. Je ne te remercie pas !  lol

Dernière modification par Serval (30-09-2018 21:49:03)


Jamais je n'ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi, si j'ose ainsi dire, que dans les voyages que j'ai faits seul, et à pied. (J.-J. Rousseau)
Trombinoscope | Tour de Bretagne (GR 34) - De Concarneau à Auray

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#5 30-09-2018 21:06:29

steves
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

Salut Shanx!

Genial que tu prennes le temps de retranscrire tout ca, je vais suivre ca avec bcp de plaisir!
J'etais quelques semaines/jours derriere toi (terminé le 16 septembre).
Tes photos sont top  big_smile

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#6 01-10-2018 09:27:04

Archimboldi
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

Aïe aïe aïe aïe aïe, un nouveau récit de Shanx.
Je m'abonne direct !  tongue


"Life is full of wonders for someone who is prepared to accept them." Moominpappa

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#7 01-10-2018 09:55:42

Shanx
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

Merci pour vos messages smile (il faut avouer que ça motive au moment de se lancer dans la rédaction d'un retour de 5 mois...)

ambrose chapelle a écrit :

Waouh tes photos sont vraiment superbes. Effet carte postale. Tu utilises un bon appareil photo ou tu retouches tes photos après ?

J'ai un appareil photo pas trop mal (Sony RX100 III) et je prends les photos en RAW. Ensuite je les développe sur Lightroom, mais mon traitement reste léger et très majoritairement copié/collé sur toutes les photos : baisser les haute-lumières, augmenter la luminosité des basse-lumières, augmenter très légèrement la saturation et la clarté, baisser les bleus (le ciel était vraiment très très bleu, donc ça sature vite), recadrer/réorienter les photos pas droites...

Le plus long a été de sélectionner les 750 photos sur les 4200 que j'ai prises et assembler les différents panorama. Le développement est assez basique (si j'avais shooté directement en jpeg l'appareil photo aurait de lui même probablement fait à peu près les mêmes réglages).


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#8 01-10-2018 10:54:33

tacheton
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

Wahou ça donne envie, superbes photos... J'ai aussi le problème de fatigue des pieds et ampoules au bout de 2/3 jours. tu a embarqué des crèmes spéciales ou des strapping ?
J'ai une pharmacie pleine d'inutiles médicaments et d'utiles pansements, et ce qui m'éloigne encore de faire plus d'une semaine c'est cette angoisse de renoncer rapidement pour cause de décès prématuré de ma voute plantaire.

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#9 01-10-2018 20:10:06

thanjuzo
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

Ah big_smile ! Qu'on me laisse tranquille je suis en trip lecture mad .
(Sorry pour ce post inutile)

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#10 01-10-2018 20:23:44

CLeC
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

Bon j'ai toujours du mal à me motiver à lire les récits de balades au long cours (car je sais que je n'aurai pas l'occasion d'en faire), mais là au vu de la richesse des détails et de l'iconographie, je vais prendre le temps de lire tout ça paisiblement.
Je ne reviendrai sans doute pas commenter mais merci d'avance pour ce beau partage !


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#11 01-10-2018 22:05:00

Shanx
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

tacheton a écrit :

Wahou ça donne envie, superbes photos... J'ai aussi le problème de fatigue des pieds et ampoules au bout de 2/3 jours. tu a embarqué des crèmes spéciales ou des strapping ?
J'ai une pharmacie pleine d'inutiles médicaments et d'utiles pansements, et ce qui m'éloigne encore de faire plus d'une semaine c'est cette angoisse de renoncer rapidement pour cause de décès prématuré de ma voute plantaire.

Les presques 2 jours de repos à Lordsburg (je n'ai fait que 8km pour y arriver, et je n'ai pas bougé le lendemain) ont fait des miracles. Aucun médicaments ou traitement sur les pieds.

La suite demain (en vrai elle est déjà prête, mais je vais essayer d'espacer un peu vu que ce sont de sacrés pavés) smile


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#12 01-10-2018 22:09:21

steves
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

tacheton a écrit :

Wahou ça donne envie, superbes photos... J'ai aussi le problème de fatigue des pieds et ampoules au bout de 2/3 jours. tu a embarqué des crèmes spéciales ou des strapping ?
J'ai une pharmacie pleine d'inutiles médicaments et d'utiles pansements, et ce qui m'éloigne encore de faire plus d'une semaine c'est cette angoisse de renoncer rapidement pour cause de décès prématuré de ma voute plantaire.

Chacun est différent, mai j'ai vu des hikers marcher pendant 3-4 semaines avec des ampoules incroyables, ca a fini par partir et ensuite ils etaient tranquilles. Mais apres la premiere semaine certains ne pouvaient plus marcher big_smile
Il faut bien les percer et drainer...pas facile! Surtout dans des environnements abrasifs. Comme shanx l'a écrit, il faut y aller doucement et petit à petit le corps devrait s'adapter.

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#13 01-10-2018 22:32:17

Shanx
Sanglier MUL
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

steves a écrit :

Il faut bien les percer et drainer...pas facile!

D'habitude je préfère les laisser tranquille, mais là j'ai parfois dû les percer. big_smile

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#14 01-10-2018 23:28:02

martie
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

Merci de prendre le temps de nous faire partager ton aventure!
Les photos sont chouettes mais avec  le récit qui les accompagne, c'est super!

martie

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#15 02-10-2018 19:20:22

Shanx
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

Partie 2 : Lordsburg - Silver City (2.5 jours, 56mi/90km)

Le surlendemain de mon arrivée à Lordsburg, nous repartons en milieu de matinée. Nous, car je suis maintenant avec Casper, un danois d'une trentaine d'année et grand spécialiste du camino (il en a une dizaine à son actif). La tempête de sable s'est calmée, mais les vents sont toujours violents et il est difficile de garder une trajectoire rectiligne. La première partie de la journée est en hors-sentier à travers une plaine sans aucun abri, donc nous devons souvent tourner la tête pour ne pas ne prendre des nuages de poussières dans les yeux. Les boules de tumbleweed roulent autour de nous et l'ambiance est définitivement au désert (le type de désert pas accueillant). Nous devons passer plusieurs barbelés, ce qui ajoute un peu de piquant à cette portion monotone. Heureusement, plus tard dans la journée nous arrivons dans les premières vraies collines du parcours, où nous croisons... des arbres ! Alors certes, ils ne sont pas très majestueux et des esprits chagrins diraient que ce ne sont que de grands arbustes, mais c'est toujours de l'ombre et une protection contre le vent.

À 15mi/24km se trouve la première source d'eau de la journée (et la seule), un puit avec une éolienne. C'est un endroit tout désigné pour une grosse pause, et c'est donc sans surprise que nous croisons plusieurs autres randonneurs qui ont eux aussi choisi de manger ici. Nous repartons une bonne heure plus tard en compagnie de Lone Star, un texan qui a commencé avec moi. Nous faisons 5mi/8km afin de passer une sorte de petit col et bivouaquer dans une vallée à l'abri du vent. C'est la première fois que je ne campe pas seul, mais comme nous arrivons après le coucher de soleil, ça ne change pas grand chose par rapport à mon organisation habituelle. Il n'est pas facile de trouver un spot plat et sans cactus, et finalement je dors directement sur le sentier (de toute façon il n'y a pas grand monde qui passe par ici). Durant la nuit, je peux voir la voie lactée à travers la clairière, et j'arrive à me motiver à prendre une photo.

Le jour suivant nous marchons d'un bon pas afin d'aller manger près d'une source. Dit comme ça, on pourrait s'imaginer une eau fraiche et clair, mais il s'agit d'un abreuvoir à vache remplit d'algues et d'autres objets non identifiés (communément appelés "floaties"). C'est comme ça pour la majorité des points d'eau du Nouveau-Mexique, donc il faudra s'y faire. Parfois l'eau a un goût si prononcé qu'il faut mettre de la poudre (c'est comme du sirop ou une citronnade, mais en poudre et très sucré). Lone Star ne se sent pas bien et reste au point d'eau alors que Casper et moi repartons. Nous sommes en milieu d'après-midi lorsque nous devons franchir le premier dénivelé significatif du parcours. Ce n'est que 500m, mais il fait chaud et c'est assez raide. Après le sommet, nous restons un moment sur la crète boisée et nous pouvons admirer les grandes plaines brûlées par le soleil autour de nous. Avant d'y redescendre, nous nous arrêtons à "mud spring" ("source boueuse") qui porte bien son nom tant l'eau est trouble. Nous devons passer près de 45 minutes pour la filtrer. Je continue à écouter mon livre audio commencé avant Lordsburg (Harry Potter), et je crois que le tome 3 sera maintenant à tout jamais associé au souvenir de devoir presser une bouteille aussi fort que possible pour filtrer une eau qui ne donne pas envie d'avoir soif.

Nous redescendons par un petit canyon sympa mais déjà dans l'ombre et bivouaquons une fois au pied des montagnes. Le lendemain est une journée CDTesque : 8mi/13km sur route non goudronnée, puis 12mi/19km sur route goudronnée. Heureusement qu'au bout il y a une ville pour nous motiver (bière ! douche !), parce que ça nous a déjà paru bien assez long. Surtout que, alors qu'il nous reste encore plusieurs longs et chauds kilomètres à parcourir, une voiture s'arrête et Lone Star nous propose un voyage tout confort. Contrairement à lui, Capser a fait le choix de suivre la philosphie "continuous footsteps", qui veut que la trace de pas soit continue du Mexique au Canada et non coupée par du stop ou un autre moyen de locomotion. Le stop n'est autorisé qu'en aller-retour (par exemple pour aller en ville), avec un retour au même point. Comme ça me parait une idée pas si bête, je reste avec Casper et nous refusons l'offre. L'avantage, c'est que j'ai une nouvelle bonne raison de râler pour les prochains kilomètres.

Arrivés à Silver City, notre premier réflexe est de nous poser dans un bar et commander une bière. Si pour la nourriture, les américains ne sont pas fameux, il faut reconnaitre qu'en bières ils sont pas mal. Où qu'on soit, dans le plus petits des troquets ou station service ou au milieu d'une mégalopole, il est possible d'acheter des bières locales issues de micro-brasserie qui sont souvent très bonnes. Je n'ai quasiment jamais bu de bières de grandes marques (Coors, Budweiser), qui pour le coup sont plutôt très mauvaises. L'arrêt au bar est aussi l'occasion de contacter les autres personnes qu'on connait pour savoir où ils restent pour la nuit. La plupart d'entre eux a fait du stop et est donc arrivée avant nous, et nous les rejoignons au RV park (camping pour camping car, avec un emplacement pour les randonneurs). Ce n'est que le début de l'après-midi (les 20mi/30km sur route ont été avalés à toute allure et nous étions partis tôt), donc nous avons tout le temps voulu pour le triptyque de l'arrivée en ville : manger, ravitaillement, lessive. Ce sont les corvées que nous faisons souvent le plus vite possible afin de ne plus rien avoir à faire. La lessive se fait souvent par chargement de 2 ou 3 randonneurs afin de n'occuper qu'une seule machine, donc c'est le plus motivé qui s'en occupe après que tout le monde ait pris sa douche. Cette randonnée a d'ailleurs été pour moi l'occasion de redécouvrir le plaisir simple mais pourtant si bon d'une douche chaude (ou fraiche, selon les moments).

13-04-2018
Le seul relief de la matinée
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Casper au milieu de pas grand chose
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Cette section est bien balisée
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C'est pas tellement douloureux, mais j'en ai une dizaine...
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Le puits des ingénieurs
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Bah ça se boit bien (filtrée)
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On bascule de l'autre côté
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Un autre nuit à la belle
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14-04-2018
Encore une fois la nuit est belle
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Je suis un artiste
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Cactus mort
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Balisage et Lone Star
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On peut faire une pause ?
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La vie est rude dans le coin
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Toujours pas de fleur
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15-04-2018
C'est chiant de marcher sur la route
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C'était pas une blague, c'est vraiment chiant
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#16 04-10-2018 07:34:08

tacheton
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

Sympa la troupe, mais ça m'a l'air tout de même bien chiant comme paysage/parcours.

Quel est le type standard des trailer/traileuse que tu rencontres ?
C'est ambiance jeune sportif qui veut performer, ou plutot quarantenaire en crise ou genre givré de l'outdoor tout type ?

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#17 04-10-2018 09:37:41

Shanx
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

tacheton a écrit :

Sympa la troupe, mais ça m'a l'air tout de même bien chiant comme paysage/parcours.

C'est sûr que le sud du Nouveau-Mexique, c'est pas la portion la plus variée. Ceci dit, j'ai bien aimé la marche dans le désert avant Lordsburg. La prochaine section sera mieux. smile

Quel est le type standard des trailer/traileuse que tu rencontres ?
C'est ambiance jeune sportif qui veut performer, ou plutot quarantenaire en crise ou genre givré de l'outdoor tout type ?

Ce n'était pas des trailers, mais des thru-hikers. Deux grandes catégories :
  - entre 20 et 30/35 ans, des gens pas encore vraiment installés dans la vie (pas de gosses, de maison, etc.).
  - après 55 ans : des gens à la retraite ou en pré-retraite. Beaucoup d'entre eux ne font que des sections.

Il y en a qui sont là pour la performance (CDT en moins de 100 jours, PCT, AT et CDT en une année (oui oui, 10000km de rando en 7 ou 8 mois)), mais vu qu'ils allaient plus vite je ne les ai pas trop vus.
Le CDT est aussi souvent le dernier des trois sentiers que les thru-hikers font pour le triple-crown (le fait d'avoir fait les 3). J'ai été surpris par le nombre de personnes faisant ça mais ne faisant pas vraiment de rando à côté. Ils font plus ça pour le challenge que pour l'amour de la rando en soi j'ai l'impression.
Un certain nombre de personnes dédiant complétement leur vie aux voyages et à la randonnée.

Bref, un panel assez varié, et c'est pas plus mal. smile Autre chose qui m'a surpris : beaucoup d'américains font les 3 sentiers sans envisager d'aller ensuite voyager ailleurs, comme si les US étaient la panacée pour eux.


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#18 04-10-2018 09:45:05

Transhu
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

Shanx a écrit :

...Autre chose qui m'a surpris : beaucoup d'américains font les 3 sentiers sans envisager d'aller ensuite voyager ailleurs, comme si les US étaient la panacée pour eux.

J'ai remarqué la même chose chez les cyclistes américains.

Je suis ton récit car j'ai fait une bonne partie de l'équivalent vélo du CDT, la GDMBR ;-)

Tes photos sont superbes.

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#19 04-10-2018 10:44:03

tacheton
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

Merci de la réponse, c'est un peu comme en ski de rando, t'as les collants pipettes qui sont là pour préparer leur courses (avec un poster de Kilian Jornet dans leur chambre), qui descendent par le même endroit ou ils sont montés , ce qui est un peu naze quand tu as des couloirs de l'autre coté, les papi-saucisson-coup-de-gnole qui prennent leur temps, et les bandes de potes qui font toutes sortes d'activités outdoor. Je pensais que la distance sélectionnerait uniquement les performers.

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#20 04-10-2018 11:12:36

You
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

Merci pour le feuilleton et tous les épisodes à venir, Shanx !
(Hop, fil répertorié dans le wiki)


There is a curse. They say : "May You Live in Interesting Times" (Terry Pratchett)
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#21 04-10-2018 12:11:56

Balipit
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

Transhu a écrit :
Shanx a écrit :

...Autre chose qui m'a surpris : beaucoup d'américains font les 3 sentiers sans envisager d'aller ensuite voyager ailleurs, comme si les US étaient la panacée pour eux.

J'ai remarqué la même chose chez les cyclistes américains.

Les americains sont très america first
a part une poignée d' intello ils croient encore que les francais ont un béret et une baguette de pain sous le bras  lol


cool

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#22 04-10-2018 16:34:18

miniping
Où ça un sommet?
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

tacheton a écrit :

Merci de la réponse, c'est un peu comme en ski de rando, t'as les collants pipettes qui sont là pour préparer leur courses (avec un poster de Kilian Jornet dans leur chambre), qui descendent par le même endroit ou ils sont montés , ce qui est un peu naze quand tu as des couloirs de l'autre coté, les papi-saucisson-coup-de-gnole qui prennent leur temps, et les bandes de potes qui font toutes sortes d'activités outdoor. Je pensais que la distance sélectionnerait uniquement les performers.

Jean Michel Généralités a été libéré de prison ?

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#23 05-10-2018 08:34:21

wax
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

Salut Shanx !

Merci d'avance pour ce récit qui s'annonce fantastique !  wink

J'ai (déjà tongue ) quelques questions:
- donc tu es parti avec une Chrome Dome. Est-ce que c'était une bonne idée ? Est-ce que tu avais un système pour le maintenir en place sans les mains ? Si oui, lequel ?
- quel a été le coup du transport + utilisation des caches d'eau sur ces 5 premiers jours ?
- est-ce que tu avais des guêtres ? est-ce que le sable entrait beaucoup dans tes chaussures ? Etait-ce la raison pour ces ampoules ?
- au niveau du filtre: quel modèle ? comment éviter que ça s'encrasse ? est-ce que ça vaut le coup d'utiliser #en plus# des micropurs pour être certain de la propreté de l'eau ?

Encore merci !

w.


"Life is known only by those who have found a way to be comfortable with change and the unknown. Given the nature of life there might be no security but only ... adventure"

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#24 05-10-2018 15:49:03

Serval
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

wax a écrit :

- donc tu es parti avec une Chrome Dome. Est-ce que c'était une bonne idée ? Est-ce que tu avais un système pour le maintenir en place sans les mains ? Si oui, lequel ? .

La méthode décrite sur ce site fonctionne bien. Il faut juste bien protéger la clavicule, par exemple avec de la mousse, pour éviter que l'appui du manche finisse par faire mal.


Jamais je n'ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi, si j'ose ainsi dire, que dans les voyages que j'ai faits seul, et à pied. (J.-J. Rousseau)
Trombinoscope | Tour de Bretagne (GR 34) - De Concarneau à Auray

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#25 06-10-2018 22:11:43

Shanx
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Re : Continental Divide Trail - le matériel

wax a écrit :

- donc tu es parti avec une Chrome Dome. Est-ce que c'était une bonne idée ? Est-ce que tu avais un système pour le maintenir en place sans les mains ? Si oui, lequel ?

Bof : impossible de bien la faire tenir, et relativement inutile vu à quel point j'étais couvert. Je ne m'en suis que peu servie.

- quel a été le coup du transport + utilisation des caches d'eau sur ces 5 premiers jours ?

110$ (ouch), mais seulement 10$ pour l'eau (et 100$ pour le transport). La CDTC assure ne pas faire de bénéfice là dessus, et à 6h de trajet A/R dans un gros 4x4 je les crois.

- est-ce que tu avais des guêtres ? est-ce que le sable entrait beaucoup dans tes chaussures ? Etait-ce la raison pour ces ampoules ?

J'avais des guêtres, et j'avais très chaud aux pieds. Je ne les ai plus mises après Lordsburg. Les ampoules sont probablement parce que les chaussures sont un peu rigides, et surtout parce que j'ai une peau à ampoule (j'en ai eu sur les pouces à cause des bâtons...)

- au niveau du filtre: quel modèle ? comment éviter que ça s'encrasse ? est-ce que ça vaut le coup d'utiliser #en plus# des micropurs pour être certain de la propreté de l'eau ?

Je ferais un article (probablement sur mon blog) pour parler du traitement de l'eau. Pour résumer : filtre et micropur, c'est pareil. Micropur c'est bien trop cher sur 5 mois (à environ 5l d'eau minimum par jour, ça fait au moins 1€ par jour).


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