#1 05-06-2020 14:57:49

Cat 09
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[Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Bonjour à tous !

  Allez, je me lance ! Premier récit sur le forum, j'avoue être un peu émue.... Récit particulier, car il s'agit là d'une rando effectuée l'été dernier avec mes enfants. Objectif : partir de la maison, à pieds, et rallier l'Espagne. Bon, on n'a pas traversé la France, vu qu'on habite en Ariège... Mais c'était tout de même une belle aventure.

  Je raconte (bilan et liste suivront ensuite).


Avant :

  Au printemps 2019, alors que j'aborde le sujet des vacances d'été avec mes enfants, en évoquant une randonnée d'une semaine en montagne, ma fille, onze ans, se désole : "Mais moi je voulais aller en Espagne !"

  Réponse immédiate de son frère : "Mais tu sais, on peut aller en Espagne à pieds, en partant d'ici !"

  Elle se tourne vers moi, interrogative. Et moi : "Oui, c'est vrai, on peut aller en Espagne à partir d'ici, je pense que cela nécessite quatre ou cinq jours de marche."

  Ma fille : « Oh ! Je veux le faire ! Je veux le faire !"

  Suivront des heures passées à scruter les cartes. A imaginer des chemins. A calculer des dénivelées. A établir des étapes.

  Nous habitons en Ariège. Un itinéraire, plein Sud, semble évident... hormis quelques passages sans chemin balisé. Cinq jours pour arriver à la frontière. Puis deux nuits en Espagne. Et retour en France, avec une dernière nuit dans la montagne. Huit jours au total, donc sept nuits.
Début août, la nourriture non périssable est achetée, emballée, et nous partons en déposer, dans des seaux, à ce que nous appelons notre point ravitaillement, où nous passerons, si tout va bien, à mi-rando. Deux heures de marche, un rocher, une anfractuosité, nous posons les quatre seaux bien fermés. J’ai bien écrit sur les couvercles « Ravitaillement Août 2019 – Ne pas toucher – Merci », nous les camouflons avec des pierres, et nous regardons bien les lieux. Il s'agit de les retrouver !

  Derniers jours avant le départ, derniers préparatifs, les habits, le couchage, la pharmacie, le gaz, la gamelle et le réchaud, la nourriture pour les quatre premiers jours, l'appareil photo, les jumelles, un carnet un stylo, un livre, de quoi se laver, j'en oublie mais heureusement dans les sacs nous n'avons rien oublié, ça y est, nous sommes prêts.

  Une info en passant, j’hésitais à l’écrire, mais j’ai envie de transmettre, car parmi ceux qui me liront, certains sont peut-être concernés, ou peut-être le seront-ils un jour, même si, du fond du cœur, vraiment, je ne l’espère pas. Et alors je veux juste dire que c’est possible, oui, en prenant toutes les précautions nécessaires, c'est possible. Ma fille est diabétique. Comme vous verrez, c’est une contrainte importante, cela amène une organisation rigoureuse, ça fait du poids en plus, il y a eu quelques péripéties, mais cela n’empêche en rien ce genre d’aventure.

  Allez, c'est parti !


  Mercredi 7 Août 2019

  Les sacs sont faits, les chaussures sont mises, les sacs sont chargés sur le dos, il est dix heures vingt ce mercredi matin, une amie nous prend en photo devant la maison, et nous partons ! Première montée, tant de fois parcourue : la petite route partant de chez nous. Nous tournons à gauche, prenons le raccourci, nous nous retrouvons sur le tour du plateau, nous ne savons plus combien de fois nous avons marché sur cette route, dans un sens ou dans l’autre, par tous les temps, et même la nuit, nous la connaissons par cœur, mais aujourd’hui, aujourd’hui, elle a un petit air d’aventure.

  Euphorie du départ ? Nous sommes ralentis par une suite de situations cocasses, difficiles à relater… Les pauses fou-rire sont nombreuses. Et les prunes, délicieuses… Mais, s'interroge mon fils, 16 ans : "C'est bizarre, il y a un truc marron, à l'intérieur, je ne sais pas ce que c'est..." C'est reparti pour un quart d'heure de fou-rire. Après explication, il s'avère qu'il parlait d'une partie charnue entourant le noyau, et marron elle aussi, sûrement de la chair un peu abîmée. Ouf !

  Nous quittons la route, nous sortons du village et montons dans le bois, par ce chemin arpenté tant de fois, puis nous suivons la piste dans la forêt. Voici la source ferrugineuse (grimace), voici les coins à champignons sans champignons (ce n’est pas encore la saison), et voici enfin le Col des Marrous. Pique-nique.

  Nous repartons. Temps couvert et pas trop chaud, c’est parfait. Col de la Serre, Col d’Uscla, et, alors que nous sommes presque arrivés au Cap du Carmil, voici le pic de Fontfrède, 1395 mètres d'altitude. Un regard en arrière, mes yeux accrochent un petit plateau, une butte avec un rectangle gris, un peu en avant voici un clocher… Mais…. Mais…. C’est chez nous ! Et oui ! Les jumelles sont sorties, on voit la chapelle sur sa butte, le clocher de l’église qui dépasse, et même notre maison ! Et sur la droite, voici le château de Foix, semblant posé sur une colline située bien en avant. Les enfants inventent une technique de photo à la jumelle, et malgré mes doutes cela fonctionne assez bien je dois dire, on voit bien plus nettement l’église et la maison. Nous voyons donc, pour la dernière fois de la randonnée, l’endroit d’où nous sommes partis. C’est déjà loin !

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                                                Le château de Foix. Prise de vue à la jumelle, brevetée Apprentis Mulets. Et que j'ai été incapable de reproduire.

  Nous continuons. Cap du Carmil, 1615 mètres. Des vaches noires et blanches occupent le sommet arrondi. Elles semblent très attirées par notre goûter, et même si elles ne montrent aucune agressivité, juste de la curiosité, nous nous enfuirons bien vite, de peur qu’elles ne bavent, ou pire, j’ose le dire, qu’elles ne bousent, sur nos biscuits.

  Une petite descente, un chemin presque plat, et voici la cabane. Ou plutôt, ce qu’il en reste…. Un tas de pierres, des ébauches de murs. Pas de toit, bien sûr. Mais l’emplacement pour un feu, un bel endroit plat pour la tente, et de l'eau en contrebas.


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  Tente montée, feu préparé. Et repas partagé avec une famille arrivant là un peu tard après leur 5e journée de marche, avec une mule. Nous échangeons fromage fondu contre chamallows grillés.

  Nuit sous tente pour les enfants, je dors dehors comme à mon habitude mais je serai obligée de me mettre à l'abri à cinq heures du matin, la brume s’est muée en pluie…. Ça râle, mais ça se pousse pour me laisser une petite place.


Jeudi 8 Août

  Réveil sous le soleil.

  Petit déjeuner, plein d’eau, rangement des affaires et de la tente mouillée qui pèse alors bien plus que son 1,4 kilo officiel, et nous partons.

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                    Au Roc Blanc

  Descente au Col de Port et montée à l’Estibat, gravi plusieurs fois en hiver, en skis. Il fait beau, un peu chaud. Passé le pic, plus personne. Nous sommes seuls, nous verrons juste voler un parapentiste, aérien et silencieux. Nous marchons dans ces pentes d’herbe rase, exceptionnellement jaunies par la sécheresse de cette année. Ma fille s’étale plusieurs fois dans l’herbe, sur ce sentier étroit ses pieds se sont crochetés, heureusement son nez n’atterrit pas dans une bouse...

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  Au Courtal d’Aroulac, des sources et des ruisseaux, une cabane, un enclos, de vieilles bouses, mais pas de vaches. Ma fille doit changer sa pompe, la pompe qui lui délivre de l’insuline, qu'il faut changer tous les 3 jours. Je fais une petite lessive. Nous continuons, et je me trompe de chemin… Si l’on peut parler de chemin… Nous aurions dû remonter dans la pente vers le Sud-Est, avant de partir vers le Sud-Ouest. Et nous sommes partis trop à flanc, vers l’Ouest. Vague sente mal tracée dans les rhododendrons et les myrtilles, parfois dans de hautes fougères, marche lente et pénible, les mottes de terre nous déséquilibrent, les arbustes nous griffent les jambes. Arrivés sur la crête, je ne me reconnais pas… Bon, en fait, c'est par là ! Nous repartons plein Sud, heureusement nous sommes désormais dans l’herbe, enfin, l’herbe, il s’agit plutôt de gispet piquant et glissant…. Une caille s’envole presque sous mes pieds. Allez, nous retrouvons le semblant de chemin qui cette fois est le bon, nous avons dû perdre une bonne heure. Et beaucoup d’énergie.

  Nous voici arrivés au Col de Goulur. Nous retrouvons un bon chemin, et, miracle, une magnifique cabane, avec une source à proximité. Installation, toilette, repas. Ce n’est pas ici que je comptais dormir, mais nous sommes trop fatigués. Et la cabane est si accueillante. Tentée cependant par la belle nuit qui s’annonce, je dors dehors. Et me réveille avec le jour.

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                    La cabane au lever du soleil


Vendredi 9 Août

  Nous voici repartis, tôt, car la journée s’annonce chaude. Parvenir au Port de Lers est bien plus long que prévu : il y a de la distance, et entre le joli hameau d’estive de Goutets et le Col d’Aile, et le chemin, quoique balisé, est mal marqué, et ne fait que monter et descendre. Dix mètres par dix mètres, nous avalons finalement de la dénivelée, alors que je pensais marcher à plat !

  Col de Rose, Port de Lers, et Mont Ceint, très chaud, sans eau qui coule et puisse nous rafraîchir, ça y est nous sommes en haut, vite on redescend vers Bassiès et l’Etang d’Alate.

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  Il nous tarde d’y arriver, pour boire et se baigner. Las ! C’est le moment où le soleil se cache derrière les nuages, l’air devient plus froid, l’envie d’être dans l’eau disparaît. Nous trouvons un petit endroit plat, ils sont rares, pour monter la tente. Cette nuit, c’est à minuit que je m’y engouffrerai, fuyant la fine bruine qui s’est mise à tomber, et faisant pester les enfants.


Samedi 10 Août
 
  Réveil dans les nuages, dans une brume humide. Petit-déjeuner. Je lève les yeux, et vois alors, à dix mètres peut-être, silhouette fantomatique, un bouquetin qui me regarde. Coup de coude à mon fils, qui lève les yeux aussi, et en voit un deuxième. Peu farouches, semblant se dire que des humains en montagne par ce temps ne sont pas dangereux, les bouquetins restent paisibles, se remettent à brouter quelques feuilles, nous regardent à nouveau, tandis que je me lève pour chercher ma fille qui est dans la tente. Ils restent là. Après le petit déjeuner, les enfants retourneront les chercher, un peu plus loin, et les reverront.

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  Nous avons mangé, la tente, toujours mouillée, est pliée, les sacs sont faits, nous repartons. Nous devions monter à la Pique Rouge de Bassiès et descendre de l’autre côté, dans la vallée de l’Artigue, mais la brume, le temps humide et la sagesse due à mon grand âge (car voici quelques années, je pense que je serais montée...) m’amènent choisir de passer par la vallée, jusqu’à Marc et au parking.
Allez, c’est parti, pour une bonne descente, et quelques kilomètres. La descente est vite avalée. En ce quatrième jour, les sacs sont plus légers. Suit une longue marche à l’horizontale, sur des plaques en ciment, le long de la conduite d’eau, c’est monotone et cela semble interminable…. Litanie de ma fille : « Maman, quand est-ce qu’on arrive ? ». C’est le seul jour où j’entendrai cette question.

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                                                La conduite d'eau

  Au Parking de l’Artigue, nous retrouvons des amis, venue nous porter des fruits frais, des pêches délicieuses engouffrées instantanément, du pain, des biscuits. Nous sommes contents de nous voir ! Nos sacs reprennent du poids…

  Avant le grand départ, grâce à un aller-retour avec une amie, j'avais laissé ici ma voiture, pour la retrouver le dernier jour. Ma fille va y charger son MP3. Ah, ces ados !

  Après cette longue pause, il est dix-sept heures, il s’agit de ne pas traîner, nous avons encore deux heures de marche avant de retrouver notre ravitaillement !

  Faux départ…. Après vingt-cinq minutes de montée, ma fille me rejoint, avec un air désespéré : « Maman, j’ai oublié mon MP3 dans la voiture, je peux courir retourner le chercher ? » « Ah non, on a encore plus d’une heure et demi de marche, je ne veux pas rajouter une demi-heure pour chercher ton MP3. Tant pis, tu t’en passeras, ce n’est pas vital ! » Puis, prise d’un doute…. « Tu as bien la pochette avec ta pompe ? » Il s’agit de sa pompe à insuline, du moins la partie qui permet de commander la pompe sans fil collée sur sa cuisse. « Heu…. Normalement oui…. Mais il vaut mieux vérifier... » Nous vidons le sac. Pas de pochette. Là, c’est bien plus important qu’un MP3, même si, heureusement, ce n’est pas non plus vital, comme nous le verrons plus loin….

  Je pose donc mon sac, je n’oublie pas de prendre la clé de la voiture (petit miracle), et je cours. Avant mon départ, ma fille, penaude, d’une toute petite voix : « Tu pourras prendre aussi mon MP3 ? ». Aller-retour vingt-trois minutes, je crois bien avoir impressionné plusieurs personnes croisées en chemin, j’ai trouvé pompe et MP3, mes ampoules aux pieds me font très mal, mais, j’en suis très surprise, je dois me bonifier en vieillissant, je ne suis même pas de mauvaise humeur, et je suis même fière, car mission accomplie. Nous remettons les sacs.

  Ravitaillement rejoint, cabane trouvée. Une cabane qui pue. Qui pue vraiment. Mais le temps est très incertain, il est même assez probable qu’il pleuve, nous sommes bien contents de la trouver. Nous dormirons la porte ouverte. La table, petite, est suffisamment sale pour que je ne veuille pas l’essuyer avec notre torchon. J’avise une vieille chaussette qui traîne par terre, depuis combien de temps nul ne le sait, elle fera office d’éponge, cela ira bien. Les enfants font une moue de dégoût…. Ils m'en parlent encore souvent, je ne suis pas sûre qu'ils s'en remettent…

  Après quelques minutes, nous ne sentons plus l’odeur. Le tout est de ne pas sortir et rentrer trop souvent…. Nuit calme, effectivement il a bruiné, nous étions mieux dedans.


Dimanche 11 Août

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                                                La "Cabane qui pue", au lever du soleil. Dommage, le cadre est beau !

  Le ravitaillement est réparti et rangé dans les sacs, les seaux sont à nouveau camouflés, je reviendrai les chercher plus tard, nous pouvons repartir.

  Temps gris, nuages qui montent mais ne nous rattraperont pas.

  Direction l’Espagne ! A midi nous y serons.

  Une vallée herbeuse, des orris disséminés que nous ne visitons pas, puis une dernière montée, de gros blocs de granite bien adhérent, un régal ! Arrivée presque au col, il me semble bien voir un tichodrome s’envoler… Tichodrome échelette. Le nom à lui seul amène curiosité et émerveillement… Petit oiseau grimpeur, gris et rouge, aimant les rochers, les falaises, il n’est pas étonnant que je l’apprécie.

  Voici le col, le Port de l’Artigue, c’est la frontière, grand vent, spectacle magnifique de la brume qui monte puis est emportée, refoulée côté français. Nous déjeunons dix mètres en dessous, dans une alternance d’ombre et de soleil.

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                    Port de l'Artigue

  Ça y est, nous sommes en Espagne ! Objectif atteint ! Mais nous continuons, nous descendons dans l’autre vallée, nous ne reviendrons en France que dans deux jours.

  A l'Estany de Romedo de Baix, sur la carte catalane, un chemin non balisé semble rejoindre Broate, plein Sud, de manière beaucoup plus rapide que le chemin balisé qui fait le tour d’un massif, en remontant puis en redescendant. Je guette. Le voilà ! Pas tout à fait à l’endroit où la carte le suggère, mais c’est bien ça : une sente, des cairns, qui longent, rive gauche, le Riu de Romedo.
Allons-y !

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                                                Si si, c'est bien ça, le chemin !

  Nous longeons le torrent, sur un sentier escarpé, parfois un peu exposé, mais très bien cairné. Les cascades et les vasques se succèdent. Nous nous arrêtons à l’une d’elle, objectif baignade, mais il ne fait pas si chaud. Nous trempons les pieds. Ma fille, horrifiée, regarde les siens : blanchâtres, crevassés, fripés. « C’est plus des pieds, ça ! ». Marcher sur le rocher est douloureux. Elle rit et grimace à la fois. Je crois bien qu’elle a remis ce matin des chaussettes et des chaussures mouillées, et que depuis, cela macère….

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  Plus bas, autre vasque, avec cascade. Mon fils grimpe un peu, se contorsionne, et, volontairement, finit par se baigner. Ma fille se met en maillot, bien décidée, quand un bruit familier lui vient aux oreilles… le bruit de sa pochette à pompe qui tombe… dans l’eau. Vite, elle la rattrape, trop tard, c’est mouillé, et ça ne fonctionne plus… Drame… Heureusement, nous avons les stylos (seringues) à insuline. Pendant le reste de la randonnée, nous allons revenir à l’ancienne méthode, en tâtonnant un peu, mais ça ira. Je la rassure, même si je ne suis pas ravie….

  Nous voici au Pont de Boavi. Toujours vers le Sud, la remontée commence, le long d’un autre torrent. Belle sapinière, certains arbres sont vraiment anciens, et énormes. Le chemin, empierré et dallé, se déroule sous nos pas.

  Et nous montons. Passerelle de Broate. Cabane de Sellente.

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  Une vue toujours aussi magique. Le vallon de Romedo, descendu aujourd'hui, est juste en face. Mais la cabane est occupée, et aucun endroit plat ne se trouve alentour. Je suis fatiguée, nous discutons avec le couple occupant les lieux, ce sont deux Français faisant la Haute Route petit à petit, une semaine par an, et ils proposent que nous dormions aussi dans la cabane. Il y a la place juste pour nous cinq. Ils sont tranquilles, nous aussi, je crois que nous ne les avons pas trop dérangés. Et que nous leur avons donné des idées : ils ont deux filles, petites, et dès qu’elles seront assez grandes, ils partiront avec elles.


Lundi 12 Août

  Peu après la cabane se trouvait un bel endroit plat. Nous aurions pu y dormir, sous tente, hier soir. Nous n’en étions pas sûrs, nous n’en avons pas eu le courage. Mais rencontrer ce couple était, finalement, très agréable. C’est cela aussi, voyager. Même à côté de chez soi.

  Nous montons, encore, vers le Col de Sellente. Faux-col, ou plutôt, premier col, dont j’ai oublié le nom. Dans un pierrier, quelques marmottes et marmottons, que nous pouvons observer, longuement, aux jumelles. Placide, l’une d’elle ne nous surveille même plus, ne crie pas lorsque nous nous remettons en route.

  Col de Sellente. Juste après le col, une bande d’une trentaine d’isards et isardeaux (isardons ?), nous font une démonstration d’aisance en barres rocheuses. Cadeau.

  Nous déjeunons à l’Estany de Baborte. La pluie arrive, par grosses gouttes rares, puis plus fréquentes, nous obligeant à finir et à remballer rapidement.

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Et nous continuons. Descente sur terrain rocheux parsemé de gros pins à crochets.

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  Cabane de Basello, vue magnifique, confort plus que sommaire, une espèce de bas-flanc en vieilles planches, sur deux places cela fait un creux recouvert d’une vieille couverture, on pourrait dormir à cinq, en cas de nécessité.

  Je cherche. Un chemin balisé, noté sur la carte, doit partir de cette cabane, et aller plein Ouest, nous évitant de descendre jusqu’au refuge de Valferrera. Je cherche.

  Mes enfants se sont assis et ont sorti leurs livres. Je cherche...

  Un panneau indicateur, avec des flèches, est pourtant planté, et indique bien le Port de Sotllo. Mais en direction de la flèche, pas de chemin….

  Celui-ci est situé vingt bons mètres plus haut, caché par les genêts, il faut remonter dans la pente, un cairn effondré et mal visible signalait son départ. Enfin, il est trouvé, et nous repartons. Il s’agit plus réellement d’une vague sente, balisée il est vrai, mais de manière éparse, et très mal marquée, ce qui rend la marche difficile. Je navigue à l'intuition. Nous y passerons plus d’une heure, mais cela nous fait tout de même économiser temps et énergie. Enfin, planté au milieu de nulle part, un autre poteau, indiquant d’un côté Cabane de Basello, de l’autre Port de Sotllo, signale la fin imminente de ce « chemin » qui rejoint un peu plus loin le GR bien marqué de la vallée de Sotllo.

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                    Le "chemin"...

  Pause près d’une vasque, petite toilette, lessive, goûter. Et nous repartons.

  La vallée est magnifique, torrent, vasques, cascades, herbe bien verte, pins à crochets, plats accueillants, nous nous régalons. Mon fils s’extasie « Oh, c’est beau ! » et, prenant de multiples photos, achève de vider la batterie de son téléphone.

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  Estany de Sotllo, et Cabane de Sotllo. Nous sommes seuls, seuls au monde dans cet endroit merveilleux, le soleil du soir éclaire le lieu d’une lumière mordorée.

  La cabane est minuscule, deux places, trois en se serrant, à même la terre, mais propre. Nous plantons finalement la tente en contrebas, et décidons de dormir juste à côté, sous les étoiles.

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  Le bivouac se prépare. Les chenilles bleues qui me servent d'enfants sont prêtes à dormir.

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  1, 2, 3, dormez !

  Minuit, lever de lune, j’ouvre un œil, puis les deux, la lune éclaire mes chenilles enfants qui dorment, éclaire le lac qui scintille, éclaire la montagne qui veille sur nous. Je me rendors, en paix.

  Dans la nuit, ma fille aura froid, elle se réfugiera sous la tente. Mon fils et moi passons toute la nuit dehors.


Mardi 13 Août

  Réveil comme aux premiers temps du monde.

  Il fait froid, nous peinons à sortir des duvets, mais il n’est pas si tôt, des randonneurs arrivent, il fera beau aujourd’hui, nous avons une longue étape et nous risquons d’avoir chaud, il est préférable de ne pas partir trop tard. Et inutile d’attendre que le soleil nous réchauffe, une vaste montagne l’empêche de nous éclairer, nous devrions attendre encore longtemps.

  Le petit-déjeuner est pris, la tente, mouillée de rosée, est rangée, les sacs sont faits, nous repartons.

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                    Toujours l'étang de Sottlo

  Beaucoup de marcheurs (d'après mes critères ariégeois !), espagnols pour la plupart, sur ce chemin. Mais nous ne nous gênons pas.

  Montée au Port de Sotllo, d’abord dans l’herbe, longeant un lac, puis, plus raide, dans les pierres rouges.

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                    Vallée de Sottlo. Désolée, je ne m'en lasse pas...

  Port de Sotllo. Port de Sullo. Nous voici revenus en France. Mer de nuage.

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  Ma fille met pour la première fois ses mains dans de la neige d’été, et apprend un nouveau mot : névé. « C’est froid ! » s’exclame-t-elle. Comme si la neige d’été devait être chaude….

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  Une petite descente, une petite montée, d’autres névés, et les enfants laissent leurs sacs. Nous prenons juste le repas de midi et quelques habits dans mon sac allégé de la tente, du réchaud, du duvet. Nous partons à la conquête du toit de l’Ariège, la Pique d’Estats, 3143 mètres !

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  Toujours ce terrain rocailleux, couleur rouille, lumineux.

  La Pique d’Estats, nous y sommes. Côté français les sommets dépassent des nuages, panorama complet, nous voyons le massif de la Maladeta, nous identifions la Pique Rouge de Bassiès, je suis par contre incapable de localiser le Valier, qui doit être peu visible.

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                    Mes enfants au Pic Verdaguer

  Le Pic Verdaguer jouxte immédiatement la Pique d’Estats, et culmine lui aussi à plus de trois mille mètre. 3131 mètres, d'après la plaque scellée dans un rocher. Les enfants y sont montés en cinq minutes, et m’appellent. Une bouquetine, un jeune et deux petits sont juste en contrebas. Peu farouches, presque apprivoisés, ils vont faire le tour du pic, autour de nous, à moins de vingt mètres. J’ai cru, un instant, pouvoir toucher la mère. Me voyant trop proche, elle crie. Cri aigu, surprenant. Elle a visiblement déjà été en contact avec des humains, elle porte d’ailleurs une étiquette à l’oreille. Elle cherche de la nourriture, et malheureusement en trouve, sous la forme d’un papier plastifié imbibé d’une sauce quelconque, qu’elle commence à mâcher avant que je n’intervienne pour le lui prendre. Elle le lâche avant de s’écarter d’un pas, à regret, et je ramasse le déchet. Pas question de lui laisser manger plastique ou carton !
Les enfants mitraillent, il faudra trier toutes ces photos !

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  Et nous redescendons.

  Devant la possibilité de revenir dès ce soir à la maison, afin d’éviter une nuit dans ces nuages que pour l’instant nous surplombons, nous décidons de ne pas monter au Montcalm. Ce sera une raison pour revenir !

  Nous retrouvons et refaisons les sacs, et entamons la longue descente. Deux mille mètres, depuis la Pique d’Estats. Cela fait plus de vingt ans que je n’ai pas fait ça… Je me réserve le droit d’opposer mon veto, si je suis trop fatiguée et que je veux dormir à proximité du refuge.

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  Passage sur un névé en bordure de lac. Crapahut dans les roches rouges. Sauts de pierre en pierre. Oui, le GR transfrontalier passe bien ici, même si cela ne ressemble guère à un chemin.

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  Avoir vu de si près des bouquetins nous donne des ailes. Nous bondissons de rocher en rocher. Nous descendons sur la roche, face au vide. Enfin, surtout ma fille, qui semble s’être métamorphosée en petite bouquetine. Pour ma part, la démarche est sûre, mais moins aérienne.
Comme toujours depuis sept jours, mon fils chuinte. Il s’entraîne, dit-il, à siffler fort, sans sifflet ni doigts dans la bouche. Sa sœur est d’une gentillesse extrême, elle l’encourage en lui disant chaque jour que c’est mieux…. Elle-même, durant cette descente, répète tous les trois pas « Je suis là ». Ils sont derrière moi. Au moins n’ai-je pas besoin de me retourner pour vérifier qu’ils suivent…. Même si la poésie de la montagne en est quelque peu malmenée….

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  Etang du Montcalm. Nous entrons dans les nuages. Nous n’y verrons guère, durant plus d’une heure, au point d’ignorer un deuxième lac, en contrebas du chemin, puis un troisième, pourtant tout proche, et enfin le refuge de l’Etang du Pinet. Comme ça, c’est réglé, nous descendons jusqu’en bas ! Je suis tout de même un peu vexée d’être passée à côté…
Nous passons sous les nuages. En bas, la vallée de l’Artigue et le chemin que nous empruntâmes voici trois jours. Nous avons peut-être descendu mille cinq cents mètres. Ma démarche est lourde, mes genoux me font mal, mes cuisses se tétanisent, Ma fille, passée devant depuis bien longtemps, bondit toujours. Son frère et moi échangeons un regard désespéré et envieux.

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  Nous retrouvons les arbres. Allez, c’est la fin ! Dernière descente, un peu de plat, et c’est le parking.


  Toilette obligatoire à la rivière pour mériter le restaurant que je leur ai promis. C’est le moment le plus difficile de la journée, l’eau est glacée !

  Au restaurant, c'est le retour à la civilisation, avec des fourmis dans le sirop de ma fille, pour une transition en douceur wink , et un repas pantagruélique.

  Retour à la voiture. Nous peinons à marcher normalement. Ce n'est plus la famille chenille, c'est la famille robot !

  Courage, plus que vingt minutes et nous pourrons retrouver nos lits douillets ! Je ne me suis pas endormie au volant, c’était je crois le moment le plus dangereux de la semaine. A la maison, les sacs sont laissés, posés en vrac dans le salon, et, épuisés mais ravis, nous montons nous coucher.

  Bonne nuit !

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#2 05-06-2020 15:16:28

Cat 09
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Bilan du parcours, car, même si ce n'est pas pour ça que nous allons en montagne, ça fait toujours plaisir (et ça permet de savoir de quoi on est capable) : en 7 jours, cela a représenté, mesurés sur les cartes, 6650 m de montée, 6110 m de descente, et 92 km, pour environ 45h de marche effective.

J'avais déjà marché 3 jours itinérants avec mes enfants, ma fille avait alors 8 ans et mon fils 13, et nous partons souvent pour la journée en montagne. Je savais donc qu'ils marchaient bien, et je sais aussi depuis longtemps que le rocher et le vide ne leur font pas peur, mais je dois dire qu'ils m'ont épatée, et que maintenant, j'ai une confiance absolue en ce qu'ils peuvent faire. Je commence d'ailleurs à m'inquiéter, ils vont bientôt me trouver trop lente !

Donc on en profite tant qu'on peut, cet été on repart !



Un petit point sur les sacs : vraiment finis bouclés, donc avec la nourriture et l'eau (et dans la nourriture, au moins 2 kg de fruits frais mangés les 2 premiers jours), nous les avons pesés à l'aide d'un peson indiquant une différence de 2 ou 3 kg selon l'heure de pesée (ce doit être les variations de la gravité terrestre, non ? quoi, les scientifiques n'ont pas encore étudié ça ?), bref, pesés avec le peson puis avec mon pèse-personne qui semble être plus juste, en tout cas moins fluctuant, le sac de ma fille pesait 8,5 kg au départ et à l'arrivée. Dedans, toutes ses affaires perso y compris duvet et tapis de sol, et 1,5 kg de matériel indispensable pour le diabète : le matériel pour la gestion au jour le jour, et le matériel de secours (en gros, tout en double...). Suite au petit bain de la pompe, presque tout a servi. Si nous n'avions pas eu ça, c'était descente en urgence dans la vallée et rapatriement direct (nous étions côté espagnol). Elle portait aussi un nombre astronomique de sucres/caramels/pâtes de fruit/nougats pour lutter contre les hypoglycémie (et j'en avais aussi dans mon sac, d'ailleurs il en est resté, et heureusement, car il ne faut absolument pas en manquer).

Le sac de mon fils pesait 15 kg au départ et 10 kg à l'arrivée. Il portait, en plus de ses affaires perso, une très grande part de la nourriture (eh oui, quand on veut amener un melon en montagne, on assume ! )

Mon sac pesait 15 kg au départ et 13 kg à l'arrivée. J'avais notamment la tente, la pharmacie, le réchaud je crois, mais il a changé de sac en cours de route, et pas beaucoup de nourriture.

Bien qu'ayant prévu une nuit de plus donc encore un repas du soir et un petit-déj, nous avons ramené très peu de nourriture, car nous nous sommes lâchés le 7e jour, et les céréales prévues pour le lendemain matin ont disparu dans des ventres affamés !

Très peu de chose sont été inutiles : j'avais emmené un petit livre, mais depuis quelques temps, en montagne, j'écris, et je me passe donc très bien de lire. Avantage : un carnet, c'est plus léger !

Mes enfants avaient chacun amené un livre, et même 2, je crois, pour ma fille, sans tenir compte de leur poids. Je m'en fiche, je ne les porte pas ! Et j'avoue que ça les a aidés à passer le temps, lors de mes (quelques) recherches d'itinéraires, ou lors des hypoglycémies. Ben oui, parce que quand ma fille est en hypo, il ne suffit pas d'avaler 4 sucres et de repartir, il faut attendre au mieux 15 minutes pour que sa glycémies redevienne normale, et parfois 30 minutes. Si on repart trop tôt, ça redescend direct ! Mais avec l'expérience (cela fait plus de 3 ans maintenant), on gère de mieux en mieux l'effort, surtout l'effort du départ, et les adaptations des doses d'insuline.

Voili voilou, la liste détaillée de mon sac viendra plus tard, je quitte l'écran !

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#3 05-06-2020 15:42:31

emmi
mulette
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

très chouette récit Cat09, et qui m'amène des souvenirs car pas très loin (et partiellement ressemblant) de ma fin de périple de l'été dernier. Tout ça fait très envie!  big_smile

Super si tu postes les listes de sacs - il devrait y avoir de quoi alléger tout ça  tongue

j'ai beaucoup aimé la photo des chenilles bleues!

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#4 05-06-2020 16:02:40

Magne2
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Merci pour le récit bien vivant et les photos qui vont bien avec
Pour un premier CR bravo


kalo taxidi alias bon voyage en Grec bien sur

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#5 05-06-2020 16:48:12

gui3gui
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Super récit et belles photos qui donnent envie de repartir sur des sommets.

Comme dit avant, n'hésite pas à partager la liste des sacs, on t'aidera à t'alléger un peu ! wink

Edit : Peut-être que la pompe peut-être rangée dans un ziplock (si c'est possible) pour éviter qu'elle ne boive la tasse ? wink

Dernière modification par gui3gui (05-06-2020 16:54:19)

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#6 05-06-2020 18:52:33

florencia
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Un grand merci pour ce récit plein de fraîcheur et très agréable à lire  cool
Pour connaitre un peu le coin, bravo à toute la petite famille, pour les bonnes jambes et pour la bonne humeur smile

Flo


Réalisations DIY
_ _ _ _ _ _ _ _ _

"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, essayez la routine… Elle est mortelle !" -Paulo Coelho.

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#7 05-06-2020 18:55:13

Nayana
Helix pomatia
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Chouette récit  smile


Lentement mais surement...

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#8 05-06-2020 20:20:30

reno 08
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Formidable , bravo les mômes et la maman ! Leur montrer les beautés de ce monde in situ , qui dit mieux ?

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#9 05-06-2020 20:26:52

Joy Supertramp
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Merci d'avoir partagé ce moment avec nous, c'était très agréable à lire ! Ils ont la frite tes gamins smile
Au plaisir !


Edit sans précision : ortho ou faute de frappe !

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#10 05-06-2020 20:33:26

Redfish
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Très chouette aventure !
smile

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#11 05-06-2020 21:42:44

martie
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Récit très sympa!
Belle aventure familiale!
Merci pour le partage
martie

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#12 06-06-2020 07:51:20

DOM42
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Merci pour le partage. Je me suis régalé à la lecture de vos aventures
De très belles photos aussi qui illustrent bien ce récit

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#13 06-06-2020 16:52:38

Samdisa
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Belle aventure en famille, merci du partage. Continuer à profiter de belles randonnées


J'ai accroché mon cerveau au portemanteau puis je suis sortie et j'ai fait la promenade parfaite .
Christian Bodin

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#14 06-06-2020 17:53:36

ester
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Bonjour Cat,  smile

Je suis épatée par la résistance des enfants (avec, qui plus est, des sacs qui paraissent conséquents) ! Vous avez pris des passages de la Hrp comme si de rien n'était…  big_smile

Quant à la cabane "kipu", j'y ai dormi en 2015, (l'insert semblait neuf) ; elle ne sentait guère qu'une douce odeur de cabane où se mêlent des effluves de brebis, de souris, de sueur et de fumée. Mais j'ai peut-être l'odorat qui baisse… tongue

7DRxY3sr2.DSC06365.s.jpeg

Quand vous aurez allégé les sacs, vous ferez 2 journées en 1... smile
Merci pour le retour !


Grâce à vous, j'avance ! merci !  smile

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#15 06-06-2020 18:49:42

tolliv
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Alors là, un grand merci pour le partage !
C'est vraiment chouette de raconter ça, certains ici s'y retrouvent et rêvent d'emmener leur progéniture adolescente dans ces contrées lointaines sans réseau GSM !

Quelques petites remarques :
- Pourquoi, depuis les étangs de Bassiès, vous avez pris la direction de la centrale électrique (et son chemin en plaques de béton) et non pas le GR10 ?
(pour ma part, j'adore marcher sur ces plaques de béton à flanc de montagne).
- La cabane qui pue, c'était à cause de la vieille chaussette ?
D'ailleurs, elle est où cette cabane qui pue, pour que je n'y aille pas ?
- L'étang de Sottlo est superbe.
- Les roches rouges du Montcalm aussi.
- Bravo pour les enfants. Je pense qu'ils sont habitués à la marche en montagne pour faire ça.


"La vie est trop courte pour être petite"

Mes récits désopilants publiés sur RL : la liste ici
Mes bricolages et idées saugrenues : la liste ici

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#16 07-06-2020 10:51:37

Cat 09
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Merci pour vos retours, ça fait chaud au cœur. Concernant le récit, voilà plusieurs années que j'écris, pour moi, ce que je vis. Je mets ça dans un gros classeur, avec les itinéraires. Ça fait des chouettes souvenirs.


Des réponses (je ne sais pas encore faire les encarts comme je vois partout...) :
Pour la pompe à insuline, oui, le Ziplock serait une solution, mais comme il faut l'accès à la pompe au moins 6 fois par jour, vu comme je connais ma fille, ça va l'embêter de la sortir et de la rentrer à chaque fois en prenant garde à ne pas abîmer le sachet... Donc j'en ai une autre : ne pas poser le sac ou la pochette en équilibre instable à 30 cm d'un lac ou d'un torrent (les chaussures non plus, d'ailleurs... le rafraîchissement de chaussure a lui aussi été déjà vécu smile ) Lors de notre petite virée post confinement, j'ai pu voir qu'elle faisait désormais bien attention. On a de toute façon un sac congél au cas où il pleuve énormément.
Pour Tolliv : Ben, on a pas pris le GR10, en suivant la conduite hmm ? Je viens de vérifier, mais d'après Géoportail, si... A moins que le tracé n'ait changé récemment ? Ce qu'on aurait pu faire, c'est descendre au bord du Vicdessos, mais alors il y aurait eu des bouts de route.
Ceci étant, moi aussi, j'adore... les 20 premières minutes ! Marcher à plat, en montagne, enfin, quel bonheur ! Puis je me suis lassée.... Quant à ma fille, plus c'est raide, escarpé et rocheux, plus elle est contente.
La cabanekipu est la Cabane de l'Artigue.
Pour Ester : j'imagine qu'avant, cette cabane sentait la bonne odeur de cabane habituelle... Car là, en plus des odeurs que tu cites, il y avait aussi, à mon avis, alcool et urine.... Et je ne suis pourtant pas très sensible aux odeurs.


Et voici donc le moment que vous attendez tous : la liste du sac. Euh... pour certaines choses, vous allez hurler... Mais j'ai une bonne excuse : je n'avais pas encore découvert ce forum. Vous verrez que depuis, j'ai amélioré des choses !

Pour les sacs des enfants, je n’ai pas le détail. La balance était sortie, je leur ai donné la liste des affaires à prendre, ils ont pesé pour choisir les habits les moins lourds, mais ont parfois fait le choix d’emmener des choses non indispensables à mon sens, ou très lourdes (gros livre). Ils ont des SdC assez chauds pesant environ 1 kg, et des matelas lourds et vieux (les mêmes que le mien). Ils sont moins bien équipés que moi pour les habits de montagne, mais ils sont jeunes et supportent bien mieux certains inconforts. Bref, tant qu’ils trouvent du plaisir à être en montagne, pour moi tout va bien. Le seul investissement que je fais régulièrement, ce sont les chaussures et les chaussettes (ah, ces pieds qui grandissent sans cesse !). Mon fils a eu des ampoules, comme cette année la pointure collait, il avait les vieilles chaussures de rando de son père. Mais son pied a semble-t-il cessé de grandir, donc peut-être lui achèterai-je de bonnes chaussures qu'il pourra garder longtemps. Ma fille a eu mal aux épaules, à l'endroit où les bretelles du sac appuient. La solution la plus évidente : alléger le sac. Mais peut-être avez-vous aussi des techniques de rembourrage pour mieux répartir cet appui ?


Je détaille donc uniquement pour mes affaires et les affaires communes, qui étaient majoritairement dans mon sac :


Sac à dos 60+10
1900
 
Couchage
Tente Vaude 2-3 places1400
Matelas gonflable Thermarest420vieux et crevé…
Sac de couchage Valandré pour l'hiver1600celui d'été est trop vieux…
Drap de soie190pour ne pas salir mon beau SdC
3610
 
Repas
Grosse popote+couvercle+poignée300grosse popotte car on est 3
Brûleur Campingaz type Twister +210
3 fourchettes+3cuillères+huile+sel+pare-feu (alu plié)+briquet220
Bol plastique avec couvercle50
Opinel n°750
Torchon65entoure le pain
1 petite cartouche de gaz Campingaz à vis, pleine380
1275
 
Eau
3 Bouteilles Coca ou limonade 50 cL6020 g par bouteille
Filtre à eau130dont poche 23 g
Petit morceau de bambou coupé en 220pour récupérer de l'eau qui suinte
210
 
Pharmacie-Réparation
Tupperware pharmacie (détaillé sous le tableau)520
Arnigel50
Huiles essentielles pour coups/entorses35
Bande auto aggripante35pour strapping
Dapis gel50
Sifflet-Rescue-Arnica granules-tiretic-cigarette-briquet-lacets85cigarette et briquet pour les piqûres de guêpe ou autre
Chevillière50
Trousse couture25
850
 
Orientation-Electronique-Sécurité
Couverture de survie fine60
Jumelles avec étui220
Lampe frontale Petzl Tikka80
Smartphone175
1 Carte IGN75
Tirages cartes sur 5 feuilles A425
Appareil photo140
775
Hygiène
1 rouleau de PQ60
Gant de toilette20
Serviette de toilette100
Brosse à dents-dentifrice-petit savon-peigne plastique-baume lèvres-mooncup100
Crème solaire60
Crème hydratante200
1 paquet de mouchoirs en papier30
570
Habits dans le sac
2 slips50
1 paire de chaussettes en laine70
short175
1 T shirt (jour)70
1 pull léger mais chaud (jour)175matière ? Très agréable à porter
1 pull polaire (soir)200
1 T shirt chaud (soir)85
1 caleçon polaire (soir)230
veste polaire400
bonnet35
écharpe80
gants polaire70
K Way195
Maillot de bain80
1915
Papiers
Carte grise-permis-carte vitale-carte européenne assur maladie-CB75
Clé voiture40
115
Divers
Carnet-stylo80
Livre190
270
TOTAL SUR LE DOS SANS EAU NI NOURRITURE
11 490
Sur moi
Chaussures Meindl1400en fin de vie, ont été changées depuis
Pantalon rando280
T shirt70
Chemisier ML léger95pour éviter de mettre de la crème solaire
Chaussettes laine70
Chapeau de soleil45
Foulard25
1985


Le poids total calculé ne correspond pas tout à fait au poids pesé à l'arrivée (13 kg). En dehors de l'imprécision de mon pèse-personne, je pense que c'est parce qu'ayant passé des habits propres à la voiture, j'avais mis dans mon sac ce que je portais sur moi. Et peut-être qu'au départ, trouvant mon sac trop léger, avais-je rajouté certaines petites choses dont je ne me souviens pas, type HE de citronnelle (35 g), un 2e paquet de mouchoirs (30 g),... Il faudra que je me discipline concernant ces ajouts de dernière minute, pesant chacun assez peu mais pouvant vite rajouter 200 ou 300 g. La crème hydratante en est un exemple frappant, glissée au fond du sac à la dernière minute, parce qu'il restait de la place.

Les remarques et changements effectués depuis :

Sac à dos : grand (60+10) et lourd , mais jusqu’à récemment j’utilisais tout le volume. Lors de cette rando, cependant, j’ai vu que le sac n’était pas totalement rempli (probablement 55 L utilisés). J’apprécie énormément que rien ne soit accroché sur le sac : tente et tapis de sol sont à l’intérieur. Mais le volume d’affaire se réduisant progressivement, j’envisage avant la prochaine itinérance l’achat d’un sac contenant 50-55L, qui serait donc sûrement plus léger. Il me servirait pour les randos 3 saisons, et pour l’hiver à la journée. Comme il m’est indispensable de pouvoir l’essayer, achat à distance impossible. J’ai accès aux magasins D4 et VC. Mes critères de choix : confort, durabilité, poids. Et prix, bien sûr, mais je préfère acheter plus cher quelque chose qui dure plus longtemps, sur le long terme, on y gagne, la planète pour les ressources, et moi pour le porte-monnaie. J’irai voir des avis sur le forum.
Pour la pluie : pas de housse pour le sac à dos, donc tout ce qui craint l’eau est enveloppé dans des sacs congélation (ceux utilisables avec liens, mais sans les liens), des sacs plastiques plus grands (se font rares !) ou des sacs poubelles. C’est perfectible, car les sacs plastique ou poubelle se déchirent rapidement, tellement j’optimise le rangement du sac à dos en tassant bien tout. Et si je prends des sacs poubelle plus épais, ils sont lourds. Je veux bien des idées…

Couchage : le matelas emmené est lourd et totalement inefficace car se dégonflant rapidement malgré de multiples réparations, et je ne trouve pas la fuite responsable. A croire qu’il est devenu poreux. Ceci étant, il a presque 20 ans et a beaucoup servi… Mon SdC 3 saisons ayant lui aussi un âge respectable (30 ans je crois…), pesant 1,3 kg et n’étant vraiment plus très efficace non plus, j’avais pris mon SdC hiver, ce qui explique son poids. J’ai eu trop chaud, bien sûr. D’autant plus que j’ai utilisé systématiquement le drap de soie pour ne pas salir mon beau SdC.
J’ai depuis effectué des achats, sans avoir consulté le forum (tant pis pour moi, il y avait sûrement mieux). Matériel pas encore testé.
·    Achat d’un matelas Neo Air Uberlite à 155 g, qui me semble bien fragile. Il me faudra donc quelque chose pour le protéger. Option 1 = couverture de survie réutilisable, 200g, m’évite de prendre la couverture de survie usage unique que j’emmène systématiquement, donc au total matelas + couv survie = 355 g, contre précédemment matelas 420 + couv survie 60 = 480 g. Je gagne 125 g. Option 2 = polycree pour la protection du matelas et conserver la couverture de survie usage unique.  Je veux bien votre avis. Je n’ai jamais utilisé de polycree. Pour les probables glissades du matelas sur la couverture de survie, il me semble avoir vu quelque part l’utilisation de silicone.
·    Achat d’un SdC Valandré Swing 700, 1070 g. J’ai fait le choix du Swing 700 et pas 500 pour pouvoir l’utiliser en 3 saisons et dormir dehors sans tente quand le temps est clair. – 530 g
Je vais essayer de me passer de mon drap de soie, et donc de dormir habillée. Cela ne me gêne pas si je n’ai pas trop chaud. - 190g.

Popote : depuis, j’ai enlevé de mon kit popote les fourchettes et l’huile (l'huile, c'est pour cuire les champignons !) :  – 110 g. Je me pose la question du rapport poids/utilité du torchon qui entourait le pain (- 65g). Je dois pouvoir avoir des bols moins lourds, mais j’aime bien avoir un Tupperware qui me permet de stocker un éventuel reste de pâtes pour le repas de midi suivant, ou les champignons fragiles trouvés en chemin. Je peux améliorer, je pense, en changeant de réchaud. C’est de toute façon un achat que je dois faire car le pas de vis est abîmé, et il fuit un peu. Comme je le dévisse la nuit, ça ne pose pas de gros problème de sécurité, mais en utilisation il m’est déjà arrivé de voir une petite flamme sortir sous le brûleur… J’irai voir sur le forum les avis des uns et des autres. Ca c’est pour les randos en famille. Lorsque je pars seule, j’ai une popote plus petite, mais j’arrive tout de même à un poids popote-brûleur-cuiller-briquet-pare feu-sel de 520 g. J’essaierai donc le PR3S. J’en ai fabriqué 3 cet hiver. Dans mon garage ça fonctionne super bien, en montagne j’ai eu plus de mal (s’éteignait… mais je n’ai testé qu’une fois). Pareil, j’irai fureter sur le forum pour trouver des trucs et astuces, et s’il me reste des questions, je vous les poserai. Poids PR3S + quart alu servant de popote + couvercle alu fabriqué maison + briquet + cuillère + sel = 130 g. Je n’envisage pas de PR3S pour randonner avec mes enfants, parce que je pense qu’à 3 pour une semaine, le gain de poids est minime vu la quantité d’alcool devant être emmenée, et que le gaz et la grosse gamelle me semblent plus simples d’utilisation.

Eau : je ne prends plus la poche du filtre à eau (de toute façon, elle fuit), car je peux mettre le filtre directement sur le goulot d’une bouteille. – 23g. Et 2 bouteilles de 50 cL suffisent, en tout cas pour les Pyrénées françaises. - 20g

Pharmacie : oui, c'est vrai, elle était vraiment monumentale... hmm
Détails : dosettes de désinfectant, dosettes de sérum phy, compresses, adhésif pour faire des pansements, pansements tout faits, double peau, tulle gras, steristrip, bande légère, bande velpeau, aiguille pour enlever les échardes (c'est mieux qu'une pince, à mon avis), ciseaux, paracétamol, antihistaminiques (emmenés depuis que j'ai avalé une abeille...).
Depuis, je l’ai réduite, j’arrive à 360 g pour le tupperware (la mini trousse de couture comprise),  et elle prend moitié moins de place. J'ai diminué de moitié les quantités des choses emportées, j'ai enlevé tous les emballages, et j'ai changé le contenant.
Il faut y rajouter la chevillière (indispensable pour moi, chevilles fragiles, je l’utilise si je me suis bien tordue le pied, pour éviter une récidive qui est sinon systématique), l’ensemble Rescue-Tiretic-Arnica granules-cigarettes-briquet-lacets- sifflet, les HE pour coups/entorses (et pas l'Arnigel), et le Dapis Gel. J'arrive désormais à 580 g au total (- 270).

Hygiène : j’avais peur que mes enfants prennent beaucoup de coups de soleil, mais finalement pas trop. En fait, j'insiste pour pantalon et manches longues aux heures les plus ensoleillées. Je peux donc diminuer le volume de crème hydratante (en automne, je n’en emmène pas). – 150 g. Et j’essaierai les serviettes en microfibre. – 80 g ? Je n’en suis pas encore à peser ma brosse à dents…

Habits : là je ne vois pas comment réduire encore le poids, sauf à racheter en plus léger ce que j’ai déjà. Comme je n’ai pas envie de rentrer dans une certaine surconsommation, ce qui va bien avec mon budget qui n’est pas illimité, je laisse comme ça. Il faudra peut-être quand même que je rajoute un pantalon le plus léger possible pour l’été lors des journées très chaudes, car mon pantalon n’est pas très confortable dans ces conditions-là, et en short je crame. Ca ce ne sera pas cher (Emmaüs !). Ca risque de me rajouter 100g, mais je dois alors pouvoir évacuer mon autre pantalon et ne le conserver que pour la mi-saison, où je ne prendrai pas le pantalon léger. J’avais pris 2 slips de rechange, je n’en prendrai qu’un seul à l’avenir. – 25 g (ceci étant j'étais bien contente, car j'en ai perdu un, mal accroché à mon sac à dos !)
Depuis que ma cape de pluie (30 ans d’âge !) est devenue poreuse, je n’en emmène plus, et en fait je ne m’en porte pas plus mal. En fin d’automne et en hiver, je remplace le KWay (195 g) par une veste imper respi (420 g). Lorsqu’il pleut, je marche en short, et tant pis s’il est mouillé, j’ai un pantalon sec à l’arrivée.

Electronique, orientation, sécurité : les jumelles, pour moi, sont indispensables, que ce soit pour profiter des bouquetins, isards, marmottes, oiseaux, ou pour la sécurité (cela m’a déjà servi à repérer un balisage dans des conditions difficiles). J’assume donc les 220 g supplémentaires. Pour cette rando, 1 seule carte IGN Top25 suffisait, en y ajoutant les tirages papier du début de la rando et des parties espagnoles. Ayant Oruxmaps (pour ceux qui ne connaissent pas, c’est comme Iphigénie) sur mon smartphone, les cartes papiers pouvaient ne pas être indispensables, mais un téléphone, ça peut tomber en panne ou ne plus avoir de batterie. Mon smartphone tient sans souci 7 jours si je le mets en mode avion avec géolocalisation désactivée, et sans faire de photos. Lorsque je partirai plus de 8 jours, j’achèterai chargeur et batterie (encore un truc à aller voir sur le forum). J’ai cet hiver acheté une montre altimètre (48 g), pour remplacer mon vieil altimètre que je n’emmenais plus car il fonctionnait mal. Sur ce poste-là, je vais donc plutôt prendre du poids qu’en perdre (+ 50 g de montre, et + 200 g ? de chargeur si je pars longtemps).
Lampe : j’ai vu un bricolage de Tolliv avec une lampe très légère fixée sur la branche d’une paire de lunettes (j’en porte). Ca me ferait gagner 50 g. Je vais regarder ça de plus près.

Sur moi : en changeant de chaussures, j'ai gagné 260 g avec le même confort, et c'est même mieux car pas d'ampoules (celles d'avant ne m'en avaient jamais fait auparavant, je pense que c'était lié à l'usure). Je ne veux pas de chaussures tige basse, car chevilles fragiles.

Bilan : avec mes modifications et en tenant compte du rajout de la montre, je gagne déjà 1680 g. Et je peux gagner encore de manière certaine sur le réchaud, et sur le sac lui-même.

Concernant la nourriture : l’alimentation de base représente pour moi environ 420 g par jour et par personne : 110 g pour le matin, 220 g pour le midi et le grignotage, 120 g pour le soir, ceci sans aucun extra. Je n’ai encore rien lu à ce sujet sur le forum, j’irai voir si c’est perfectible. Comme dit précédemment, lors de cette rando, nous avons aussi emmené beaucoup de fruits, mangé les premiers jours. Cela alourdit beaucoup le sac, mais il faut bien aussi se faire des petits plaisirs. Idem pour les goûters, nous avons pris quelques gâteaux (seule, je me contente de grignotages bien caloriques, type graines et fruits secs, ou de gâteaux type Bjorg en très petite quantité).

Voilà, je crois que j'ai tout dit.

Et merci de vos retours, je suis sûre que vous allez enlever ou alléger encore plein de choses !

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#17 07-06-2020 10:57:42

Cat 09
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Pour Tolliv : ah ça y est j'ai compris ! Non, on n'est pas passé par la centrale, mais on a quand même eu la conduite sur tout le reste, à partir du point 1173 jusqu'aux Toutous (on a adoré ce nom de hameau big_smile )

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#18 07-06-2020 11:02:50

Joy Supertramp
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Je ne dirais qu'une chose : le GR10 suit bien la conduite d'eau, c'est Tolliv qui s'est trompé smile

Pour le reste, je pense que tu as déjà bien identifié les pistes d'amélioration, et que une fois que tu fais cette démarche, le reste suivra smile


Edit sans précision : ortho ou faute de frappe !

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#19 07-06-2020 11:51:18

ester
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Cat a écrit :

Pour Ester : j'imagine qu'avant, cette cabane sentait la bonne odeur de cabane habituelle... Car là, en plus des odeurs que tu cites, il y avait aussi, à mon avis, alcool et urine.... Et je ne suis pourtant pas très sensible aux odeurs.

C'est là que j'ai clos ma Hrp en 2015, pluie et orage au programme. J'ai eu la chance que le berger n'y soit pas.
Pour le grand nettoyage, avec un petit torrent à 5 minutes, ça va être agréable…
Il ne faudra pas être surpris que la cabane soit occupée ou fermée à l'avenir.


Pour obtenir les "cadres de citation", soit tu cliques sur "citer" au bas du message auquel tu souhaites répondre, soit tu copies à l'aide du phylactère "citation" qui apparaît sur la barre juste au-dessus du message que tu écris.


D'accord avec Joy pour l'arrivée du gr10 à Marc.


Grâce à vous, j'avance ! merci !  smile

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#20 07-06-2020 13:41:30

boitagateau
.
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

.

Cat 09 a écrit :

Marcher à plat, en montagne, enfin, quel bonheur !

Puis-je te suggérer une prochaine destination : Madère.
C'est le paradis de la randonnée en courbe de niveau grâce aux centaines de kilomètres
de sentiers qui longent les Levadas, les canaux d’irrigation présents partout sur l'île pour
apporter l'eau abondante au nord vers le sud moins pluvieux.

.


Penser le changement... plutôt que changer le pansement.
Si à cinquante ans, on ne peux pas se passer de montre, on a quand même raté sa vie ! (inspiré par J.S.)

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#21 07-06-2020 14:27:30

Redfish
Chat schizophrène...
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Cat 09 a écrit :

#573673Ma fille a eu mal aux épaules, à l'endroit où les bretelles du sac appuient. La solution la plus évidente : alléger le sac. Mais peut-être avez-vous aussi des techniques de rembourrage pour mieux répartir cet appui ?

Plusieurs raison possible:
-Mauvais réglage du sac, amenant à un mauvais report de charge sur les hanches.
-Mauvais remplissage du sac, amenant le sac à tirer vers l'arrière (bien penser à mettre le poids au plus près du dos, principalement juste au niveau des reins).
-Sac mal conçu ou pas adapté à la morphologie du randonneur.
-Sac trop grand ou trop petit pour le dos du randonneur.
-Etc...

Logiquement, en situation idéale, les bretelles ne servent qu'a éviter que le sac bascule vers l'arrière (et encore, uniquement suite à certains mouvement), le poids ne devrait être porté que par les anches... donc aucune raison que ça fasse mal.


Pour ta liste, quelques postes de réflexions en vrac...

Sac de couchage Valandré pour l'hiver    1600
> En effet, moyen de faire 2 fois plus léger en SdC... et 3 fois plus léger en quilt.

Drap de soie    190    pour ne pas salir mon beau SdC
> Un Tshirt de change, un collant fin et une paire de chaussette de change... plus léger (vu que tu as déjà une partie de toute façon), sera plus léger, avec un meilleur apport thermique, en plus de servir au bivouac.

Grosse popote+couvercle+poignée    300    grosse popotte car on est 3
Brûleur Campingaz type Twister +    210
> Clairement possible de gratter pas mal la dessus, même en restant au gaz.
Quitte à faire en plusieurs chauffes avec une popote plus petite.

3 fourchettes+3cuillères+huile+sel+pare-feu (alu plié)+briquet    220
> Cuillère seul suffit, modèle plastique D4, 7gr/pièce.
Briquet mini-bic 12gr.
Parefeu, 5-6gr grand maxi.
30cl d'huile dans une bouteille de vin blanc de cuisine 30+18gr.
Sel/poivre dans des petits sachets zip de recup 5+5+2+2gr.
Total: 101gr

A noter qu'on comptera l'huile dans les consommables (et non pas poids fixe du sac).

PS: Les gamins pourraient au moins porter leur couvert !
yikes

Bol plastique avec couvercle    50
> Pot de fromage blanc 500gr, 20gr.

Opinel n°7    50
> Opinel n°8 efillé, 26gr.

Torchon    65
> Serviette microfibre, 20gr.

1 petite cartouche de gaz Campingaz à vis, pleine    380   
> Vu le poids, ça semble être le modèle moyen avec 230gr de gaz ?
PS: On compte en général la cartouche en fixe et le gaz en consommable.

Petit morceau de bambou coupé en 2    20
> Un morceau de feuille d'alu pour quelques grammes ?
(Voir utiliser le paravent du réchaud).

Tupperware pharmacie (détaillé sous le tableau)    520
> Remplacer le tupperware par un sachet zip solide (ou drysac).

Trousse couture    25
> Deux aiguilles et un bobine de fil (sur carton), 5gr.

Couverture de survie fine    60
> Normalement inutile quand on à du matos de bivouac, qui protège déjà du froid/chaud/pluie/vent.

Jumelles avec étui    220
> Un petit monoculaire à moins de 100gr ?

Lampe frontale Petzl Tikka    80
> Nitecore nu25 modifiée, 31gr.

Smartphone    175
> Si porté dans la poche, à marqué "sur soi".

1 Carte IGN    75   
Tirages cartes sur 5 feuilles A4    25
> Doublon ?

Appareil photo    140
> Voir si qualité des photos sur le tel suffisante...

Gant de toilette    20
> Gant de toilette DIY dans serviette microfibre, 5gr.

Serviette de toilette    100   
> Une micro-fibre de 30*40cm pour 20gr suffit à se sécher intégralement (cheveux mi-longs inclus).

Crème hydratante    200
> Étrange d'en avoir plus que la crème solaire... limite ça devrait être l'inverse.
smile

2 slips    50
> Un seul devrait suffire.
Un porté, un lavé (sec ou en train de sécher).

1 pull léger mais chaud (jour)    175    matière ? Très agréable à porter
1 pull polaire (soir)    200   
> Doublon

1 T shirt (jour)    70
1 T shirt chaud (soir)    85   
> Doublon

veste polaire    400
> Une micro-polaire (150gr) et une micro-doudoune (250gr) seront plus polyvalent.
Une grosse polaire comme ça est trop chaude pour du dynamique et restera moins chaude qu'un doudoune au bivouac.
A noter que tu as déjà un pull polaire...

K Way    195
> Imper-respi ?


Voilà quelques pistes pour gagner quelques grammes par ci par là, de quoi gagner des kilos...
smile

Dernière modification par Redfish (07-06-2020 14:28:17)

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#22 08-06-2020 10:21:53

laxmimittal
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Bravo pour ce périple et merci de ce récit savoureux.

Tes enfants sont de sacrés marcheurs.

C'est l'effet Ariège...  wink  wink  wink  wink

L.


La touche Majuscule de mon ordinateur fonctionne mal.

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#23 13-06-2020 19:22:33

Cat 09
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Bonjour à tous,

Me voici de retour. Il y a eu une pause pesée-achats-pesée-bricolage-pesée-réflexion-pesée.... Ca me semble bien être une crise de mulite aigüe...

J'ai donc, d'abord, une question qui m'angoisse  : c'est normal, ça ? Ca va passer ? Histoire de lâcher la balance et de partir marcher ? (quand je pourrai... petite réparation corporelle, encore quelques semaines de convalescence... donc en attendant, je pèse...)

Ester, j'ai vu ton récit HRP, joli ! On a apparemment la même tente, mais la mienne est la 2-3 places, donc plus lourde. Question concernant le Bushcooker : dans le commerce, je n'en trouve aucun à 62 g... Et j'aimerais volontiers m'y mettre. J'en ai bricolé un à partir de boîtes de conserve, mais je ne suis pas totalement convaincue... (flammes très hautes donc potentiellement dangereuses...). Je viens de trouver une page du forum où il en est question, je vais profiter de mon repos forcé pour m'y remettre.
Concernant la cabane de l'Artigue (ou Mespelat) : le berger a une autre cabane, fermée, en dessous. C'est d'ailleurs là qu'on peut prendre de l'eau sans la filtrer.

Merci Redfish pour tes conseils, j'en ai suivi un certain nombre, et j'ai encore bien réduit le poids !

Concernant le sac de ma fille : il s'agit du sac qu'avait son frère quand il était plus jeune, un sac assez bas de gamme et pas cher, donc certainement pas du tout adapté. Je ne veux pas investir, mais je veillerai à ce que son sac soit mieux équilibré, et tout de même pas trop chargé. 8,5 kg sur le dos quand on en pèse 40, à son âge c'est beaucoup.

En corrigeant ma liste de départ (car certains poids étaient erronés, par exemple  ma tente qui pèse en réalité 1540 g, ou mon bol, 80 g avec le couvercle !) et en repassant huile, sel et gaz dans le consommable, j'avais un poids de 11 562 g sur le dos sans eau ni nourriture ni combustible.
J'arrive maintenant à 9 224 g, soit un gain de 2 338 g, sans aucune perte de confort ! Je suis super contente ! Ceci toujours pour une rando avec mes enfants.


Les principaux allègements effectués, en plus de ceux déjà cités plus haut :
- la popote : j'ai décidé que même pour 3 la popote 1 L était suffisante (-80 g). Et c'est d'autant plus vrai que j'ai vu, Redfish, que tu ne faisais rien cuire dans la gamelle, mais tout gonfler dans les bols. J'essaierai. Et j'ai acheté un pot de 500 g de mascarpone (mon  fils est ravi, gros tiramisu en perspective !) pour remplacer mon bol ultralourd (ça fait MUL aussi, Matériel Ultra Lourd ? smile )
- suppression de mon Tshirt de jour de rechange (- 70 g)
- j'ai encore revu ma pharmacie et trousse de couture et j'ai encore gagné 170 g si je suis seule, 70 g si on est 3 (car alors ajout d'un autre petit ziplock, surtout pour les éventuelles ampoules)
- j'ai détourné l'usage premier d'une lampe de vélo BTwin, transformée en frontale, 15 g, rechargeable, avec LED blanche ou rouge. Pour info, 18 € les 2 lampes, mais il m'en restait une qui ne servait pas. (- 65 g).

7E2N2JtWd.Frontale-BTwinj2.jpeg
7E2N4qn07.Frontale-BTwinjpg.jpeg

- adoption de la "serviette" microfibres achetée hier: - 75 g (carré microfibre pour le ménage, 32 x 32, pèse 27 g) et diminution drastique des quantités de crèmes solaire et hydratante emmenées, dans un contenant léger : - 220 g
Au sujet des contenants pour sel, huile, crème solaire ou hydratante : le plus avantageux me semble le pot de gélules de Mopral, médicament protecteur gastrique, contactez vos copines infirmières si vous voulez en récupérer ! Pour le moment je n'en ai qu'un, je vais essayer de faire un stock, il existe d'autres médicaments qui ont ce genre de contenant. Solide, hermétique, pèse 10 g une fois qu'on a enlevé le dessicateur placé dans le couvercle, contient 35 mL. C'est mieux que le pot à urine hmm , pourtant bien hermétique, 50 mL, 15 g donc pas lourd mais un peu trop grand et pouvant se fissurer.


En projet :
- allègement de mes cuillères en faisant des trous dans les manches. Les couverts plastiques sont plus légers, mais je n'aime pas trop.
- allègement de l'Opinel (en fait, c'est un n°8).
- acheter un briquet mini bic, et mettre sel et poivre dans des mini Ziplocks.
- achat d'un réchaud léger (je cherche...). Je dois pouvoir gagner 100 g. Comme dit plus haut, il faut de toute façon que je le change.
- achat d'un sac, mais je ne le ferai que lorsque j'aurai bien mesuré le litrage nécessaire. Je peux gagner au moins 400 g.

Je tiens à mon morceau de bambou, souvenir d'une source tant espérée (et non marquée sur la carte) dans le canyon d'Ordesa, après 18 h sans eau sur les sierras espagnoles, au mois de juillet 2002.... Des morceaux de bambous s'y trouvaient, jetés en contrebas, et comme la source suintait, cela a été bien utile !

La couverture de survie : avant l'achat de mon K Way (K Way simple, donc pas respirant), je n'avais rien d'autre qui soit visible, en cas de besoin de secours (tente couleur herbe, SdC sombre,.....). Mais mon K Way est rose vif (choisi exprès de cette couleur).  Donc j'y réfléchirai. Il me reste de toute façon le souci d'un truc qui me permette de protéger mon nouveau matelas, et éventuellement aussi le tapis de sol de la tente, car il est très fin. Prochaine sortie : magasin de bricolage, pour trouver du polycree.

Mon Smartphone est le plus souvent dans le SàD.

Les tirages A4 étaient les cartes côté espagnol, donc pas sur ma carte IGN, donc pas doublon wink . En plus, j'ai Oruxmap sur mon téléphone, donc déjà une sécurité si je perds une carte.

Les poids si je pars seule :
Seule, je prendrai un PR3S, et de l'alcool dans une pompote. Avec la tente entière, j'arrive donc à un poids de 8 560 g sur le dos (hors eau, nourriture, carburant) et  1 750 g sur moi, ce qui n'est pas encore vraiment MUL mais pour moi très confortable : avec consommables pour 6 nuitées, cela me fait 11,7 kg sur le dos. Avant, j'avais 14,5 kg. J'ai donc déjà gagné presque 3 kg. Si j'enlève la tente intérieure, j'enlève encore 540 g, et avec mon futur nouveau sac, j'enlèverai encore  au moins 400 g.

Contente smile smile smile .

Merci beaucoup ! Je vais pouvoir ajouter des tomates, concombre, nectarines..... yikes (C'est aussi la philosophie MUL, non, s'alléger pour pouvoir porter plus ?)

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#24 13-06-2020 20:25:12

Redfish
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

On devrait rajouter un crédo sur RL:
Je pense, donc je pèse...
big_smile

Cat 09 a écrit :

(ça fait MUL aussi, Matériel Ultra Lourd ? smile )

MULET = Marcheur Ultra Lourd Et Tétu.
MULEE = Matériel Ultra Lourd Et Encombrant.
tongue

Cat 09 a écrit :

j'ai détourné l'usage premier d'une lampe de vélo BTwin, transformée en frontale, 15 g, rechargeable, avec LED blanche ou rouge. Pour info, 18 € les 2 lampes, mais il m'en restait une qui ne servait pas.

Je te conseil plutôt de l’élastique plat de mercerie (en 5 à 10mm, dispo en blanc ou noir).
Le contact sera bien plus agréable, et ça évitera deux belles marques rouges sur le front.
wink

Cat 09 a écrit :

Au sujet des contenants pour sel, huile, crème solaire ou hydratante

Pour ma part, j'utilise ceci:
https://fr.aliexpress.com/item/32856221 … 6c37PNEESe
Fermeture sécurisé, léger (5gr pour le 5ml jusqu'à 17gr le 120ml), dosage précis, prix dérisoire.
Et on peut utiliser une couleur de bouchon adapté au contenu.
5ml Blanc: Sel
5ml Noir: Poivre
50ml Jaune: Huile
30ml Orange: Crème solaire
10ml Vert: Nok
20ml Bleu: Gel hydro
50ml Rouge: Alcool à bruler
Etc...

Pour le sel et le poivre, et tout autre condiment, je les mets directement dans le sachet servant à transporter le repas.
Ex: Sachet congélation, avec un repas: Purée + lait en poudre + sel + poivre + muscade.
Comme ça, pas besoin de contenant dédié et pas besoin de doser sur place...

Cat 09 a écrit :

un truc qui me permette de protéger mon nouveau matelas, et éventuellement aussi le tapis de sol de la tente, car il est très fin.

Polycree (ou film de survitrage en magasin de bricolage).
13€ les 150*500cm (à recouper suivant besoins), 18gr/m²

Dernière modification par Redfish (13-06-2020 20:59:09)

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#25 13-06-2020 20:45:06

Cat 09
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Re : [Récit + liste] D'Ariège en Espagne avec mes enfants

Redfish a écrit :

Je te conseil plutôt de l’élastique plat de mercerie (en 5 à 10mm, dispo en blanc ou noir).

Oui j'y pensais. C'était vraiment le bricolage 30 secondes, avec ce que j'avais sous la main !

Pour les contenants, merci de l'info ! Ca m'embête un peu de ne commander que ça, je vais voir ce que j'y trouve d'autre.

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