#1 10-09-2020 15:15:01

Serval
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[Récit + liste] À pied de Paris à Syracuse | 1ère partie (2020)

Bonjour à tous !

La première partie de ma "longue promenade" à pied de Paris à Syracuse, dont les préparatifs ont été l'objet de ce fil de discussion, s’est achevée en Toscane, à Pise, il y a quelques jours. J’ai parcouru à pied un peu plus de 1.800 kilomètres et grimpé – et redescendu – environ 33.000 mètres de dénivelé. Et surtout, j’ai vécu intensément chaque journée, j’ai vu des endroits splendides et j’ai fait de belles rencontres. smile

Je ne vais évidemment pas pouvoir faire ici le récit détaillé d'un voyage de 78 jours (trois mois moins 15 jours de vacances en famille dans les Alpes en juillet). Certains d'entre vous m'ont fait le plaisir de suivre mon blog quotidien sur Facebook et, pour toute personne intéressée mais réfractaire aux réseaux sociaux wink , j'en ai maintenant reproduit les billets sur mon site personnel Lignes de fuite.

Je vais donc me contenter de résumer mon parcours, de citer quelques-uns des moments qui m'ont le plus marqué, de les illustrer par quelques photos (je viens de constater que j'en ai publié autour d'un millier sur FB... yikes ), et de détailler la liste du matériel que j'ai finalement emporté.

I. Trajet
Pour rappel, j'avais prévu depuis plusieurs années qu'une fois à la retraite, je partirais à pied de mon domicile parisien pour rejoindre Syracuse, au sud de la Sicile, en une longue marche en solitaire d'environ six mois. Je devais partir le 4 mai 2020 mais l'épidémie covid-19 a tout remis en question. Je n'ai pu partir qu'en juin, sans savoir alors si je pourrais passer les frontières suisse et italienne.

J'ai donc repris ma copie et décidé de faire le trajet en deux ans en modifiant mon trajet pour rester en France le plus longtemps possible : au lieu de passer "directement" en Suisse à Yverdon puis en Italie par le Col du Grand-Saint-Bernard, j'en ai nettement rallongé la partie française en y ajoutant la traversée du Morvan, la moitié sud de la Grande Traversée du Jura (GTJ), le Tour du Léman et la Grande Traversée des Alpes (GTA) jusqu'à Menton, avec l'idée de repartir de Menton en 2021 pour une seconde partie cent pour cent italienne.

En fait, lorsque je suis arrivé dans les Alpes, les frontières étaient ouvertes. Ayant alors déjà traversé le Haut-Jura et fait le Tour du Léman, j'avais pu me rendre compte que la GTA risquait fort de ne pas me procurer beaucoup de plaisir car je ne suis fana ni de la haute montagne ni de la marche sur les crêtes, et parce que j'avais pu constater à l'usage que des dénivelés quotidiens de 1.500 mètres à 65 ans, un jour ça va, mais trois jours, bonjour...

Après avoir atteint la Chapelle d'Abondance, j'ai donc passé la frontière suisse au Pas de Morgins et ai ainsi rejoint mon trajet prévisionnel initial vers l'Italie par le Col du Grand-Saint-Bernard.

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(Cliquer sur la carte pour l'agrandir dans Google Maps et mieux
visualiser les deux traces prévisionnelles et les étapes effectuées)

II. Récit synthétique + quelques photos
A posteriori, je peux scinder cette première partie de ma longue marche en cinq parties :

1- Bassin Parisien et Bourgogne
Les cinq premières semaines, de Paris jusqu'au Haut-Jura, ont été une belle promenade, en plaine ou en moyenne montagne (Morvan, Jura), avec un temps qui a alterné entre des journées très pluvieuses, surtout dans le Bassin Parisien et plus tard dans le Jura, et de fortes chaleurs en particulier dans le Morvan et en Bresse.

Pendant cette période, j'ai le plus souvent réussi à respecter le contrat passé avec moi-même de ne pas faire d'étape de plus de 20 kilomètres pendant une semaine, puis 25 kilomètres pendant un mois. Avec le recul, je suis persuadé que c'est ce qui m'a permis d'allonger ensuite sans problème les distances et surtout de n'avoir jamais eu le moindre souci physique durant tout le trajet, ne serait-ce qu'une ampoule. J'ai aussi pris deux journées de pause lorsque mon épouse m'a rejoint pour les deux premiers week-ends, à Joigny puis à Avallon, pendant lesquels j'ai donc délaissé la tente pour le grand luxe : douche et lit ! big_smile

Après trois semaines, j'étais rodé et en pleine forme quand je suis arrivé à Vézelay et dans le Morvan, où j'ai rencontré quelques premiers dénivelés, réels mais très raisonnables. J'ai ensuite traversé la Saône-et-Loire pour rejoindre le Jura.

Quelques photos :
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En Beauce : champs de blé et d'orge à perte de vue.

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Dans le Morvan : on marche dans la forêt des Éduens.

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En Bourgogne : La Cure et le canal d’Accolay.

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Le Doubs (à droite) rejoint la Saône à Verdun-sur-le-Doubs.

2- Haut Jura et Haute-Savoie
Les Rousses, la Dôle, le Col de la Faucille, le Crêt de la Neige... à partir de Chapelle-des-Bois cela n'a plus été seulement de la marche au long cours mais de la randonnée engagée avec des dénivelés quotidiens supérieurs à mille mètres, de la marche parfois exposée sur des crêtes (je n'ai pas le vertige mais je me suis quand même rendu compte que je n'aime pas vraiment cela) et des bivouacs plus difficiles à trouver.

Après avoir franchi le Rhône et désormais en Haute-Savoie, je suis remonté de l'autre côté du fleuve, sur les massifs du Vuache puis sur du Salève où j'ai continué à suivre le sentier de grande randonnée Tour du Léman jusqu'à La Chapelle d'Abondance.

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Le Mont-Blanc depuis le sommet de la Dôle (derrière l'oreille gauche de Madame Meuh).

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Le Mont-Blanc derrière Flop la Girafe (dont les oreilles sont heureusement moins grandes)

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Encore sa majesté le Mont-Blanc. Vu depuis le col de la Faucille au coucher du soleil.

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... et depuis le Jura, toujours, par-dessus le Lac Léman.

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Le passage du Rhône au défilé de l'Écluse. Au fond, le Fort de l'Écluse.

3- Valais suisse et Col du Grand-Saint-Bernard
Ayant alors fait le constat que je prenais décidément peu de plaisir à marcher en altitude, j'ai profité du fait que les frontières suisse et italienne étaient ouvertes pour recoller à mon projet initial. Depuis la Chapelle d'Abondance, au lieu de poursuivre en France par la GTA, j'ai donc passé la frontière suisse au Pas de Morgins pour arriver dans le Valais. J'y ai rejoint peu avant Saint-Maurice la Via Francigena que j'ai ensuite suivie pendant une dizaine de jours jusqu'au Piémont italien.

J'ai eu la chance que le jour où j'ai franchi le Col du Grand-Saint-Bernard soit celui où le temps était le plus exécrable depuis deux mois, avec des températures largement négatives (alors qu'il faisait +35°C à Orsières deux jours plus tôt), un vent violent, de la brume et de la neige ! Parler de chance ici n'est pas une plaisanterie car j'ai pu ainsi engranger ce qui restera à coup sûr l'un de mes souvenirs les plus intenses de cette longue marche.

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Lever du soleil sur les Alpes valaisannes.

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Dans le village de Bovernier.

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Sur la Via Francigena, dans la montée vers le col du Grand-Saint-Bernard.

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Ça monte toujours, mais la brume descend.

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En repartant du Grand-Saint-Bernard. Ben oui, c'est le mois d'août, pourquoi ?


4- Val d'Aoste et nord du Piémont
De l'autre côté du Col, c'était l'Italie... big_smile Comme dans le Valais, il est interdit de bivouaquer dans le Val d'Aoste en dessous de 2.500 mètres, ce qui m'a amené à connaître pendant près de deux semaines la Dolce Vita, avec hôtel, agriturismo ou chambre d'hôtes tous les soirs, trattorias et petits restaurants où l'on déjeune pour moins de dix euros... dans des paysages splendides. Seul bémol, il faisait très chaud, ce qui m'a amené à partir le matin avant le lever du soleil et à faire une pause de plusieurs heures en milieu de journée.

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Les vignes du Piémont.

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Sur le sentiero dei vigneti. Ici, les vignes poussent à deux mètres du sol, bien exposées au soleil.

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Les collines du Piémont.

5- Sud du Piémont et Ligurie
Une fois passé le Pô, la plaine piémontaise a laissé la place aux Apennins que j'ai franchement atteints en Ligurie, avec l'Alta Via dei Monti Liguri (AVML) que j'ai suivie jusqu'au Passo della Scofera Forcella, lorsque le temps a changé pour passer franchement à l'orage. Les refuges étant tous fermés à cause du covid, et mon envie de bivouaquer en altitude sous les orages étant très limitée, j'ai alors quitté l'AVML pour me rapprocher de la mer et passer par les Cinque Terre.

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Paysage de Ligurie, par un petit matin orageux.

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Sur un chemin en Ligurie, la brume du matin se lève.

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Sur l'Alta Via dei Monti Liguri.

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La mer ! J'ai vu la mer !

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Sur l'Alta Via dei Monti Liguri, au Passo della Forcella.

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Corniglia, la troisième des "Cinque Terre".

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Le port de La Spezia tout au fond, derrière le village de Biassa.

6- Quelques jours en Toscane
Après La Spezia, je suis arrivé en Toscane pour les derniers jours de cette marche, un peu en montagne, un peu en bord de mer, et finalement à Pise.

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La Toscane montagneuse : Baccano.

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La Toscane maritime. Eh non, ce n'est pas la Bretagne !

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Et voilà... C'est fini pour cette année.

III. Matériel
La liste du matériel que j'ai emporté pour cette longue marche est visible ici sur lighterpack. Elle est le résultat de modifications assez significatives de mon matériel au cours des derniers mois précédant mon départ. À l'usage, elle m'a pleinement satisfait, pour un poids de base de 5,6 kg. Quelques commentaires :

Abri
Je suis content à 200 % de la tente Plexamid qui est un vrai palace, facile à monter et à démonter. Le truc pour la monter correctement à tous les coups est de commencer par planter les deux sardines des coins postérieurs, puis de tendre le tout avec le hauban antérieur, comme montré ici (la tente de la vidéo est une Altaplex mais peu importe). Six sardines sont indispensables mais je l'ai toujours utilisée avec 10 sardines pour maximiser le volume intérieur. Il faut un peu d'habitude et de méthode pour la plier sans qu'elle prenne trop de place, la "Méthode Einganien" wink est très efficace pour obtenir un "boudin plat" que je rangeais dans la poche externe en mesh de mon sac à dos.

Couchage
J'en avais assez d'avoir les coudes qui tombent sur les côtés de mon matelas gonflable NeoAir X-Lite Regular ou de devoir me servir de mes chaussures pour les garder à niveau, ce qui m'a conduit à acheter en début d'année un matelas NeoAir "Wide" de 65 cm de large. Bien que j'aie pris les mêmes précautions qu'avec le Regular qui n'avait jamais crevé, ce matelas-là a crevé trois fois en quatre sorties au printemps... Pour ne pas prendre le risque que cela m'arrive pendant mon périple, je suis revenu à l'autogonflant et m'en suis très bien porté, en couplant le Nemo Zor 20S (120 cm) à mon sitpad/dos de sac (6 éléments de Z-Lite, 4 suffiraient) et aussi à mon système d'oreillers.

Celui-ci est assez particulier : comme je dors le plus souvent sur le dos, j'ai besoin d'un gros oreiller que je confectionne avec mon sac de vêtements entouré du buff, placé sur un oreiller Exped AirPillow auquel il est attaché par deux élastiques. Je coince le haut de l'autogonflant entre l'oreiller, en-dessous, et le sac de vêtements, au-dessus, ce qui fait que la longueur totale était suffisante pour mon 1,73m ; il m'est même arrivé d'oublier de mettre le Z-Lite sous mes pieds quand le sol était meuble.

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Rien à dire concernant le quilt Revelation 20°F qui a bien fait son boulot. Je l'utilisais en couette quand il faisait chaud. Je n'utilise pas de courroie en mode quilt et me contente de fermer les attaches dans le dos.

Le sursac Millaris m'a peu servi : une fois à la belle étoile, six ou sept fois en cabanes et refuges. Il est peu encombrant et pèse moins de 200 grammes mais j'aurais pu m'en passer.

Sac à dos
En définitive, je n'ai pas utilisé le sac ArcBlast de Z-Packs que j'avais spécialement acheté pour ce voyage. Il est très bien conçu et très confortable, et son dos à filet tendu m'aurait peut-être permis d'avoir le dos et les fesses moins trempées de transpiration, mais avec ses 55 litres il était en fait trop gros pour mon usage, surtout après que j'ai remplacé le matelas gonflable large et long par l'autogonflant court.

J'ai donc pris encore une fois mon vieux sac Hyberg Bandit en cuben, assorti de poches de ceintures et de bretelle, dont les 40 litres théoriques (dont pas plus de 30 litres dans le corps principal à mon avis) ont été largement suffisants à mon usage. Il a deux ans, le mesh de sa poche externe est déchiré et plus ou moins bien ravaudé, et ses coutures ne sont plus étanches malgré mes rafistolages au scotch cuben (je l'ai donc utilisé avec un sac nylofume) mais j'adore ce sac. Il est parfaitement adapté à ma morphologie et je le trouve très confortable jusqu'à 9 kg environ (au-delà, mon épaule gauche protestait mais je n'ai atteint ce poids que rarement, le temps de transporter certains soirs assez d'eau jusqu'au lieu de bivouac). En revanche, le ZLite placé contre mon dos recueillait dans ses alvéoles la sueur abondante, favorisée par la chaleur et le contact étroit, qui dégoulinait ensuite sur mes fesses qui ont ainsi été tout aussi trempées que mon dos pendant plusieurs semaines de canicule... Bon, on s'y habitue wink

Vêtements
Rien à dire sur ma chemise qui a tenu tout le voyage, passée à l'eau claire tous les jours ou presque et lavée à chaque fois que c'était possible, ni sur mon pantalon à zip que j'ai utilisé à 95% en short à partir du Val d'Aoste.

Pour les chaussures, j'ai porté pendant les 800 premiers kilomètres une paire de chaussures Kalenji Kiprun Ultra avec lesquelles j'avais déjà fait trois ou quatre sorties, puis les ai remplacées (en juillet pendant mes vacances) par leurs successeur(e)s chez Décathlon, les Evadict MT2 qui m'ont paru absolument identiques. Elles ont parfaitement fait le job. Les crampons de la seconde paire étaient très usés au bout de mille kilomètres, il aurait fallu que je trouve rapidement une nouvelle paire si je ne m'étais pas arrêté.

Les chaussettes Darn Tough sont réellement inusables. J'ai utilisé la même paire pendant tout le voyage, lavée (eau et savon) tous les soirs sans exception, remises le lendemain matin habituellement encore humides voire mouillées mais elles sèchaient en quelques minutes de marche, et j'envisage tout à fait de les reprendre pour la seconde partie du périple !

Un +++ pour les chaussons néoprène que je portais tous les soirs au bivouac (dans mes chaussures, semelles enlevées), confortables, permettant de rester au sec dans des chaussures mouillées, très bien vraiment. Sans les chaussures, c'est plus risqué pour les pieds car ils n'ont pas de semelle, mais sur l'herbe c'est possible et agréable.

Pluie : la veste Lim III est très bien. Je regrette juste qu'elle n'ait pas de poche intérieure (il y a une poche de poitrine) mais c'est le prix de la légèreté. Je l'ai perdue au bout de deux semaines (raconté ici, billets des 11 et 12 juin) mais j'ai heureusement pu la remplacer très rapidement. Le parapluie est un must, vraiment. Non seulement pour la pluie, permettant souvent de se passer de la veste de pluie et pratique en cas de pluie intermittente, mais sous le soleil car il permet de marcher continuellement à l'ombre. Rien à dire sur le pantalon de pluie, qui m'a plus servi en fait comme pantalon au bivouac et en ville lorsque j'ai emportés mes habits à une laverie (2 fois). C'est pour cela que je l'avais emporté plutôt que ma jupe de pluie.

Froid : J'ai utilisé le bonnet cinq ou six fois pour dormir, mais il a souvent fait (très) chaud et jamais froid. Doudoune et bonnet (et gants) ne m'ont servi qu'une seule fois, lors du passage du col du Grand-Saint-Bernard dans le vent et la neige, mais cela suffit à justifier de les avoir emportés. Qui plus est, la doudoune m'a bien servi pour remplir mon oreiller la nuit ! wink

Électricité
Le smartphone Galaxy S9 a fait le job, et j'ai trouvé que ses photos étaient de bonne qualité (en tout cas pour un affichage sur écran). Avec le GPS fonctionnant beaucoup, voire en permanence en montagne, quelques communications téléphoniques, de nombreuses photos et mes publications sur Facebook, sa batterie tenait une journée. J'ai mis à profit les prises électriques rencontrées à chaque fois que c'était possible, et j'ai surtout pas mal utilisé la batterie externe Anker 10.000 mAh sans avoir jamais eu de souci grâce au panneau solaire accroché sur mon sac qui la rechargeait en permanence.

La balise inReach mini, réglée sur un point de localisation toutes les 4 heures + 3 messages SMS par jour (pré-enregistrés mais envoyés manuellement pour tenir au courant ma famille) devait être rechargée tous les trois jours.

Je n'ai utilisé la frontale que de rares fois (lumière rouge le matin dans les dortoirs), car il faisait toujours encore jour le soir quand je m'endormais ! big_smile

Alimentation
Je ne prends pas de petit déjeuner au réveil. Levé tôt (et de plus en plus tôt au fil du voyage) avec des départs vers 6h30 en Italie, voire plus tôt quand je ne bivouaquais pas, je mangeais après deux-trois heures de marche une barre de céréale, ou un restant de pain, ou des fruits secs. En Italie, j'ai pris l'habitude de m'arrêter vers 9h30-10h dans la trattoria du village où j'arrivais alors pour une première pause colazione. Au déjeuner, j'ai beaucoup fonctionné au mélange semoule + saucisson (tous les midis en France et en Suisse, sauf de rares sandwichs). En Italie, on trouve tellement d'endroits où manger pour moins de 10 euros que je ne m'en suis pas privé. Le soir, purée (lait en poudre + mousline + parmesan + huile) ou ce que j'avais trouvé dans la journée sur le chemin, encore une fois en Italie c'est facile, sauf sur les crêtes bien sûr. J'ai donc rarement eu besoin de porter beaucoup de nourriture, même si j'avais toujours du saucisson et de la semoule en fond de sac.

Réchaud : sur les conseils d'oli_v_ier et après quelques essais en région parisienne, j'ai emporté un réchaud à bois qui m'a permis de ne pas porter de combustible. J'aime bien et je l'ai beaucoup utilisé lorsque j'étais en France.

Ce système a toutefois quelques inconvénients. D'abord, bien sûr, il n'était très souvent pas raisonnablement envisageable de l'utiliser en Italie au mois d'août. Ensuite, il faut aimer prendre son temps (ça ne me gênait pas) et on salit beaucoup popote et mains (en fait, j'avais une pince et des gants à tout faire que j'utilisais pour manipuler réchaud et popote). Enfin, on ne peut pas l'utiliser en intérieur. Il m'est arrivé deux fois de dormir en chambre d'hôte sans repas fourni, j'ai mangé froid par force ces jours-là ma seconde semoule/saucisson de la journée... pas très grave, je vous l'accorde wink ).

Pour l'eau : à partir de la Haute-Savoie, il y avait des fontaines partout, sauf à la fin dans les monts Ligures. Avant cela, j'ai pris de l'eau aux cimetières. Je n'ai utilisé mon filtre BeFree que deux fois mais je considère que ces deux fois justifient son emport, d'autant que dans un refuge avec une eau non potable j'ai pu en faire profiter plusieurs autres personnes. Certes, j'aurais pu utiliser des pastilles à la place.

J'avais emporté une platypus 2400 ml que j'ai utilisée parfois pour transporter l'eau du bivouac, et qui m'a aussi été très utile pour prendre des douches (avec un bouchon troué et de l'eau chauffée avec le réchaud à bois). big_smile C'est un vrai grand plaisir au bivouac.


Je pense que c'est tout. C'est déjà long mais je pourrai toujours préciser certains points si besoin. Merci pour vos commentaires, remarques et conseils éventuels. smile Ne le répétez pas chez moi, mais j'ai déjà hâte de repartir. cool

Dernière modification par Serval (15-09-2020 09:14:33)


Modification non justifiée = orthographe, typo, etc.

Jamais je n'ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi, si j'ose ainsi dire, que dans les voyages que j'ai faits seul, et à pied. (J.-J. Rousseau)
L'escargot ne recule jamais. (A. Vialatte)
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#2 10-09-2020 15:38:20

Jérémie L'Couvert
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Re : [Récit + liste] À pied de Paris à Syracuse | 1ère partie (2020)

Superbe récit pour un périple qui l'est tout autant, merci !

T'es tu arrêté à l'hôtel des alpes à Saint-Rhémy-en-Bosses ? Léon est l'hôtelier le plus gentil que je n'ai jamais rencontré...

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#3 10-09-2020 15:46:34

Serval
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Re : [Récit + liste] À pied de Paris à Syracuse | 1ère partie (2020)

Jérémie L'Couvert a écrit :

#584009Superbe récit pour un périple qui l'est tout autant, merci !

T'es tu arrêté à l'hôtel des alpes à Saint-Rhémy-en-Bosses ? Léon est l'hôtelier le plus gentil que je n'ai jamais rencontré...

Salut, merci. smile

Je ne me suis pas arrêté à Saint-Rhémy-en-Bosses. J'avais trouvé trop timoré le découpage en trois étapes de la Via Francigena pour la montée vers le Col du Grand-Saint-Bernard depuis Martigny (je l'avais suivi mais j'ai constaté qu'on pouvait en fait sans problème rejoindre le col en deux étapes seulement). Pour la descente depuis le Grand-Saint-Bernard, j'ai donc doublé l'étape et ai rejoint directement Aoste.

Dernière modification par Serval (10-09-2020 15:51:32)


Modification non justifiée = orthographe, typo, etc.

Jamais je n'ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi, si j'ose ainsi dire, que dans les voyages que j'ai faits seul, et à pied. (J.-J. Rousseau)
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#4 10-09-2020 20:58:51

denq
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Re : [Récit + liste] À pied de Paris à Syracuse | 1ère partie (2020)

Félicitations, c'est bien parti! J'aime bien l'idée d'inventer des trajets! J'allais demander pourquoi Syracuse mais j'ai lu ton post principal, rien que le nom fait rêver... smile


Vaut mieux être un peu titane qu'un grand mulet...

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#5 12-09-2020 10:16:03

Serval
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Re : [Récit + liste] À pied de Paris à Syracuse | 1ère partie (2020)

denq a écrit :

#584045Félicitations, c'est bien parti! J'aime bien l'idée d'inventer des trajets! J'allais demander pourquoi Syracuse mais j'ai lu ton post principal, rien que le nom fait rêver... smile

Salut, merci smile

C'est un trajet très personnel : je voulais rejoindre une extrémité de l'Europe depuis mon domicile, en passant par des endroits où je n'étais/suis encore jamais allé : Vézelay, Saint-Maurice, Grand-Saint-Bernard, Lucques, Sienne, Assise, Naples, Vésuve/Pompei/Herculanum, Amalfi, Sicile/Etna/Syracuse.

Ensuite, il fallait construire (c'est long mais passionnant à faire) le chemin pour rejoindre les divers points de passage non négociables, quitte à faire ensuite des changements ponctuels de chemin en cours de route selon les envies ou les événements. Je suis par exemple passé par les Cinque Terre alors que je ne l'avais pas prévu au départ.

Devoir finalement repartir le trajet sur deux ans a été une grosse déception mais il faut bien s'adapter, et je vais mettre à profit cet entre-deux et l'expérience acquise pour redessiner le trajet de la seconde partie.


Modification non justifiée = orthographe, typo, etc.

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#6 12-09-2020 12:33:43

Hobbit
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Re : [Récit + liste] À pied de Paris à Syracuse | 1ère partie (2020)

Bravo! et merci pour tous ces photos, qui font rêver! big_smile
Je n'ai pas très bien compris l'histoire de la girafe: C'est une peluche que tu as trouvé sur le chemin et porté sur plusieurs étapes juste pour lui faire plaisir? C'est beau comme attitude de rendre de tels services à des girafes mignonnes!
Ou au contraire une peluche que tu as trouvé dans un magasin et qui t'a supplié de lui donner ainsi la possibilité de voir des contrées éloignées?
(Cela me rappelle le film "Amélie Poulain" avec un nain de jardin qui a pu faire aussi un tour du monde et se faire photographier! lol )

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#7 12-09-2020 15:12:37

Amateur38
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Re : [Récit + liste] À pied de Paris à Syracuse | 1ère partie (2020)

Périple étonnant et compte-rendu quotidien suivi fidèlement sur FB, mille bravos et autant de mercis pour avoir pris tout ce temps de le partager au fur et à mesure.

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#8 12-09-2020 18:01:29

Serval
Carpe diem
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Re : [Récit + liste] À pied de Paris à Syracuse | 1ère partie (2020)

Hobbit a écrit :

#584188Bravo! et merci pour tous ces photos, qui font rêver! big_smile
Je n'ai pas très bien compris l'histoire de la girafe: C'est une peluche que tu as trouvé sur le chemin et porté sur plusieurs étapes juste pour lui faire plaisir? C'est beau comme attitude de rendre de tels services à des girafes mignonnes!
Ou au contraire une peluche que tu as trouvé dans un magasin et qui t'a supplié de lui donner ainsi la possibilité de voir des contrées éloignées?
(Cela me rappelle le film "Amélie Poulain" avec un nain de jardin qui a pu faire aussi un tour du monde et se faire photographier! lol )

Merci à toi pour m'avoir incité avant mon départ à y aller mollo les premières semaines, je suis persuadé que c'est ce qui m'a permis de marcher longtemps sans fatigue majeure et sans blessure, et de largement rattraper ensuite le temps "perdu".

Flop la Girafe est une idée que j'ai découverte sur Facebook plusieurs mois avant de partir grâce entre autres à deux contributeurs réguliers de RL que je ne dénoncerai pas wink. Je reproduis ici l'annonce de sa page Facebook :

"Avis aux randonneurs! Flop recherche des mulets... euh pardon, des personnes sympas, qui accepteraient de la transporter de sommet en sommet. Les règles sont simples, si vous trouvez Flop quelque part, il suffit de l'emmener avec vous jusqu'au prochain point d'intérêt (col, sommet, Flop est particulièrement friande des croix en métal), et de la prendre en photo (avec le paysage!) pour ensuite poster ici. Merci de jouer le jeu!
P.S. Vous pouvez tout à fait emmener Flop avec vous si vous prévoyez de faire une rando complètement ailleurs, du moment qu'elle voyage et que vous ne comptez pas l'adopter définitivement.

Je ne l'ai pas trouvée, mais j'ai eu la chance qu'il soit possible de me confier une peluche. Je voulais jouer le jeu mais quand j'ai essayé de la laisser au premier sommet rencontré (le Mont Folin, point culminant du Morvan), Flop a fait une telle histoire (cf. ici, le 27 juin) que je lui ai finalement promis de l'emporter avec moi jusqu'à l'Etna wink

Dernière modification par Serval (13-09-2020 10:43:47)


Modification non justifiée = orthographe, typo, etc.

Jamais je n'ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi, si j'ose ainsi dire, que dans les voyages que j'ai faits seul, et à pied. (J.-J. Rousseau)
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#9 12-09-2020 18:08:30

Serval
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Re : [Récit + liste] À pied de Paris à Syracuse | 1ère partie (2020)

Amateur38 a écrit :

#584196Périple étonnant et compte-rendu quotidien suivi fidèlement sur FB, mille bravos et autant de mercis pour avoir pris tout ce temps de le partager au fur et à mesure.

Salut, merci à toi smile

Avant le départ, je ne pensais pas que je le ferais aussi systématiquement tous les jours, et puis c'est vite devenu mon plaisir de fin de journée, un petit moment de détente et d'écriture et un moyen de ne pas être totalement seul le soir. En outre, le fait de savoir qu'on va écrire quelque chose avant de se coucher est un excellent moyen de mieux ouvrir les yeux dans la journée.. smile


Modification non justifiée = orthographe, typo, etc.

Jamais je n'ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi, si j'ose ainsi dire, que dans les voyages que j'ai faits seul, et à pied. (J.-J. Rousseau)
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#10 12-09-2020 19:08:10

Redfish
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Re : [Récit + liste] À pied de Paris à Syracuse | 1ère partie (2020)

Serval a écrit :

#584202Flop la Girafe est une idée que j'ai découverte sur Facebook plusieurs mois avant de partir grâce entre autres à deux contributeurs réguliers de RL que je ne dénoncerai pas wink. Je reproduis ici l'annonce de sa page Facebook :

"Avis aux randonneurs! Flop recherche des mulets... euh pardon, des personnes sympas, qui accepteraient de la transporter de sommet en sommet. Les règles sont simples, si vous trouvez Flop quelque part, il suffit de l'emmener avec vous jusqu'au prochain point d'intérêt (col, sommet, Flop est particulièrement friande des croix en métal), et de la prendre en photo (avec le paysage!) pour ensuite poster ici. Merci de jouer le jeu!
P.S. Vous pouvez tout à fait emmener Flop avec vous si vous prévoyez de faire une rando complètement ailleurs, du moment qu'elle voyage et que vous ne comptez pas l'adopter définitivement.

Je ne l'ai pas trouvée, mais j'ai eu la chance qu'il soit possible de me confier une peluche. Je voulais jouer le jeu mais quand j'ai essayé de la laisser au premier sommet rencontré (le Mont Folin, point culminant du Morvan), Flop a fait une telle histoire (cf. ici, le 27 juin) que je lui ai finalement promis de l'emporter avec moi jusqu'à l'Etna wink

Je pense que je n'aurai pas non plus réussi à l'abandonner.

Trouvant le concept adorable, va falloir que je trouve une petite peluche chat maintenant.
Je ne te remercie pas... mon sac va prendre des grammes.
tongue

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#11 13-09-2020 09:34:57

marcheur75
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Re : [Récit + liste] À pied de Paris à Syracuse | 1ère partie (2020)

Serval a écrit :

#584203
...

Avant le départ, je ne pensais pas que je le ferais aussi systématiquement tous les jours, et puis c'est vite devenu mon plaisir de fin de journée, un petit moment de détente et d'écriture et un moyen de ne pas être totalement seul le soir. En outre, le fait de savoir qu'on va écrire quelque chose avant de se coucher est un excellent moyen de mieux ouvrir les yeux dans la journée.. smile

Très beau voyage à pied, et très beau récit sur "ligne de fuite". Je suis impressionné par la qualité de ligne de fuite, l'écriture et la présentation. Derrière le voyageur à pied, on devine l’esthète. Mais un voyageur à pied n'est-il pas de base un esthète ?


Je n'ai pas lu tous les livres, hélas ! Mais la chair est réjouissante...

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#12 13-09-2020 17:37:30

Serval
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Re : [Récit + liste] À pied de Paris à Syracuse | 1ère partie (2020)

Redfish a écrit :

#584205
Je pense que je n'aurai pas non plus réussi à l'abandonner.

Trouvant le concept adorable, va falloir que je trouve une petite peluche chat maintenant.
Je ne te remercie pas... mon sac va prendre des grammes.
tongue

Tâche de trouver une peluche qui ait meilleur caractère que la Flopinette, conseil d'ami...


marcheur75 a écrit :

#584227Très beau voyage à pied, et très beau récit sur "ligne de fuite". Je suis impressionné par la qualité de ligne de fuite, l'écriture et la présentation. Derrière le voyageur à pied, on devine l’esthète. Mais un voyageur à pied n'est-il pas de base un esthète ?

Merci, merci... smile
(oli_v_ier, une icône "rouge de confusion" sur RL, ce serait envisageable ?)


Modification non justifiée = orthographe, typo, etc.

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#13 13-09-2020 17:41:17

Redfish
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Re : [Récit + liste] À pied de Paris à Syracuse | 1ère partie (2020)

Serval a écrit :

#584263Tâche de trouver une peluche qui ait meilleur caractère que la Flopinette, conseil d'ami...

Je ne connais pas bien le caractère des girafes, mais pour les chats je sais à quoi m'attendre...
ankh%20zanhka.gif

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#14 14-09-2020 20:05:52

bruno7864
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Re : [Récit + liste] À pied de Paris à Syracuse | 1ère partie (2020)

salut Serval,

j'ai adoré te suivre sur Face book, avec un peu de retard certes, mais il y tellement de choses si bien écrites et décrites, une invitation au voyage Merci pour ça. cool

Maintenant que tu es revenu retour aux choses plus terre à terre, RL exige  smile, les longues mettant le corpsà rude épreuve, pour te soulager le dos je te proposerai bien quelques élément à optimiser dans ta liste sans devenir un Ultra et sans te mettre à poil big_smile .
Je t'ai déniché près d'un kilogramme, à peu de frais car pour la plupart des objets cités je te propose de les retirer. Pour les autres cela la ne dépasse pas les 100€ au total.

-187g : le sursac, drap. Dans les refuges et gîtes j'ai toujours utilisé mon SDC et si ça ne convient pas je file un peu plus loin.

-126g : collant, en été tu as un pantalon + un pantalon de pluie, je ne prendrai pas de collant

-30g: chaussettes je prendrai les deux mêmes paire en basse ou mi basse, en général 35g à 40g pour une paire renforcée en taille 44-46

-72g : bâche de protection. Avant d'avoir usé le tapis de sol en cuben 35g/m2 il te faudra quelques aller retour Paris Siracuse, alors smile

-40g +10€: je ne prendrai que des sardines titane en 3mm à 5 g pièce, ça fonctionne bien un peu dans à peu près tous les sols.

-58g +40€: Platypus + bouteille filtrante: j'ai compté 4 bouteilles ça fait une peu beaucoup non big_smile ? j'ai 2 bouteilles  une avec le filtre 1,5L type soda, une avec goulot large jus de fruit 1L pour boire. Je remplacerai la bouteille filtrante par un filtre type SAWYER qui se monte sur la bouteille de Soda. Système costaud durable, et facile à entretenir sans plus de matériel sur le modèle MICRO SQUEEZE. En plus du poids tu gagnerais de la place dans ton sac et aurais moins d'objets à perdre big_smile.

-55g +20€: couteau Suisse scie + pince à épiler + coupe ongle, je remplacerai cela par un onglier VICTORINOX petit modèle 21g, ou le modèle AMBASSADOR plus grand 32g.

-0g +5€: gant de toilette + serviette: je les remplacerai pour le même poids par une bandana à tout faire.

-20g: savon d'Alep liquide. Pour ne pas me prendre la tête je ne prends qu'une savonnette d'hôtel. Elle me dure plusieurs mois car je ne l'utilise que pour me nettoyer les mains et le derrière après la grosse commission si je n'ai comme eau que ma gourde à disposition.

-40g: Sacacaca. Que cela doit être du tracas que ce sacacaca big_smile, et comment faisaient nos ainés sans cela big_smile ?
Pour ma part, dehors je ne prends jamais de papier, chie dans les hautes herbes les contrebas ou les fossés, me torche avec ce que je trouve autour, l'herbe humide, la mousse cool cool, et si je peux je me nettoie le derrière à l'eau courante, me frotte les mains dans le limon d'un ruisseau ou avec des herbes.

-5g miroir:  Ton smartphone peut remplacer le miroir

-57g +20€ batterie tampon 10000mAh: Trop grosse par rapport au panneau solaire. Si ton panneau solaire est identique à la photo il ne peut faire 10W mais plutôt la moitié (surface trop petite). Il est donc insufisant pour charger en une journée de marche ta batterie. Je la remplacerai à moindre frais par une batterie tampon composée de 2 batteries 18650 3400mAh Panasonic dans un boitier DIY le tout pour 120g. Même si avec ton panneau elle ne se rechargerait pas totalement en un jour, elle te permettrait à elle seule d'avoir plusieurs jours d'autonomie. C'est ce que j'utilise, sans panneau et je n'ai jamais été à la limite.

-87g Panneau solaire: sauf à ce que tu postes ton journal chaque jour sur la toile smile, si tu accèdes plus d'une fois par semaine à une prise électrique (restau, bar, gîte, hôtel, refuge) le panneau solaire ne devrait pas être nécessaire.


-100g Balise GPS: Il faut savoir aller au delà de ses propres peurs et celles de son entourage. Tu as pu t'en rendre compte, si tu restes prudent et attentif dans les parties sauvages, le plus gros danger reste la marche au bord des routes, et là une balise GPS peut t'être d'aucun secours. Mieux vaudrait un gilet fluo. Ton smartphone aussi peut éventuellement aussi te dépanner en cas de coup dur.

-64g +5€: Gants tous usages + pince: Je les remplacerai par une deuxième bandana en coton multi usages

-12g pinces à linge: mettat le peut de rechange que j'ai à sécher sur mon sac, je n'en prendrai pas

-30g étui à lunettes: un morceau de ta serviette micro fibre avec deux à 3 lignes lignes de couture un tanka et une ficelle te fait un super étui essuie lunette

ouf ce sera tout pour aujourd'hui smile

bonne soirée

Dernière modification par bruno7864 (14-09-2020 20:11:36)

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#15 14-09-2020 22:16:22

Redfish
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Re : [Récit + liste] À pied de Paris à Syracuse | 1ère partie (2020)

bruno7864 a écrit :

#584361si je peux je me nettoie le derrière à l'eau courante, me frotte les mains dans le limon d'un ruisseau ou avec des herbes.

Donc en polluant de matière fécale ces cours d'eau...

De plus, à la base, on fait caca à 200m, ou plus, des points/cours d'eaux.
Donc à moins de vouloir faire 200m, ou plus, les fesses à l'air...
lol

Dernière modification par Redfish (14-09-2020 22:16:55)

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#16 14-09-2020 23:59:46

bruno7864
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Re : [Récit + liste] À pied de Paris à Syracuse | 1ère partie (2020)

Redfish a écrit :

#584384

bruno7864 a écrit :

#584361si je peux je me nettoie le derrière à l'eau courante, me frotte les mains dans le limon d'un ruisseau ou avec des herbes.

Donc en polluant de matière fécale ces cours d'eau...

De plus, à la base, on fait caca à 200m, ou plus, des points/cours d'eaux.
Donc à moins de vouloir faire 200m, ou plus, les fesses à l'air...
lol


tout est une question de point de vue, et je ne partage pas le tien smile

cela ne me dérange pas de me balader le cul à l'air

Plus sérieusement, lorsque tu dois pousser des bouses de vache pour trouver 2 m2 pour planter ton abri sur une prairie traversée par un ruisseau et jonchée de bouses, tu finis par penser qu'aller t’y laver le cul est bien dérisoire d’autant plus s’il a déjà été bien essuyé.
De la même façon les points d'eau sont bien souvent le rendez vous des bêtes qui viennent s'y abreuver, et il est parfois difficile de ne pas mettre le pied dans la merde pour y accéder. Après cela la merde collée à tes baskets devient quelque chose de normal dans le décors.
Alors oui, je me lave le cul et le reste aux abreuvoirs etc. et parfois dans les torrents, mais uniquement à l'eau claire. Le reste du monde animal s’y baigne, s’y abreuve y fait ses besoins depuis la nuit des temps, bien avant que l’homme n’existe. Aujourd’hui depuis les villes il dicte sa vision de la nature, et tente de tout régir. En me lavant à l’eau clair dans un cours d’eau, je ne fais que ce qu’un animal fait, car en tant qu’humain je suis un animal. A bien des endroits moins riches dans le monde, des hommes et des femmes en font autant. Faudrait il tout comme aux animaux leur reprocher de polluer?
smile

Dernière modification par bruno7864 (15-09-2020 02:07:09)

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#17 15-09-2020 09:02:03

Redfish
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Re : [Récit + liste] À pied de Paris à Syracuse | 1ère partie (2020)

Je vois qu'il y a eut réécriture complète de ton post depuis la version de 23h59.
La nouvelle version est bien plus agréable dans les propos tenus et au moins ouverte au dialogue...
smile

Bref, le soucis de l'homme c'est que:
-Il est bien trop nombreux.
-Il a bien trop d'impact sur son environnement (de manière général).
-Contrairement à l'animal il a le choix de ses actes.
-Contrairement à l'animal il peut décider de faire mieux.
-Les bactéries/virus présent dans la matière fécale animal n'affectent pas de la même manière un humain que la matière fécale humaine.
-Le caca de carnivore/omnivore n'est pas du tout le même que celui des herbivores (et des cacas de carnivore/omnivore, en montagne, en dehors de ceux des humains, on en croise rarement).
A noter que les bouses de vaches (mouton ou autre) en montagne sont aussi le fait de l'homme.

Pour le reste du monde, l'eau est en général non potable d'après nos critères.
Si en France on a équipé chaque village d'une station d'épuration, plutôt que je rejeter le contenu de nos wc dans les rivières, ce n'est pas pour rien.

De la même manière beaucoup ici enterrent leur caca quand c'est possible.
Une humain qui fait caca à l'air libre, à 10m du sentier, ce n'est pas un soucis (après tout le vaches, moutons et chiens le font aussi).
Mais si 100 humains le font, et ceci tous les jours en période d’affluence, ça devient un soucis (cf TMB) et ça ressemble vite à une porcherie.

Au final, j'invite à la lecture du livre "Comment chier dans les bois".
Le sujet n'est pas aussi simple qu'on pense et notre impact pas celui d'un simple animal.
wink

Dernière modification par Redfish (15-09-2020 09:26:09)

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#18 15-09-2020 11:33:09

Serval
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Re : [Récit + liste] À pied de Paris à Syracuse | 1ère partie (2020)

bruno7864 a écrit :

#584361Maintenant que tu es revenu retour aux choses plus terre à terre, RL exige  smile, les longues mettant le corpsà rude épreuve, pour te soulager le dos je te proposerai bien quelques élément à optimiser dans ta liste sans devenir un Ultra et sans te mettre à poil big_smile .
Je t'ai déniché près d'un kilogramme, à peu de frais car pour la plupart des objets cités je te propose de les retirer. Pour les autres cela la ne dépasse pas les 100€ au total.

Salut Bruno,

Merci d'avoir pris le temps d'éplucher ma liste ! smile

Je suis d'accord avec beaucoup de tes commentaires mais n'en tirerai pas forcément toujours les même conclusions, tout simplement parce que nous n'avons pas tous la même notion du confort. wink Ces quelques mois de marche m'ont permis de mieux préciser ce que je supporte sans difficulté (dormir sur un auto-gonflant court au lieu d'un gonflable long et large, et mettre des chaussettes mouillées par exemple), et ce par quoi je ne veux pas être embêté pendant des semaines parce que j'aurai voulu gagner quelques grammes.

J'ai regroupé tes commentaires pour y répondre par blocs :


1. D'accord.

bruno7864 a écrit :

#584361-187g : le sursac, drap. Dans les refuges et gîtes j'ai toujours utilisé mon SDC et si ça ne convient pas je file un peu plus loin.

-126g : collant, en été tu as un pantalon + un pantalon de pluie, je ne prendrai pas de collant

-5g miroir:  Ton smartphone peut remplacer le miroir.

Je suis arrivé aux mêmes conclusions et ne compte pas emporter ces items pour la seconde partie.

bruno7864 a écrit :

#584361-40g +10€: je ne prendrai que des sardines titane en 3mm à 5 g pièce, ça fonctionne bien un peu dans à peu près tous les sols.

Je n'y avais pas réfléchi mais je suis d'accord aussi.


2. Pas d'accord.

bruno7864 a écrit :

#584361-72g : bâche de protection. Avant d'avoir usé le tapis de sol en cuben 35g/m2 il te faudra quelques aller retour Paris Siracuse, alors smile

Je n'envisage pas de me passer de cette bâche :
- un peu pour protéger le sol de la tente
- beaucoup pour protéger matelas et quilt lorsque le sol est dégueu*asse (cabanes, grottes, etc.) - et sous moi pour la sieste dans l'herbe mouillée wink
- j'ajoute que c'est une couverture de survie que j'utilise pour cela (même si je suis d'accord pour penser que son utilité en été est proche de zéro).

bruno7864 a écrit :

#584361-30g: chaussettes je prendrai les deux mêmes paire en basse ou mi basse, en général 35g à 40g pour une paire renforcée en taille 44-46

C'est perso mais je n'aime pas dormir avec les Darn Tough dont par ailleurs une seule paire me suffit pour marcher. Pour la nuit, j'ai prévu de raccourcir une paire de Woolpower 200 afin de gagner quelques grammes.

bruno7864 a écrit :

#584361-20g: savon d'Alep liquide. Pour ne pas me prendre la tête je ne prends qu'une savonnette d'hôtel. Elle me dure plusieurs mois car je ne l'utilise que pour me nettoyer les mains et le derrière après la grosse commission si je n'ai comme eau que ma gourde à disposition.

Le savon solide m'emm***, une fois mouillé on en fiche partout. Le savon liquide me semble plus pratique.

bruno7864 a écrit :

#584361-40g: Sacacaca. Que cela doit être du tracas que ce sacacaca big_smile, et comment faisaient nos ainés sans cela big_smile ?
Pour ma part, dehors je ne prends jamais de papier, chie dans les hautes herbes les contrebas ou les fossés, me torche avec ce que je trouve autour, l'herbe humide, la mousse cool cool, et si je peux je me nettoie le derrière à l'eau courante, me frotte les mains dans le limon d'un ruisseau ou avec des herbes.

Mon système me convient et il est très simple : c'est un petit sac (rangé dans la poche latérale droite du sac) qui contient :
- le PQ dans un ziploc
- le flacon de savon
- un ziploc (épais et opaque...) pour le PQ sale

bruno7864 a écrit :

#584361-100g Balise GPS: Il faut savoir aller au delà de ses propres peurs et celles de son entourage. Tu as pu t'en rendre compte, si tu restes prudent et attentif dans les parties sauvages, le plus gros danger reste la marche au bord des routes, et là une balise GPS peut t'être d'aucun secours. Mieux vaudrait un gilet fluo. Ton smartphone aussi peut éventuellement aussi te dépanner en cas de coup dur.

Je suis d'accord... mais la négociation a déjà eu lieu (deux fois). J'ai perdu wink


3. Ça se discute.

bruno7864 a écrit :

#584361
-58g +40€: Platypus + bouteille filtrante: j'ai compté 4 bouteilles ça fait une peu beaucoup non big_smile ? j'ai 2 bouteilles  une avec le filtre 1,5L type soda, une avec goulot large jus de fruit 1L pour boire. Je remplacerai la bouteille filtrante par un filtre type SAWYER qui se monte sur la bouteille de Soda. Système costaud durable, et facile à entretenir sans plus de matériel sur le modèle MICRO SQUEEZE. En plus du poids tu gagnerais de la place dans ton sac et aurais moins d'objets à perdre big_smile.

Dans ma pratique, je bois à une bouteille de 500 ml portée à la bretelle et porte une bouteille d'1 litre dans la poche latérale gauche. J'ai l'habitude de la BeFree mais l'ai en fait très peu utilisée. Remplacer le filtre + les 600 ml de la poche BeFree par les 500 ml d'une bouteille de 1500 ml + le filtre Sawyer Micro est en effet jouable mais cela ne ferait qu'un total de 2 litres. La Platypus restera donc nécessaire. Poids un peu moindre, un objet de moins, mais obligation de prendre un bouteille type soda petit goulot et de toujours filtrer ce qui sera dans cette bouteille... À tester.

bruno7864 a écrit :

#584361-57g +20€ batterie tampon 10000mAh: Trop grosse par rapport au panneau solaire. Si ton panneau solaire est identique à la photo il ne peut faire 10W mais plutôt la moitié (surface trop petite). Il est donc insufisant pour charger en une journée de marche ta batterie. Je la remplacerai à moindre frais par une batterie tampon composée de 2 batteries 18650 3400mAh Panasonic dans un boitier DIY le tout pour 120g. Même si avec ton panneau elle ne se rechargerait pas totalement en un jour, elle te permettrait à elle seule d'avoir plusieurs jours d'autonomie. C'est ce que j'utilise, sans panneau et je n'ai jamais été à la limite.

-87g Panneau solaire: sauf à ce que tu postes ton journal chaque jour sur la toile smile, si tu accèdes plus d'une fois par semaine à une prise électrique (restau, bar, gîte, hôtel, refuge) le panneau solaire ne devrait pas être nécessaire.

Le blog quotidien est en effet prévu ! wink Je garderai ce panneau solaire dont les performances m'ont épaté. Pour la batterie : c'est vrai, le système que j'avais était peut-être surdimensionné puisqu'il ne m'est jamais arrivé de tomber en rade. Reste à savoir si les 70 grammes gagnés valent le coup, en termes de tranquillité d'esprit surtout. Mais je note et testerai cela avant de repartir.

bruno7864 a écrit :

#584361-0g +5€: gant de toilette + serviette: je les remplacerai pour le même poids par une bandana à tout faire.

Je vais sans doute supprimer le gant de toilette mais garder ma serviette. Attachée à mon sac à l'épaule gauche, elle me sert à tout dans la journée. J'ai aussi un buff qui a plein d'usages.

bruno7864 a écrit :

#584361-64g +5€: Gants tous usages + pince: Je les remplacerai par une deuxième bandana en coton multi usages

Oui, cela fait partie des objets pas indispensables mais tellement pratiques au quotidien... Si comme c'est probable je repars sans le réchaud à bois (en été, en Italie du sud...) je me passerai sans doute des deux.


bruno7864 a écrit :

#584361-55g +20€: couteau Suisse scie + pince à épiler + coupe ongle, je remplacerai cela par un onglier VICTORINOX petit modèle 21g, ou le modèle AMBASSADOR plus grand 32g.

...et encore, tu n'as pas vu que j'avais en fait deux couteaux ! lol (J'ai eu la flemme avant de partir de retirer le Victorinox classic Alox de ma ficelle autour du cou). Tu as raison, il faut que je rationalise cela.


bruno7864 a écrit :

#584361-30g étui à lunettes: un morceau de ta serviette micro fibre avec deux à 3 lignes de couture un tanka et une ficelle te fait un super étui essuie lunettes

-12g pinces à linge: mettant le peut de rechange que j'ai à sécher sur mon sac, je n'en prendrais pas.

Je note les deux idées. Les pinces à linge sont quand même bien pratiques... Pour l'étui à lunettes, j'en ai déjà fait un mais ne l'ai pas retrouvé au moment de partir wink

Merci encore pour l'aide à la réflexion et le temps passé ! smile


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