#1 05-09-2021 21:14:47

pap35
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[Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Salut à tous,

voici donc un petit retour sur mes 8 jours de HRP avortée et prématurément arrêtée à L’Hospitalet. Voici déjà les 6 premiers jours, avant que les choses ne se gâtent. Comme l'ambiance musicale que j'associe à ma ballade est très importante pour moi, j'ai glissé des renvois à des morceaux que j'écoutais à ce moment là sur mon MP3, comme j'aime le faire le soir en me glissant dans le duvet ou à une longue pause dans un bel endroit. Le retour matos suit très vite.

Le parcours effectivement réalisé est ici : https://www.openrunner.com/r/13491610
195,2 km / 9682 m D+ / 8262 m D-

Jour 0 – Samedi 24 juillet 2021 – Rennes/Banyuls

Le matin, courses de dernière minute à D4 : en effet mon pantalon convertible est devenu trop grand pour moi (chic, j’ai retrouvé mon poids de jeune homme!), et je vais acheter le même en taille du dessous. Par ailleurs, impossible de remettre la main sur ma casquette en préparant mon sac, je vais en acheter une nouvelle (mini-aventure à suivre au jour 1).

Dans l’après-midi, gros gros coup de barre 24h pile après avoir reçu ma seconde dose de vaccin Pfizer, je me vois déjà randonner grippé, mais non, ça ne sera que très passager, ouf.

Rennes-Paris, bo-bun dans une cantine vietnamienne vers la gare d’Austerlitz puis train de nuit en couchettes 1ère classe.

Jour 1 – Dimanche 25 juillet 2021 – Banyuls/Cabane de la Tanyarède
Une casquette trop petite, du cagnard, une récompense et ma première cabane

19,6 km / D+ 1465 m / D- 443 m

Je dors très mal, quasiment pas avant le long arrêt à Toulouse ! Le train est ensuite stoppé plus de 2h avant Narbonne pour un incendie le long des voies et on arrive à Banyuls à midi avec plus de deux heures de retard, la journée est déjà bien mangée.

Sur le front de mer venté, je me rends compte que ma casquette est trop petite ! Incompréhensible, c’est exactement la même que j’avais avant, un modèle taille unique, je me retrouve à chercher dans les rues bondées de Banyuls une casquette de djeuns.

Enfin c’est le vrai départ. Pour un démarrage, les 1000 m de D+ jusqu’au Puig de Sailfort sont éprouvants, sous le cagnard, à l’heure chaude, je transpire des litres. En plus, qu’est-ce que je n’aime pas cette végétation méditerranéenne, rendez-moi la montagne ! Je me loupe un instant sur le chemin et doit redescendre un peu pour remplir mes bouteilles à la source des Chasseurs sous le col des Gascons. Je fais à nouveau le plein à la source François Grand, qui est bien fléchée juste en dessous du Puig ; c’est du goutte à goutte avec un petit système de réservoir, il ne faut pas que d’autres randonneurs soient passés un peu avant vous pour espérer remplir les bouteilles.

L’arrivée au Puig de Sailfort est une récompense. La vue est magnifique, les pelouses et les vaches nous plongent déjà plus dans les estives montagnardes. Ce que je pensais depuis un moment être des gens au sommet sont en fait des arbres… Je passe voir le croquignolet refuge Tomy, qui ne présente plus de trace de l’incendie de l’hiver dernier. C’est trop tôt pour m’arrêter là mais la vue est vraiment top pour qui voudrait y passer une nuit.

Les kilomètres qui suivent sont un ravissement, je suis trop content d’être là ; le cheminement sur la crête frontière nous laisse des vues de chaque côté sur les plaines des Pyrénées Orientales et de Catalogne. On traverse des hêtraies magnifiques, presque inquiétantes avec leurs arbres énormes, tortueux et créant un plafond bas.

Au col dels Terrers, ne pas se laisser tromper par d’anciens balisages GR qui ont tendance à vous faire passer côté espagnol (car sûrement réalisés avant la clôture électrique neuve), mais rester côté français. Au col de la Massane, le GR n’emprunte pas le tracé de la carte IGN qui passe par la source du même nom, mais reste côté frontière. Une randonneuse me suit de près et tend à me rattraper puis disparaît mystérieusement, je ne la reverrai plus. Ce cheminement est au final totalement solitaire.

J’arrive à la cabane de la Tanyarède. Je vais jeter un œil 500 m plus loin au site de bivouac, mais je trouve ça un peu sombre et pas si plat (en fait, je verrai le lendemain les autres tables de camping 100 m plus loin sur un terrain plus accueillant). En plus, il y a de bonnes rafales donc je retourne sur mes pas pour dormir dans la cabane. Elle est très correcte, en tout cas de mon point de vue dépourvu de toute référence en la matière. Je mange juste à côté, avec la vue trois étoiles sur l’Espagne. J’y dormirai seul.

B.O. du jour : Midlake - acts of man https://www.youtube.com/watch?v=fcHVYrcb6As

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Jour 2 – Lundi 26 juillet 2021 – Cabane de la Tanyarède/Las Illas
Des pistes, encore des pistes, le mystère des troncs rouges, une attaque de chevreuil, à la recherche de la borne frontière et un bivouac convivial

27 km / D+ 765 m / D- 1262 m

J’ai mal dormi. Mais ni punaises de lit (j’ai dormi au-dessus du seul matelas qui restait dans la cabane) ni rongeurs pendant la nuit, et pas mal de vent.

La journée à venir sera la moins intéressante des 8 jours passés sur la HRP.

Je pars vers 7h, remplis les bouteilles à la fontaine proche de l’aire de bivouac. Passé le Puig Neulos, je croise un certain nombre de randonneurs, qui ont du tous dormir au col de l’Ullat, fin d’étape classique, et qui pour la plupart terminent leur GR10 aujourd’hui.

Le chemin est sympa jusqu’à Saint-Martin de l’Albère, ensuite c’est une longue piste sans vue particulière et la descente affreuse sur Le Perthus. Je n’ai jamais fréquenté ce genre d’endroit et c’est sûr que c’est un sacré choc visuel avec toutes ces familles en tongs claquettes qui portent des sacs de bouteilles d’alcool. Je prends quand même (il est 10h) un café-pain au chocolat-jus de fruit aux Délices d’Anaïs (accueil très sympa) puis repars. Le tracé du GR est différent de la carte IGN : il ne monte plus jusqu’au fort de Bellegarde par la route mais prend une piste à flanc de pente jusqu’aux ruines romaines.

Le ciel est de plus en plus voilé et la marche dans la végétation de nouveau plus méditerranéenne (on est nettement plus bas que ce matin) est plus agréable. Cela dit jusqu’à Las Illas, c’est un long, monotone et même ennuyeux cheminement sur des pistes forestières. Ça ne me dérange pas plus que ça, c’est le prix à payer pour gagner la plus haute montagne, c’est aussi ce qui donne toute sa valeur aux beautés que je découvrirai dans quelques jours. Un mystère que je ne résoudrai pas : tous ces arbres plus ou moins alignés aux troncs rouges dégarnis de leur écorce jusqu’à une hauteur de 1,50 m environ : chèvres ? vaches ? marquage ?

Après le camp naturiste du Mas Nou, je quitte le tracé du GR qui fait un détour interminable et coupe à travers la forêt. Je débusque un chevreuil qui traînait avec quelques brebis, il traverse le chemin 10 m devant moi puis...réapparaît et retraverse dans l’autre sens à peine 1m devant moi, il m’a presque bousculé, j’en ai senti son odeur, petite montée d’adrénaline !!!

Les lacets sur la route entre les villas jusqu’à Las Illas sont interminables mais me voilà à la fameuse aire de bivouac. C’est vrai qu’elle est super sympa, plate, calme, de l’eau, des toilettes, une douche (en plein air). En fin de journée, en plus d’une dame qui y campe deux mois, il s’y trouvera un couple de jeunes retraités qui fait une section du GR10, trois jeunes filles qui finissent pour deux d’entre-elles leur GR10 entamé il y a quarante jours (la troisième vient faire du rab après avoir traversé les Alpes, elle est dans une approche MUL avec son matos), trois jeunes quinquas qui finissent une demi-HRP (entamée aux Gourgs Blancs) et avec qui je discute un moment (ils ont du matériel en bonne partie MUL mais très cher Zpacks, Hilleberg, Arctéryx…) et un jeune qui fait la HRP et est parti de Banyuls... ce matin (autant dire qu’il marche à un rythme qui m’empêchera de le suivre dès le lendemain).

Je vais boire une bière à L’Hostal dels Trabucayres, qui a aussi repris la gestion du gite d’étape proche. Je recommande car l’accueil est vraiment top. Passe un gars qui va voir toutes les bornes frontières et n’arrive pas à en trouver une. C’est limite si tout le village ne se mobilise pas pour lui indiquer le meilleur chemin pour la trouver, on y passe tous un bon moment !

B.O. du jour : the Wannadies - That's all https://www.youtube.com/watch?v=pugE6-v … w&index=12

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Jour 3 – Mardi 27 juillet 2021 – Las Illas/Arles sur Tech
Incursion bucolique en Espagne, eau payante et pizza géante

27,15 km / D+ 1351 m / D- 1582 m

Enfin une bonne nuit ! Hier soir, j’ai tergiversé un peu sur le fait de passer plutôt par Amélie-les-Bains ou par Arles-sur-Tech. Le manque de perspectives de bivouac après Amélie ainsi que les récits de chemins embroussaillés (le retour de Redfish me confortant postérieurement là-dessus) me font choisir de passer par Arles-sur-Tech.

Je prends d’abord la trace HRP, montant vers le sanctuaire des Salines en Espagne. La ballade est plutôt agréable, surtout si on sort au plus vite de la piste pour prendre les petits sentiers indiqués sur OSM. Le chemin est au début celui historiquement des contrebandiers, de la fuite des républicains espagnols puis, plus tard, dans l’autre sens, des juifs et autres persécutés sous Vichy. Les 700 m de dénivelés jusqu’au col del Pou de la Neu s’avalent facilement. C’est là que ça se gâte. Jusqu’à Arles-sur-Tech, pas une goutte d’eau, une chaleur épouvantable, un chemin qui monte et descend sans cesse. Long passage frustrant dans la vallée de la ribera del terme : les propriétés-communautés qui bordent le cours d’eau l’ont totalement privatisé. Le hameau de la Fangassal, qui offre la possibilité d’un gîte d’étape, vous monnaye même des bouteilles d’eau remontées de la rivière et déposées en bord de route à 1 € le litre !!! Cela étant dit, l’ambiance est très sauvage et le chemin laisse de belles échappées visuelles sur ces vallées reculées qui abritent, dans ces régions, je le sais, tout un tas de communautés autonomes de toutes obédiences, survivalistes, décroissants, fondamentalistes, suprémacistes ou simples retours à la terre sans chapelle.

La descente finale sur Arles-sur-Tech après le col de Paracolls est pas extra et l’entrée dans la ville par les ruines du carreau de la Mine pas du meilleur effet. Je suis complètement défait par ma journée de marche !

Il est 17h et le village se réanime après les vapeurs de l’après-midi. Je fais un tour de ravitaillement au SPAR, correctement achalandé puis gagne le camping de Riufferer. Le gérant vous emmène dans votre emplacement dans sa voiture de plage ! Camping familial et populaire tranquille, pas mal de randonneurs du GR10 faisant l’étape. Après douche et recharge de téléphone, je vais m’enfiler une énorme pizza 33 cm aux Caves Mouragues, seul resto ouvert de la ville cet été.

B.O. du jour : Michel Cloup – Cette colère https://www.youtube.com/watch?v=bhGNdbq … qLYw8&t=13

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Jour 4 – Mercredi 28 juillet 2021 – Arles sur Tech/vers le refuge des Cortalets
Montée, brouillard, girolles, record personnel et effort récompensé

26,7 km / D+ 2162 m / D- 316 m

Je regrette moins mon choix de passer par Arles-sur-Tech car la montée jusqu’au coll de la Descarga est en grande majorité sur un bon petit chemin. Je passe au refuge des Vigourats pour voir à quoi il ressemble (NDLR : je profiterai de mon bout de HRP pour alimenter le site www.pyrenees-refuges.com de commentaires récents sur l’état des cabanes que je croise). Le chemin est jalonné de traces de l’ancienne exploitation minière. Tout le secteur avant le coll de la Descarga est occupé par des yourtes, cabanons et caravanes, ambiance décroissante, chiens aboyant inclus !
A partir de là, j’entre dans le brouillard intégral qui ne me quittera plus jusqu’aux derniers mètres de montée. L’ambiance au niveau du refuge de Batère est lugubre, entre le col de Batère et le col de la Cirère j’entends les clochettes des brebis et des aboiements mais je ne vois pas à 20 mètres ! La longue ballade se poursuit dans cette ambiance fantomatique, qui n’est pas si désagréable, et rend plus faciles les D+ à avaler.
Je suis super content de trouver quelques girolles, qui me feront une poêlée goûteuse ce soir.  Je pique-nique à la cabane de l’Estanyol (possibilité de bivouac 100 m avant) en compagnie d’un couple qui fait le GRP du tour du Canigou. Je passe ensuite à la cabane ONF de Pinatelli, qui est ouverte, donc je suppose débarrassée des punaises de lit (elle est juste magnifique).
Je choisis de poursuivre par le GR10 classique et pas par la variante qui passe vers les ruines de l’avion (claqué, je voulais éviter la raide montée du début, mais j’ai eu tort, ça permettait pour le coup de passer plus vite au dessus des nuages). Car, dans les deux cent derniers mètres, la récompense est là, on passe au-dessus des nuages, le Canigou et ses crêtes se dévoilent, c’est top !
Pour ne rien gâcher, le bivouac vers le refuge des Cortalets ne ressemble pas aux bivouacs près des refuges de la Vanoise que j’ai pratiqués l’année dernière où on est tous les uns sur les autres. Non, on se met où on peut dans la très grande zone boisée après le refuge, quasiment pas de vis-à-vis en fait. Un mulot (ou équivalent) pas farouche entre dans ma tente à peine installée : compris, ce soir, le sac à bouffe sera accroché aux arbres ! Je bois une bonne bière et discute avec un jeune couple qui n’a pas trouvé de place au refuge et est monté sans tente : ils tendront leurs hamacs dans les arbres mais la nappe de brouillard, qui fait quand même quelques yoyos, les mouillera bien cette nuit !
2162 m de D+ c’est vraisemblablement mon record personnel, je pense n’avoir jamais du monter plus de 1800 m dans ma vie. Pour certains c’est du banal, moi j’en étais bien content. Bon en même temps, dès le lendemain, ma tendinite à la cheville, qui m’avait pourri ces dernières semaines suite à ma blessure début juin sur le tour du Larzac, sera de retour, pour le pire...

B.O. du jour : Dominique A - Dans un camion https://www.youtube.com/watch?v=sc-YXzaObWQ

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Jour 5 – Jeudi 29 juillet 2021 – vers le refuge des Cortalets / cabane de la Portella de Rotja
Enfin la montagne, presque le Far West, une cabane tout près du ciel

25,1 km / D+ 1375 m / D- 1152 m

J’ai bien dormi. J’ai entendu dans la fin de nuit un peu de mouvements, des randonneurs qui devaient viser le lever du soleil au sommet du Canigou.

On m’a beaucoup dit que les crêtes du Barbet, c’était au moins aussi joli que le Canigou donc je décide de monter par là. La journée est magnifique, le ciel dégagé, la mer miroite à l’horizon. Enfin la haute montagne, avec des vues magnifiques à 360°. Je prends mon temps pour profiter du panorama. Redescendu à la Portella de Valmanya, je me confirme dans l’idée de ne pas monter, même pour le symbole, au Canigou lui-même. Il est très tôt mais il y a déjà pas mal de monde, beaucoup de monde ! Jusqu’au refuge de Mariailles, j’aurai ainsi l’impression de passer plus de temps à me pousser pour laisser passer ceux qui montent qu’à vraiment descendre ! C’est très beau quand même. Pause grignotage à la cabane Arago (pas énormément de places pour bivouaquer autour et des vaches assez intrusives quand j’y étais). Je ne croiserai pas Ruz Boutou que je pensais peut-être voir aujourd’hui, ce sera pour une autre fois !
Je passe devant la cabane pastorale des Mariailles, en travaux jusque l’été 2022 pour améliorer le confort du vacher (restera-t-elle en partie ouverte pour les randonneurs ? En tout cas, il y a la cabane ONF à côté). Je pique-nique dans le coin avant de monter vers le refuge du Pla Guillem. Ah que j’aime ce coin ! Une vue panoramique sur les montagnes, de grands espaces comme au Far West, l’herbe jaunie qui ondule, j’adore. Sachant ne pas trouver d’eau cet après-midi et ce soir, et comme il fait très chaud, je me suis chargé de 4 l de flottes vers Mariailles mais le mulet a de bonnes jambes aujourd’hui donc je ne sens rien.

Je suis longuement le chemin quasiment en crête, au milieu des troupeaux de chevaux, tout est très beau. Il fait un vent à décorner des bœufs et pas moyen de trouver un coin plat sans caillasse. Je me résous à dormir à la cabane de la Portella de Rotja où j’arrive en fin de journée. Alors c’est pas Versailles, on sent l’inexorable délabrement de cette cabane en métal, mais c’est propre, je suis à l’abri du vent, et la vue est magnifique.

Vers 19h, je suis rejoint par Philippe, un jeune retraité originaire des Pyrénées Atlantiques dont le fils habite dans le coin et qui fait des petites boucles de 2/3 jours. Longues discussions sur le pays basque, l’ours, le matos. J’aime toujours ces rencontres d’un soir – en tout bien tout honneur ! - que la rando itinérante permet. On savoure les lumières du soir et le coucher de soleil, c’était une bien belle journée !

B.O. du jour : Cornershop - Norwegian wood https://www.youtube.com/watch?v=Cz-Ae7v73v0

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Jour 6 – Vendredi 30 juillet 2021 – cabane de la Portella de Rotja/vallée d’Eyne
Un petit air d’Afrique, un émerveillement à chaque pas, un cairn habité, un apprenti cow-boy

23,7 km / D+ 1249 m / D- 1599 m

J’ai super bien dormi. Je me lève vers 6h30 pour engager une marche matinale. Les orages sont annoncés potentiellement dès cet après-midi et j'ai tout sauf envie de me retrouver sur les crêtes au même moment.

Ma première heure de randonnée est un ravissement total. La lumière du petit matin sur les alpages, l’absence de vent, les troupeaux épars à l’infini, ma solitude absolue, tout concourt à un moment suspendu totalement magique. Et surtout, autour du Roca Colom, puis dans le Pla de Coma Ermada,  je croise 5 hardes de 40 à 80 chamois chacune. Je me crois dans les steppes africaines, avec donc de vastes troupeaux d’ongulés qui s’ébattent pas loin de moi, peu farouches. Je n’ai jamais vu ça, je ne sais pas si je reverrai ça un jour, j’en ai les larmes aux yeux.

Comme j’ai le sentiment que la première partie des crêtes est un peu touchy pour moi (je ne suis pas un garçon très aventureux), j’ai prévu de redescendre vers la station de Vallter 2000, quasiment déserte à cette heure. Je remonte vers le refuge (je vois quelques tentes de bivouaqueurs alentours, le site est vraiment sympa) puis entame l’ascension vers le col de la Vaca. Ah le balisage espagnol qui vous annonce le col de Nuria à 2h et 53 minutes exactement, pas plus pas moins. Les vues sont jolies, les vaches ont de ce côté de la frontière une jolie teinte argentée, mais quel vent ! Parvenu sur les crêtes, celui-ci ne me quittera plus vraiment, avec quelques rafales qui me feront presque peur pour ma stabilité. Mais qu’est-ce que c’est beau !!!  Ça donne vraiment envie d’aller explorer les quelques vallées reculées qu’on peut voir côté français, où bien peu de monde doit mettre les pieds. Car sur le chemin, moi qui croyait que la HRP c’était désert, ce n’est pas le cas ! En fait on emprunte ici une section du GR11 et c’est blindé de randonneurs espagnols.

Au coll de Nou Creus, je croise une petite famille de montpellierains qui bivouaquent quelques jours avec leurs deux jeunes ados/pré-ados. Le papa, bien chargé (il a le même sac Fjallraven que j’ai osé porter dans le temps), prend mon sac d’apprenti-MUL pour modèle. On cheminera un moment ensemble. On passe du temps à observer une maman hermine et ses petits planqués…dans un cairn.

La vue au pic de Nou Fonts m’arrachera encore presque une larme.  Je redescends ensuite dans la vallée d’Eyne. Au Pla de la Beguda, je dois faire peur au troupeau de vaches qui redescend en groupe au fur et à mesure que j’avance : oh là les filles, ce n’est pas ce que j’ai envie que vous fassiez car moi je compte dormir tranquille plus bas, restez-là ! Je dois courir pour les contourner sous le chemin pour arrêter leur fuite en avant devant mon avancée.

Plus loin, je discute avec un local qui semble connaître le moindre recoin de la montagne ; quand je lui parle de mes centaines de chamois de ce matin, il me dit qu’au refuge de Nuria il y a une photo avec un regroupement de 500 chamois dans un secteur proche.

On peut facilement trouver, épars le long de la rivière, des petits emplacements pour bivouaquer. Je me pose près de l’eau, quasiment au niveau de l’Orri de Baix. Je passe une super fin de journée. On ne va pas se cacher que ma cheville ne va néanmoins pas fort, elle me fait mal un peu plus tôt chaque jour et mon corps, sûrement en réaction, commence à totalement se raidir au niveau du mollet et du genou gauches. Je me dis quand même que, vu les deux journées magnifiques que je viens de passer, si ma HRP devait s'arrêter là, ce serait déjà franchement pas mal.

Vers 20 heures, passe un drôle d’équipage venant des crêtes, une maman, visiblement un peu stressée et ses deux enfants (10-12 ans), elle avec un énorme sac poubelle accrochée à son sac à dos qui ballote à chaque pas, la jeune fille portant à la main un gros sac de tente, tous avec des quantités incroyables d’affaires accrochées à l’extérieur des sacs… je verrai deux tentes posées un peu plus loin le lendemain matin en redémarrant, sûrement eux, ils ont du s'en sortir finalement

B.O. du jour : Neutral Milk Hotel - in the aeroplane over the sea https://www.youtube.com/watch?v=hD6_QXwKesU

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Dernière modification par pap35 (05-09-2021 21:24:12)

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#2 05-09-2021 21:44:25

azerty
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Un mystère que je ne résoudrai pas : tous ces arbres plus ou moins alignés aux troncs rouges dégarnis de leur écorce jusqu’à une hauteur de 1,50 m environ : chèvres ? vaches ? marquage ?

Peut-être du Chêne-liège


Profil / trombi ici

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#3 05-09-2021 23:09:26

Ruz boutou
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Hello PAP35,
Super récit ... C'est vraiment dommage que tu aies été embêté avec ta cheville. En tout cas, ce début de HRP est une belle réussite.

Je pense aussi que ce sont des chênes liège. Enfin, c'est ce que je me suis dit en les voyant.

PAP35 a écrit :

Je ne croiserai pas Ruz Boutou que je pensais peut-être voir aujourd’hui, ce sera pour une autre fois !

Tes calculs étaient bons... J'étais par là...

PAP35 a écrit :

Je passe devant la cabane pastorale des Mariailles… Je pique-nique dans le coin avant de monter vers le refuge du Pla Guillem…

J'ai quitté le Pla Guillem vers 11h30... Dommage... Mais je suis passé par le pic des sept hommes et pas par Marailles. J'avais dans l'idée de passer par les crêtes pour rejoindre Batère. Mais ayant croisé Bombadyl la veille qui restait pour le moins circonspect sur cet itinéraire j'ai préféré redescendre sur les Gourgs de Cadi au porteille de Leca. Bon, suite aux échanges sur RL, maintenant je sais qu'il faut aborder les crêtes du Roc Nègre par le flanc sud et pas directement sur l'arête.

PAP35 a écrit :

… Sachant ne pas trouver d’eau cet après-midi et ce soir, et comme il fait très chaud, je me suis chargé de 4 l de flottes vers Mariailles …

Et tu as bien fait. De mon côté, j'ai galéré pour trouver de l'eau sur le pla Guillem. J'ai fini par trouver la source mais son débit minimaliste était propice à décourager les plus assoiffés. J'ai quand même récupéré deux litres à force de patience et de longueur de temps. Au final, j'ai perdu 1h30 heures à errer à la recherche de la source et à observer le filet d'eau qui remplissait mollement ma bouteille.

PAP35 a écrit :

Et surtout, autour du Roca Colom, puis dans le Pla de Coma Ermada,  je croise 5 hardes de 40 à 80 chamois chacune. Je me crois dans les steppes africaines, avec donc de vastes troupeaux d’ongulés qui s’ébattent pas loin de moi, peu farouches. Je n’ai jamais vu ça, je ne sais pas si je reverrai ça un jour, j’en ai les larmes aux yeux.

Oui, j'ai moi aussi été impressionné par le nombre d'isards côté espagnol. Magnifique spectacle !


En tout cas, ton récit est très bien écrit et on en redemande. Merci aussi pour les photos... et les cartes.

Dernière modification par Ruz boutou (06-09-2021 01:28:14)


Pour l'enfant amoureux de cartes et d'estampes, l'univers est égal à son vaste appétit. C.B.

liste lighterpack été 2021

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#4 06-09-2021 00:22:37

zorey
HRP addict
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Salut pap,

C'est sans aucun doute du chêne liège, le liège avait été récolté, azerty a vu juste.

Mais pas des chamois ! yikes

Ton récit est très agréable en tout cas, le fond musical aussi, très bonne idée.

Vivement la suite. cool


La nature nous a donné deux oreilles et une bouche pour écouter le double de ce que l'on dit.

Ourson Power

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#5 06-09-2021 07:41:49

pap35
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

azerty a écrit :

#625061

Un mystère que je ne résoudrai pas : tous ces arbres plus ou moins alignés aux troncs rouges dégarnis de leur écorce jusqu’à une hauteur de 1,50 m environ : chèvres ? vaches ? marquage ?

Peut-être du Chêne-liège

Ben ouais, merci...là on voit que je traîne pas souvent mes guêtres vers la Méditerranée...

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#6 06-09-2021 09:56:41

pap35
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Suite et fin du récit, retour matos à venir très vite.


Jour 7 – Samedi 31 juillet 2021 – vallée d’Eyne/lac des Bouillouses
Etape de transition, le début de la fin

22,2 km / D+ 628 m / D- 643 m

La nuit a été très, très électrique un peu plus haut, mais pas une goutte là où j’ai planté la tente. Sauf  à 7h du matin au moment où je m’apprête à la replier… trempée donc.

Etape plus courte aujourd’hui, signe aussi de mes difficultés croissantes au pied.

Je m’attendais à une étape un peu moche, avec la traversée inévitable des zones agglomérées de Font-Romeu. Et bien finalement, pas du tout, j’ai trouvé l’étape assez agréable.

Je descends donc dès potron-minet la vallée d’Eyne, quelques bivouaqueurs dorment encore. Et je me prends le premier grain de cette traversée. L’occasion, enfin, de tester ma jupe de pluie. Elle fait le job nickel, ne descend pas, ne gêne pas mes enjambées, parfait. La pluie se calme quand j’arrive sur Eyne, village encore endormi mais charmant. Je suis rigoureusement le tracé du GRP du Pays de Cerdagne, qui rejoint le GR10, ce qui permet d’emprunter des chemins ma foi plutôt charmants. Un beau dolmen puis, au niveau d’une forêt domaniale, les hurlements démentiels d’une meute de chien me fait dresser les poils sur les bras, mais ce ne doit être qu’un chenil derrière les arbres.

A Bolquère, le soleil est revenu, je fais un mini-ravito à la boucherie-épicerie du village, que je trouve bien achalandée et donnant l’eau à la bouche côté charcutailles. Je fais sécher ma tente près d’une aire de pique-nique puis j’entame la longue montée à travers bois (pas désagréable mais mes douleurs à la cheville comment à m’occuper l’esprit). Un peu de route au début mais ça de dure pas. Je discute un moment avec des cyclistes que mon sac – pourtant pas si petit… - épate. Je fais une bonne pause à l’Estany de la Pradella, en compagnie des chevaux un peu trop curieux qui squattent la moitié de cabane qui leur est réservée.  L’orage commence à tourner sur les sommets avoisinants donc je ne m’attarde pas. Je passe prendre une bière à l’auberge du Carlit ; j’y croise plusieurs randonneurs faisant la HRP en sens inverse (je repère un couple d’allemands à la Gatewood Cape qui pendouille de l’un de leurs sacs), bien burinés par l’épreuve. Puis vais poser la tente au tout début du lac, après l’hôtel des Bones Hores. Petit air de Canada ici.

La pluie se fait attendre, mais quand elle arrive en fin de soirée, ce sera le déluge une bonne partie de la nuit. Les coutures de la tente tiennent bien le coup. Fin de soirée un peu à l’étroit coincé dans la tente, petit coup de spleen avec ma cheville qui me fait mal. Je ne dormirai pas de la nuit, à tergiverser sur les options possibles : me reposer (je viens de lire à ce moment-là que Redfish, blessé, s’est reposé à Ax-les-Thermes), continuer au risque d’exploser en vol et de me blesser pour longtemps, shunter l’Espagne et me reposer au passage (je commence à angoisser en me disant que si je n’arrive plus à avancer qqpart dans la montagne espagnole, ça va être la galère pour trouver un moyen de rentrer en France – mon pass sanitaire international n’étant en outre valable que dans une semaine), arrêter… J’appelle brièvement ma compagne pour un peu de conseils, mais je n’en fait pas des caisses, elle avait quand même gentiment accepté de gérer la maisonnée 5 semaines sans moi...

B.O du jour : Sonic Youth – Schizophrenia https://www.youtube.com/watch?v=rRLstSmWUno

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Jour 8 – Dimanche 1er août 2021 –lac des Bouillouses/refuge des Besines
Game over, mais sur une belle note de montagne

16,3 km / D+ 757 m / D- 689 m

Au lever du jour, je n’ai pas vraiment de plan bien établi pour la journée. Le ciel est très bas, donc je décide de ne pas faire le Carlit, inutile de faire 1000 m de D+ pour ne rien voir, et de passer par la Portella de la Grava, donc on m’a plusieurs fois dit le plus grand bien. Je téléphone quand même au refuge des Besines, pour voir s’il y a de la place, au cas où, sans réserver.
Le chemin le long du lac est sympa, la remontée le long de la vallée de la Têt est vraiment très jolie.  Mais dès les premiers mètres de chemin ascendant, j’ai compris que tout allait devenir compliqué avec ma cheville…
En fait, il fait très beau maintenant, mais le Carlit reste plombé dans les nuages. Plus loin, au col de la Coma d’Anyell, j’aurai 15 minutes de regrets en voyant le Carlit dégagé, mais ça ne sera que très éphémère. Je descends vers l’étang de Lanoux et la cabane de Rouzet. Je croise plus de monde dans ce secteur, échange quelques mots avec plusieurs randonneurs. Un HRPiste dans la montée au col de la Coma d’Anyell. J’y croise des jeunes mulets (mais avec cannes à pêche) qui ont du décoller à 11h du refuge des Besines. Je descends le long du ruisseau de Coume, la vallée est incroyablement humide, tout est gorgé d’eau. Et les nuages descendent un bon coup, on est plongés dedans et il fait bien frais.
Je descends pique-niquer très tardivement (il est plus de 14h) au lac des Besines, me poser pour réfléchir. Le site est sympa. Bon clairement, c’est la fin de partie qui se profile. Je n’ai pas envie d’aller looser ce soir au camping de L’Hospitalet, j’avais lu le retour de Redfish sur la nuit qui tombe à 17h00 et le squat provisoire par les gens du voyage.  Donc je décide de remonter au refuge des Besines passer une nuit au chaud (car la météo annonçait une chute des températures et de la pluie toute la nuit), et d’aller passer un peu de repos à Ax-les-Thermes avant d’éventuellement repartir.

Le gardien et son assistante sont super sympas. On discute HRP, Triple Zéro et pass sanitaire. Contrairement à mes préjugés (c’est seulement la deuxième fois de ma vie que je passe la nuit en refuge), c’est blindé de jeunes de la vingtaine et la soirée est agréable. La nuit est un déluge, quelques uns de ceux qui bivouaquent autour connaîtront des petits soucis d’humidité cette nuit.

B.O du jour : Turner Cody – Susannah https://www.youtube.com/watch?v=8-0bo_eh2xc

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Jour 9 – Lundi 2 août 2021 –refuge des Besines/L’Hospitalet

7,4 km / D+ 11 m / D- 657 m

Descente laborieuse, dans les hautes herbes mouillées qui transforment vite mes chaussures en piscine. Je me console d’un second petit-déjeûner au Fournil de Louise en attendant le TER pour Ax-les-Thermes. Tout me semble gris. C’est complètement défait que je vois le train arriver sur le quai de la gare. Je me dis que, quand même, je reviendrai bien poursuivre la ballade de ce point précis, que ce soit dans 2 jours ou dans 2 ans.

La suite, sans intérêt, un peu d’ennui à Ax-les-Thermes, quelques essais de marche non concluants à J+2 et 12h de voyage, retards pour alerte à la bombe inclus, pour rentrer sur Rennes, juste à temps pour emmener mes 3 gamines, qui ne pensaient pas me revoir avant un mois, en colo le lendemain matin, c’est déjà ça de pris. Et après 15 jours de repos intégral, un peu d'échauffement le long du GR34 m'ont permis d'emmener mes deux plus grandes toute fin août pour une traversée de la Vanoise de 4 jours en refuge pour une découverte de l'itinérance, ça a été le top du top niveau ambiance, paysages, faune et météo, sans bobo.

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Dernière modification par pap35 (06-09-2021 10:28:07)

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#7 06-09-2021 10:36:59

azerty
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

pap35 a écrit :

#625108Je me dis que, quand même, je reviendrai bien poursuivre la ballade de ce point précis, que ce soit dans 2 jours ou dans 2 ans.

Yep, on garde tous une bonne raison d'y retourner. Même si c'est dur d’arrêter au milieu, il y a tellement d'attente, ça ne sert à rien de s’entêter. Si le corps ne suit pas c'est bien aussi de savoir dire stop. 

PS - Sans vouloir t'influencer , mais es tu certain que tu voudrais pas reprendre à Bolquère, juste pour le plaisir de repasser dans ce rayon charcuterie de ouf !!


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#8 06-09-2021 11:02:13

Hervé27
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

C'est une répétition générale avant de futures aventures !

Tu as appris à te connaître, et cette première expérience est un socle pour l'avenir ...

Ton style nous promet de beaux récits futurs  cool


Sitôt sorti de maladie, on oublie son médecin. La gratitude est la mémoire du cœur, merci  smile ... encore hmm

Liste 3 kg - 3 saisons en tableau
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#9 06-09-2021 14:24:12

pap35
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Et voilà le retour matos promis

La liste tout d’abord https://lighterpack.com/r/ljvgtf. Bon, je sais, un tableau serait mieux, je partage d’ailleurs totalement cet avis, mais ce sera pour une autre fois.

6,4 kg ce n’est pas ultra-mul mais déjà 1 kg de moins que l’année dernière.

Quelques considérations générales :
    • j’emmène trop à manger. En réalité, je n’ai pas vraiment faim, et ce que j’emmène ne me fait suffisamment pas envie. Je tourne avec des gâteaux au pdj, beaucoup de fruits à coque salés ou non et de chocolat la journée, pain-charcuterie le midi (pain de mie, krisprolls, pain suédois…), féculent rapide-soupe le soir (semoule, boulgour, crozets…). Je profite des ravitaillements pour chopper quelques fruits, mais pas beaucoup car c’est lourd, encombrant et fragile. Sur une durée aussi longue que la HRP, j’aurai souffert et du réinterroger mes solutions. C’est toute une thématique du forum que je n’ai pas beaucoup exploré jusqu’à présent, il faut que j’investisse ça
    • j’ai trouvé, nonobstant ma faiblesse passagère de cheville, le rythme de marche qui me correspond, un cran au-dessus de ce que j’ai fait l’année dernière sur le GR5, suffisamment long pour m’occuper toute la journée sans arriver trop tôt au bivouac et bien me dépenser, mais dans les limites de mes capacités physiques. Je sentais bien que je pouvais enchaîner tous les jours 25 km et 1500 de D+ et faire la HRP en un peu moins de temps qu’initialement escompté. Une bonne référence pour la suite
    • il y a encore des possibilités d’allégement qui s’ouvrent doucement à moi sur l’abri, le sac...


* La tente Lunar Solo

L’usage confirme
    • ses qualités : l’espace intérieur au sol gigantesque qui représente un confort pour dispatcher toutes ses affaires, le silpoly qui ne se détend pas et ne se charge pas en eau, la compacité, la facilité de montage. J’ai continué de mettre un polycree mais honnêtement le sol en 40D ne semble pas du tout fragile, le polycree me permettait finalement surtout de la remballer avec le sol sec...
    • ses défauts : les portes qui ne descendent pas très bas donnent, plus qu’une prise au vent, une ambiance très froide si la tente est mal orientée ou que le vent tourne. J’ai eu pour la première fois une configuration où le vent, qui avait tourné, est arrivé par l’arrière ; la toile, qui ne dispose pas sur cette face d’un hauban, vient alors méchamment se plaquer vers l’intérieur et diminuer l’espace disponible et surtout augmenter le risque de contact avec la condensation ; j’ai pallié en mettant mon sac à dos verticalement à l’intérieur pour écarter la toile.

Je commence vraiment à regarder des solutions de type abri fermé sans sol. Je suis désormais aussi en réflexion sur une solution légère pour 3, pour emmener une partie de mes enfants.

Sinon, pour la première fois depuis que je les utilise, j’ai commencé à plier une de mes sardines MSR Mini Groundhog. Elles gardent à ce stade toute ma confiance.

* Le duvet Cumulus Lite-Line 400

Je n’ai pas eu de nuit vraiment froide pour tester ses limites mais, moi qui me considère frileux, j’y ai toujours dormi en tee-shirt et caleçon et je pense que ça couvrira pour moi le spectre des conditions estivales. Evidemment, en altitude plus basse, il est chaud et je dors le duvet en grande partie ouvert. Rien à dire sur le fonctionnement du zip ou la robustesse apparente des matériaux. Je l’avais fait customisé en 50/50 de duvet dessus/dessous, nécessaire car je tourne beaucoup la nuit et le duvet ne tourne pas toujours bien avec moi. Pour passer à autre chose (quilt…) il faudrait que j’ai l’occasion d’essayer.

* Le sac à dos Gossamer Gear Mariposa

Certes un peu trop volumineux pour une sortie courte, je continue de trouver son confort épatant. Chargé jusqu’à 12 kg max du max quand j’avais beaucoup d’eau et de ravitaillement, je ne sentais rien du tout sur les épaules, donc le résultat est là. J’adore toujours autant ses multiples poches extérieures qui rendent extrêmement pratiques à l’usage quotidien. Tout ça pour 868 g finalement.

Mais je vais commencer à regarder des choses moins lourdes et/ou volumineuses pour des sorties où j’arriverai à maîtriser encore un peu plus le volume emporté, style KS40 etc.

* Doudoune et polaire, that is the question.

J’ai fait une infidélité à ma fidèle Patagonia R1, dans laquelle je suis si bien, pour emmener le pull polaire D4 de base à 5 €, deux fois moins lourd. Mais j’ai aussi emmené ma Doudoune Triple Zéro Antza toute neuve, sur laquelle j’ai fait un retour dans le fil dédié.

Tout est question des conditions météo à l’instant t. Sur ces 8 jours, je n’ai pas eu froid, j’aurai pu très honnêtement me passer de la doudoune : la combinaison de la polaire et de mon coupe-vent était suffisante pour parer aux différentes conditions. Je n’ai pratiquement jamais mis la polaire en actif (le coupe-vent suffisait) mais surtout le soir au bivouac. Mais je suis rentré il y a peu d’une rando en Vanoise et, bien qu’il fasse beau et qu’on dorme en refuge, il faisait super froid et j’étais plus que content de disposer de la doudoune matins et soirs, y compris en actif le matin avant que le soleil ne nous réchauffe...

Par ailleurs, je me sers de la polaire (+ le coupe-vent) comme oreiller, que je pense plutôt indispensable à mon sommeil, ce que je ne peux faire avec la doudoune… mais je peux peut-être trouver un palliatif (oreiller gonflable) moins lourd.

Equation toujours pas complètement résolue donc…

* Panneau solaire tom-top + batterie externe Anker 10 000 mAh.

C’est pas compliqué, en 8 jours, j’ai pu brancher mon téléphone dans un café (brièvement) au J2 et au camping au J3, le reste c’est le panneau solaire qui a fourni, y compris une recharge partielle de l’appareil photo. J’en suis à ce stade très satisfait donc. J’étais bien large en autonomie, si bien que je pense pouvoir partir, au moins pour des sorties de durée moyenne, avec une batterie externe de plus petite capacité. Vu les retours d’expérience, j’étais très précautionneux dans la manipulation de la sortie USB, rien à signaler de ce côté là. Je charge toute la journée la batterie externe qui est placée sur la poche sommitale de mon sac sous le panneau, et parfois à la pause pique-nique le téléphone en direct s’il fait un grand soleil. Marchant dans le sens Est-Ouest, ça m’a semblé favorable à de bonnes recharges le matin.

* Cartes papier vs appli cartographie

Pour la première fois, je suis parti avec une appli carto. J’ai tout sécurisé en utilisant deux applis, Iphigénie et Locus Map (sans les cartes IGN payantes pour cette dernière), et en prenant en doublon les impressions papiers faites notamment sur jgnsuperheros.com. Bon ben je n’ai plus regardé les cartes papiers, voilà donc une piste d’allègement quasi-certaine pour la prochaine fois. Les applis smartphone sont bien plus confortables, avec un niveau de zoom plus important et le positionnement GPS.

Concernant les deux applis, comment dire… Iphigénie il faut parfois du génie pour comprendre comment ça marche (il y a des fonctionnalités que je n’ai pas encore su faire fonctionner). Locus Maps est beaucoup plus intuitive, complète et fluide. Je pense que je vais totalement basculer sous Locus en achetant le fonds IGN. Pour les deux applis, j’ai encore bcp de mal à comprendre les sauvegardes ou les synchronisations avec un Drive, je ne suis pas geek pour deux sous et là je touche mes limites par moments.

* Chaussures Akyra La Sportiva

Elles ont maintenant environ 450 km au compteur.
Niveau usure : rien à signaler côté semelles, un début d’usure sur la mousse entourant la cheville.
Niveau confort : le paradis, jamais mal à la plante des pieds grâce à leur amorti, aucune ampoule sur ces huit jours.
Niveau accroche et tenue : impeccable, je leur fais totalement confiance, rien à dire sur la variété de terrains rencontré.
Niveau respirabilité : impeccable, plus de
Niveau étanchéité : étonnamment, elles n’ont pas pris l’eau sous une pluie assez drue d’1h dans la vallée d’Eyne, mais prennent l’eau instantanément dans la rosée. A cet égard, dans mon ultime descente sur l’Hospitalet durant laquelle j’avais littéralement des baquets d’eau qui faisaient flop-flop dans les chaussures, je n’ai pu m’aérer les pieds qu’au bout de quelques heures, après avoir pris mon train du retour : ils étaient dans un état lamentable. Je n’ose imaginer ce qui pourrait se passer si je devais continuer à marcher dans ces conditions.

Bref, je suis en train de me demander si, après ce modèle, je ne reprendrai pas le même, pour ses qualités de chaussures basses, confortables, légères, mais en version gore tex, quitte à sacrifier un peu de respirabilité.

* Chaussettes Darn Tough

Certes, aucune ampoule. Mais je continue de les trouver un peu chaudes, même en étant passé sur un modèle plus léger (Light Hiker) que le précédent. Et un peu trop petites dans leur taille L correspondant à du 41-44 (ma vraie pointure c’est 43,5-44). A essayer en XL ou plutôt trouver un autre modèle d’une autre marque en merino.

* Montre Suunto Vector

Achetée d’occase pas cher pour sa fonction altimètre, n’est pas rétro-éclairée, pas pratique la nuir !

* Jupe de pluie Sarek

En dyneema, très grande satisfaction. Très légère, très compacte, se met en deux secondes, les deux scratchs tiennent bien la jupe, la taille élastique ne descend pas, sèche très très vite, ne m’a aucunement gêné dans mes mouvements pendant la marche quand je l’ai utilisée. Un achat coûteux (pour le matériau) mais fonctionnellement (une jupe de pluie) je suis définitivement conquis.

* veste de pluie Haglofs LIM Comp

N’a connu qu’une heure de pluie qui ne permet pas de conclure définitivement à son étanchéité (dont je ne doute pas) mais pas mal d’heures de marche en actif : aucune transpiration à signaler, c’est le jour et la nuit avec ce que j’avais avant (Millet Fitz Roy, que j’utilise à la ville). Je recommande sans hésiter à cet égard (mais ça se paye).

* Katadyn Befree

Très satisfait du débit, remarquable, de la largeur du goulot. Le plastique jaunit assez vite, j’imagine que ce n’est qu’esthétique. Le bouchon est sûrement le plus gros point de fragilité, j’en prends soin.

N’ont pas servi :
- les gants : pas plus servi que mes randos précédentses, je les retire de ma liste-type
- l’ensemble de la pharmacie, même pas une compeed : tant mieux

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#10 06-09-2021 15:02:12

Hervé27
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Salut pap35,

Quelques partages d'expériences :

- nourriture :
Sauf à être parfaitement affûté dès le 1er jour, l'appétit s'avère souvent moindre la 1ère semaine (surtout si on marche à la chaleur où l'hydratation prend le pas sur l'alimentation) et ensuite monte en puissance. Ma stratégie est de privilégier un socle de glucides, de ne pas me charger en protéines peu énergétiques et pas toujours faciles à digérer, et d'enrichir le menu en lipides au fur et à mesure de ma progression. J'admets toutefois avoir du mal à ne pas me ruer sur le sucre lors des ravitaillements ... L'envie de fruits et légumes ne se fait vraiment sentir chez moi que dans les épisodes de chaleur : cette année je n'en aurai consommé que très peu et n'en ressentais pas le besoin, et j'attribue ça à une météo frisquette ... Sur les 1ers jours d'une HRP Est-Ouest, avec le Perthus, Amélie, Bolquère et l'Hospitalet sur le chemin (et sans compter les refuges), inutile de porter plus de 1 ou 2 jours d'autonomie. Ce n'est qu'après l'Hospitalet que les ravitaillements s'espacent.

- doudoune et polaire :
Poser la question c'est y répondre. Ceux qui ne se la posent pas gardent les 2 parce que ça leur correspond. Comme tu sembles pencher pour le côté "marche dynamique" de la Force, en estival la combinaison polaire + imper-respi devrait te suffire. Sauf conditions particulières je me sers aussi de la polaire comme oreiller (je la bourre avec d'autres vêtements), tout en dormant dans un Cumulus X-Lite 200 contre 400 pour toi, tu as donc a priori toute la marge nécessaire ... Au bivouac le soir, si je trouve qu'il fait trop froid je me réfugie dans le duvet ...

- les gants :
Perso je les garderai. Tu n'es pas à l'abri de quelques degrés de moins que ce que tu as eu cet été dans la partie la plus chaude des Pyrénées ... Remballer un bivouac ou attacher des lacets avec des doigts engourdis et insensibles est pour moi un calvaire ... Je les vois même  comme un élément de sécurité : inutiles jusqu'au jour où ...


Sitôt sorti de maladie, on oublie son médecin. La gratitude est la mémoire du cœur, merci  smile ... encore hmm

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#11 06-09-2021 20:39:53

Manche
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Bonjour pap35,
Merci pour ton récit détaillé et super bien raconté ! smile
Si c'était à refaire, est ce que tu repartirais avec des contenants pour 4 litres d'eau ? Est-ce qu'il y aurait moyen de se contenter de 2 ou 3 litres sur certaines sections et/ou en marchant très tôt le matin ?

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#12 06-09-2021 21:12:41

pap35
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Manche a écrit :

#625168Bonjour pap35,
Merci pour ton récit détaillé et super bien raconté ! smile
Si c'était à refaire, est ce que tu repartirais avec des contenants pour 4 litres d'eau ? Est-ce qu'il y aurait moyen de se contenter de 2 ou 3 litres sur certaines sections et/ou en marchant très tôt le matin ?

Salut Manche,

En commentaires, j'aurai du rajouter que, outre trop de nourriture, je prenais aussi souvent trop d'eau. Avec 3l de contenant ça passe je pense sans problème et je pense que je m'en contenterai demain. Il y a dans cette première partie de HRP des sections parmi les plus sèches de l'itinéraire, la suite doit être en général plus simple. En étant très rigoureux et prévoyant, on doit pouvoir descendre à 2l mais moi je ne m'y risquerai pas forcément. Il y a des cas où avec un peu d'efforts je pouvais trouver à l'écart du chemin des sources en cas de besoin critique (ex les sources du Tet pas loin de la  cabane de la Portella de Rotja).

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#13 06-09-2021 22:03:20

Balipit
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Hervé27 a écrit :

#625140- nourriture :
Sauf à être parfaitement affûté dès le 1er jour, l'appétit s'avère souvent moindre la 1ère semaine (surtout si on marche à la chaleur où l'hydratation prend le pas sur l'alimentation) et ensuite monte en puissance. Ma stratégie est de privilégier un socle de glucides, de ne pas me charger en protéines peu énergétiques et pas toujours faciles à digérer, et d'enrichir le menu en lipides au fur et à mesure de ma progression. J'admets toutefois avoir du mal à ne pas me ruer sur le sucre lors des ravitaillements ... L'envie de fruits et légumes ne se fait vraiment sentir chez moi que dans les épisodes de chaleur : cette année je n'en aurai consommé que très peu et n'en ressentais pas le besoin, et j'attribue ça à une météo frisquette .

L’apport de glucides est essentiel au renouvellement du glycogéne musculaire , il donc faut veiller à un apport régulier  pour éviter les coups de fatigues .
La Lipolyse est complexe et ne se décrète pas ,le corps va dégrader les lipides surtout si l’effort est modéré mais ce processus est en général peu utilisé dans notre quotidien.
Pour compenser la destruction des cellules musculaires , il faut un apport de protéines principalement à la pause juste après l’effort .
La perte de sel minéraux par sudation peut’être compenser par la prise des pastilles de sels minéraux quand on a plus de fruits dans le sad .

Dernière modification par Balipit (06-09-2021 22:39:27)

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#14 06-09-2021 22:38:58

Eloi
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

@Manche, pour avoir fait le même parcours avec 3 litres de capacité, je ne prendrais pas moins si c'était à refaire. Il y a de bonnes portions sans eau où il peut faire assez chaud. Je pense en particulier à la portion Perthus-Las Illas et l'étape de crête entre Pla Guillem et la vallée d'Eyne (je n'étais pas descendu à la station de ski)
En revanche par la suite on peut souvent se contenter d'un litre (surtout si on a un filtre à eau)

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#15 07-09-2021 11:44:36

PedroLove
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Un grand merci d'avoir pris le temps d'écrire tout ça !

De belles étapes, de belles photos, et j'adore l'accompagnement musical - j'ai respecté le souhait de l'auteur ! - est plutôt sympathique. Une idée à reprendre pour les autres récits ? on pourrait constituer la playlist du MUL  cool !

Bon rétablissement côté cheville en tout cas, hâte de lire le prochain récit.


Liste 3 saisons (en cours de construction)

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#16 07-09-2021 21:01:41

Cat 09
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Salut pap35,
Je lis et je note, là c'est beau, là pas trop, là il y a de l'eau, là trop de monde, là on peut dormir,... Un jour, ça servira smile . En attendant, ça fait rêver...
Merci pour le beau récit et toutes les précisions. Et oui, tu reviendras, et les montagnes seront toujours aussi belles...

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#17 07-09-2021 21:28:02

Joy Supertramp
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Salut, merci pour le partage !
Je voulais faire exactement comme toi dans mon dernier récit, partager un peu de musique, mais j'ai oublié  hmm

Je pense que c'est une sage décision d'avoir écourté, les blessures mal guéries c'est une vraie plaie qu'on se traîne parfois longtemps !

Sinon, j'ai regardé ta liste (sur portable c'est pénible de devoir aller sur lighterpack mais tu le sais alors je le redis juste pour la forme  smile ), et je vois que tu mets tout des dans sacs étanches + un nylofume. C'est pas un peu beaucoup ? Celui pour la tente par exemple ne sert a rien si elle est stockée dans une poche extérieure du sac, il suffit de la plier correctement pour protéger la partie intérieure de la toile en cas de pluie.

Perso je fais confiance au nylofume pour tour garder au sec, c'est costaud si tant est qu'on ne tire pas dessus comme une brute pour l'extraire de sous un caillou ... hmm

Bon et puis en été si par une combinaison de malchance tu finissais par vraiment te retrouver avec des affaires mouillées, ben t'as toujours une cabane sur ta route pour faire sécher.

Dernière modification par Joy Supertramp (07-09-2021 21:45:54)


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#18 07-09-2021 22:01:37

pap35
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Joy Supertramp a écrit :

#625293
Sinon, j'ai regardé ta liste (sur portable c'est pénible de devoir aller sur lighterpack mais tu le sais alors je le redis juste pour la forme  smile ), et je vois que tu mets tout des dans sacs étanches + un nylofume. C'est pas un peu beaucoup ? Celui pour la tente par exemple ne sert a rien si elle est stockée dans une poche extérieure du sac, il suffit de la plier correctement pour protéger la partie intérieure de la toile en cas de pluie.

Perso je fais confiance au nylofume pour tour garder au sec, c'est costaud si tant est qu'on ne tire pas dessus comme une brute pour l'extraire de sous un caillou ... hmm

Bon et puis en été si par une combinaison de malchance tu finissais par vraiment te retrouver avec des affaires mouillées, ben t'as toujours une cabane sur ta route pour faire sécher.

Salut Joy,

Oui dans l'absolu tu as raison ça fait un peu ceintures et bretelles mais :
- mon expérience du nylofume est récente et je demandais à voir sur sa solidité, maintenant c'est vrai que je suis rassuré sur ce point
- le sac pour le duvet sert aussi beaucoup à le comprimer ; ce n'est effectivement pas totalement indispensable vu le litrage de mon sac actuel, mais serait intéressant/utile avec un sac plus petit
- pour la tente, que je mets à l'extérieur, j'ai un doute; sur une petite pluie, je pense comme tu le dis qu'un bon pliage préserve l'essentiel. Mais sur une journée complète de pluie diluvienne, l'eau ne finit-elle pas par s'insérer partout?

Je vais supprimer à l'évidence au moins le sac qui contenait les vêtements de rechange, totalement inutile.

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#19 07-09-2021 23:23:26

Joy Supertramp
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Je met mon duvet dans une housse basique, moins lourd qu'un sac étanche. D'ailleurs mes vêtements de change y sont aussi, ça me permet d'avoir toutes les affaires de nuit au même endroit et de n'avoir qu'un truc à gérer.

Pour la tente, franchement ... Soit il pleut encore quand tu la montes et alors ben elle sera de toute façons un peu mouillée le temps du montage et en y rentrant, soit il ne pleut plus et alors tu as le temps de la sécher. Mais concrètement je n'ai jamais porté ma tente à l'extérieur du sac, donc ce sont des suppositions.

J'ai remarqué aussi que ta pharmacie était bien fournie, je pense que tu pourrais alléger ce poste assez facilement (en divisant par deux les quantités emportées de chaque item, en laissant les ciseaux à la maison (je sais, couper des pansements avec un couteau c'est chiant, mais ça se fait !) ...

Tu peux sans soucis virer la housse du matelas aussi, soit tu le roules avec un élastique autour soit tu le plies, ça va très bien. Idem pour la housse de la popote.

Tu le dis toi-même mais vu ta doudoune j'aurai laissé la polaire à la maison (pour l'été, dès qu'on change de saison j'ai tendance à prendre les deux).

Bon, et sinon, tout ce qui est noté "de secours", on en parle ? big_smile tongue


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#20 08-09-2021 08:58:11

pap35
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Joy Supertramp a écrit :

#625307J'ai remarqué aussi que ta pharmacie était bien fournie, je pense que tu pourrais alléger ce poste assez facilement (en divisant par deux les quantités emportées de chaque item, en laissant les ciseaux à la maison (je sais, couper des pansements avec un couteau c'est chiant, mais ça se fait !) ...

Les ciseaux c'était pour me couper les ongles uniquement (et il est à peine plus lourd qu'une lime), parce que j'étais parti pour plusieurs semaines, sur 8 jours jamais je ne les emmènerai.

Pour la pharmacie, elle était légèrement blindée à cause de mon retour de blessure et je sentais venir un maxi-besoin d'anti-inflammatoires ou de baume du tigre mais sinon je pars effectivement un peu plus léger.

Joy Supertramp a écrit :

#625307Tu peux sans soucis virer la housse du matelas aussi, soit tu le roules avec un élastique autour soit tu le plies, ça va très bien. Idem pour la housse de la popote.

100% d'accord, rien trouvé d'adapté sous la main juste avant de partir mais pour la prochaine fois, il faudra.


Joy Supertramp a écrit :

#625307
Bon, et sinon, tout ce qui est noté "de secours", on en parle ? big_smile tongue

Aargh je suis démasqué. Bon en même temps il y en a pour 25g dont un hauban qui n'est pas totalement "de secours" mais une corde multi-usage (linge, emballage, lacet cassé, haubanage supplémentaire...)

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#21 08-09-2021 09:51:50

Joy Supertramp
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Le diable est dans les détails !  lol
Non, mais je chipote parce que pour le reste, ce qui pèse lourd c'est le matos photo/electronique mais je n'y connais rien, le sac à dos et la tente mais tu parles déjà de les changer  smile


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#22 08-09-2021 21:34:47

CLeC
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Bonjour,
Récit sympa et vivant, merci !
En te souhaitant de finir le périple !


4981875N - 0698785E - 1761m

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#23 13-09-2021 15:19:57

Bombadyl
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Beau récit pap35 !
Merci pour le partage et la musique  tongue
Dommage que la douleur ait modifié ton projet initial mais je pense que tu as pris la bonne décision.
Et si tu veux poursuivre l'année prochaine, on pourrait faire un bout de chemin ensemble car je repartirai aussi de l'hospitalet  big_smile

Concernant ta liste, Joy a déjà tout épluché tongue  mais il me reste 2 petits commentaires:
- Pour la batterie externe comme tu l'as constaté toi même c'était sacrément surdimmensionné. Avec le tomtop qui délivre maxi 0.5A, il faudrait plus de 24h d'ensoleillement chaque jour (et une orientation parfaite) pour la recharger entièrement  lol  . De ce que j'ai pu tester en pratique, ce panneau permet dans les meilleures conditions de charger 1 seule batterie au format 18650 (Samsung 35E - 3400mAh) chaque jour. Donc prendre une batterie plus grosse que ça n'aurait de sens que si tu comptais la recharger sur secteur (en cas d'absence de soleil durant plusieurs jours ?)
- Pour la bouteille de gaz : tu as emporté une grosse bouteille (280g) dans l'optique qu'elle dure toute la traversée ? Est-ce vraiment difficile (hors dépose et colis) de trouver une autre bouteille en chemin ? Je pose la question honnetement car je n'ai jamais été confronté au problème. Moi j'avais pris une petite bouteille (100g) et je n'en ai consommé que la moitié en 8 jours, donc j'imagine qu'en trouvant 1 autre bouteille de 100g vers la mi-parcours ça aurait largement suffit.

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#24 13-09-2021 15:59:20

enrico
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

pap35 a écrit :

#625138
* Montre Suunto Vector

Achetée d’occase pas cher pour sa fonction altimètre, n’est pas rétro-éclairée, pas pratique la nuir !

Mais si, le Suunto Vector est rétro-éclairé, et c'est très simple, il suffit d'un appui prolongé sur le bouton "mode" (en haut à droite).

Dernière modification par enrico (13-09-2021 16:54:25)


"De côtes en vallons, de plaines en plateaux, marcher en silence, le regard en paix"

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#25 13-09-2021 17:20:42

pap35
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Re : [Récit + liste] HRP interrompue Banyuls L'Hospitalet en 8 jours

Bombadyl a écrit :

#626051Beau récit pap35 !
Merci pour le partage et la musique  tongue
Dommage que la douleur ait modifié ton projet initial mais je pense que tu as pris la bonne décision.
Et si tu veux poursuivre l'année prochaine, on pourrait faire un bout de chemin ensemble car je repartirai aussi de l'hospitalet  big_smile

Concernant ta liste, Joy a déjà tout épluché tongue  mais il me reste 2 petits commentaires:
- Pour la batterie externe comme tu l'as constaté toi même c'était sacrément surdimmensionné. Avec le tomtop qui délivre maxi 0.5A, il faudrait plus de 24h d'ensoleillement chaque jour (et une orientation parfaite) pour la recharger entièrement  lol  . De ce que j'ai pu tester en pratique, ce panneau permet dans les meilleures conditions de charger 1 seule batterie au format 18650 (Samsung 35E - 3400mAh) chaque jour. Donc prendre une batterie plus grosse que ça n'aurait de sens que si tu comptais la recharger sur secteur (en cas d'absence de soleil durant plusieurs jours ?)
- Pour la bouteille de gaz : tu as emporté une grosse bouteille (280g) dans l'optique qu'elle dure toute la traversée ? Est-ce vraiment difficile (hors dépose et colis) de trouver une autre bouteille en chemin ? Je pose la question honnetement car je n'ai jamais été confronté au problème. Moi j'avais pris une petite bouteille (100g) et je n'en ai consommé que la moitié en 8 jours, donc j'imagine qu'en trouvant 1 autre bouteille de 100g vers la mi-parcours ça aurait largement suffit.

Salut Bombadyl,

on s'en reparlera pour 2022!

Pour la batterie, oui, je comptais pouvoir la recharger sur le secteur au cours de la traversée. En cas de mauvais temps prolongé, c'est une sécurité. Sa capacité ne pouvait effectivement pas être rechargée par le Tomtop. Cela étant dit, en conditions estivales, je vois que le tomtop et une batterie plus petite devraient pouvoir convenir à mes besoins.

Pour la bouteille de gaz, j'avais calculé que je pouvais tenir avec sans difficultés 3 semaines avec la grande et j'avais prévu une petite bouteille de gaz dans le colis que je devais m'adresser à Gavarnie. J'avais retenu cette stratégie au cas où je ne trouvais pas de bouteille en Espagne (à Vielha ou Benasque par exemple) ou pour m'éviter de devoir sortir du chemin pour absolument trouver une bouteille de gaz. Le fil du forum sur les infos pyrénées dresse la liste des lieux où on peut en trouver en théorie, mais je sais par expérience que c'est une réalité assez fragile (une épicerie ou un petit marchand de sports peuvent facilement être à court de stock).

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