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#1 01-11-2008 22:24:15

jeronimo
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Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

Depuis quelques jours, j'étais démangé par l'envie de fuir les tensions de ma vie quotidienne en allant faire une petite marche quelque part. Bien sûr, ma première pensée a été pour une montagne accessible depuis Paris par train le temps d'un break de deux jours (un dimanche et un lundi), mais j'ai renoncé devant le prix des billets pour Hendaye, L'Hospitalet près l'Andorre ou Briançon ! Alors je me suis retourné vers la forêt de Fontainebleau.
Je suis parti avec un sac de 5 kilos eau et nourriture comprises (voir plus bas les commentaires sur le matériel) et j'ai démarré mon tour depuis la gare de Moret-Veneux les Sablons, parce qu'elle se trouvait à la lisière sud-est de la forêt et sans idée plus précise. C'est dans le train que j'ai étudié ma mini-carte Top 25 et, en voyant à la fois qu'il faisait froid et qu'un lever de soleil brumeux s'annonçait, j'ai décidé de commencer en descendant la vallée de la Seine pour profiter au maximum d'un éventuel ensoleillement au lieu de cheminer à l'ombre de la forêt.

Je commence mon tour depuis la gare, à 8 heures du matin ; il fait 6°C. Descente vers le nord-est, tout droit vers la confluence du Loing et de la Seine, où je suis agréablement surpris par le charme du port, avec les nombreuses péniches habitées à l'amarre. Je suis la rive gauche de la Seine jusqu'à Thomery, où je prends le pont pour passer sur la rive droite, afin de retrouver le GR 2 et l'emprunter vers le nord. A 9h, la journée s'annonce bien ensoleillée, mais il ne fait encore que 6,7°C ; donc pas encore question de quitter la micro-polaire, d'autant que je traverse alors la forêt domaniale de Champagne. Pas de chance, avant d'arriver au Rocher de Samoreau, je tombe sur une battue au sanglier dont les rabatteurs en tenue de camouflage complétée par des gilets fluos, d'abord désagréables puis insultants quand j'insiste pour qu'ils m'indiquent un chemin alternatif, me renvoient vers la route. Devant un gars armé qui me traite d'imbécile parce que je ne veux pas marcher sur le goudron, je préfère aller ruminer ma rancœur sur le bas-côté de la D210, que je suis tout droit au milieu des zones d'activités et des pavillons de banlieue jusqu'au pont de Samoreau, où je repasse sur la rive gauche à 10h. Autant dire que mon passage sur la rive droite est à ranger dans les expériences à éviter : si je refais un jour ce tour, je resterai sur la rive gauche…

Heureusement, mon humeur va instantanément s'améliorer devant la beauté automnale du bois qui surplombe la Seine entre Samoreau et Samois. Ce dernier village apparaît lui-même comme ayant beaucoup de charme, et c'est sans doute pour cela que de nombreux habitants de péniche ont choisi de s'ancrer ici. Je continue de longer la Seine sur un large et beau sentier emprunté par le GR 2, où je commence à croiser les premiers promeneurs dominicaux. A 11h20, j'arrive au pont de Fontaine le Port, où le GR 2 repasse sur la rive droite de la Seine. Il emprunte un étroit sentier en balcon au dessus de la voie ferrée, bien exposé au sud et donc au soleil, avec la vue qui porte loin ; je me sens bien, je commence à m'échauffer, j'avale les distances avec plaisir, je ne croise absolument personne. A l'approche de Chartrettes, le sentier arrive à une petite route goudronnée que je redescends jusqu'au bord de Seine, où je reprends un chemin qui traverse un parc public jusqu'aux écluses.

Il est midi et j'ai faim, je m'arrête dans ce parc pour faire un picnic. Il fait 14,4°C, je tombe la micropolaire. Je me rends compte que j'ai exagéré dans la MUL-attitude concernant la bouffe, et je ne me sens pas rassasié en repartant. Avec l'idée de compléter mon repas et mes réserves, je traverse les écluses et pars tout droit vers le sud à travers Bois-le-Roi. Heureusement, j'arrive au centre du village à 12h45, où je trouve ouvertes en ce dimanche une boulangerie et une superette. J'achète dans cette dernière un cake aux fruits et une tablette de chocolat, je croque la moitié de celle-ci et je repars vers le sud-ouest, en direction de la forêt.

Je croise la route de Bourgogne à 13h et j'emprunte alors le sentier balisé n°12, qui trace des sinuosités entre les pistes forestières rectilignes, et j'aborde bientôt les premières buttes de grès qui se succèdent jusqu'au Mont Saint-Germain. A 13h54, j'arrive à la jonction du sentier4-nord, au sommet des Rochers St-Germain d'où la vue surplombe l'Hippodrome de la Salle. J'emprunte le sentier 4 vers l'ouest, c'est désormais le jeu typique de « Bleau » de progresser au milieu des magnifiques chaos de blocs de grès. Je vais voir la grotte aux Cristaux (bof : cachées derrière une grille, les roses des sables du plafond de la grotte ont été presque tous mutilées par des générations de touristes) avant de perdre du temps à trouver la fontaine Maria, où m'attend une autre déception : il n'y a pas d'eau qui coule, seulement une flaque où pourrissent les feuilles mortes. Après mon erreur sur la bouffe, je prends la mesure de ma deuxième erreur : ma bouteille d'un litre (remplie à Bois-le-Roi pour la dernière fois et maintenant bien entamée) est clairement insuffisante pour la situation… Quand je pense que j'ai hésité à prendre ma poche de deux litres avec pipette !
A 14h20, je traverse la Route Ronde (D142 E) pour adopter le sentier n°5 qui va chevaucher les Rochers Cuvier-Chatillon. Je m'amuse, je perds la notion du temps, tout va bien, il ne reste rien de mes soucis de la semaine. Arrivé à l'extrémité ouest des rochers, je tombe sur le grand parking à cheval sur la Nationale 7, plein de gens et de voitures… Pour fuir tout ce monde j'emprunte vers le sud la bien nommée route de la Solitude, et effectivement très vite il n'y a plus personne. Mais alors, je commence à commettre ma troisième erreur, dont je me rendrai compte deux heures plus tard.

Je retrouve des promeneurs en arrivant au chaos de l'Envers d'Apremont, que je traverse par le sentier 6 jusqu'aux Platières d'Apremont. J'arrive à la route de la Gorge aux néfliers à 16h10 et je me pose alors la question de l'endroit où je camperai quand la nuit tombera, et surtout, de l'endroit où je pourrai trouver de l'eau. Sur ma carte, je vois qu'au lieu-dit Franchard, deux points d'eau sont indiqués ; comme c'est aussi un parking, j'imagine donc que je pourrai trouver de l'eau là-bas, et je pars, d'abord par la route du Cul de chaudron, puis tout droit vers le sud par la route du Fourneau David. Je commence à être fatigué, donc je me dis que faire le plein d'eau et prendre le temps de trouver un emplacement pour la nuit seront bienvenus. J'arrive à Franchard à 16h40, et si je ne suis pas déçu par le paysage (il s'agit d'un ancien ermitage où se trouve le monument commémorant la création de l'Union mondiale de la nature ici même en octobre 1948), je suis très déçu par les « points d'eau » marqués par l'IGN sur la Top 25 : l'un est un puit antique et asséché, enfermé dans des murs et des grilles, l'autre est peut-être une source mais dont l'accès a aussi été fermé par une grille… Je me renseigne un peu, mais personne ne connaît de point d'eau ; j'essaye de faire la manche auprès des voitures stationnées là, mais mon butin est maigre : je récupère un demi-litre d'eau. Alors je me rends compte que j'aurai dû depuis bien avant m'orienter vers un des villages périphériques à la forêt, comme Barbizon ou Macherin, afin de ne pas me retrouver dans cette situation.

Tant pis, je fais de l'auto-stop à 17h sur la D301 puis sur la D409, et ça ne marche pas mal : à 17h20 je me retrouve à Arbonne-la-forêt, je remplis mes bouteilles au centre de loisirs d'Air France, et je repars dans la forêt à 17h30, en empruntant la route de Corne-Biche. Quand je m'arrête, à 17h50, il commence à faire nuit et il fait 14,5°C. Je trouve un endroit planqué dans les fougères, je monte mon abri, j'étends mon matelas et je m'allonge dans mon sac de couchage en prenant la mesure de ma fatigue ! Mais je n'ai pas commis que des erreurs, j'ai aussi eu une bonne idée en prenant le train ce matin : j'ai acheté pour la première fois depuis 25 ans Montagnes Magazine, en pensant que la nuit tomberait tôt et que la soirée serait longue… Alors, en attendant de préparer mon dîner, je me plonge dans le magazine. Puis je dîne de pâtes chinoises instantanées et de la moitié de mon cake aux fruits, avant de m'installer pour dormir.

Comme prévu par la météo, il a plu toute la nuit. Après le petit déjeuner et le pliage du camp, je démarre à 7h45 sous la pluie ; il fait 11,4°C. Je poursuis la route de Corne-Biche vers l'est par la route d'Occident, avant d'obliquer vers le sud par la route du Liteau, où je retrouve le TMF, qui traverse le Rocher de Corne-Biche, avant de rejoindre le Rocher de la Reine. Cette Platière est originale car à la différence des autres elle n'est pas couverte d'arbres mais plutôt de buissons ; je patauge dans les flaques ou glisse sur les plaques de grès mouillées. Je suis le sentier TMF vers l'ouest jusqu'au chemin de l'Auberge avec lequel je descends jusqu'au Bois Rond où j'arrive à 8h45 à la jonction avec le GR 1. Suivant celui-ci je traverse la route D64 puis longe l'autoroute du soleil avant de la traverser puis de rejoindre le circuit des 25 bosses que j'ai découvert en 2007 grâce à notre camarade du forum c_moi_yves. J'escalade cinq des bosses en allant vers le sud. Il est 10h quand je quitte le circuit par le chemin des Béorlots vers l'est. Quand j'arrive à la D64, à l'entrée d'Achères-la-Forêt, il a cessé de pleuvoir. Je vais au centre de ce joli village pour chercher de l'eau ; heureusement une bonne âme me donne accès au robinet de son jardin, puis je repars vers le nord-est pour franchir à 11h l'autoroute par le pont qui dessert l'aire d'Achères.

Je retourne dans la forêt au carrefour du Poteau rouge. Mon idée est alors de longer l'orée de la forêt pour aller au village de Recloses puis de suivre les alignements de rochers. Mais je change d'idée en empruntant la route du Taureau qui est un chemin extrêmement boueux : je découvre que je me fatigue beaucoup dans la boue et qu'un genou me fait mal ; je me dis que j'avancerai trop lentement si je n'emprunte pas des chemins plus « solides ». Or, à 11h25 je tombe sur la route des Barnolets, qui est une piste qui a un double avantage : d'une part elle est « sèche », et d'autre part elle forme une trouée assez large dans la forêt pour que le soleil qui commence à pointer vienne frapper la piste, et donc me réchauffer… Après 3 heures de marche sous la pluie, je n'y résiste pas ! Le confort est tel que je vais faire tout le contraire de ce que j'aurais imaginé : je vais suivre la ligne droite de la route des Barnolets pendant 8,4 kilomètres…Au beau milieu je ferai mon picnic de midi, pendant lequel croisera ma route le premier promeneur vu depuis mon départ ce matin : un cavalier avec un magnifique cheval blanc et un non moins magnifique chien noir.

Je quitte la route des Barnolets à 13h10, au carrefour des naturalistes, où je grimpe par le sentier n°11 au Rocher des Etroitures ; mais là, en zigzagant entre les blocs, plus question de s'amuser : je ressens une violente douleur au genou au point que je me demande si je vais pouvoir terminer ma rando à pied ! Alors je décide de redescendre sur des chemins plats, et j'emprunte la D58 vers le sud pour prendre ensuite le chemin de la Grande Vallée vers l'est. Ouf, je suis soulagé, le genou me pince, mais je peux marcher tant que c'est plat. Heureusement, le chemin n'est pas monotone car il monte, descend et tourne doucement, dans un bel environnement. Il n'est pas tout à fait 15h quand j'arrive à la D148, à proximité de la chapelle de Tadeusz Kosciuszko à laquelle je jette un œil curieux : qui est le personnage à qui est dédié cette chapelle ? J'avoue mon ignorance, que je comble à l'instant grâce à Internet (http://www.montigny-asme.com/bulle-1997/bul-02g.htm) : il s'agit d'un héros de la lutte indépendantiste polonaise qui fut l'ami de La Fayette et sauva le village voisin du pillage par les « Cosaques » lors de l'invasion de 1814. Le personnage est véritablement fascinant ; j'apprends à l'occasion que le frère de ce héros est à l'origine d'une dynastie politique française (qui va du PC à l'UMP !) dont est issue l'actuelle secrétaire d'état à l'écologie ! Comme quoi on peut s'instruire grâce à la MUL…

Je descends ensuite la D148 jusqu'à la station d'épuration de Sorques, afin d'emprunter le sentier qui suit la rive gauche du Loing et fait le tour d'une réserve ornithologique. Le changement de paysage me fait un peu oublier ma fatigue ; après les pins et les chênes de la forêt, je me trouve dans les saules et les marais. Je sors de la réserve par la route du Bornage que je suis vers le nord-est tandis qu'il recommence à pleuvoir par intermittence, je traverse la D104 près de la maison forestière de la Garenne Gros Bois, puis passe sous la voie ferrée, avant de faire une pause à la fois au soleil et sous une petite pluie. Il est 16h20, je sais maintenant que je ne vais pas rater le train du retour qui me permettra de rejoindre Paris à temps pour « boire un verre light » avec des MULs que je ne connais pas.

Le dernier segment passe par la route de la Plaine rayonnée, puis le chemin de Veneux qui enjambe l'aqueduc de la Vanne avant de bifurquer pour traverser la N6, et entrer dans le village de Moret sur Loing sous un bel arc en ciel. Au passage, j'achète une orange et une boite de biscuits chez un épicier pas souriant, puis je débouche à la gare au milieu des citadins. Il est 17h10, et je découvre que je n'avais pas les bons horaires : par chance, le prochain train pour Paris est à 17h45. J'ai le temps de me changer et de prendre mon goûter. J'en ai plein les pattes.
Le soir-même, comme j'ai raté la rencontre avec les autres MULs (https://www.randonner-leger.org/forum/v … hp?id=7319), j'ai le temps de calculer grâce à google earth mon trajet : j'ai fait exactement 39 km chaque jour, en marchant un peu moins d'une dizaine d'heures (pauses comprises) chaque fois. Tout le reste de la semaine, je ressentirai des courbatures dont il me reste des traces à l'heure ou j'écris…

[edit: précision sur l'union mondiale "de la nature"]

Dernière modification par jeronimo (15-11-2008 18:26:57)

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#2 01-11-2008 22:28:49

jeronimo
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

L'une des raisons de cette sortie est que j'avais plein de nouveau matos à découvrir et tester :

-    le sac à dos Jam 1 acheté d'occase à Beanael ; 600g ; chargé à 5kg, rien à redire sur les bretelles, qui sont moins confortables que celles du Jam 2, mais qui ont fait l'affaire ; j'ai enlevé le dos de mousse, car j'ai mis mon Z-lite comme armature à l'intérieur : mais ce n'est pas très confortable de faire cela, car le sac est alors moins galbé. En fait, je suis globalement satisfait de cet achat, avec deux bémols : d'une part est que les poches filets latérales ne ferment pas bien, car leur élastique « baille » (quand le sac était couché dans le train, les choses qui étaient dans les poches tombaient) ; d'autre part il faut que je revoie l'imperméabilité, en particulier celle du dos, qui était mouillé à la fin du 2e jour, sans que je puisse dire si ça venait de ma transpiration ou de la pluie.

-    les bâtons Raidlight Trail Poles achetés d'occase à Jullian ; 235g la paire ; je suis très content des ces bâtons que leur légèreté rend supportables à bout de bras une journée entière ; comme ils sont légèrement flexibles, on a l'impression de pouvoir les utiliser comme ressorts dans certains cas ; par ailleurs, en les accolant à l'aide de leurs élastiques de rangement, ils font un mat satisfaisant pour l'abri.

-    un pullover micropolaire Patagonia Capilène 4 (soldes) ; 240g en taille L ; porté le matin et le soir du premier jour, par-dessus ma Carline Thermal Plus ML sans zip ; a parfaitement convenu pour apporter la chaleur requise, soit en dynamique à 6°C, soit en statique à 11-12°C.

-    un pullover imper-respi Vertical Manda MP+ (soldes); 240g; le premier jour il ne m'a servi que de coupe-vent lors des pauses ; le deuxième jour je ne l'ai pas quitté : il est resté imper après trois heures de pluie, y compris aux épaules sous les bretelles du sac à dos, et il est resté sec malgré ma transpiration (modérée vu qu'il ne faisait pas chaud) le reste du temps. Sous la pluie, j'ai apprécié les zip des bas de manche, qui me permettaient d'utiliser les manches comme des sortes de mitaines. Je suis très content de cet imper, qui est coupé dans un tissu beaucoup plus épais et apparemment plus costaud que mon autre imper en MP+ , le Top Raidlight (il est vrai 100g plus léger). Pour protéger les jambes, j'avais mon pantalon Montane Featherlight, qui est resté imper sous la pluie, la seule limite étant que sous la pression des branches gorgées d'eau des buissons que je traversais, l'eau a parfois percé aux genoux (mais comme j'étais en short dessous, ça a séché très vite).

-    des guêtres Integral Designs eVENT Shortie Gaiters (acheté par correspondance aux USA) ; 60g la paire ; je ne peux encore rien en dire, car elles ne m'ont servi à rien dans les conditions que j'ai eues ; en effet le pantalon Montane descendait assez bas sur mes chaussures qui sont des « mid » ; il s'agit des Lafuma Raid Active OT (OT pour Outdry, une technologie Lafuma qui remplace le goretex) ; c'étaient la deuxième fois que je portais ces dernières : rien à redire sur leur imperméabilité (testée sous la pluie, dans les flaques, dans les herbes et les buissons mouillés), en revanche je me demande si mon mal de genou vient d'elles (à vérifier sur la durée).

-    un abri MSR Twin Sisters (acheté par correspondance aux USA) ; 860g avec7 sardines UL DK ; évidemment, c'était overkill d'utiliser cet abri pour deux personnes, typé pour la haute montagne voire la neige, dans une forêt de banlieue par une nuit où la température n'est pas tombée en dessous de 10°C… Mais bon, il fallait bien que je le teste et je n'avais pas ma douce pour vérifier le confort ! Rien à redire, il a plu toute la nuit et il n'a pas percé, j'ai campé sur une terre bien meuble et humide, et beaucoup de condensation s'est formée sur la paroi interne. Ah, si, une chose : on pourrait croire que la couleur orange serait « flashy » et peu discrète… Et bien, plantez un Twin Sisters au milieu des fougères en automne et vous risquez de ne plus le retrouver!

-    un Sursac thermique sans capuche Quechua ; 470g et 20€ à l'achat ; j'étais très curieux de voir si ce sursac pouvait servir de sac de couchage : mission accomplie ! De peur d'avoir froid, je me suis couché dans un plaid en polaire (400g !) et avec ma micropolaire, outre un bonnet sur la tête ; j'ai eu assez vite trop chaud et j'ai enlevé la micropolaire ; j'ai passé le reste de la nuit à la limite d'avoir trop chaud, mais pas au point que ce soit désagréable ! Je rappelle que la température interne dans l'abri fermé n'est pas descendue sous 11°C. La prochaine fois, je teste avec un sac à viande en soie à la place du plaid.

-    un réchaud Esbit ; oui, je sais, c'est un sacrilège en territoire de zélotes du P3RS ! Mais j'avais une idée bien précise en tête. Lors de la sortie Vosgienne de mars dernier, à moins 5°C personne n'utilisait le P3RS, et les réchauds à gaz avaient bien du mal à fonctionner sans la proximité du bon feu allumé par Eraz. Or, j'ai un projet dont je parlerai quand il sera plus mûr, et veux me familiariser avec l'alcool solidifié de l'esbit (en gros, pour qu'il fasse le boulot du feu d'Eraz). Bon, rien de nouveau, une pastille chauffe jusqu'au point de frémissement un quart en alu de 400 ml rempli à 300ml (parfait pour le thé ou le chocolat du matin), et il faut deux pastilles pour arriver à l'ébullition utilisée pour mon bol de pâtes chinoises.

Voili voilou, je ne sais pas trop si tout ça vous apprendra des choses, mais moi je suis content et d'avoir testé mon petit matos, et d'avoir découvert des coins où j'aurai envie de retourner. Partant cette fois pour une sortie avec des MULs, bien sûr.

[Edit: orthographe]

Dernière modification par jeronimo (15-11-2008 18:27:40)

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#3 01-11-2008 23:38:17

waluyo
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

Coucou Jeronimo. smile

Un p'tit récit sympathique! Dommage qu'il manque encore quelques photos pour égayer cela... mais je crois que c'est pas trop ton truc. big_smile



Un truc qui m'a cependant fait grimpé au plafond encore une fois:

jeronimo a écrit :

Lors de la sortie Vosgienne de mars dernier, à moins 5°C personne n'utilisait le P3RS

Si mes souvenirs sont bons, nous étions au moins 2 à l'utiliser (Tétard et moi-même). Je n'ai pas noté de dysfonctionnement particulier...

J'ai souvent utilisé le P3RS en hiver, par température négative... => AUCUN problème pour chauffer de l'eau. Je n'ai pas trouvé la surconsommation excessive par rapport à une utilisation par température clémentes (à partir du moment où l'on est capable de trouver de l'eau à l'état liquide).
Ca se complique seulement lorsque l'on est obligé de faire fondre de la neige.

J'en parlais ici: https://www.randonner-leger.org/forum/v … 305#p61305


Xavier

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#4 02-11-2008 10:36:48

fab05
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

j'aime bien lire ce type de récit détaillé d'un vécu. Le passage sur les chasseurs m'a fait bondir d'un mètre : des viandards qui s'accaparent la nature pour tuer des animaux, (et de façon déloyale) pour le plaisir mais qui en plus empiètent scandaleusement (et dangereusement) sur la liberté des autres, du randonneur respectueux qui n'a plus qu'à dégager !!!!. Ce n'est pas un cas isolé. Bon je ferme la parenthèse car ce sujet me ferait écrire un livre...
Sinon c'est vrai qu'une petite carte et des images ça serait bien avec le récit.

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#5 02-11-2008 10:56:25

urbanlog
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

Super récit, surtout pour moi qui n'arrive pas à écrire 10 lignes d'une relation de voyage... tongue

fab05 a écrit :

Les chasseurs m'a fait bondir d'un mètre : des viandards qui s'accaparent la nature pour tuer des animaux, (et de façon déloyale) pour le plaisir mais qui en plus empiètent scandaleusement (et dangereusement) sur la liberté des autres, du randonneur respectueux qui n'a plus qu'à dégager !!!!. Ce n'est pas un cas isolé.

Camarade MUL, ne serais tu pas un poil excessif? Je ne suis pas chasseur, ne l'ai jamais été, et je ne me vois pas tirer sur un être vivant, sauf peut être en cas de légitime défense évidente...
Certes, Tu as dû avoir des expériences incontestablement désagréables. Pour ma part, j'ai toujours eu, comme marcheur, d'excellents rapports avec les chasseurs croisés, de tous types de chasses (beaucoup beaucoup de chasseurs à courre ou à pieds, dans le val de Loire entre autre). Beaucoup sont des gens parfaitement responsables et c'est une activité indispensable à la régulation des espèces, sans prédateur autre que l'homme. Je marche depuis 35 ans environ, et je constate année après année la croissance du gibier; il y a 20 ans, c'etait exceptionnel de rencontrer le gros gibier, chevreuil, biche, cerf, sanglier; à présent ne pas en rencontrer est presque exceptionnel. Je ne te parle même pas du petit gibier, lapin, lièvre etc... là revenir bredouille de la chasse relève de l'exploit...

Notre ami [jeronimo] est tombé sur de sales cons, pas de bol, mais c'est loin d'être la règle.


"N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît." (Henry de Monfreid)
"l'homme n'est ni grand ni petit, il a la taille de ceux qu'il sait aimer et respecter" Bernardini, "I Muvrini"
http://itinerances.blog.free.fr/

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#6 02-11-2008 11:08:11

SpySNL
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

Merci Jéronimo de nous poster un vrai livre sur ta sortie et tes expériences ! wink

Tu as piqué ma curiosité avec ton histoire d'utiliser la flexibilité des Trail Poles comme ressort... moi je trouvait ça fragile, j'aurai pas osé mettre mon poids dessus (et je suis pas lourd !). Tu peux nous en dire plus ?


fab05 a écrit :

j'aime bien lire ce type de récit détaillé d'un vécu. Le passage sur les chasseurs m'a fait bondir d'un mètre : des viandards qui s'accaparent la nature pour tuer des animaux, (et de façon déloyale) pour le plaisir mais qui en plus empiètent scandaleusement (et dangereusement) sur la liberté des autres, du randonneur respectueux qui n'a plus qu'à dégager !!!!. Ce n'est pas un cas isolé. Bon je ferme la parenthèse car ce sujet me ferait écrire un livre...
Sinon c'est vrai qu'une petite carte et des images ça serait bien avec le récit.

Même si rien n'excuse ni ne justifie d'être désagréable, insultant ou pire menaçant, je pense que les chasseurs ont un rôle utile à jouer lorsqu'il s'agit de battues au sanglier. Dans ma région (Vosges dans le Bas-Rhin), il y a une prolifération de sangliers qui sont très nombreux et causent beaucoup de dégâts (terrains habités, cultures, accidents de la route etc...). Ils sont obligés par l'état de réguler cette sur-population. [en plus le sanglier c'est trop bon avec des marrons et des champigons !! big_smile]

Je me suis aussi déjà énervé contre le comportement inadmissible de certains individus, mais il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain: [On avait un sujet dédié, je ne le retrouve pas sad ]

EDIT: Grilled by urbanlog. Je rajouterai tout de même que j'ai l'impression que la proportion de cons est légèrement supérieure chez les chasseurs que dans la moyenne de la population... tongue

Dernière modification par SpySNL (02-11-2008 11:10:20)

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#7 02-11-2008 13:02:32

thierry
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

Super ton récit. Merci pour le bon moment que tu m'as procuré par sa lecture. Concernant la chasse et les chasseurs, je me permets de mettre mon grain de sel.

D'abord un peu provocateur mais cela résume ma pensée :

Prenez un con, mettez-lui un fusil entre les mains ... il devient rarement moins con. Ce qui est certain c'est qu'en plus sa capacité de nuisance et de visibilité (au propre et au figuré) augmente fortement quand on fréquente les mêmes endroits que lui.

La démonstration fonctionne également avec un quad, un jet-ski, un 4x4, une canne à pêche et même cela m'est arrivé de le constater à de nombreuses reprises avec un sac à dos ! Ce qui ne veut pas dire que tous les randonneurs ... lol lol

Plus sérieux, les chasseurs de gros gibiers et les randonneurs font rarement bon ménage et surtout depuis que la réglementation les a sensibilisés aux risques de leur activité et les oblige à prendre un certain nombre de mesures de sécurité : gilets fluos, panneaux pour les automobilistes, rubalises ...
Ils sont donc particulièrement nerveux avec les intrus que sont les randonneurs qui le plus souvent sont pour eux des "étrangers".

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#8 02-11-2008 14:15:56

jeronimo
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

Je suis très fier de moi, je viens d'insérer ma première image dans le forum!

Bleau20081026-27.jpg

Voici donc le trajet: parti du confluent à droite en bas, descente de la Seine vers le nord, puis vers le sud-ouest dans la forêt. L'interruption correspond au bout d'auto-stop. Ca recommence à gauche en bas dans le massif des Trois Pignons, puis ça repart vers l'est pour retourner vers le Loing.

Pour tous ceux qui réclamaient des images, vous n'en aurez pas plus! lol
En effet, je lutte contre la dictature des images et je fais partie du FCRL!

Comment ça, bandes d'ignares, vous ne connaissez pas le Front Clandestin de Restauration des Lettres?
C'est un groupuscule confidentiel qui s'autodétruira quelques secondes après votre lecture... C'est ça le pouvoir des mots!

Tout ce verbiage, c'est pour masquer que je suis aussi nul en photo qu'en codage informatique... Et j'ai du mal à rivaliser avec le trop grand nombre sur ce forum d'excellents photographes qui sont de grands sportifs, d'autant plus que j'ai perdu mon appareil photo cet été lors de ma HRA et que je n'ai plus de sous après tous ces achats de matos MUL!

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#9 02-11-2008 14:22:12

jeronimo
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

waluyo a écrit :

Un truc qui m'a cependant fait grimpé au plafond encore une fois:

jeronimo a écrit :

Lors de la sortie Vosgienne de mars dernier, à moins 5°C personne n'utilisait le P3RS

[...]
Ca se complique seulement lorsque l'on est obligé de faire fondre de la neige.

Salut Wal',
en fait c'est exactement ça qui m'intéresse: comment faire fondre de la neige avec mon réchaud à gaz quand il fait trop froid pour que le gaz se vaporise? En gros ma question c'est: avec quoi je vais réchauffer ma cartouche par -10°C/-15°C à plus de 6000 m d'altitude? Si tu me dis qu'un P3RS ça le fait aussi bien qu'un Esbit, je m'y mets!

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#10 02-11-2008 14:37:29

jeronimo
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

urbanlog a écrit :

Notre ami [jeronimo] est tombé sur de sales cons, pas de bol, mais c'est loin d'être la règle.

Ah, la chasse, avec ça on est sûr de déchaîner les passions sur le forum... smile

En fait il n'y a aucune raison qu'il y ait plus de cons chez les chasseurs que chez les MULs wink. Je vous renvoie à des discussions sur notre forum où certains se comportaient mal... sad Le problème le plus visible, c'est le fusil: un con avec un fusil c'est évidemment un grand danger pour tout le monde.

Un problème moins visible mais plus général, c'est la coexistence d'usages contradictoires des mêmes espaces: comment faire pour que les chasseurs aient droit à leur plaisir sans priver les autres usagers de leur plaisir? Regardez la taille du Bois de champagne: pourquoi autoriser une battue aux sangliers un beau dimanche ensoleillé dans une forêt de banlieue traversée par un GR, sans mettre en place un système de signalisation sur le GR pour dire qu'il est hors d'usage ce jour-là? Evidemment, ça implique que les usagers qui savent qu'ils vont priver d'autres usagers de leur "droit" ce jour-là s'en préoccupent...

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#11 02-11-2008 14:46:42

jeronimo
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

SpySNL a écrit :

Tu as piqué ma curiosité avec ton histoire d'utiliser la flexibilité des Trail Poles comme ressort... moi je trouvait ça fragile, j'aurai pas osé mettre mon poids dessus (et je suis pas lourd !). Tu peux nous en dire plus ?

Je crois que pour se rendre compte de ça, il faut être bien parti, marcher d'un bon pas et y aller franchement dans le mouvement d'appui sur les bâtons, un peu comme dans le pas classique en ski de fond: c'est alors qu'on se rend compte de ce léger effet ressort. Mais peut-être qu'en fait ça n'apporte rien comme énergie à la marche et que c'est juste mon imagination! Quant à la solidité, je te dirai à l'usage...

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#12 02-11-2008 14:59:49

waluyo
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

Alors, je ne peux pas vraiment t'aider, car je n'utilise plus de réchaud à gaz depuis que je fréquente ce forum... Je jongle depuis 2 ans entre réchaud à bois, réchaud à alcool, et feux de bois...

Mais et ce qu'un sytème de support + bougie à placer sous la bonbonne ne pourrait pas convenir?   (voir la photo du lien que j'ai posté un peu plus haut...)
Est-ce trop dangereux ?  (Essaye peut être avec une conserve plus large -pour plus de stabilité- et plus haute -pour ne pas chauffer trop fort la cartouche-).

Je n'ai encore jamais utilisé l'esbit en conditions (pourtant Patrick m'en a filé 2 tablettes, mais je les réserve pour les situations d'urgences, pour allumer mon réchaud à bois, ou un feu...), mais d'après les retours sur ce forum, ca me parait pas génial génial pour chauffer de l'eau... ("flamme froide").
J'ai l'impression que le réchaud à alcool est BEAUCOUP plus efficace.

Si l'on peut se recharger souvent en alcool, je pense que le réchaud à alcool est à considérer... Il marche bien.
Je n'ai jamais eu de problème pour faire fondre de la neige ...  C'est peut être plus long, mais c'est surtout que la sur-consommation est excessive!!!

Bon, par contre, ce dont tu parles n'a rien à voir avec ce que j'ai pu expérimenter... 
Mon P3RS, je ne l'ai jamais emmené au delà de 2900m. C'était au taillefer au taillefer. Neige à faire fondre. Weekend de 2 jours à deux personnes: 45cl quand même !!!! hmm

à 6000m, c'est quand même autre chose....!!!

Je pense que là, faut faire tout de même attention... On ne peut pas se permettre d'être trop MUL. Surtout si c'est une première expérience (?).
J'irais voir dans les forums de d'alpinisme... Mais je crois que la quasi-totalité utilisent des réchaud à essence (lourd) et des réchaud à gaz (considérés ici MUL)


Xavier

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#13 02-11-2008 15:26:12

jeronimo
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

Je suis juste en train de réfléchir; j'ai déjà pensé à la bougie chauffe-plat (ou autre).
En fait il faudrait que je teste aussi bien la tenue matérielle, la fiabilité de l'allumage (vaporisation de l'alcool par grand froid et basse pression), la facilité de manipulation avec de gros gants, etc. Utiliser l'Esbit ce n'était que commencer à me familiariser avec autre chose que le réchaud à gaz. A priori je voudrais éviter de me trimballer un réchaud à essence, c'est super lourd ces trucs-là. Mais bon, je ne suis encore fixé sur rien. Si on refait une sortie hivernale ça sera l'occasion de faire des essais.
Amitiés

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#14 02-11-2008 16:51:58

fab05
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

SpySNL a écrit :

Dans ma région (Vosges dans le Bas-Rhin), il y a une prolifération de sangliers qui sont très nombreux et causent beaucoup de dégâts (terrains habités, cultures, accidents de la route etc...). Ils sont obligés par l'état de réguler cette sur-population. [en plus le sanglier c'est trop bon avec des marrons et des champigons !! big_smile]

Justement, tout le monde sait maintenant que ces surpopulations sont induites par la chasse qui a relâché du gibier d'élevage, en particulier "les cochongliers" qui font plus de petits (et même nourris en cachette illégalement comme j'ai pu le voir). Tout le monde se plaignant alors, les sauveurs arrivent fusil à la main et sourire aux lèvres pour "réguler" tout ça. La boucle est bouclée. Tout le monde croit alors à l'utilité de la chasse qui essaie bien de se justifier par tous les moyens... Il ne faut pas être dupe quand les sociétés de chasse justifient leur utilité dans la nature c'est dans le seul but de tuer et de tuer toujours plus et le plus longtemps possible dans l'année d'où leur intérêt à ce qu'un maximum d'animaux soient nuisibles (alors que l'on sait qu'aucun ne peut l'être dans une nature qu'on laisse tranquille). Le pire c'est que c'est une catastrophe pour la nature car tous ces gibiers font, en se croisant avec les souches naturelles, disparaître les souches génétiques sauvages.
Allons ouvrons les yeux, tout ce qui reste dans les lambeaux de nature, est tiré comme du ball trap. (je pense aux faisans qui n'ont pas encore compris qu'il fallait fuir et non rester au bord des routes à 2 m (animal chair à canon typique introduit pour l'occasion et qui n'a rien à faire dans notre nature).
La vraie régulation possible serait faite par les prédateurs sauvages que les chasseurs ont éliminés pour se substituer à eux. Si les animaux manquent, on devrait arrêter de les chasser comme le tetra, lagopède, et plein d'autres oiseaux qui sont tirés dans notre ciel alors qu'ils sont protégés partout chez nos voisins (par les justes réalités scientifiques). Et si il y en a trop on devrait arrêter de lâcher ! On voit bien qu'il n'y a aucune gestion du tout.
Pour la surpopulation de nuisibles, je ne vois que les chasseurs dont le nombre fait de la France et de très loin le plus grand pays de viandards d'Europe avec 1,4 millions (5 fois plus qu'en Allemagne par ex).
Pour finir, je serais le premier à chasser pour me nourrir s'il le fallait comme certaines tribus encore mais comment peut-on encore appeler chasse le loisir d'aller tuer des êtres vivants sensibles pour le plaisir avec 4X4, fusil à lunettes, oreillettes, battues avec cabots autour d'un bosquet....et en emmerdant (ou tuant, ne riez pas les accidents sont très fréquents) tous les autres utilisateurs de la nature comme les randonneurs qui n'ont pas besoin de créer un parti politique pour aller marcher. Rien que ce dernier argument devrait primer tout débat...

Je sais bien que ce sujet peut vite déraper, il ne doit pas devenir tabou pour autant.  Je vous invite à aller visiter le site du ROC (et à y adhérer) pour connaître enfin d'autres sons de cloche sur les vraies réalités de la chasse.

Dernière modification par fab05 (02-11-2008 16:58:30)

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#15 02-11-2008 16:57:05

urbanlog
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

Bonjour
bon, c'est un peu comme les corrida, y a les "pour", les "contre" et les "je m'en fous"   tongue


"N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît." (Henry de Monfreid)
"l'homme n'est ni grand ni petit, il a la taille de ceux qu'il sait aimer et respecter" Bernardini, "I Muvrini"
http://itinerances.blog.free.fr/

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#16 02-11-2008 17:03:17

fab05
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

urbanlog a écrit :

Bonjour
bon, c'est un peu comme les corrida, y a les "pour", les "contre" et les "je m'en fous"   tongue

Oui, le vrai problème c'est les "je m'en fous" dont le nombre rend négligeable celui des deux premières catégories, sinon il se pourrait fort bien que la chasse serait déjà abolie (comme l'esclavage ).

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#17 02-11-2008 17:19:59

SpySNL
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

Salut Fab05,

Je me permets quelques remarques par rapport à ton post

fab05 a écrit :

tout le monde sait maintenant que ces surpopulations sont induites par la chasse qui a relâché du gibier d'élevage, en particulier "les cochongliers"

=> Bein non, tout le monde ne le sait pas... Et il me semble que c'est interdit chez nous. Du coup, pourrait tu nous donner tes sources ? J'ai entendu parler de ça, mais pour en avoir vu à moins de 2 mètres, je peux te dire que dans nos forêt ce sont de véritables sangliers qui jouent au motoculteurs...


fab05 a écrit :

on devrait arrêter de les chasser comme le tetra, lagopède, et plein d'autres oiseaux qui sont tirés dans notre ciel alors qu'ils sont protégés partout chez nos voisins

"Le grand Tétras est une espèce strictement protégée en France" dixit la LPO: http://alsace.lpo.fr/index.php?searchwo … ch&Itemid=

"Le Lagopède alpin et le Lagopède des saules sont présents dans tous les pays qui entourent le pôle Nord tandis que le Lagopède à queue blanche, espèce exclusivement nord-américaine se rencontre dans les monts Cascade et les montagnes Rocheuses, dans l'Ouest de l'Amérique du Nord, depuis l'Alaska jusqu'au nord du Nouveau-Mexique."  dixit ce site: http://www.hww.ca/hww2_f.asp?id=64

Donc a priori, pas de risque de voir un chasseur en descendre un en France...


Mais tu as l'air de bien connaitre le sujet malgré tout... Il faut absolument retrouver le fil dédié à la chasse et au chasseurs !!
(HELP: Admins/MoDo ? ou peut-être a-t-il été supprimé car trop polémique ou lieu de dérapages incontrôlés ?)

Dernière modification par SpySNL (02-11-2008 17:20:43)

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#18 02-11-2008 18:15:35

fab05
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

Le grand Tetras, encore heureux qu'il soit protégé, sa fin est proche...
Je voulais parler du tétras lyre ou petit coq de bruyère (que j'ai encore entendu hier) et du lagopède alpin qui sont dans les Alpes en FRANCE bel et bien chassables tout comme le lièvre variable, la perdrix bartavelle et bien d'autres, si c'est pas triste !!!
Pour le Tetra lyre, sa population a dramatiquement chuté à cause des stations de ski (si ça intéresse, je pourrais fournir courbes et chiffres), il est très sensible et menacé, on a fait toute une campagne pour les raquetteurs, qui osent, les méchants, les déranger l'hiver. Donc raison de plus pour le laisser tranquille ...ET BIEN NON, la chasse est possible (le chasseur va vous répondre du style : on ne les dérange pas nous, on les tue...)

Mais je ne veux pas relancer ce sujet à polémique sur ce site que je sens de toute façon plutôt sensible à une nature libre et paisible...

Dernière modification par fab05 (02-11-2008 18:22:52)

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#19 02-11-2008 18:37:46

scal
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

SpySNL a écrit :

Salut Fab05,

fab05 a écrit :

tout le monde sait maintenant que ces surpopulations sont induites par la chasse qui a relâché du gibier d'élevage, en particulier "les cochongliers"

=> Bein non, tout le monde ne le sait pas...

surtout que concernant le sanglier il n'a pas eu besoin de ce genre de coup de main pour
proliférer, il faut plutôt aller rechercher vers l'intensification des cultures comme le maïs par exemple
mais aussi la reconquête forestière  du territoire ; au milieu du 19ème le sanglier avait disparu de pas
mal d'endroits en France

SpySNL a écrit :

"Le grand Tétras est une espèce strictement protégée en France" dixit la LPO:

fab05 parle certainement du tétra Lyre, ici dans la Drôme malgré sa raréfaction il est encore
chassé et même dans le parc du Vercors... et en toute légalité

ceci dit le déclin du tétra Lyre est aussi largement dû à la sur fréquentation des randonneurs...

Dernière modification par scal (02-11-2008 18:39:36)


" L'homme on a dit qu'il était fait de cellules et de sang. Mais en réalité, il est
comme un feuillage. Il faut que le vent passe pour que ça chante " Giono

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#20 02-11-2008 19:41:23

jeronimo
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

J'aurai dû censurer ma rencontre avec les chasseurs, j'aurai dû me rendre compte qu'on ne parlerait que de ça! wink

Ya pas quinquin qui aurait des tuyaux pour l'eau à Bleau?

Dernière modification par jeronimo (02-11-2008 19:41:48)

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#21 02-11-2008 20:40:40

saule
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

de l'eau sur Bleau....c'est pas gagné
Ne te fie surtout pas aux noms donnés à qqs fontaines, elles en portent le nom, mais pas l'eau qui va avec.
Je sais qu' il y a ( en tout cas qu'il y avait) une fontaine au bivouac du Bas Breau, et une autre au parking du Vaudoué
(25 bosses....au mois de juin de cette année, elle n'était pas mise en service).


marche et t'es toi !

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#22 02-11-2008 20:45:34

saule
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

au fait, jerom, sympa ton récit. Comme je suis du coin , jai pu bien visualiser ta rando.
La prochaine fois si tu veux des tuyaux  n'hésites pas


marche et t'es toi !

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#23 02-11-2008 21:01:38

SpySNL
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

jeronimo a écrit :

Je suis juste en train de réfléchir; j'ai déjà pensé à la bougie chauffe-plat (ou autre).
En fait il faudrait que je teste aussi bien la tenue matérielle, la fiabilité de l'allumage (vaporisation de l'alcool par grand froid et basse pression), la facilité de manipulation avec de gros gants, etc. Utiliser l'Esbit ce n'était que commencer à me familiariser avec autre chose que le réchaud à gaz. A priori je voudrais éviter de me trimballer un réchaud à essence, c'est super lourd ces trucs-là. Mais bon, je ne suis encore fixé sur rien. Si on refait une sortie hivernale ça sera l'occasion de faire des essais.
Amitiés

La bougie chauffe-plat ? Comme source de chaleur, ça me parait vraiment léger (oui, donc MUL..... lol).
Sinon, j'avais utilisé une bougie chauffe-plat pour aider à démarrer le Pocket Rocket. Certains soutiennent que ça ne sert à rien, mais j'ai toujours constaté qu'en chauffant la cartouche ça marche bien mieux (et Trekeuse a eu besoins de ma bougie pour démarrer son réchaud aussi) ! [on en a souvent parlé... évidemment, faut pas mettre la cartouche fermée pendant une heure au-dessus de la bougie...]

A cette sortie, je n'avais pas pris le P3RS, car Mike et moi on tournaient au x lyo, à 2 sur un réchaud (donc un rapide calcul sur les 3 jours donnait le Pocket Rocket vainqueur).

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#24 03-11-2008 09:10:46

jeronimo
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

Saule: j'espère bien avoir l'occasion de faire une sortie avec toi et d'autres! J'ai raté celle de septembre, mais j'attends les suivantes...

Spy: la bougie chauffe-plat ça serait justement pour réchauffer la cartouche, pas pour autre chose...

A+

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#25 03-11-2008 09:52:09

SpySNL
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Re : Octobre à Bleau : un tour MULancolique improvisé de deux jours

jeronimo a écrit :

Spy: la bougie chauffe-plat ça serait justement pour réchauffer la cartouche, pas pour autre chose...

Ouaip, dans ce cas il faudrait trouver un support MUL bien stable: c'est quand même pas très pratique de tenir le réchaud + la popotte au-dessus de la bougie hmm [je crois que Waluyo en avait fait un pour le P3RS, mais c'était pas très efficace...]

En hiver et à deux ça va: ça permet de se réchauffer les mains, et le coéquipier s'occupe de préparer les Lyo, de te gratter le dos, de décapsuler la bière etc... lol

Dernière modification par SpySNL (03-11-2008 09:52:46)

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