#26 13-03-2013 21:26:54

makhno
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

Il y a deux sur la 1ere partie du Gr 65 j'ai abandonné car mon chien s'est fait mordre probablement par un serpent entre St come d'olt et conques ,et il s’affaiblissait de plus en plus.Comme je ne trouvais pas de véto,je suis rentré chez moi.C'est la seule fois fois ou j'ai abandonné en rando,sinon une fois sur un marathon après un claquage  au 13eme km.


Paix dans le monde

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#27 14-03-2013 20:00:13

jeronimo
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

A 6640 mètres d'altitude, soit 300 mètres sous le sommet, j'ai renoncé à finir l'ascension de l'Aconcagua:
https://www.randonner-leger.org/forum/v … p?id=15575

Suivant les conseils des spécialistes de survie, j'avais fixé l'heure à laquelle je devais faire demi-tour pour préserver ma marge de sécurité.
A l'heure dite, j'ai à peine réfléchi et j'ai abandonné.
Je ne l'ai jamais regretté!
Car l'abandon était l'une des issues normales, envisagée depuis le début, et j'ai tellement joui de l'ensemble de cette expérience que je n'ai jamais ressenti de frustrations.
Je me dis juste que si l'occasion se présente, je le tenterai de nouveau...

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#28 14-03-2013 23:11:54

CLeC
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

florencia a écrit :

Au fait que ma santé n’est pas directement en danger, je me doutais qu’il s’agissait simplement d’une disjonction acromio-clavulaire de stade 1 donc bénigne, ne nécessitant pas de soins immédiats.

Oui bon je ne sais pas si tout le monde peut poser ce diagnostic pour savoir si c'est grave ou pas !  wink


4981875N - 0698785E - 1761m

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#29 14-03-2013 23:49:18

florencia
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

Je te l'accorde  smile


Réalisations DIY
_ _ _ _ _ _ _ _ _

"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, essayez la routine… Elle est mortelle !" -Paulo Coelho.

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#30 14-03-2013 23:55:38

xROMUx
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

Et c'est...???

"un <léger> étirement du ligament entre l'acromion et la clavicule", c'est ça? en gros tu t'es fait mal à l'épaule  roll

Dernière modification par xROMUx (14-03-2013 23:58:25)

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#31 15-03-2013 12:29:10

Marion14
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

Ah ben tiens, il tombe à pic ce sujet big_smile

Le projet : Nous sommes partis la semaine dernière en couple, à Tromsø avec un bon équipement. Les températures moyennes du coin en mars sont situées entre 0°C et -8°C environ. Nous avons toutefois des duvets normalement "overkill". Nous disposons d'un réchaud à essence. Nous avons essayé de suivre au mieux les conseils d'équipement lus sur le forum sans trop nous ruiner, et nous avons en tête les conseils et notre "bibliographie" pour la gestion sur place. Pour des questions financières, nous préférons être moins MUL et emporter 2 gros pull/polaires + notre micro doudoune, plutôt que d'investir dans une grosse. L’idée est de faire des petites randonnées en raquettes autour de Tromsø, afin de ne jamais être loin d'un point de chute vue notre inexpérience, et de profiter la nuit des aurores boréales.

Les faits : Nous checkons la météo la veille du départ. Si la semaine dernière, il pleuvait et faisait plusieurs degrés au dessus de zéro, là on nous annonce un -7°C max / -14°C min à l'arrivée, avec 30km/h de vent. Et une baisse de température sur la semaine ; par contre un grand soleil à partir du lendemain et pendant les 3 prochains jours. Après une heure sur place, la barrière psychologique de l'achat d'une doudoune chaude tombe et nous faisons les soldes d'hiver. Toutes façons, une doudoune en promo, c'est le prix d'une nuit d'hôtel là-bas...

En fin d’aprem, nous traversons Tromsø pour planter l’abri quelques centaines de mètres après les dernières maisons, dans les bouleaux et entre deux pistes de ski de fond. C’est la première fois qu’on plante l’abri dans la neige et on est plutôt contents du résultat. La température chute rapidement et nous n’avons pas très chaud malgré notre grosse doudoune. La nuit se passe correctement, même si j’ai froid aux pieds. Au matin, notre thermomètre nous annonce un mini à -18°C. On trouve que ça fait pas mal pour un premier bivouac au frais, mais on est très contents que ça passe !

Nous marchons peu le deuxième jour, dû au temps que nous prend la gestion du bivouac dans la neige ! On met un temps fou à petit dej, refaire les sacs etc. et on ne veut pas s’arrêter tard vu qu’on n’est pas habitués au montage neige. Il fait mauvais : froid, neige dense et vent.

On arrive à un refuge dont on n’a pas la clé, et, vues les fortes bourrasques, on décide d’installer l’abri sous le vent de celui-ci. Cette fois, on creuse une fosse, ce qui nous prend environ 4x plus de temps que sur les vidéos qu’on a visionnées avant de partir !!! Par contre, ça réchauffe big_smile Notre deuxième montage n’est pas une franche réussite, l’abri ne ressemble pas à grand-chose, on n’est pas très fiers. Le vent tourne, et vu la tête de notre abri, on ajoute un mur de neige pour limiter les dégâts big_smile ça tiendra toute la nuit… Les températures chutent mais le ciel se dégage et nous admirons nos premières aurores boréales, dans un environnement sublime et sous un ciel étoilé de toute beauté big_smile big_smile big_smile Au matin, le thermomètre nous livre un -23°C, puis rend l’âme (ou en tous cas sa pile) !

Mon compagnon, déjà patraque la veille, ne se sent vraiment pas très bien. Il a de la fièvre. On refait les sacs et il souhaite malgré tout continuer sous paracétamol... Après plusieurs semaines de préparation et de rêves, et un investissement financier aussi, difficile d’admettre qu’on est malade pour la semaine de vacances… et puis, nous voulons de toute manière redescendre le lendemain, pris « par surprise » par notre importante consommation d’essence pour faire de l’eau… On commence donc à marcher sous une neige dense et de fortes bourrasques de vent. La visibilité est très mauvaise. Au bout de 45 minutes, mon compagnon se sent de plus en plus mal. Nous n'avons pas une grande expérience en orientation, donc la très faible visibilité ne nous arrange pas vraiment. La météo que nous avons prise en arrivant (amélioration et grand soleil), n’est pas vraiment celle que nous constatons… Nous décidons de redescendre par là où nous sommes montés, les bourrasques se transforment en tempête de neige (qui fera la une de l'actualité...) et trouvons difficilement une chambre pour la nuit.

Bilan de la semaine : forte fièvre (tremblements, suées...) et -4kg pour mon compagnon toute la semaine, visite des urgences de Tromsø, antibiotiques ne produisant aucun effet, alité une bonne partie du temps, météo pourrie du lundi au dimanche, retour en France, re-médecin, batterie d’analyses mauvaises, re-médecin ce soir…

Bref, on a eu l’impression de prendre la bonne décision en abandonnant smile Même si on est bien verts...

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#32 15-03-2013 13:04:32

Bison
OpaRando
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

Je dis bravo !

Après plusieurs semaines de préparation et de rêves, et un investissement financier aussi, difficile d’admettre qu’on est malade pour la semaine de vacances…

C'est un piège mortel ...
Mais un piège identifié n'est plus un piège!

La météo que nous avons prise en arrivant (amélioration et grand soleil), n’est pas vraiment celle que nous constatons…

Quand la réalité ne correspond pas à la prévision, il faut abandonner toute confiance en celle-ci ...

Si on dispose des cartes de prévisions, si on sait interprêter le ciel, le vent, la température, la pression (GPS avec alti barométrique et connaissance intime) alors, on peut essayer de comprendre ce qui se passe, voir éventuellement comment "corriger" la prévision.
Mais c'est rarement le cas ...
Alors, il vaut mieux envisager le pire, et prendre les décisions en conséquence, ce que vous avez très bien fait.

Nous n'avons pas une grande expérience en orientation, donc la très faible visibilité ne nous arrange pas vraiment.

Toujours un peu angoissant, le spectre de "se perdre" quand déjà on sent la situation partir en vrille. Faut pas accumuler les soucis.

En résumé :  vous avez réagi comme des pros.

J'espère que ton compagnon n'a rien de grave ...


La balance n'est pas un maître, mais un serviteur

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#33 15-03-2013 13:16:55

Oscar
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

Marante cette discussion et les réactions des uns et des autres.

Ca donne un peu l'impression que certains n'abandonnent qu'en dernier recours, avant une issue fatale !

Personnellement, j'abandonne très souvent. La plupart du temps, ça se traduit par un renoncement à un sommet, une rando écourtée, une modification de parcours, un replis stratégique dans un bistrot. Selon la météo, la forme, le moral des personnes avec lesquelles je suis. Sachant que je préfère modifier un parcours pour rester ensemble plutôt que de voir une partie du groupe abandonner car il ne se sent pas au niveau des autres.

Jamais de regrets. Alors que quand j'étais plus jeune, je voyais cela comme un échec.

Pas plus tard que la semaine dernière, 3 "abandons" sur 6 sorties en ski de rando :

  • Premier jour, on part très tard (16h30). On vise une montée sur un alpage, et éventuellement un petit aller retour à un vague sommet 150 m au dessus. On n'ira pas au sommet. Une belle lumière sur l’alpage, du jour qui décline. On y passe un beau moment à dépeauter en regardant le paysage. Et on redescend .Pour finir à la nuit. Pas de sommet, mais de très belles vues et aucun regret de n'avoir pas galéré de nuit.

  • En milieu de semaine, on tente un sommet supposé facile. Petite erreur d'itinéraire, qui nous conduit sur un passage un peu délicat. Puis, une pente bien raide et gelée pour atteindre le sommet. Malgré les couteaux, mes compagnons sont assez mal à l'aise dans cette pente. On force un peu, pour finalement abandonner à environ 20 m du sommet. Descente délicate au début (pente gelée et raide, il vaut mieux ne pas tomber). On aurait peut être pu aller au sommet, en crampons (que nous n'avions pas) ou à pieds (délicat). On a renoncé 20 m avant, sans aucun regret.

  • Dernière sortie de la semaine. Le temps est très très moyen. La neige aussi. On vise le Croise Baulet, un sommet à 2 têtes : petit Croise Baulet, et le vrai sommet 400 m plus haut, avec un petit col séparant les 2. Une bonne pause au col pour pique niquer en attendant de voir si ça va se dégager, car on n'y voit pas grand chose. On creuse un bon trou pour s'abriter du vent et on casse la croute. Repas fini, la météo reste toujours très très moyenne, et la visibilité également. Renoncement au sommet, on se contentera du Petit Croise Baulet. Sans regrets là non plus.


C'était les 3 abandons de la semaine dernière. Sur 6 sorties...

Sachant que le 2ème jour, on a également modifié l'itinéraire pour faire une combe dans les Aravis plus proche que celle initialement prévue. Et que comme du mauvais temps était annoncé, on est rentré une journée plus tôt sans même essayer de faire quelque chose le dernier jour. Vue la pluie qu'on a essuyée pendant notre trajet de retour, je me dis qu'on a bien fait.

Je ne remonte pas plus avant, car des cas comme ça, j'en ai à la pelle en mémoire.

J'ai aussi souvenir de fois ou, plus jeune, on n'a pas abandonné par fierté et on a eu bien tort. Et là, je regrette de ne pas avoir su renoncer à temps, même si on est allé au sommet dans ces cas là.

Dernière modification par Oscar (15-03-2013 18:44:00)

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#34 15-03-2013 13:22:04

velox
R.I.P
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

J'abandonne jamais, je passe juste au plan B (non, mais...) smile

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#35 15-03-2013 15:26:17

Yno
Suseïa
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

Comme Oscar, une bonne partie de mes "plans ski de rando" ne se passent pas comme prévu initialement; comme dit velox, on passe à l'alternative suivante. En général, c'est quand on a été un peu ambitieux.

Par contre, je n'ai presque jamais employé le terme "abandonner".

En été, c'est moins fréquent et il faut une (et même plusieurs !) bonne raison (si ça passe pas (rare), un horaire de retour à respecter, une grosse soirée la veille, une tempête de neige imprévue, un ami fatigué ...)

Comme OTR, je différencie deux "abandons" : la bonne décision vu les éléments rencontrés, et la flemme de se bouger pour aller au bout de projet.

Autant la première me semble naturelle, autant la seconde ne me plait pas du tout, et en groupe c'est pas toujours facile à gérer (la motivation des gens est parfois aléatoire, fluctuante, imprévisible) et c'est frustrant.


Je lève les yeux vers les hauteurs ...
Débarrassons nous de tout ce qui n'est pas nécessaire. Voyageons légers. [Grand-Pas]

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#36 15-03-2013 16:30:50

makhno
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

je pense que sur une rando de 2-3 jrs ou 1 mois la décision d'abandonner ne sera pas la même.
Quand on a préparé pendant plusieurs semaines un voyage,il est bp plus difficile d'abandonner que si c'est juste pour un week-end,enfin pour moi c'est sur!

Dernière modification par makhno (15-03-2013 16:32:48)


Paix dans le monde

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#37 15-03-2013 18:51:57

Oscar
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

Pas forcément si tu y es mentalement préparé.

Par exemple, la première rando de plusieurs (4) semaines qu'on a fait en famille, sachant qu'on n'avait jamais marché plus de 2 semaines en couple avant, et bien on était prêt à abandonner s'il le fallait, c'est à dire si on n'y prenait pas de plaisir ou bien que ça n'allait pas avec mon fils, dès les premiers signes. Il avait 7 ans à l'époque.

Vers le milieu du parcours, on s'est dit qu'il fallait s'arrêter quelques jours, ce qu'on a fait.

J'avais pris les coordonnées de camping et transports en commun un peu tout le long du parcours. Si on avait abandonné, on serait resté se reposer et randonner en étoile où nous étions.

Dans ma tête, j'étais bien plus dans l'état d'esprit d'abandonner que de forcer coûte que coûte et de dégoûter mon fils.

J'avais aussi du rab en durée, et pas vraiment de destination finale à atteindre, hormis un vague but.

Tout s'est bien passé.

Globalement, je pense que c'est bien plus facile d'abandonner sans regret si tu as préparé des plans "B" et "C", que tu n'investis pas trop dans le parcours visé, et que tu sais écouter ton corps.

On a failli tenter la HRP l'année de la canicule. Si on y était allé, je suis quasi certain qu'on aurait abandonné. Et qu'on ne l'aurait pas regretté.

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#38 15-03-2013 19:13:47

Phil67
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

+1 avec Oscar

La préparation préalable de plans B et C permet non seulement de partir avec l'esprit plus serein mais également d'éviter les tergiversations sur le terrain au plus mauvais moment (voir l'exemple de Jéronimo à 300m du sommet).

La préparation de plans de replis permet également de mieux identifier les risques et de les anticiper plutôt de se focaliser exclusivement sur l'objectif avec le demi-tour (peut-être trop tardif) comme seule alternative.

Déjà constaté à plusieurs fois en groupe dans d'autres activités (même sur plusieurs semaines) : en cas d'imprévu les tensions sur le terrain entre les jusqu'au-boutistes et les plus modérés sont nettement limitées en se mettant d'accord sur les plans de replis avant le départ.


Le contenu de ce message ne reflète pas nécessairement le point de vue de son auteur. wink

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#39 15-03-2013 19:40:17

jeanjacques
.
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

+1 également pour le changement de plan.
En lisant ce fil, j'ai cherché les fois où cela m'est arrivé. Et bien en y repensant, je n'ai jamais abandonné, jamais. Par contre j'ai changé de plan des dizaines de fois. Le résultat est donc le même, mais sur le terrain, abandonné est difficile, changé de plan, beaucoup moins.

Et contrairement à Phil, je suis absolument contre la préparation de ces plans B C D (hormis cas particuliers) car il participe à l'enfermement dans les plans justement.
La capacité d'improvisation est pour moi primordiale. C'est AMHA la base fondamentale de tout. L'improvisation c'est ce qui permet de relier entres elles les connaissances et de former un tout cohérent. Sans improvisation, inutile d'avoir 35 plans, tout le matos du monde et connaitre la carte et l'itinéraire par coeur.
Mais j'évolue la plupart du temps seul, en groupe peut être est ce diffèrent et pour rassurer il est peut être bon de dire "tout va bien mais nous passons au plan B que vous connaissez tous". Mais même dans ce cas, je pense que l'improvisation a le dessus, car la réalité n'est rarement calcable sur le plan, et vice versa.

Edit: précision.

Dernière modification par jeanjacques (15-03-2013 20:19:19)


Super poney

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#40 15-03-2013 20:42:33

kstt
de bonne humeur
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

Est-ce ou non un abandon ... ? Question de point de vue smile
« Réussir, c'est aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme. »  -- Churchill


« Il semble que la perfection soit atteinte non quand il n'y a plus rien à ajouter, mais quand il n'y a plus rien à retrancher. » - Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes

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#41 16-03-2013 09:42:36

Bison
OpaRando
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

La capacité d'improvisation est pour moi primordiale.

Oui, mais l'improvisation sans une bonne information préalable peut réserver de bien mauvaises surprises.
Exemple :  se replier vers une cabane bien indiquée sur la carte ... mais qui n'existe plus sur le terrain.

S'informer correctement sur les "alternatives", éliminer celles pour lesquelles il y a incertitude et rechercher/retenir les solutions sures, cela n'empêche pas l'improvisation en cas de besoin.

Mais avoir une bonne solution dans le coin de sa tête ...  smile


La balance n'est pas un maître, mais un serviteur

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#42 22-03-2013 00:39:43

locololo
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

Salut à tous,

avant c'était un ça passe ou ça casse => beaucoup de chance dans la casse
ensuite ce fut la solution , plan B, variante, repli pour attendre la fin du gros temps
Aujourd'hui après un mauvais hiver , un peu épuisé , je renonce à une sortie jurasienne . Ce sera pour plus tard .
Tain, C'est dur de vieillir

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#43 22-03-2013 10:31:39

ninizone
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

moi j'en rigole encore:
mes débuts en rando, on decide de partir dormir en refuge en chartreuse l'hiver en raquette, les sacs sont lourds et je me suis completement plantée dans le calcul de la distance( euh un carreau ça fait combien 250 m non c'est plutot un cm...)  du coup la nuit tombe et en plus 50 cm de poudreuse a tracer, au bout de 2 heures de galères on decide de faire demi tour d'autant plus que l'on a que 2 frontales pour 4, et que l'on ne connait pas l'itinéraire, résultat un superbe retour à la voiture sous une lune pleine qui met une ambiance fantastique!!!
pas de regret et de belles leçons en matière d'apprentissage de preparation de raid....

après j'ai aussi appris à ne pas me mettre d'objectifs mais des possibilités d'itinéraires lors des randos, donc moins de buts et plus de choix en fonction des conditions et de la forme....

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#44 24-04-2013 16:39:37

benoite
Banni(e)
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

C'est tout à fait vrai ninizone smile
Moi mes débuts n'ont pas été bien plus glorieux...
Il faut aussi connaître ses partenaires et ne pas partir dans une rando qui s'annonce difficile avec des gens qui vont vous démotiver... C'est ce qui m'est arrivé plusieurs fois et, c'est vraiment horrible...
Tu as envie de continuer mais l'autre ou les autres se plaingent tout le temps... Bien se préparer ne veut pas dire non plus être invincible, c'est comme dans tout , parfois renoncer est synonyme de reculer pour mieux sauter.
Il est (presque) toujours possible de revenir quand les conditions seront meilleures smile
C'est comme une partie de belote, ou tu la joue fine et tu as des chances de sauver les meubles, ou tu fonces et tu te fais prendre tout t'es atouts.
D'ailleurs je joue souvent à des jeux de cartes en ligne gratuit ça me fait monter l'adrénaline...
Mais en tout cas ce qui est sûr c'est que ce n'est jamais facile de renoncer à un projet préparé à l'avance.

Dernière modification par benoite (24-04-2013 16:45:49)


« La culture est un truc qui rassemble les gens, qui abat les différences. »
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#45 24-04-2013 16:57:20

kstt
de bonne humeur
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

edit : en fait c'était pas intéressant  tongue

Dernière modification par kstt (25-04-2013 14:30:33)


« Il semble que la perfection soit atteinte non quand il n'y a plus rien à ajouter, mais quand il n'y a plus rien à retrancher. » - Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes

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#46 05-06-2013 10:08:33

levoyageur
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

Bonjour,

En 2010, moi et ma compagne de marche nous étions partis pour faire le GR 20 dans sa totalité, mais nous avons dû arrêter à Vizzavona pour un problème de santé.
Comme j'avais pris des jours supplémentaires nous aurions pût faire une pose de quelques jours et repartir ensuite, mais finalement nous avons pris la décision d'arrêter là.

Cette année en 2013, nous avons prévu de le refaire dans sa totalité, en partant également du nord, mais vu les conditions d'enneigement, j'ai décidé de faire une variante pour le nord, entre Calenzana et Vizzavona, et ensuite reprendre le GR 20, départ bientôt !

Ensuite je dirai que pour savoir abandonner, il faut avoir la maturité pour, jeune je me suis fais mal sur des longues marches alors que la sagesse aurait été d'abandonner.

Richard


Richard alias Le voyageur

Mes balades à travers le monde ...

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#47 24-07-2013 00:02:12

ju_belledonne
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

24 Juillet 2013
Apres 1300 km dans les rocheuses canadiennes, apres avoir subi une tempete historique sur la region, detruisant tous les ponts sur son passage, apres avoir marche sans sentier a travers marecages, hautes broussailles et neige...
Nous pourrions etre contraint d'abandonner a cause d'une infection benigne (en tout cas elle l'etait au depart) a un doigt de pied. Une ampoule grisatre qui apparait sans raison un jour, J+1 la zone est rouge et tres douloureuse, J+2 tout le pied est gonfle. A J+3 on arrive heureusement a un point de ravitaillement et la le docteur est categorique, on ne peut continuer l'infection est vraiment mauvaise et un fort traitement antibio doit etre pris.

Nous sommes le 23 Juillet, on doit voir le docteur demain qui nous donnera son verdict final mais vu l'etat du pied on est pratiquement sur de son verdict.
Je sais pas comment vous gerer camais , j'ai, on a jamais abandonner quoique ce soit et pour le moment ca fait l'effet d'une bonne gifle...

On etait a 11 jours de l'arrivee, 1700km de prevu ca fait vraiment chi**. Mais je suppose que repartir pendant 11 jours dans les marecages avec une infection pareil pourrait finir tres mal. Ca craind!

Ca fait parti du jeu j'imagine!


Apprenti MUL ayant pris gout aux périples aux "longs cours".
Liste 1400km en laponie https://www.randonner-leger.org/forum/v … p?id=18111
Récit 1300 km dans les rocheuses canadiennes https://www.randonner-leger.org/forum/v … p?id=24005

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#48 24-07-2013 09:43:44

Alex KXK
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

Arf pas de bol Ju!

Vous avez pas la possibilité de faire une "pause" le temps de bien soigner ça et repartir ensuite?

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#49 24-07-2013 10:08:27

Bison
OpaRando
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

Bonjour,

Je me permets d'intervenir pour une piqure de rappel.

Toute blessure au pied ou à la main est potentiellement dangereuse, bien plus dangereuse que sur les parties du corps plus "charnues".
Mal soignée, pas soignée ... infection.
Et vu la quantité de canaux de propagation à l'intérieur des mains et des pieds => propagation rapide, avec des conséquences éventuellement gravissimes.

D'où l'intérêt de prendre la bobologie au sérieux, en particulier "au long cours".

Pour toi, Ju, il faut savoir reconnaître quand ça pue au sens figuré, pour éviter que cela pue au sens propre. Car à ce moment là, tu es mal, très mal.

Dernière modification par Bison (24-07-2013 10:12:23)


La balance n'est pas un maître, mais un serviteur

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#50 24-07-2013 13:27:39

Iksarfighter
Voyageur nordique allégé
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Re : Savoir abandonner : Nos souvenirs de bonnes décisions (ou pas)

Moi j'abandonne mon voyage de deux mois en Norvège, raison finalement trop mal aux genoux (les 2 maintenant mad ), épaule, dos... Cet hiver de m... qu'on a eu ici dans les Pyrénées m'a scié avec ses tonnes de neige et 2 jours à 34°C à Toulouse à attendre l'avion m'ont achevé. L'avion est parti sans moi ce matin, tant mieux.


Randonnez en Norvège !

Plus on part doucement et plus on va loin !

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