#1 22-08-2017 13:41:14

dol
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[Récit + liste] Faou-Pont l'abbé par le GR34 et ses crêperies...

Me voilà de retour d'une semaine à cheminer sur le sentier côtier.

Départ du Faou pour arriver dans un village à côté de Pont l'abbé 7 jours plus tard. Mon objectif était de renouer avec la rando à pieds, moi qui suis plus rompu aux voyages à vélo. Porter un sac a toujours été pénible. Là, ce n'était pas un problème. Les ravitaillements sont assez fréquents. Le soir, c'était souvent crêperie ! Le temps était beau. Deux jours de grand soleil. Sinon, un peu couvert ou changeant. ce qui n'est pas plus mal, car quand le ciel est dégagé, ça tape fort. J'ai eu une fois du crachin pendant 20 minutes, c'est tout. Je ne me suis pas internit parfois de couper certaines route car mon jour et lieu d'arrivé étaient obligés. Et je préferai arriver là à pied plutôt qu'en voiture !

J1 : du Faou à un jardin entre Landevennec et Lanvéoc. 30,55km / 878m+

Départ de la très belle église du Faou à midi pile. Sentier beaucoup en forêt qui longe l'Aulne de plus ou moins prêt. Passage du joli pont de térénez. A Landévennec, beaucoup de libraires-café ou de bar-expo photo ! Joli village. Je rencontre dans un bar un vieux monsieux, cheveux et barbe blanche, en robe verte. Le style vieux marin ou ancien bagnard ! Il raconte sa vision de la vie et du vieillissement à son petit fils. Pas mal dans la provoc. ce vieux monsieur a l'air d'un personnage. Je continue et pose ma tente dans un jardin ou le propriétaire me propose de m'établir. Ses 2 chiens de chasse vont aboyer toute la nuit...Je découvre que le bouquin que j'ai emporté est un bon bouquin. Tout est donc réuni pour passer une bonne semaine !

J2 : D'un jardin jusqu'à Camaret. 39km / 702m+

J'ai bien fait de m'arrêter dans ce jardin car il y a assez peu de coin de bivouacsur le 8 km qui suivent. On est en hauteur par apport à la mer. Juste une centaine de mètre avant l'école navale d'officier de Lanvéoc-Poulmic, il y a une trentaine de scouts d'Europe qui campent. Il y a là des belles plateformes. Il y a un camping et ravitaillement en eau juste après l'école navale. C'et Océâne, un lieu de location d'âne pour randonner. On voit plus la mer à partir de Lanvéoc. Je m'engage vers la pointe des espagnols, mais le GR emprunte exclusivement la route départementale, fort passante. C'est pénible et sans intérêt. A Roscanvel, je coupe pour rejoindre l'autre rive, où le sentier est magnifique. J'arrive à Camaret, ou je teste ma première crêperie, très bonne, bien que le lieux soit très touristique. Le camping est bondé. Il n'y a pas d'emplacement définis. Je mets mon abris entre 2 tentes, bien serré. Le soir, le feu d'artifice du 15 mai ne me réveille même pas !

J3 : Camaret à Morgat : 40,2km / 990m+

Je pars un peu après le lever du soleil. Seul sur le chemin, les couleurs sont splendides. En me retournant après la pointe de Pen-hir, on voit le Menez hom, doré, au bout de la presqu'île. La bruyère est en fleur, violette.Je me ravitaille en haut au niveau du camping de Kerziguenou, juste après la plage de Kerloc'h. Jusque Morgat, je connais le chemin, déjà parcouru en courant. C'est fort valloné, avec des passages bien pentus. Il y a foule sur le chemin, et ce n'est pas toujours évident pour ceux qui sont en tong.
Le soir à Morgat, je vais dans un gîte d'étape. Je commence à avoir des belles ampoules, et ne veut plus marcher jusqu'au camping e Crozon.

J4 : Morgat à Douarnenez : 44.10km / 1040m+

Je mange un croissant devant la mer. C'est assez couvert, mais le soleil est bien présent. Je suis convaincu qu'il ne va pas faire beau, mais je me trompe : c'est le soleil qui va l'emporter durant toute cette journée. La sortie de Morgat est assez inintéressante. Mes pieds sont bien douloureux, mais je m'habitue après une bonne demi heure. Je prends conscience que ces ampoules vont être un problème. J'en ai souvent eu, et en général, j'arrive à faire avec. Mais je me dis tout de même que j'ai l'air d'un pélerin marchant avec sa silice qui lui entaille les chairs pour expier je ne sais quel péché ! Celui de gourmandise peut-être ? Le sentier est bordé de ronces. Les mûres sont exquises, je me gâve ! L'arrivée au gîte de Plomarc'h à Douarnenez est un peu longue. Mais quel beau gîte communal ! Le soir, je repars comme une danseuse ayant trop fait de pointe, à la recherche d'une creperie. Celle-ci est délicieuse. Produits locaux, etc...

J5 : Douarnenez à Beuzec cap Sizun : 24.79km / 666m+

Le départ est à nouveau douloureux. Je me suis occupé de mes ampoules la veille est les perçant. J'en ai une bonne dizaine. Les plus pénibles sont celle où je prends appuis et celle au bout des doigts de pieds. J'achète des pansements à Treboul qui semblent d'abord me soulager. La journée me semble interminable. Il y a beaucoup de gros roches sur cette côte qui me mettent bien à l'épreuve vu le manque de fluidité dans mes mouvements. Arrivé au village, on me dit que le camping est à  3 km. Je suis presque passé devant, et je ne me revois pas faire marche arrière. J'ai mis presque une heure pour ces 3 derniers km. La mairie m'ouvre exceptionnellement le gîte communal, qui est nomralement uniquement ouvert sur réservation. Pas de crêpe ce soir, mais une pizza ! Le soir, un peu dépité, je me demande si je vais pouvoir continuer comme cela.

J6 : Beuzec cap Sizun à Penhors via Audierne : 27,5km / 242m+

Dans mon lit le matin, je me réveille d'humeur un peu sombre. Mais tout à coup, je me lève et me dis que je verra à Audierne. Dehors, le brouillard est si dense, qu'on ne voit pas le haut du clocher depuis le pieds de l'église ! J'arrive vers 10 heurs à Audierne, où je mange quelques croissants et m'approvisionne pour le déjeuner. Je passe aussi à une librairie car j'ai fini mon livre. J'ai envie de continuer malgré les douleurs aux pieds. Je me dis que c'est possible car je me suis surpris à penser à autre chose qu'à mes ampoules en marchant ce matin.
La baie d'Audierne est magnifique. Ma femme y a passer beaucoup de temps à baguer les oiseaux, et si je la connais déjà, je la redécouvre en marchant. Je me dis qu'on pourrait se croire à Chiloé ou en Patagonie. Seul problème : la baie est trop accessible. Inconsciemment, cela enlève à la magie d'un lieu, quand un lieu se donne trop facilement. Il manque ce sentiment de "bout du monde". Alors qu'objectivement, nous y somme bien... Mis à part quelques surfeur, les plages sont vides et le sentier désert.
Pause à Penhors. Assez bonne crêperie en bord de mer.

J7 : Penhors-Plomelin : 37,35km / 224m+

Départ matinal, pour profiter de la marée basse et longer la mer jusqu'à la point de la torche. C'est splendide, et là c'est clair, je me revois à Chiloé ! Quelques bumkers sont échoués dans le sable. On a l'impression qu'ils s'y noient. Je veux couper pour récupérer le gr 34h vers Pont l'abbé. Mais je me plante et fini jusque Pont l'abbé par la route. Très peu fréquentée heureusement. A l'entrée, je passe devant un ignoble parc où E. Leclerc nous explique à quel point il est citoyen, écolo, responsable etc... Il y a des vaches aux noms ridicules qui incarnent ces différentes valeurs. Le panneau expliquant en quoi Leclerc est à fond dans l'esprit du commerce équitable a été arraché... Sans doute un fournisseur de Leclerc mal payé ou pas payé du tout qui a trouvé que c'était un peu trop gros.
A Pont l'abbé, je me dis que je vais m'arrêter là, et passer un coup de fil pour qu'on vienne me chercher pour m'emmener à mon lieu de rdv. Je fais une belle pause et passe chez le coiffeur ! En sortant, mon esprit est frais, à défaut de mes pieds, et je medis que ce serait dommage de ne pas aller au bout (enfin, le bout que je me suis fixé). Les 12 derniers km sont assez longs, sur un chemin que je connais très bien. Mais heureux d'arriver et de ma semaine. Tout était parfait, si on fait abstraction de mes ampoules, ce qui n'a pas toujours été facile !


Conclusion : sac très bien, bon poids. Journée longues, mais c'est ce que je voulais. J'ai tout de même eu le temps de lire 2 bons livres. Pour les ampoules, j'avais des chaussettes de D4, pas complètement neuves, que j'avais déjà mise depuis le début de l'été. Mais en rando, en 5 minutes, mes pieds y étaient trempés. C'est la principale raison. la longueur des étapes n'y aurait rien changé je pense.
Niveau paysage, c'est magnifique. Les paysages côtiers biensûr, mais aussi ceux plus dans les terres. J'aime beaucoup les chemins creux et les forêts bretonnes. Bilan pour les crêperies : oui, c'est bien dans le Finistère qu'on y fait les meilleurs. Même les moins bonnes restent bonnes !



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Liste :


Wanabee fast hike 35   632g

Couchage : 2086g

tente contrail :                      756g

sac warmth boulder 450
dans housse étanche Sea to Summit : 925g

Tapis Z-Lite : 405 g.

Habits : 930g

Merinos D4 : 230g

Polaire D4 : 270g

veste pluie Patagonia : 330g

habits rechanges : 100g

cuisine : 70g

cuillère/fourchette titane : 20g
opinel 10 : 50g

Toilette : 83g

savon/brosse à dent/dentifrice : 43g
PQ : 40g

electronique : 296

frontale : 66g
portable (pour tél., photo et topoguide) : 180g
câbles chargeurs : 50g
papiers/CB : 25g

Soit, sans le sac : 3490 g.
au total : 4122g

Au départ, un taboulé de biocoop 250g, 200g d'amandes et 6 pâtes de fruits.

Dernière modification par dol (22-08-2017 13:44:29)

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