#51 24-11-2017 15:54:51

enrico
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

J33 – vendredi 04/08 – Entre Piémont et Ligurie
Durée 11h12
Début en hors sentier, puis route militaire à 1950m, et sentier à partir du col della Perla (2083m), ensuite col della Boaria (2102m), colle dei Signori (2107m), et descente sur Carnino superiore (1397m, remontée au passo di Lagare (1746m), descente à Upega (1297m)
D+ 1545m, D- 1030m

Le parcours

Pas facile de repartir de ce coin, il n’y a pas de sentier évident pour rejoindre la route d’altitude, cette ancienne route militaire que je vais devoir emprunter pendant un certain temps. Je ne veux pas repasser par le col de Tende non plus.

Je décide donc de monter à vue sur une piste de ski pas trop défoncée, sous un télésiège. Mais à peine monté les 50 premiers mètres, je suis stoppé net par un troupeau dense de moutons gardé par des patous furieux.

Je pars donc à travers bois, sur une vague sente qui n’est en fait utilisée que par les animaux. S’en suit un hors sentier un peu épique. Il y a une barre de rochers à contourner par le bas, avec un terrain très pentu à traverser. Je m’aperçois à un certain moment qu’on peut très bien grimper en se tenant à des touffes d’herbes de montagne. Vraiment pas sérieux !

Finalement, après avoir perdu pas mal de temps, je trouve un vrai sentier, qui est en fait un sentier de descente pour VTT. Il me mène vers le sud en montant jusqu’à cette fameuse route militaire. Ce n’est pas tout à fait là que je voulais aller mais ce n’est pas trop mal. Je continue sur la route militaire, jusqu’à retrouver la gare d’arrivé du télésiège sous lequel je voulais monter initialement.

Puis, la route faisant un grand lacet, je tente de couper mais là encore, c’est très raide et je termine en me tenant à des touffes d’herbe. Après, c’est assez long sur cette route. Je suis de temps en temps doublé par des voitures ou par des motos.

Enfin, au col della Perla, je trouve un sentier. En fait c’est la GTA. Ça va mieux, c’est plus agréable. Je passe au col della Boaria. De là, soit je peux continuer sur la GTA en passant par la Colla Piana et par un grand détour par le nord de la pointe Marguareis, soit je coupe par le sud de cette pointe jusqu’au colle dei Signori. Il y a une troisième option, qui est en fait la meilleure, c'est celle de passer par le sommet du Mont Margareis pour bénéficier d'une vue exceptionnelle sur la plaine du Pô. Mais comme j'y suis déjà allé, je choisis la solution la plus directe par le colle dei Signori

Il y a tout le long un sentier en dehors de la piste militaire où passent motos et voitures. Arrivé au colle dei Signori, je ne m’arrête pas au refuge Barbera parce qu’il n’y a là en fait que des motards qui boivent des bières, et presqu’aucun randonneur.

Je n’ai pas trop de problème d’eau parce que, anticipant une journée chaude sans possibilité de me réapprovisionner, j’ai rempli un litre supplémentaire dans ma poche à eau qui est dans mon sac à dos, et suis donc parti le matin avec 2,5 litres.

Je descends en direction de Carnino Superiore. Il fait très chaud, le terrain est très sec. Je passe dans des gorges de rochers calcaire. Je croise des randonneurs qui marchent seul, tous curieusement espacés de 50 à 100 mètres les uns des autres. Ils en bavent en montant sous ce soleil de plomb.

Je m’arrête à l’ombre d’un rocher pour manger un morceau et finis par discuter avec l’un de ses randonneurs, en fait une randonneuse qui s’est arrêtée pour souffler et qui ne m’avait pas vu à trois mètres d’elle, parce que je suis caché par l’ombre.

Elle m’apprend qu’il s’agit en fait d’un seul groupe de 16 randonneurs avec un encadrant. Ils font sur plusieurs jours le tour du Monte Mongioie, et ils arrivent d’ailleurs du rifugio Mongioie.

En descendant plus bas, je me retrouve de plus en plus en forêt, ce qui est très appréciable vu la température ambiante. A l’entrée du petit village de Carmino, je jette un coup d’oeil à ces petites ruelles bordées de vieilles maisons de pierre.

Un panneau indique très clairement la direction d’Upega par le Passo di Lagare. Allez, ce n’est que 350 mètres de dénivelé positif en plus. Je monte vers ce col, pratiquement toujours en forêt et donc à l’ombre. Cela préfigure ce que je vais trouver en grande majorité en traversant ce bas du Piémont et plus tard la Ligurie du nord au sud : des sous-bois et de l’ombre.

Le passo di Lagare me permet quand même de profiter de la vue sur toutes ces montagnes boisées, avant que je ne replonge en sous-bois jusque sur les hauteurs d’Upega. A Upega, je trouve un camping le long d’un torrent, mais il y a beaucoup de monde dedans, et de visu, pas trop d’emplacements disponibles. En tous les cas, aucun emplacement adapté pour des petits abris comme le mien.

Mais à Upega, il y a aussi une Locanda (auberge) avec un refuge en annexe au cœur du vieux village. C’est là que je vais, et je serai tout seul le soir dans le dortoir où l’on me conduit. Douche, pintes de bière, excellent repas. Il y a même deux guitaristes de jazz qui viennent jouer sur la terrasse à l’heure de l’apéro et plus tard en soirée.

Upega est un petit village très vivant et dynamique. Dans la partie centrale du vieux village, il y a des petites ruelles de maisons anciennes, un four à pain dans un long soustet, comme une ruelle entièrement couverte, et dans laquelle il y a des bancs. Les gens sont très accueillants ici.

Il y a aussi une maison commune pour faire les réunions ou les fêtes du village. Ce soir, il y a une réunion sur le remembrement des parcelles des bergers. Comme je ne trouve pas comment repartir le lendemain, j’en discute avec le maire qui m’est présenté par une française qui est d’origine italienne et, qui plus est, de ce village. Elle passe tous ses été ici et connaît donc tout le monde.

Mais je m’aperçois que le maire est beaucoup plus intéressé par les questions liées à l’agriculture et à l’élevage que par celles liées aux questions touristiques. Il est incapable de me donner un itinéraire correct et voudrait finalement me faire longer la route. Du coup, je vais voir le long du torrent en traversant le camping là où il devrait y avoir un sentier. Je trouve effectivement un début de sentier pour démarrer le lendemain.

En redescendant, que vois-je au milieu de la piste devant moi juste au-dessus du camping : 4 paires de fesses d’enfants, des petites filles, en train de faire leurs besoins. Gêné, je siffle de loin pour les avertir de ma présence. Elles remontent leurs culottes et détalent vers leur campement sur la première terrasse d’emplacement. En passant, je vois que l'endroit de leur méfait est pleins de papiers cabinet usagés, alors qu'il y a un bloc sanitaire avec des toilettes dans le camping. Mais c'est plus loin... Bref, la scène était plutôt amusante sauf que, quand je passe devant leur emplacement, je sens les parents furibards et leurs chiens me suivent en aboyant. Je continue calmement et réfléchirai plus tard à ces situations où l’on peut facilement être soumis à la vindicte populaire pour un simple concours de circonstances ayant provoqué une situation ambiguë à son corps défendant.

Tout ceci ne réussira pas à gâcher ma soirée et quand je repasserai le lendemain matin avec mon sac à dos, tous ces campeurs seront encore à moitié endormis et au-dessus, la pissotière sauvage des enfants aura été nettoyée.


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Vallon depuis la piste (ancienne route militaire)

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Mont Margareis

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Rochers calcaire

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Vers le colle dei Signori

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Gorges en descendant vers Carnino

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Chaleur et terrain très sec

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Bientôt les sous-bois

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De l'ombre bienvenue

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Et même de l'eau

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En montant au colle di lagare

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Sur les hauteurs près du colle di lagare

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Autre vue sur les hauteurs

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Ruelle du village du vieil Upega

Dernière modification par enrico (25-11-2017 09:29:08)


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#52 24-11-2017 16:26:01

Leni
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

Magnifique et complet topo et sublimes photos ! smile  tu as tenu un journal ou bien tu reprends tout au retour ?  dans le second cas c'est beaucoup-beaucoup de travail !  - Grand merci pour ce merveilleux vol de roches en roches.

Fleurs jaunes 2ème page :  je pense au Séneçon Doronic, 2000 à 3000 mètres.  Composée à feuilles dentées (tu vois, pas si "amateur" tes superbes photos    smile

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#53 24-11-2017 16:39:14

enrico
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

J34 – samedi 05/08 – Chaleur et sous-bois frais
De Upega (1297m), à la colletta di Salse (1627m), descente au village Le Salse (1350m), pont de Tanarello (1042m), colletta di San Bernardo (1262m), Cima Garlenda (2141m), passo Frontè (2090m), passo di Garlenda (2021m), passo di Guardia (1461m), Triora (770m).
D+ = 1610 ; D- = 1980

Le parcours

Direction plein sud vers la mer, encore lointaine. Il faut que je traverse la Ligurie.

Je quitte Upega et monte tant bien que mal vers la colletta di Salse. Je suis apparemment sur un sentier de descente de VTT. Je finis par croiser une piste, mais mon alti m’indique que je suis trop haut. Je redescend cette piste et croise des Vtt-tistes. Je discute avec le premier d’entre eux qui m’indique comment rejoindre cette colletta di Salse, qui n’est vraiment pas loin.

Puis je galère sur un soi-disant sentier pour descendre au village du Salse. C’est en fait une multitude de chemins parallèle sur des anciennes terrasses, et qui ne servent qu’aux bestiaux. Quelques ronces plus tard,  je suis dans ce village et trouve un vague panneau sur lequel est écrit « Barchei ». Je regarde ma carte, c’est un hameau sur le chemin que je m’étais fixé.

En fait, c’est une piste forestière et, arrivé à Barchei, qui n’est plus qu’une vieille maison en ruine, la suite se fait sur un vrai sentier, dont il faut supposer qu’il me mène bien dans la bonne direction. Globalement, ça marche et je me retrouve au pont de Tanarello, où il y a une confluence entre plusieurs cours d’eau et donc plusieurs ponts.

C’est un peu compliqué mais après quelques allers-retours, et après utilisation de ma boussole, me voilà sur le bon chemin pour aller alla Colletta di San Bernardo. La Ligurie, je vais m’en apercevoir à de nombreuses reprises, est avare de panneaux indiquant les directions à prendre.

Je suis continuellement en sous-bois, ce qui est très appréciable pour la température puisque le temps est à la chaleur. Mais il n’y a du coup que peu de vues ouvertes sur l’environnement. A la colletta di San Bernardo, il y a une bonne fontaine et aussi une auberge de bord de route.

Je rentre et l’on m’installe dans une salle fraîche et accueillante, où je suis le seul client. Des gens du coin finissent leur repas à une table près du bar attenant. Je commande une assiette de pâtes – je ne me souviens plus de quelle spécialité il s’agissait, mais le cuisinier aura la délicatesse de me la servir très copieuse.

Le ventre plein, je poursuis sur la GTA qui ne suit pas la route, mais qui va à la Margh. Garlenda, avant de remonter à la Cima dell’Alpetta. Puis c’est un chemin de crête qui me fait passer par la Cima di Garlenda, le passo Frontè, jusqu’au passo di Garlenda. Comme de fait exprès, alors que je suis sur ces crêtes, le temps tourne à l’orage et je me dépêche pour passer au plus vite cette zone devenue potentiellement dangereuse. Je vois d’ailleurs des arbres calcinés au cours d’orages passés.

Mais l’orage ne se déclenche pas et, du passo di Garlenda, je descends sur un bon sentier dans une pente soutenue vers le Passo di Guardia en contre-bas. C’est la fin de l’après-midi, il y a là un espace de pique-nique aménagé, mais en guise d’eau, il y a une fontaine avec un panneau « acqua non potabile ». De l’eau sans doute stockée dans un réservoir et non adaptée à la consommation. Je ne veux pas prendre de risque, même avec du micropur, et je continue à descendre sur une large piste sur laquelle je peux marcher assez rapidement.

Pendant la descente, je passe devant une fontaine où je peux prendre de l’eau. Il y a juste au-dessus un terrain plat pour bivouaquer, mais il sert de toilettes publiques et est dans un état d’infection très prononcée.

Juste au-dessus de Triora, le cimetière est agrémenté d’une bonne fontaine d’eau vive alimentant un bassin. Peut-être est-il possible de bivouaquer là, mais la proximité de Triora m’incite à descendre pour trouver un logement en dur dans ce village.

Je rate le chemin descendant directement du cimetière au village et du coup, rallonge mon arrivée par un long lacet de route. A l’entrée de Triora, je commence à demander à des gens à la terrasse d’un café s’il y a un hôtel. On me répond qu’il n’y a aucun hôtel mais des « bed and breakfast ».

Il y a beaucoup de bruit, c’est l’heure de l’apéro, les yeux brillent, ça rigole et ça parle fort. Je mets un bon moment à comprendre la dame qui me dit « bed and breakfast » avec son accent italien. Je la fais répéter, elle commence à faire les yeux ronds quand je capte enfin ce qu’elle me dit.

Mais c’est la même chose pour moi, par exemple, avec le mot « camping ». J’ai remarqué que souvent, les italiens ne me comprennent pas quand je dis « camping » alors que c’est un mot international que toute le monde connaît. Mais il y a une manière de le dire, un accent italien particulier pour être compris en Italie.

En m’enfonçant dans le village de Triora, je suis impressionné par ce que je découvre. C’est un village médiéval construit sur un piton rocheux. Il est dans un état de conservation excellent. Il y a quantité de ruelles, de passages couverts, de vieux dallages, de fontaines, de ruelles en pente, d’autres en coursive sur l’extérieur avec la vue sur d’autres villages perchés.

Mais je n’ai pas trop le coeur à visiter, il me faut trouver un logement pour la nuit. Devant chaque bed and breakfast, un panneau m’indique le numéro à appeler, mais avec mon abonnement français relayé par un site italien, c’est mission impossible.

Finalement, je trouve une femme de Triora qui connaît les quelques bed and breakfast – il doit y en avoir 4 ou 5 en tout – et qui les appelle. Elle est avec moi dans la rue, avec sa jolie poitrine en balcon dans son corsage, et sa jeune fille au balcon de leur appartement au-dessus nous aide à trouver les numéros. Les premiers qu’elle appelle sont complets. Je commence à m’inquiéter parce que ce village médiéval à l’air très connu et très fréquenté.

Finalement, un bed and breakfast, tenu par un certain Giancarlo, a une chambre de libre. En fait, son bed and breakfast est au bord du village, dans la partie en pente vers la vallée. La dame au doux balcon m’emmène à la rencontre de GianCarlo, lequel fait aussi la moitié du chemin depuis son gîte.

En entrant dans le gîte, il faut descendre des escaliers très raides sur deux étages pour accéder à ma chambre. Dans la chambre, superbement aménagée et équipée, une petite porte-fenêtre permet de passer sur une terrasse personnelle de 25 m² environ, surplombant toute la vallée.

Autant dire que ce gîte n’est pas donné, mais je dois reconnaître que le prix est justifié. Après une bonne douche, je vais me taper la cloche dans un restaurant. Ambiance un peu snob au départ, je sens que l’on n’apprécie guère ma dégaine de vieux routard, avec mon pantalon sale et puant.

Le maître d’hôtel m’attribue quand même une place et je commence par une bonne pinte de bière. Il y a un jeune couple de français à côté de moi. Comme j’ai parlé en italien avec la serveuse et que j’entends tout ce que se dit ce couple, j’interviens pour leur dire que je suis français et qu’il ne faut pas qu’ils se disent des secrets devant moi (rires).

On passe la soirée à discuter. Je mange une grosse salade et des pâtes mais, alors qu’ils partent, ils me disent que les pizzas sont particulièrement bonnes ici. Du coup, j’en commande une, en plus de ce que j’ai déjà mangé. A la surprise quand même de la serveuse.

Après lui avoir raconté ce que je fais ici, la fin de soirée est plutôt bonne dans ce restaurant.


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No comment

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A la sortie du village du Salse

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Plus loin, une chapelle

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C'est une piste ombragée jusqu'au hameau Barchei

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Vue de moyennes montagnes

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Un premier pont, qui n'est pas le pont de Tanarello

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Sous-bois rafraichissant

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Pont de Tanarello

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Sur les crêtes avec le temps devenant orageux

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Monte Frontè

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Au passo di Garlenda

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En descendant vers Triora

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Le soir depuis la terrasse particulière de la chambre de mon gîte

Dernière modification par enrico (24-11-2017 16:46:34)


"De côtes en vallons, de plaines en plateaux, marcher en silence, le regard en paix"

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#54 24-11-2017 17:26:03

enrico
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

J35 – Dimanche 06/08 – La mer en vue
De Triora (770m), à Molina di Triora (460m), puis le Carmo Albarozza (979m), près du Carmo San Vincenzo (1260m), le Carmo delle Verme (1532m), Gola del Merlo (1459m) près du Monte Ceppo, village de Baiardo (900m), près Monte Bignone (1290m), San Remolo 790m) (gite au-dessous en voiture, à 720m)
Durée 12h51
D+ 1610 D- 1605

Le parcours

Giancarlo reste à côté de moi pendant tout le petit-déjeuner, un peu à la médiévale, comme un valet de pied, me commentant chaque met un peu particulier que j’ai devant moi, que ça soit une tomate écrasée sur un toast pour laquelle il m’explique la façon particulière qu’il a pour la faire pousser et à quel moment optimale il la ramasse. (Il a un petit jardin attenant à son gîte que je voyais depuis la terrasse de ma chambre). Même chose pour la confiture ou l’origine du thé. C’est quand même un peu lourd et je me demande où il veut en venir (rires).

Bref, je suis bien content de m’extirper de ce lieu, pour commencer à descendre par un sentier à Molina di Triora. De là, le départ vers le sud, vers le Carmo Albarozza, n’est pas évident.

Après, le sentier lui-même n’est pas évident, montant en serpentant en traversant des ravines, où parfois un amoncellement d’arbres morts ne permet plus le passage. Là, vraiment, j’ai failli abandonner, me disant que, finalement, j’ai fait l’essentiel de mon voyage et que, de toute façon, je ne suis plus en montagne et que ça vaut moins le  coup.

Un peu de hors-sentier plus tard, je trouve une croupe un peu plus aérée à remonter. Je me dis alors qu’il va falloir de toute façon que je redescende à un certain moment à Molina di Triora, quand j’aurai la conviction que je ne suis pas sur le bon chemin.

Aucune indication à aucun moment pour savoir où je suis réellement. C’est ça la Ligurie. Ici, il faut avoir un GPS.

Mais je finis par me trouver plus ou moins au sommet de quelque chose qui ressemble à où je devrais être sur la carte au 1:50K. Puis le chemin tourne à droite et longe une crête, ce qui ressemble quand même aussi à ce que j’ai sur la carte. Un peu plus tard, je rejoins ce qui ressemble fort à un chemin de descente de VTT. Tout cela prend du sens et, un peu plus tard, j’arrive sur la route au-dessous du Carmo San Vincenzo, mais je ne le sais pas vraiment.

Ce qui me le confirmera, c’est quand je passerai sur cette route à une chapelle « San Giovanni dei Prati », point remarquable marqué sur la carte. Je continue donc sur la route mais depuis quelques temps, j’entends des cris, des exclamations. Il y a quelque part une manifestation, un rassemblement.

J’arrive enfin à un endroit plein de voiture, avec beaucoup de monde, des scouts. C’est un rassemblement de scout. Et il y a une chapelle. Je demande donc à un chef scout si c’est bien « San Giovanni dei Prati ». Il me répond « oui, vous êtes arrivé ». Je lui dit « merci, mais je ne suis que de passage ici »...

Je continue mon chemin. En fait, de cette chapelle, part un sentier vers le Monte Ceppo. Il passe sous le Carmo delle Verme et sous le Monte Ceppo, avant d’arriver à un col, le Gola del Merlo. Il n’y aucun marquage de sentier, aucune indication ni panneau d’aucune sorte. Je marche tantôt sur un sentier, tantôt sur une petite route.

Finalement, j’arrive à Baiardo, un grand village perché sur une colline. C’est déjà la fin de l’après-midi et je me dis que je vais trouver un hébergement. Je passe devant un bed and breakfast en descendant au village mais je ne m’arrête pas. A l’entrée du village, il y a un panneau publicitaire d’un hôtel.

Je vais dans le village et demande où est l’hôtel. On me répond qu’il n’y en a pas, qu’il n’y en a plus. Je vais dans un restaurant, marqué hôtel sur son bandeau, mais la jeune fille me dit que ce n’est plus un hôtel. Elle accepte de téléphoner au bed and breakfast devant lequel je suis passé. Çà ne répond pas. Je remonte jusqu’à ce bed and breakfast, sonne, mais ça ne répond pas.

Un peu dépité, mais aussi passablement agacé, je décide de continuer à marcher. Le prochain village en allant vers le sud, c’est San Romelo. Je trouve un panneau qui me donne le bon départ de Baiardo, puis des indications un peu contradictoires feront que je passerai par le Monte Bignone, ratant le sentier qui passe sous ce sommet et permet de faire un peu moins de dénivelé. Pas grave.

Au-dessus de San Romelo, j’entends de la musique, un chanteur. Apparemment, il y a une fête. J’arrive juste au-dessus du village, traverse une route au moment où une voiture passe. Elle s’arrête, c’est une femme, une française. Je lui dis que je vais à San Romelo et que je cherche un logement pour la nuit. Elle me dit qu’elle vient du village, qu’il y a la Fête des Bois, que c’est très sympa, qu’il y a un café restaurant, que je trouverai certainement à me loger.

J’arrive au village, la fête bat son plain sur un vaste terrain plat en herbe au coeur du village. Je vois qu’il y a un gars qui a mis sa petite tente sur le côté de ce terrain. Pas trop envie de bivouaquer là, avec tout ce monde et ce bruit. Mais si je ne trouve rien de mieux, je sais que c’est là que je pourrais aller.

Je vais au restaurant, et demande où je pourrais me loger. J’en profite pour boire un grand coca pour me remonter. Je n’ai mangé que 4 petits biscuits secs aujourd’hui. Il y a du monde dans ce resto à cause de la fête. Plusieurs tables sont occupés par des groupes ou familles en terrasse.

Le patron demande à une de ses serveuses de téléphoner à un bed and breakfast qu’il connaît bien. Personne ne répond. Finalement, elle arrive à joindre la dame qui tient ce gîte. C’est à 1,3 km et elle va venir me chercher en voiture dans une demi-heure. Parfait. Du coup, je dîne d’une assiette de rizotto aux champignons et d’une glace, avec une bonne pinte de bière.

La dame du gîte arrive avec son jeune fils et m’embarque dans son Doblo. En roulant, elle m’explique qu’avec son mari, ils ont une plantation de pois de senteur qu’ils exportent en France et aux USA.

On arrive à sa maison, il fait nuit noir et elle me conduit à ma chambre. La nuit, placée en hauteur à l’intérieur de ma chambre au dessus de la porte, une lampe s’allume automatiquement à chaque insecte qui passe devant le système de détection de mouvement. Avec mes bâtons de rando, je réussis à coincer des serviettes pour masquer le dispositif. Enfin, je peux dormir.

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La terrasse de la chambre de mon gîte, au-dessus de la vallée

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Andagna, autre village perché en vue depuis Triora

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Corte, un autre village

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Détail soustet à Molina di Triora

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En descendant dans Molina di Triora

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Ruelle Molina di Triora

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Rue Molina di Triora

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Vue sur la mer (zoom)

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Au Gola del Merlo

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Baiardo


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#55 24-11-2017 17:46:57

enrico
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

J36 – Lundi 07/08 – Arrivée
De San Remolo (gite au-dessous), à Ospidaletti
D+ 180 D- 900
Arrivée à 12h05 à la plage

Le parcours

Matin calme au réveil dans ce gîte, que je découvre de jour. C’est une vaste maison moderne entourée d’une végétation méditerranéenne. Au petit-déjeuner, je retrouve la dame qui est venue me chercher la veille au soir, et son mari aussi, qui travaille tôt le matin dans sa propriété, quand la température est encore acceptable. C’est un écossais et il est en kilt, avec des chaussures de rando montantes aux pieds, à peine lacées. Il me montre où on est exactement sur la carte pour que je vois mon itinéraire pour repartir.

Je remonte donc en direction du centre du village de San Romelo, que je contourne par la gauche pour essayer d’atteindre le sentier de crête qui descend du colle Termini Perinaldo au passo del Bandito.

Je dispose aussi d’une carte des sentiers de VTT qui sont nombreux dans ce secteur. Ils sont classés par code couleur de difficulté. Mais les indications sur le terrain sont proches de zéro. J’arrive à peu près à mon objectif, mais je bifurque trop tôt à gauche sur un sentier, et me retrouve sur la petite route qui descend parallèlement au chemin de crête que j’avais visé. Cette route va à  Coldirodi.

Il n’y a aucune circulation et de l’ombre à profusion. Bien plus bas, je reprends pieds sur un sentier de Vtt dans un virage en épingle à cheveux pour descendre au Colle delle Guardia. Il y a en fait des chemins de VTT partout, et ça n’est pas facile de s’y retrouver.

Je fais au mieux mais au lieu d’arriver directement à Ospidaletti, je passe par Coldirodi, ce que je ne regrette pas parce que c’est un vieux village ancien plein de charme, avec des petites ruelles inaccessibles en voiture, des vieux bâtiments, des petits jardins, une place centrale très animée.

Sur cette place, je demande à un agent de la guardia civile par où il faut passer pour aller à pieds à Ospidaletti. Il ne comprend pas pourquoi je veux y aller à pieds mais comme j’insiste, il me donne des indications très précises et claires.

A 12h05, j’arrive sur le bord de mer d’Ospidaletti. Il fait très chaud, la plage est partagée entre des plages privées qui ont toutes des piscines, et des plages publiques. Çà grouille de monde, sur la plage et dans l’eau. Je reste cinq minutes mais c’est intenable.

Pas trop d’émotion pour cette arrivée. Je fais une ou deux photos, vais tremper mes mains dans l’eau et remonte me mettre à l’ombre dans le village.

En mangeant un petit morceau, je discute avec une dame du coin et sa fille qui pique-niquent sur un banc à côté de celui où je suis assis. Elles me disent qu’il y a beaucoup de bed and breakfast dans la grande rue centrale. Mais je m’apercevrai plus tard qu’en guise de B&B, ce sont des hôtels qui ont détourné cette appellation pour leur formule chambre + petit déjeuner. Des hôtels semblant très chics, avec leurs grands jardins devant leurs belles et larges façades à l’architecture du 19ième siècle. Ils ne sont pas tous comme ça, mais tous semblent très chics et chers, et on est au coeur de la saison estivale.

Je ne trouve pas beaucoup de charme à cette station balnéaire. Je voulais initialement y rester un jour ou deux avant de repartir, mais finalement, je n’y resterai que deux heures avant de sauter dans un bus pour rejoindre une gare et prendre le train du retour.

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Le béton sur la bande cotière

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Enfin la mer

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La côte

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La plage au bord de l'eau


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#56 24-11-2017 18:05:52

enrico
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

Au total, j'ai donc mis 35 jours pour aller du lac Léman à la Méditerranée (36 jours dont deux demi-journées, le premier et le dernier jour). Ce n'est pas très rapide, quand j'ai pu lire récemment sur RL ce retour sur un parcours de Menton à Thonon-les-Bains en seulement 18 jours, par la GTA. Mais pour mes vieux os, où en passe de le devenir, ce n'est pas si mal, surtout qu'à aucun moment, je n'ai eu l'idée de me presser, hormis l'heure et demi où j'ai 'carburé' pour aller du refuge Zanotti au refuge Migliorero à cause des orages.

En tout, cela représente un cumul de 50987m de dénivelé positif. Soit une moyenne de 1457m par jour.

Sur les 35 nuits, j'en ai passé 12 sous mon abri (dont 3 en camping), 1 dans un bivouac de montagne, 8 en refuge, 1 nuit dans une caravane, 6 en gîte, 2 en B&b, 5 en hôtel/auberge.

Cette descente vers la mer par l'Italie a comblé toutes mes espérances quant à la qualité de l'accueil et la gentillesse des gens rencontrés, et aussi pour la qualité des repas commandés, selon les opportunités offertes le long de mon trajet.

Le parcours que j'avais ciblé passe dans l'ensemble un peu plus près de la crête frontière que ne le font la GTA ou la Via Alpina. Ce parcours est très varié, et offre de très belles journées de rando, que ça soit dans le Chablais, en Suisse, dans le Grand Paradis, à Rochemelon, au Viso, dans le parc italien des Alpes Maritimes, en se terminant par la Ligurie, ou un Gps permettrait de profiter plus sereinement des lieux traversés. Il pourrait sans doute être amélioré, je pense notamment à mon erreur qui m'a fait descendre à San Giacomo, alors qu'il y avait sans doute un plus beau parcours par le haut.

Dernière modification par enrico (25-11-2017 09:42:09)


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#57 24-11-2017 19:58:18

enrico
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

Leni a écrit :

Magnifique et complet topo et sublimes photos ! smile  tu as tenu un journal ou bien tu reprends tout au retour ?  dans le second cas c'est beaucoup-beaucoup de travail !  - Grand merci pour ce merveilleux vol de roches en roches.

Fleurs jaunes 2ème page :  je pense au Séneçon Doronic, 2000 à 3000 mètres.  Composée à feuilles dentées (tu vois, pas si "amateur" tes superbes photos    smile

Bonjour Leni smile

Merci ! J'apprécie que tu apprécies !
En fait, je ne prend en note pendant les jours de marche que les chiffres (dénivelés, temps de parcours). Le texte, je l'ai écrit dès mon retour, quand tous les détails étaient encore frais dans ma mémoire. Puis je l'ai retravaillé un peu. Ensuite, je n'ai pas eu le temps de m'en occuper et n'ai pu le poster que maintenant, après avoir passé beaucoup de temps à héberger les photos sur RL.

Merci pour cette proposition du Séneçon Doronic, mais je ne suis pas entièrement convaincu. J'ai vu, lu, que le Séneçon doronic, que l'on peut souvent confondre avec l'arnica, a, quant à lui, une pilosité blanchâtre (feuilles pruineuses), et souvent ses fleurs jaune sont teintées d'orangé. Il me semble que sur ma photo, ça serait plus proche du Séneçon de Gérard, dont les fleurs ne sont jamais teintées d'orangé. Mais comme ces dernières se trouvent en principe à plus basse altitude, je ne suis sur de rien... lol


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#58 24-11-2017 21:26:20

Scaramouche
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

Très chouette récit, je l'ai suivi avec beaucoup de plaisirs smile

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#59 24-11-2017 21:55:01

enrico
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

Scaramouche a écrit :

Très chouette récit, je l'ai suivi avec beaucoup de plaisirs smile

Merci Scaramouche smile

j'ai aussi pris beaucoup de plaisir, à le parcourir à pieds, et même à l'écrire, car en l'écrivant, les souvenirs reviennent en mémoire avec précision.


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#60 24-11-2017 22:04:29

tolliv
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

Merci Enrico d'avoir pris le temps de rédiger ce retour complet, cela permet à ceux restants à la maison d'en profiter aussi.


"La vie est trop courte pour être petite"

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#61 24-11-2017 22:12:40

enrico
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

tolliv a écrit :

Merci Enrico d'avoir pris le temps de rédiger ce retour complet, cela permet à ceux restants à la maison d'en profiter aussi.

Merci à toi aussi Tolliv  smile . Je viens d'aller faire un tour sur ton site Flickr. Impressionnant, la qualité de tes photos ! On se sent tout petit tout petit photographe  lol .


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#62 24-11-2017 23:33:26

kodiak
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

Quoi? Déjà arrivé? Fini la rando par procuration...  wink
Merci pour ce beau recit. Je vais peut-être regarder d'un autre oeil les Alpes italiennes (et les Alpes du Sud en général, d'ailleurs).


Lâche ce clavier, attrape ton sac et pars marcher!
Wiki: indexsujets-clés et fiches-conseil - Comment contribuer à RL

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#63 25-11-2017 00:20:30

Leni
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

Enrico, oui, pas sûre non plus : ma photo correspond à la tienne :  Doronic aux feuilles jaune d'or intense,  tige  pas tjrs pubescente + caulinaires sessiles + terrain à dominante calcaire et floraison juillet-août ...mais ne correspond pas du tout pour les feuilles aux photos du Net big_smile -  Le S. de Gérard fleurit de mai à juin et plus bas.

En tous cas, énorme travail de ta part, pour notre plus grand plaisir !

Dernière modification par Leni (25-11-2017 00:36:25)

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#64 25-11-2017 08:43:10

enrico
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

kodiak a écrit :

Quoi? Déjà arrivé? Fini la rando par procuration...  wink
Merci pour ce beau recit. Je vais peut-être regarder d'un autre oeil les Alpes italiennes (et les Alpes du Sud en général, d'ailleurs).

Salut Kodiac smile

Si ce récit te donne des idées, à toi et à d'autres, je pourrais dire mission accomplie !

En tous les cas, il suffit de traverser une frontière - laquelle d'ailleurs n'existe plus - et donc plutôt de traverser une chaîne de montagne en s'y faufilant astucieusement, pour bénéficier d'un vrai dépaysement dans un décor souvent somptueux, et ceci sans trop d'empreintes carbone. wink

Dernière modification par enrico (25-11-2017 23:02:53)


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#65 25-11-2017 09:06:48

enrico
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

Leni a écrit :

Enrico, oui, pas sûre non plus : ma photo correspond à la tienne :  Doronic aux feuilles jaune d'or intense,  tige  pas tjrs pubescente + caulinaires sessiles + terrain à dominante calcaire et floraison juillet-août ...mais ne correspond pas du tout pour les feuilles aux photos du Net big_smile -  Le S. de Gérard fleurit de mai à juin et plus bas.

En tous cas, énorme travail de ta part, pour notre plus grand plaisir !

Hello Leni smile
Compliqués, ces senecio ! Je ne trouve pas non plus celui dont je sois sur...
En cherchant un peu sur internet, je suis tombé sur ce site que j'ai trouvé intéressant. Il ne traite pas que de fleurs...
Il y a aussi par exemple un lexique et des proverbes en patois savoyard. Amusant et intéressant ! Ça me rappelle mon enfance, dans la Yaute (Haute-Savoie), dans un temps où ça parlait encore beaucoup en patois dans les campagnes.
En exemple, le premier proverbe de la liste :
"I fâ prindre lo tin kmin a vin, lou-z-omo kmin i son, l'ardzin pè cin k'a vâ".
Ce qui veut dire :
"Il faut prendre le temps comme il vient, les hommes comme ils sont et l'argent pour ce qu'il vaut."
lol lol lol .


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#66 25-11-2017 09:51:30

eraz
multimedia
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

Kikoo enrico wink

Superbe retour! Je n'ai pas encore tout lu, je vais me garder cela au chaud pour mes pauses travail wink. Très belles photos et un vrai roadbook : encore bravo!

eraz

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#67 25-11-2017 10:10:00

enrico
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

eraz a écrit :

Kikoo enrico wink

Superbe retour! Je n'ai pas encore tout lu, je vais me garder cela au chaud pour mes pauses travail wink. Très belles photos et un vrai roadbook : encore bravo!

eraz

Merci eraz smile 
Même si ça a été du travail, j'ai eu beaucoup de plaisir à faire ce retour, dans l'idée de faire connaître cet itinéraire pour parcourir les Alpes.


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#68 26-11-2017 10:06:50

Leni
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

Belles photos sur ton site de bota, et en patois, quelques vérités de base.

J'aime bien aussi  un proverbe italien, qui traduit bien entre autres l'enrichissement que l'on trouve à faire ou à lire les compte-rendus de périples sur Randonner Léger : "Qui parle sème, qui écoute moissonne"   smile

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#69 26-11-2017 10:57:34

Pif
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

Merci Enrico pour ce très beau récit, et tes photos sont magnifiques !

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#70 26-11-2017 11:33:18

enrico
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

Leni a écrit :

Belles photos sur ton site de bota, et en patois, quelques vérités de base.

J'aime bien aussi  un proverbe italien, qui traduit bien entre autres l'enrichissement que l'on trouve à faire ou à lire les compte-rendus de périples sur Randonner Léger : "Qui parle sème, qui écoute moissonne"   smile

"Chi parla semina chi ascolta la raccolta".
Oui, excellent !
En fait, vu sur le net, la citation serait de Pyhagore, donc grecque à l'origine.

Dernière modification par enrico (26-11-2017 11:36:51)


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#71 26-11-2017 11:33:59

bruno7864
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

je n'ai fait qu'entamer ton récit. Actuellement j'arrive du coté du grand Paradis. Un parcours intéressant en tout cas un itinéraire par l'Italie, peu ou pas décrit ici qui viendra enrichir le site.
merci beaucoup, je retourne continuer le voyage
smile

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#72 26-11-2017 11:42:33

enrico
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

bruno7864 a écrit :

je n'ai fait qu'entamer ton récit. Actuellement j'arrive du coté du grand Paradis. Un parcours intéressant en tout cas un itinéraire par l'Italie, peu ou pas décrit ici qui viendra enrichir le site.
merci beaucoup, je retourne continuer le voyage
smile

Salut Bruno7864 smile ,

Oui, c'est un peu ce qui m'a motivé pour ce retour, de donner une nouvelle alternative sur ce parcours du Léman à la Méditerranée, même si, ponctuellement, plusieurs membres de RL en ont déjà fait et relaté quelques portions.
Merci de ton intérêt smile

Dernière modification par enrico (26-11-2017 15:37:35)


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#73 27-11-2017 11:33:26

enrico
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Re : [Récit + liste] Léman -> Méditerranée, sur le versant est des Alpes

Pif a écrit :

Merci Enrico pour ce très beau récit, et tes photos sont magnifiques !

Merci pour le compliment, Pif  smile  En espérant que ça donne des idées, à toi et à d'autres, pour se tricoter aussi un parcours sur ce magnifique versant est des Alpes.


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