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#1 10-11-2023 16:04:53

foxof
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[Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

L'idée : En 2017, m'est venue l'idée de traverser la côte Atlantique. Cette envie provenait de très lointaines soirées de ma jeunesse passées sur les côtes bretonnes, à me demander : Si je continue, tout au long de cette côte, en direction du sud, ou mes pas m'emmèneront-ils...
En Juin 2017 donc, j'effectue le parcours de Vannes, ville de ma naissance, à Bordeaux pour y retrouver des proches.
Je termine cette côte Atlantique, en Juin 2018, sur une dizaine de jours :  Bordeaux-Hendaye, via les landes. J'aperçois depuis Hendaye les Pyrénées, mais, manquant d'expérience à l'époque, je les juge complètement hors de portée.

Après des années passées, entre Montagne et Bretagne, entre travail, contraintes, montagnes et peu de liberté, j'attrape l'opportunité de vivre enfin ce rêve de traversée des Pyrénées.
Pour contextualiser, je vivais en Bretagne depuis plusieurs années après avoir beaucoup voyagé dans mes jeunes années. Mais l'appel de la montagne était toujours bien présent. Je décide que, pour commencer une nouvelle vie dans les Alpes, alors je dois la mériter, et l'atteindre, à pied. Une absurdité, oui, mais que celui ou celle qui n'en n'a jamais commise...
A l'été 2022, je pars de Hendaye le 6 Juillet et arrive à Banyuls, plein de fatigue et d'émotions le 15 août 2022.

Oui mais voilà, je n'ai toujours pas atteint les Alpes.
Commence alors ce récit, le 1er Mai 2023

Le parcours :

Dans l'idée, partir de Banyuls pour atteindre la vallée du Rhône eut été la plus logique des voies, si on s'en tient uniquement à l'idée directrice et de continuité spatiale. Toutefois, longer la côte ne m'enchantait guère, je décide donc de partir depuis un point traversé lors de la traversée des Pyrénées.
J'hésite longtemps entre 3 départs : Arles-sur-Tech, ou je n'aurai pas à craindre la neige, Font-Romeu et L'hospitalet-près-l'Andorre.
2 points me décident à commencer à l'Hospitalet. D'abord, j'arrive d'Espagne, ou je rendais visite à de la famille. En transport en commun, il me sera facile de rejoindre le Pas de la Case. Ensuite, la météo en ce début Mai permet aisément de partir de haut.

Je n'enregistre jamais ma trace GPX, je me fierai donc à ma mémoire pour l'écriture de ce récit. Toutefois, je vois que ce coquin de Google s'est permis d'enregistrer ma trace à mon insu. Je lui pardonne, ça me sera très utile pour m'aider à me rappeler.

Ce récit est basé sur des souvenirs uniquement, et qui datent de quelques mois. Après cette marche, bien qu'étant friand des récits des autres, je ne me sentais pas « d'attaque » pour écrire le mien. Je n'ai pas pris de note lors de la traversée, certains passages apparaîtront peut-être comme flous ou peu précis. D'avance, je m'en excuse.

Dernière modification par foxof (21-12-2023 11:16:28)


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#2 10-11-2023 16:30:23

pogo
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Magnifique !

foxof a écrit :

Je décide que, pour commencer une nouvelle vie dans les Alpes, alors je dois la mériter, et l'atteindre, à pied. Une absurdité, oui,

Ce serait une absurdité de procéder autrement.

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#3 10-11-2023 18:28:30

Shanx
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

On attend la suite smile

pogo a écrit :

#694104

foxof a écrit :

Je décide que, pour commencer une nouvelle vie dans les Alpes, alors je dois la mériter, et l'atteindre, à pied. Une absurdité, oui,

Ce serait une absurdité de procéder autrement.

La vallée du Rhône, ce n'est pas encore les Alpes. big_smile


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#4 10-11-2023 19:49:25

foxof
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Shanx a écrit :

#694120On attend la suite smile

pogo a écrit :

#694104

foxof a écrit :

Je décide que, pour commencer une nouvelle vie dans les Alpes, alors je dois la mériter, et l'atteindre, à pied. Une absurdité, oui,

Ce serait une absurdité de procéder autrement.

La vallée du Rhône, ce n'est pas encore les Alpes. big_smile

Alors, oui, tu as raison, sauf qu'au moment ou j'ai effectué cette traversée, je ne savais pas encore ou exactement j'allais vivre dans les Alpes.
Je me suis donc dis que la vallée du Rhône est un peu la frontière qui permet, une fois passée, un accès aux Alpes, que ce soit les Alpes du sud ou les Alpes du nord.
Je pense que, depuis pas mal d'endroit de la vallée du Rhône, au sud de Lyon, on peut facilement apercevoir les préalpes, voir les Alpes.


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#5 11-11-2023 16:43:48

foxof
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Jour 1 : Du pas de la case à la cabane forestière de l'Hospitalet-près-l'Andorre. (01/05/23)

Je suis parti de Madrid tôt le matin. Je prends le train à la gare d'Atocha puis descend à celle de Zaragoza avant de prendre, non sans difficulté pour le trouver, un mini bus pour Andorre-la-Vieille dans lequel je suis le seul !  Je discute donc avec le chauffeur, très sympathique, et qui pratique la randonnée. Il me dépose dans la capitale andorrane puis, après une heure d'attente, je monte dans le bus, direction le pas de la case. Au passage, je peux apercevoir, de loin, quelques passages et sommets parcourus l'an dernier en Andorre.
Une fois au pas de la case, j'ai 2 problèmes à résoudre. D'abord trouver de l'eau, ce qui s'avérera inutile en ce début Mai en montagne. Ensuite, trouver une bouteille de gaz pour le réchaud. En effet, les trains à grande vitesses Espagnols effectuent des contrôles type aéroport. J'en ai d'ailleurs perdu une à l'aller.
Je ne m'inquiète pas de ne pas trouver de bouteille de gaz ce 1er mai, car cette itinérance me mène à travers villages et j'en trouverai probablement plus tard. Cependant, le plus tôt sera le mieux, et c'est chose faite, dans un magasin de sport, après avoir tourné quelques dizaines de minutes dans cette chose hideuse qu'est le pas de la case (dont je ne regrette pas de ne m'y être pas rendu l'année passée, le passage par l'Hospitalet était à priori nettement plus sympathique). J'ai le droit à de très léger flocons de neige pendant ma recherche, les flocons sont portés par le vent depuis... l'Ariège.

    Je m'engage donc sur le sentier pour rejoindre dans un premier temps les mines de Pimorent, sous quelques éclaircies et un vent qui ira en augmentant. Les premiers pas sont vraiment agréables. Après une légère montée et quelques ruisseaux de passés, je me trouve le long d'une piste. Quelques maison de mineurs, dans un sale état, un cadavre de vache, de jolie vue sur la vallée de l'Ariège (?) En partant de haut, le pas de la case étant à 2000 mètres, je m'évite une première journée difficile pour la remise en forme.

    A l'approche du col de Puymorens, le vent forcit, je sors le coupe vent, y fait une petite pause et continue tranquillement le long du GR107. Je croise quelques promeneur du dimanche, ainsi que des minivans/caravanes installés là. La vue est splendide sur les sommets au sud, la neige encore présente, ce retour en montagne me fait le plus grand bien. Je suis le GR jusqu'à la cabane forestière de l'Hospitalet. J'avais d'abord hésité à pousser jusqu'à l'Hospitalet et trouver un petit coin de bivouac, voir utiliser l'abri municipal au centre du village. Mais pourquoi aller plus loin; le lieu est calme, à l'abri du vent, et seul un traileur du soir passera avant que je me mette au lit.

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Le lieu du dodo
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#6 11-11-2023 16:51:30

foxof
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Jour 2: De la cabane forestière de l'Hospitalet près l'andorre à la cabane de l'Anyell Morta. (02/05/23)

    Je me réveille tôt. La nuit a été agréable et douce. Je décide que je prendrai le petit-déjeuner au village sur une des tables de pique-nique. Lors de ma descente vers l'Hospitalet-près-l'Andorre, je fais la « jonction » avec ma traversée de l'année dernière : le GR107. De là j'avais rejoint le calme étang des Bésines avant d'atteindre l'étang de Lanoux... Mais ceci est une autre histoire

    Arrivé au village, je me pose sur une table de pique nique pour petit-déjeuner. Levé tôt, le soleil n'éclaire pas encore le village, et je grelotte un petit peu le temps de m'installer et que l'eau chauffe. Je savoure la vue sur les hautes montagnes alentours, je ne les reverrai pas tout de suite.

Bien à l'ombre
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Je dispose de suffisamment de provisions pour ne pas faire de halte trop longue et je repars le long du GR107 direction Mérens, plein nord, ou presque. Le sentier, quoique humide, est agréable, pour peu qu'il soit, sur certaines portions éloigné de la route. Je passe quelques fermes dans la vallée, croise quelques vans/camping-car garés sur l'autre rive et Mérens s'ouvre à moi en fin de matinée. Petit à petit, j'enlève mes couches de vêtements, pour vite me retrouver en T-shirt.
    Je décide de déjeuner près du cimetière pour recharger en eau, avant de voir un banc près de la gare, exposé en plein soleil ! Je mange donc adossé à la gare et profite des rayons du soleil. Il fait même chaud et, au bout d'un temps je décide de m'abriter du soleil dans un petit abri pour une digestion au calme.
   
    Après une longue pause, je suis le GR jusqu'au col de Joux. La montée, exposée au soleil, n'est pas des plus simples à partir de Vives. Comme fréquemment en itinérance, il m'arrive de me demander ce que je fais ici, la réponse ne se fait pas attendre, le col de Joux offre un magnifique panorama sur les environs et un calme agréable y règne. Etant un peu plus en altitude, la douceur y est très agréable. J'y fais donc une agréable pause et songe à bivouaquer ici.
    Après réflexion, je me dis que la petite descente qui m'attend peut bien être avalée dès maintenant, ça fera ça de moins pour demain. C'est à ce moment là que la fatigue me rattrape finalement, la descente me semble interminable sur les nombreux lacets de la piste, et je regrette déjà de ne pas m'être arrêté auparavant. Bon gré mal gré, j'arrive à la cabane du ressec de bas (fermée) et pousse jusqu'à celle de l'Anyell morte.
    J'hésite à y dormir, mais les guêpes et potentiellement des souris (j'en ai horreur la nuit) me convainquent de dormir sous la toile de tente à quelques mètres de la cabane. Après une petite douche à l'eau froide du ruisseau et un bon repas, je m'endors paisiblement.

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#7 13-11-2023 18:34:41

foxof
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Jour 3 : De la Cabane de l'Anyell Morta au col de Balaguès. (03/05/23)

   
Après avoir tranquillement dormi, je m'extirpe de mon sac de couchage, de la tente et petit déjeune dans la cabane, ou la température est légèrement plus douce qu'à l'extérieur. Bien qu'il fasse frais ce matin, il va faire chaud aujourd'hui. D'autant plus que plus j'avance, plus je perds en altitude.
   
Je rattrape tranquillement le GR107 qui plonge dans la vallée de l'Orlu. C'est lorsque je coupe le GR par la route pour rejoindre Orgeix que je croise mes premiers randonneurs de la journée. Je fais une longue pause à Orgeix près d'une aire de jeux et profite de la civilisation et de la table de pique nique. Je me fais un quasi deuxième petit déjeuner. Après Orgeix, je remonte un petit col, d'abord forestier puis plus caillouteux et sec sur la fin, pour redescendre sur Ascou.
Ayant mal lu la topographie sur mes carte, n'ayant pas vu ce col et minimisé la distance, je n'arrive qu'en fin de matinée à Sorgeat ou je déjeune à l'ombre de l'Eglise.

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Rassasié, repus, j'attaque la remontée vers le col d'Ijou, très tranquillement, toujours sous des températures très élevées pour la saison et un grand soleil. J'y croise quelques vaches. Avec une mini pause au milieu, j'atteins le col puis je me pose sur un rocher non loin du refuge de Chioula. J'hésite à m'y rendre mais les cris des enfants me font penser, que, non, vraiment, je n'y serai pas au calme. Il y a quelques familles et randonneurs aux alentours. Je continue vers la Cabane Sorgeat ou le GR est « bifurqué » pour ne pas déranger la tranquillité des bergers à la cabane. Au vu de la date, je parie sur le fait que nul berger ne s'y trouve actuellement, je gagne ce pari et suis seul devant la cabane.(fermée)
   
J'hésite à y passer la nuit, mais c'est finalement quelques centaines de mètres plus loin, avant le col de Balaguès que je décide de marquer le stop, en milieu d'après-midi. Je monte quand même jusqu'au col m'assurer qu'il ne s'y trouve pas un spot immanquable (choix de riches), mais rien de mieux, et surtout, pas d'eau au col. De retour sur mon spot, je trouve sans difficulté de l'eau et un endroit plat pour la tente. Un peu en hauteur, je profite de magnifiques couleurs du coucher du soleil et d'absolument personne aux alentours, malgré une température idéale pour un bivouac.

De manière générale, j'apprécie particulièrement de marcher au printemps, et l'une des raison est justement d'avoir ces grands espaces, souvent relativement plats et alimentés en eau, ou se trouvent les troupeaux en été, pour y trouver facilement des lieux de bivouac.

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#8 14-11-2023 01:01:14

laxmimittal
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

merci fofox de ce beaux début.

je me souviens bien du col de Jou que j'avais trouvé beau aussi.

tu as bricolé ta tente ?

L.


La touche Majuscule de mon ordinateur fonctionne mal.

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#9 14-11-2023 23:31:37

foxof
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

laxmimittal a écrit :

#694220merci fofox de ce beaux début.

je me souviens bien du col de Jou que j'avais trouvé beau aussi.

tu as bricolé ta tente ?

L.

Merci Laxmimittal smile

Oui, je n'ai jamais compris si c'était normal d'avoir une ouverture sur la toile aussi grande au niveau de ma  tête. J'imagine que l'idée, c'est d'aérer, mais dès qu'il pleuvait, tout était trempé.

Du coup, on m'a cousu (pas moi, je ne sais pas coudre! sad ) un morceau de poncho en gardant une ouverture dedans. Concrètement, quand il pleut, je le ferme pour éviter que l'eau passe, et s'il ne pleut pas je l'ouvre pour aérer.

On ne le voit pas sur les photos, mais je met un bâton de rando en soutient du morceau de poncho pour aérer un minimum quoiqu'il arrive.

Après, j'étais peut-être passé complètement à côté de l'idée du fabriquant. roll


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#10 14-11-2023 23:45:16

ester
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Je m'abonne au récit. smile

J'aime bien l'idée d'aller à pied pour découvrir ta nouvelle région.

Si ta tente est une Némo, c'est l'un de ses points faibles, la remontée très haute, lorsqu'il pleut (avec le splash effect, ça brumise de l'eau).
En revanche, c'est top pour l'aération.  wink


Grâce à vous, j'avance ! merci !  smile

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#11 15-11-2023 18:59:12

foxof
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

ester a écrit :

#694282Je m'abonne au récit. smile

J'aime bien l'idée d'aller à pied pour découvrir ta nouvelle région.

Si ta tente est une Némo, c'est l'un de ses points faibles, la remontée très haute, lorsqu'il pleut (avec le splash effect, ça brumise de l'eau).
En revanche, c'est top pour l'aération.  wink


Merci!

Oui, c'est bien une Némo. En effet, c'était une tente pas faite pour la pluie, d'où la petite correction apportée smile


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#12 15-11-2023 19:11:57

foxof
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Jour 4 : Du col de Balaguès au camping de Lavelanet. (04/05/23)

La nuit fut récupératrice et surtout tout à fait silencieuse ! Le ciel dégagé dans la nuit m'a fait profiter des étoiles. Je suis ravi. Je prends mon temps ce matin, car je suis conscient que, ça y est la partie la plus montagneuse de mon itinérance touche déjà à sa fin. Je savoure donc les vues sur les sommets pyrénéens, essaye de deviner quels sont les sommets que j'ai approché l'année dernière, que ce soit vers l'Ouest ou vers l'Est...

En passant le col de Balaguès, je rejoins aussi une variante du GR7 et continue ma traversée sur l'immanquable GR107. La descente en forêt est des plus agréables, l'eau et ses ruisseaux font leurs apparitions, la légère ondulation du vent et les chants des oiseaux également. Le chemin, qui suit le ruisseau de Balaguès, n'est pas trop pentu. Je me dis que j'ai bien fait de m'arrêter hier après-midi, car je n'aurai probablement pas trouver de meilleur spot de bivouac.

Arrivé à Montaillou, je discute rapidement avec un couple, boit à l'eau de la fontaine, mange un petit peu et décide de couper le GR par la D105. Bien que bitumée, cette route est peu utilisée, je n'y croiserai qu'une seule voiture. Rejoindre le GR via le Pla de fau par des herbes hautes me permet de confirmer, s'il en était besoin, la non étanchéité de mes chaussures. Nouvelle pause, plus longue à Comus, grignotage et je prends de l'eau en réserve car les gorges de la Frau, malgré la saison, sont partiellement à sec. Je ne croise que deux promeneurs dans les gorges, à la moitié du parcours. Le silence y est, sinon, la norme. Je ne suis vraiment pas fan des gorges et de leur absence d'horizon, de manière générale, et celles ci ne font pas exception à la règle. Toutefois, elles marquent une étape importante dans mon parcours général, une transition vers le monde plus civilisé. La montagne pyrénéenne est définitivement derrière moi...
    Peu avant le lieu dit Pelail, je profite allègrement de l'espace aménagé et du ruisseau pour me régaler. J'ai bien marché et je suis arrivée en fin de matinée. Un autre randonneur vient s'installer à une autre table. Je vois ensuite débarquer un âne qui porte absolument tout le matériel des randonneurs qui l'accompagnent. La marche doit sans doute être partie de plaisir pour ceux là plus que pour moi, encore que. Les entendant fiers de leur marche, ce qui me laisse dubitatif, je ne m'éternise pas et m'attaque à la montée vers Montségur, et son célèbre château dont j'ai entendu parler plus d'une fois.
    Croyant l'atteindre facilement, la montée d'après repas me casse un peu les jambes, mais je parviens tout de même à passer le col et me rends sereinement au village de Montségur. Pas toujours mordu des constructions humaines, plus admiratif des œuvres de la nature que sont les cols, les sommets, les pics et autres lacs, je ne reste tout de même pas insensible au château qui trône fièrement au dessus du village. Ayant du mal à lâcher le regard, je manque de me faire mal sur la caillasse du chemin qui mène au village. La dernière partie du sentier que je prends (qui je crois n'étais pas l'officiel, mais qui, quand je l'ai vu, m'a semblé passable) n'a d’ailleurs pas été débroussaillé depuis un bail, je me glisse donc un peu à tâtons à travers les fougères et herbes hautes avant de mériter une pause près d'une fontaine, à l'ombre.

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    Je prends ensuite la direction du château, mais, sans surprise, les bus à touristes sont très présents. C'est d'ailleurs en y revenant qu'une dame âgée me demande ce qu'est la drôle de machine collé au dos de mon sac. En lui expliquant que c'est un panneau solaire, j'en viens à rater le virage et me dirige vers le col de Montségur. Je me rends rapidement compte de mon erreur et reviens sur mes pas pour suivre le GR7B.
En écrivant ces lignes, je me dis que poser la tente au point d'altitude 1107 noté sur le géoportail, en direction du roc de la Gourgue n'eut pas été absurde et m'eut offert un joli point de vue sur le château. Toutefois, il est probable que des champs de vache occupaient cet espace. Et je n'aurait pas été sur d'y trouver la quiétude agréable d'une fin de journée.
    Sans l'avoir visité au vu de la foule, je passe donc non loin du château et je vais plein nord sur Lavelanet, après avoir laché cette variante du GR7. J'arrive en milieu d'après-midi au camping de Lavelanet ou je pose la tente avant d'aller faire quelques courses. Les quelques gouttes ne se transforment pas en averse, et je profite d'un repas royal ce soir. A une altitude de 550 mètres, la douceur est franche, le relief me paraît inexistant. Je me cale un peu trop sur le repas, et je ne passe donc pas une nuit extraordinaire. En revanche, je suis seul sur les emplacement sans électricité, comme souvent à cette période dans les campings.


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#13 17-11-2023 21:49:20

foxof
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Jour 5 : Du camping de Lavelanet à Camon (05/05/23)

    En quittant le camping de Lavelanet, je prends plein nord, le long de la bruyante route départementale, passe devant une braderie, et rejoins finalement une voie verte qui débouche sur une table de pique nique à Dreuilhe. A côté de cette table de pique-nique se trouve l'intersection qui me mène le long du GR de pays d'Olmes. Ce sentier, vert vallonné, et apaisant après le passage en ville, me fait le plus grand bien. Qui plus est, le soleil se montre, après que le ciel m'eut légèrement arrosé ce matin. Je suis positif, cette pluie était peut-être de la neige au pas de la Case, il se pourrait que j'ai échappé à quelques difficultés pyrénéennes en partant le 1er Mai.

    Arrivé au bout du chemin, et après le lieu dit la bouyche, le GR ne suit pas la D16 comme indiqué sur le géoportail, mais rejoint le GR7B, que j'ai quitté la veille. J'hésitais à esquiver cette route, je n'ai plus à me poser de question. Je tourne donc à droite sur la route avant l'Hers à Camp Redon. Je trouve le sentier qui quitte la petite route de campagne, caché derrière un terrain et via un passage étroit entre arbre et grillage. S'en suit une agréable descente, le bruit de l'eau en fond sonore  et me voici rendu à la Bastide sur l'Hers. Je me rends à la Poste ou j'envoie notamment mes crampons qui m'auront été inutile, et qui, à l'évidence, ne me serviront pas pour la suite du voyage.

    Après quelques minutes de pause, je rattrape, une fois n'est pas coutume, le GR7B. Pour rejoindre le lac de Montbel, je le coupe via le Villaret et sa charmante chapelle. Je recharge un peu d'eau ici et me réhydrate rapidement avant de continuer, avec pour idée un pique-nique au bord du lac. La première table de pique-nique indiquée sur le Géoportail étant déjà occupée, je m'installe finalement sur la pointe d'une presqu'ile, non loin des Baylards.

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    Appréciant mon déjeuner, je commence à envisager le bivouac de ce soir. C'est clairement l'une de mes appréhensions pour cette traversée. Si le bivouac en montagne ne me pose aucun problème, je suis nettement moins à l'aise pour bivouaquer en plaine, sur des terres plus densément peuplées. Ma traversée de la côte atlantique avait été réalisées de campings en campings, je n'envisageais pas à l'époque de bivouac hors des zones de montagne. Hors, là, je n'ai plus le choix, il n'y aura pas forcément de camping le long de la route. Et, ayant lu plusieurs récits sur ce forum ou certains membres bivouaquent sans problème, quelque soit le lieu, je me dis que je finirai par trouver quelque chose de discret. Sur ma carte, je vois que le GR7 suit le cours de l'Hers. Peut-être bivouaquer le long de la rivière sera possible. Je note également un sentier qui fait le tour du village de Camon. Imaginant qu'il s'agit d'un tout petit village peu peuplé, peut-être est-il possible de s'y « cacher » smile

    Laissant de côté mes réflexions, je reprends la route. Je décide de ne pas passer par le village de Montbel et de continuer le long du lac, jusqu'au Barrage. Un point d'eau près d'une plage me permet de faire le plein d'eau. Arrivé au barrage, je m'impose une pause : j'ai oublié de faire sécher la tente ce midi en mangeant. Celle-ci sèche rapidement grâce au soleil et au vent, présent de ce côté là du lac. Je remonte ensuite le ruisseau de Trière pour retrouver, devinez qui ? Le GR7B, évidemment !
    Toutefois, je lui fausse compagnie car il se contente de suivre la route, pendant que la voie verte suit logiquement l'ancien tracé de la voie ferré avec à la clé un long et frais, voir froid, tunnel. J'arrive à Camon, y fait une première visite, en touriste, un deuxième, en randonneur prévoyant qui recharge ses Befree puis je vais me poser sur la table de pique nique après avoir traversé l'Hers. Je n'ai rien vu qui s'apparente à un tranquille lieu de bivouac. Je décide de faire le tour du sentier qui entoure le village et, après quelques centaines de mètre, un panneau indique : « table d'orientation ». Je suis les indication, monte, monte, et parvient à celle-ci, au nord du village. La vue est sympathique, le lieu désert, et il y a suffisamment de plat autour de la table pour y installer la tente ! Banco, ce sera là pour ce soir.
    La table d'orientation me sert … de table à manger. Les pierres autour d'étendoir à linge. Je prie pour que la pluie n'arrive pas avant que je sois sous la tente, et mes prières sont entendues. Malgré quelques touristes dans le village, personne ne viendra à cette table d'orientation, non indiqué sur l'IGN, mais présente sur google maps.

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#14 18-11-2023 10:40:57

ASM
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Je suis ton périple avec intérêt.
Comme toi, je ne bivouaque qu'en montagne et je serais à priori un peu mal à l'aise de bivouaquer en plaine.
La suite de ton aventure m'en apprendra sûrement beaucoup.

Nb. Ta tente n'est pas très discrète avec cet ajout rouge !

Dernière modification par ASM (18-11-2023 10:41:40)

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#15 18-11-2023 14:04:23

Joy Supertramp
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Salut, pas de regrets à avoir, le point 1107 au col de Montségur est en effet en plein milieu du champ des vaches !


Edit sans précision : ortho ou faute de frappe !

Liste montagne été top confort

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#16 18-11-2023 14:09:43

Cat 09
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

foxof a écrit :

Une absurdité, oui, mais que celui ou celle qui n'en n'a jamais commise...

Le genre d'absurdité que j'aime beaucoup wink . En plus tu démarres de vers chez moi  smile .


La Nemo, c'était un de mes 2 choix pour une tente légère, et ce grand "trou" m'en avait dissuadée (et j'ai trouvée l'autre, une Nordisk), d'occas sur le forum smile ). Je ne comprenais pas comment de la pluie accompagnée de vent pouvait ne pas atteindre la tente intérieure, avec cette échancrure. D'autant qu'en montagne, le vent est souvent tournant, d'où l'impossibilité d'être certain de monter la tente dans le bon sens.
Ce que tu en dis, et le bricolage effectué, me conforte dans mon idée. Mais désormais la tienne doit être bien efficace en cas d'intempéries.

Chouette, ton spot de bivouac à Camon, village des roses ! Mais début mai, sans doute les rosiers n'étaient-ils pas encore fleuris.

J'appréhende moi aussi les bivouacs hors montagne, mais deux virées en vélo m'ont montré qu'on pouvait trouver des endroits sympas et tranquilles, même non loin d'une route. Ce n'est pas forcément aussi facile à pied, car on a un rayon d'action plus limité.


Je vais suivre attentivement la suite de ta "petite balade".

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#17 20-11-2023 21:15:13

foxof
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Merci pour vos messages! smile


ASM a écrit :

#694427Je suis ton périple avec intérêt.
Comme toi, je ne bivouaque qu'en montagne et je serais à priori un peu mal à l'aise de bivouaquer en plaine.
La suite de ton aventure m'en apprendra sûrement beaucoup.

Nb. Ta tente n'est pas très discrète avec cet ajout rouge !

En plaine, il faut plus "chercher" et lire la carte. Il faut aussi veiller à ne pas être en zone trop densément peuplé, en tout cas, ce sont les conclusions que j'en tire à posteriori...

Oui, niveau discrétion, c'est moyen lol


Joy Supertramp a écrit :

#694441Salut, pas de regrets à avoir, le point 1107 au col de Montségur est en effet en plein milieu du champ des vaches !

Tant mieux alors, j'imagine qu'il aurait fallu monter au roc de la Gourgue pour espérer un bivouac royal, mais je n'en avais pas le temps, ni l'énergie...


Cat 09 a écrit :

#694442

foxof a écrit :

Une absurdité, oui, mais que celui ou celle qui n'en n'a jamais commise...

Le genre d'absurdité que j'aime beaucoup wink . En plus tu démarres de vers chez moi  smile .


La Nemo, c'était un de mes 2 choix pour une tente légère, et ce grand "trou" m'en avait dissuadée (et j'ai trouvée l'autre, une Nordisk), d'occas sur le forum smile ). Je ne comprenais pas comment de la pluie accompagnée de vent pouvait ne pas atteindre la tente intérieure, avec cette échancrure. D'autant qu'en montagne, le vent est souvent tournant, d'où l'impossibilité d'être certain de monter la tente dans le bon sens.
Ce que tu en dis, et le bricolage effectué, me conforte dans mon idée. Mais désormais la tienne doit être bien efficace en cas d'intempéries.

Chouette, ton spot de bivouac à Camon, village des roses ! Mais début mai, sans doute les rosiers n'étaient-ils pas encore fleuris.

J'appréhende moi aussi les bivouacs hors montagne, mais deux virées en vélo m'ont montré qu'on pouvait trouver des endroits sympas et tranquilles, même non loin d'une route. Ce n'est pas forcément aussi facile à pied, car on a un rayon d'action plus limité.


Je vais suivre attentivement la suite de ta "petite balade".


Oui, elle est efficace maintenant, mais j'en viens à me demander s'ils testent vraiment leurs tentes avant de les mettre sur le marché roll

Oui, en vélo, j'ai souvent eu des témoignages très positifs. En effet, il faut considérer qu'on "ratisse" plus large à vélo qu'à pied cependant.


"Une fois là-haut, il n'y a plus qu'à continuer"

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#18 21-11-2023 15:28:59

foxof
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Jour 6 De Camon au lac d'Escueillens ( 06/05/23)

Je passe une nuit très correcte, quelques gouttes de pluie se sont fait entendre dans la nuit sur la toile, mais rien d'important. Après la collation matinale, prise sur une jolie vue sur les sommets au sud, je redescend sur le sentier pour rejoindre la piste cyclable dont se sert le GR7.

Je ne planifie jamais à long terme mes randonnées. Je choisis souvent d'improviser la veille ou le matin devant les possibilité qui s'offrent à moi et en suivant autant que faire se peut une direction (sur cette traversée le Nord-Est, puis l'Est). Je modifie mes itinéraires en fonction des besoins en ravitaillement. C'est la raison pour laquelle je l'ignore encore, mais le GR7 sera en fait le véritable fil conducteur de ma traversée, et j'aurai encore maintes fois l'occasion de le croiser, de le parcourir, de le découvrir.

Qui dit voie verte dit rapidité mais aussi monotonie. Je vois le joli village de Lagarde sur ma gauche avant d'atteindre le village de Moulin-neuf sous quelques gouttes de pluie. Je m'arrête dans ce village pour y faire une halte boulangerie, accompagné par un habitant qui discute de mon périple et j'achète aussi des fruits dans une épicerie. Je rejoins la voie verte et une aire aménagé dans le village pour y dévorer mes victuailles. S'arrêtent à mes côté, une quinzaine de cycliste, pas des plus calmes, qui finalement décampent vite pour s'arrêter à l'abri.

Lorsque je redémarre, je lâche le GR, momentanément et m'embarque sur quelques PR, balisés en jaune, pour rattraper ce même GR au dessus de Seignalens. J'apprécie particulièrement ses vallons, simples d'accès, très verts, légèrement venteux et les rares passages nuageux ne nuisent en rien à cette marche matinale.

C'est peu avant le croisement avec le GRP tour du Razès que je déjeune et observe mes cartes pour y chercher d'éventuels points de bivouacs potentiels. Je vois qu'en le suivant, ce GRP me mènera directement au lac d'Escueillens, ou, possiblement, le bivouac sera envisageable. Sans quoi je continuerai. Je note aussi qu'un cimetière proche permettra de recharger en eau.
   
Après avoir passé le village du même nom, je descends sur le lac ou j'y trouve pas mal d'occupants. Logiquement car nous sommes un samedi, la journée est agréable. Je remarque que si mon objectif premier lors de mes bivouac est la discrétion, il n'en est pas de même pour plusieurs groupe présents autour du lac. Je n'hésite donc guère avant de m'installer dans un endroit isolé et à côté d'une table de pique nique, grand luxe (!)

Après m'être installé, je me rend au cimetière, mais impossible de trouver de l'eau. Je décide donc de prendre l'eau de l'Etang, qui, une fois filtré et chlorifiée, sera potable, en tous cas ne me fera pas tomber malade. Craignant que la soirée s'éternise pour d'autres groupes autour du lac, je met mes boule quiès après m'être allongé. Il n'en sera rien, je me réveille dans la nuit, et c'est le calme plat.

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#19 24-11-2023 14:29:23

foxof
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Jour 7 : Du lac d'Escueillens à Sauzens (07/05/23)

Après avoir profité de la table pour le petit-déjeuner, je quitte le lac alors que les autres groupes en sont au stade de la grasse matinée. L'objectif de la journée est simple : rejoindre le canal du midi ou j'espère qu'il sera simple de trouver un lieu pour bivouaquer.

Après quelques centaines de mètres la pluie se fait sentir et c'est en sa compagnie que je passe Bellegarde du Razès., en suivant le GRP entamé hier après-midi. Je n'y croise que deux cyclistes. Le village est sinon désert en ce dimanche matin. Après une rapide pause au village, je continue jusqu'à rejoindre la voie verte qui remonte exactement dans la direction qui « m'arrange » : le Nord-Est. C'est ainsi dans une certaine monotonie que je passe Belveze-du-Razes, ou la piste se transforme momentanément en route avant de redevenir voie verte et longe Cailhau. J'hésite à détourner via ce village, mais, songeant à la longue route qui m'attend, je décide de continuer jusqu'à Villeneuve-les-Montréal puis Montréal. Je ne garde que peu de souvenir de cette matinée, si ce n'est que je fus surpris par le peu de cycliste croisé un dimanche pas si mauvais météorologiquement parlant sur une voie verte.
C'est peu après Cailhau que s'offre à moi un petit abri ouvert au quatre vents équipé de tables de pique nique. Je déjeune rapidement avant de reprendre la route.

Arrivé à Montréal, je traverse les jolies rues, m'offre une pause goûter et prend le temps d'évaluer qu'il me reste encore pas mal à parcourir mais que je serai sans problème au canal du midi en fin d'Après-midi.

Après le château de Montségur, je suis ravi de m'imaginer marcher le long du canal du midi, lequel évoque l'un de ses noms de lieux, maintes fois entendus dans ma vie, et sur lequel je vais enfin pouvoir poser des images, des sensations. Il s'agit aussi d'un point d'étape, presque d'une frontière entre les Pyrénées, derrière moi, et les tout premiers reliefs du massif central que j'entraperçois par moment, plein nord, mais majoritairement cachés sous les nuages.

Montréal signifie aussi la fin de cette interminable piste cyclable, et je suis d'abord ravi de rejoindre le GR78, le chemin du piémont pyrénéen. Je me rend vite compte que le chemin attendu est en fait une suite de petites routes ,très peu circulantes il est vrai, mais on est loin du petit sentier de montagne. J'en profite néanmoins du GR pour avancer à bon rythme et a Arzens, après une courte pause pour grignoter, prends la direction plein nord, le long de la D35 qui coupe, par un pont, l'autoroute. Le temps est menacant, quelques gouttes tombent, je me couvre, pour pas grand chose. Le temps semble se jouer de moi.

Je coupe la bruyante autoroute et atteint le célèbre canal du midi. Je longe le canal jusqu'à la halte fluviale de Villesèquelande ou je fais une petite pause et envisage le bivouac de ce soir. J'hésite à m'arrêter ici, le terrain est plat et il y a des tables de pique niques, mais les maisons sont proches, certains bateaux semblent habités. La pluie revient et ne me lâchera plus jusqu'à ce soir. Je fais le choix de continuer le long du canal, en quête d'un endroit plus discret le long du canal.

La journée a été longue, et ces derniers kilomètres me semblent une éternité. La pluie et la fatigue n'aidant sûrement pas. Je trouve à côté du lieu dit Sauzens une table de pique nique et m'y pose, après l'avoir cherché du mauvais côté, celle-ci étant indiquée sur l'autre rive sur Osmand.
La pluie tombant sans s'arrêter, je dispose sereinement du bivouac et suffisamment abrité à l'abri des arbres, j'entame la cuisine de ce soir, avant d'être interrompu par une forte averse. Je cours m'abriter sous la tente, emmenant tout mon matériel de cuisine en deux aller-retours et je termine ce repas sous la tente.


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#20 25-11-2023 15:05:24

foxof
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Jour 8 De Sauzens au camping de Villemoustaussou (08/05/23)
Et Jour 9 premier jour 0 de cette traversée. (09/05/23)

Après une longue et sereine nuit, je me réveille, petit-déjeune et file retrouver le chemin le long du canal. La tente est encore bien humide lors du rangement, mais qu'importe, aujourd'hui, ce sera une courte journée, puisque moins de 10 kms me séparent de mon point d'arrivée.

En longeant le canal, j'entends, puis vois le train passer tout près. J'aime observer les trains, il s'agit probablement de mon moyen de transport favori, après la marche bien entendu. Je fais une courte halte à l'écluse d'Herminis et son point d'eau, ou la journée semble commencer pour l'éclusière. Le soleil brille, et marcher le long du calme canal est nettement plus agréable que la veille au soir.

Je continue le long du chemin avant de bifurquer à gauche par le lieu dit « la noble ». Au passage de la D6113, je m'imagine un instant un aventurier, en traversant la route, après être passé par dessus une barrière de sécurité. J'arrive à Pennautier ou je passe par une boulangerie, ouverte un jour férié et l'épicerie, également ouverte. Du monde au village, en effet, une cérémonie semble prévue pour célébrer la fin de la seconde guerre mondiale. Je m'éclipse rapidement, pas via la D38, trop circulante à mon goût, mais par des petites routes communales, en passant notamment devant le stade puis quelques sentiers agricoles.

Arrivé à Villemoustaussou (quel nom de ville, quand même!), je me rends au seul camping de la ville : Le Malolya. Au programme : machine à laver, manger, dormir, manger, se laver et re manger !

Jour 0

Je marcherai peu et utiliserai les bus, direction Carcassonne, pour chercher un panneau solaire, lequel m'a lamentablement laché. Après m'être rendu à Décathlon, je désespère de voir qu'ils sont en rupture de stock sad
Une vendeuse me dit que seul Toulouse pourrait m'en fournir au plus près...
Je m'imagine déjà faire l'Aller retour, dépité d'une telle perte de temps...

Qui ne tente rien n'a rien, aussi, je tente ma chance chez Darty, mais je ne vois rien non plus. Avant de partir, je demande quand même à une vendeuse, dès fois qu'elle saurait ou en trouver. Et là miracle, ils en ont ! Bon, très peu en stock mais ça fera l'affaire. Je m'en tire avec du matériel plus lourd (xmoove), et qui ne recharge pas bien vite, mais par contre, plus besoin de Powerbank, tout y est intégré. Rentré au camping, je rechargerai donc le xmoove ET le powerbank, pour être sur de ne manquer de rien pour plusieurs jours, même si le soleil n'était pas au rendez-vous.

Il pleut l'après-midi, je passe donc mon temps entre sieste et lecture. Je dors mal le soir, c'est souvent le cas au crépuscule de mes « J zéro », un peu comme si mon corps ne comprenait pas pourquoi, d'un coup, on ne lui demandait plus rien. Qui plus est, la sieste, si elle m'avait semblait indispensable au moment venu, ne m'aide pas à trouver le sommeil au soir.


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#21 25-11-2023 22:32:09

Bombadyl
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Merci pour ce partage foxof.
J'ai rattrapé mon retard et je m'abonne pour la suite  pouce

Comme ASM je n'ai pas trop l'habitude de bivouaquer en dehors de nos montagnes car je m'y sens moins à l'aise. Mais j'imagine qu'après une traversée comme la tienne cette barrière mentale s'envole...

Pour ton bivouac près de la table d'orientation, le sol semble peu propice au planté de sardines. Ça ne bouge pas trop avec un peu de vent le montage autoportant sans ancrages ?

Comme j'aime bien visualiser les récits sur une carte et que je ne suis pas familier des chemins que tu as pris (à part les premiers jours), j'ai mis quelques épingles pendant ma lecture sur les lieux et villages traversés.
Je partage au cas où d'autres lecteurs soient atteints du même syndrome de cartophylie aiguë.


Listes : liste HRP2023

Récits : HRP 2021 -> HRP 2022 -> HRP 2023

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#22 26-11-2023 17:03:01

foxof
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Bombadyl a écrit :

#694819Merci pour ce partage foxof.
J'ai rattrapé mon retard et je m'abonne pour la suite  pouce

Comme ASM je n'ai pas trop l'habitude de bivouaquer en dehors de nos montagnes car je m'y sens moins à l'aise. Mais j'imagine qu'après une traversée comme la tienne cette barrière mentale s'envole...

Pour ton bivouac près de la table d'orientation, le sol semble peu propice au planté de sardines. Ça ne bouge pas trop avec un peu de vent le montage autoportant sans ancrages ?

Comme j'aime bien visualiser les récits sur une carte et que je ne suis pas familier des chemins que tu as pris (à part les premiers jours), j'ai mis quelques épingles pendant ma lecture sur les lieux et villages traversés.
Je partage au cas où d'autres lecteurs soient atteints du même syndrome de cartophylie aiguë.

Merci pour ton message.

Mmmmh, je ne dirais pas que c'est une barrière mentale qui s'envole, car je ne suis malgré tout jamais tout à fait à l'aise. D'ailleurs, dans les prochaines lignes, tu verras que j'avais une nette tendance à chercher l'altitude pour mes bivouacs.

En effet, bien vu, le sol n'était pas propice pour planter les sardines. Je me suis en fait servi des pierres du petit muret pour tenir les fils de la toile. J'ai évidemment remis les pierre en lieu et place au matin. Ce n'est pas la première fois que je fonctionne comme ça (en Grèce près des chapelles, je faisais tout le temps comme ça)
C'est un peu rudimentaire, mais pour une nuit sans rafale, c'est suffisant. Et l'avantage, c'est que j'étais totalement à plat ! big_smile

Ahh, mais c'est génial ton suivi sur carte. Je vais être le premier à regarder, ça me donnera une vue d'ensemble de ce que j'ai fait! Merci smile


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#23 28-11-2023 16:55:18

foxof
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Jour 9 : Du camping de Villemoustaussou au camping de Pradelles Cabardes (10/05/23)

Comme d'habitude après un J0, j'ai un peu de mal à remettre en marche et en action les muscles et le corps. Toutefois, j'ai une forte motivation à l'idée de commencer un nouveau pan de cette itinérance et de faire mes tout premiers pas dans le massif central. Je n'y ai, de ma vie, jamais mis les pieds. Je ne vais certes que le longer par le sud, mais tout de même, il s'agit à nouveau d'un lieu sur lequel je suis proche de poser mes premières émotions. Le premier « sous-massif » que je vais aborder me donne envie rien que par son nom : les montagnes noires.

En quittant le camping, je prends direction Nord Est sur les sentiers agricoles. Je passe proche de Conques sur Orbiel, mais sans y pénétrer. Dès le début, les touts petits reliefs se font sentir. Et après le canal du midi, aussi petits soient-ils, ces reliefs me font du bien. Je suis à présent le GR36, le coupant pour éviter le détour à Villegly, ayant pris suffisament d'eau pour m'éviter les détours par les villages. Le ciel est nuageux mais pas de pluie. Je suis le GR à travers les petits villages des montagnes noires, beaucoup plus dans leurs « jus » que ne l'étaient les communes aux multiples lotissements autour de Carcassonne.

Impossible au moment ou j'écris ces lignes de retrouver l'endroit exact, mais je m'arrête à une table de pique-nique, vieille, humide et en bord d'un virage d'une route et de ruisseau pour manger.
Selon Google timeline, il s'agirait de Sallèles-Cabardes. Toujours est-il que je vois un village juste au dessus de moi, que je traverse après manger.

Je continue ma route jusqu'à Trassanel ou je fais une pause venteuse auprès de la fontaine et en profite pour recharger un petit peu mon eau. De villages en villages, et qui plus est avec le relief, l'eau n'est plus un motif d'inquiétude. Je reprends le GR36 et entame une douce mais longue ascension jusqu'au pas de Montsarrat. Si le chemin est agréable, le vent ne m'est pas épargné et refroidi nettement le ressenti de température. Arrivé au pas, la vue s'est nettement dégagé et m'offre un joli panorama sur les alentours.

Je longe ensuite des éoliennes au sein du parc éolien du Haut Cabardès. Etant donné le vent, je ne suis pas surpris de trouver tant d'éoliennes ici. J'hésite tout de même à bivouaquer dans les environs, je suis en hauteur, et il est possible de s'abriter du vent. Cependant, je décide de continuer jusqu'au camping de Pradelles-Cabardès. Le temps commence à se gâter lorsque j'approche du village et j'arrive sous les nuages et la pluie au camping qui semble désert. Le numéro de téléphone à l'accueil ne répondant pas, j'en viens à me demander si le camping est ouvert. Je pose finalement ma tente dans le camping et vais voir le lac de Pradelles avant d'être rappelé par le propriétaire du camping qui me donne le code d'accès aux sanitaire. Une douche bien chaude prise, le propriétaire du camping arrive et nous échangeons un peu avant que je profite, seul mais sous la pluie, du camping. Celui-ci, très sympathique, "déménage" une table de pique nique à l'abri sous un préau pour être sur que je puisse manger au sec.


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#24 29-11-2023 16:14:23

foxof
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Jour 10 : Du camping de Pradelles Cabardes à la forêt du haut Agout (11/05/23)

Au réveil, le ciel est légèrement moins couvert qu'hier, et j'aperçois quelques peu le début du chemin menant au pic de Nore. Je prends le petit-déjeuner à l'extérieur, profite des sanitaires et m'attaque à la suite du GR36, que je lâcherai aujourd'hui.

8a615oxNc.IMG-20230517-WA0006jpg.jpeg

Après avoir traversé le lac, je me rends au village, désert ce matin. S'en suit la montée vers le pic de Nore, 400m de d+ sur une distance relativement courte, premier sommet depuis plusieurs jours, et surtout, premier sommet des montagnes noires. Malheureusement, les nuages sont collés au sommet, et après quelques centaines de mètre de dénivelés positif, je m'engouffre dans une purée de pois qui limite fortement ma visibilité. J'aperçois cependant un agréable changement de terrain, plus montagneux, proche du sommet. C'est à partir des 1000 mètres d'altitude que le vent forcit fortement et devient franchement violent. Mêlé à une fine pluie, je m'en rappelle encore comme si c'était hier au moment ou j'écris ces lignes. Idéal pour bien se réveiller dès le matin !
Bien couvert et en grimpant, je garde suffisamment chaud mon corps, mais, arrivé au sommet, je me cache derrière une porte métallique d'accès au bâtiment qui surplombe le sommet. Je me réhydrate après cet effort avant d'entamer la suite.

De l'autre côté, le vent est tellement violent qu'il me déséquilibre par moments. Heureusement, j'accède rapidement au portail de Nore, ou, protégé par les arbres, je suis moins exposé aux rafales. J'ai retrouvé le GR7 et je vais désormais plus ou moins le suivre pendant une bonne partie du chemin. C'est à ce moment que je vois un panneau explicatif du GR7, qui dessine en fait le partage des eaux du territoire français. Bien que connaissant les plus célèbres GR français, je ne m'étais jamais attardé sur celui-ci, qui clairement, sur le coup, me fait rêver. Je pense immédiatement, qu'en restant sur la « face sud » du GR, côté méditerranéen donc, je me maintiendrai potentiellement quelque peu à l'abri du climat océanique, plus humide.

Mais pour l'instant, je me contente de le suivre à la trace, avec en ligne de mire le roc de Peyremaux. Peu avant le roc, Osmand m'indique, en partant sur un chemin plein nord, un refuge gardé. Bien que me doutant que celui-ci sera fermé, j'espère y trouver une table de pique-nique. Mon intuition est la bonne et je déjeune ici, assez tôt mais confortablement installé. Si ce n'est qu'une averse pointe le bout de son nuage, en plein milieu de mon repas. J'ai à peine le temps de m'installer et mes affaires prennent un peu l'eau (j'avais eu la bonne idée de m'étaler sur la table)
Je parviens à m'abriter contre la porte d'entrée du refuge. Quel dommage de ne pas laisser une petite partie du refuge ouverte pour protéger le simple itinérant contre l'humidité !

8a615u3y3.IMG-20230517-WA0008jpg.jpeg

Rassasié, je reviens sur le GR7, non sans avoir essayer de recharge en eau à un ruisseau situé entre le GR et le refuge, mais celui-ci est à sec. Je passe le roc de Peyremaux et continue le long de la ligne de « crête » J'ai ensuite le droit à une petite surprise à laquelle je ne m'attendais pas, la borne royale marquant la limite entre les trois départements que sont l'Aude, le Tarn et l'Hérault. Symbole d'une époque ancienne, mais symbole, plus personnellement de mon avancée sur cette itinérance !

8a615wYKs.IMG-20230517-WA0009jpg.jpeg

Peu après je prends la bifurcation nord toujours sur le GR7 et une bien étrange scène m'attends en passant au lieu dit «Sales», si mes souvenirs sont bons. La fontaine indiqué sur Osmand ne fonctionnant pas, je demande à un homme m'observant depuis le haut de sa maison si je peux trouver de l'eau. Celui-ci m'indique, froidement de continuer sur quelques dizaine de mètre et de prendre à gauche. Je ne vois rien, et lorsque je suis face à une porte, il m'engueule de l'ouvrir. J'ouvre donc et tombe nez à nez avec un autre homme à qui j'explique que je cherche de l'eau. Celui-ci ne répond pas, et s’assoit à une table. Je me dirige donc vers le l'évier, pas totalement rassuré et me sers en eau. Une dame passe alors mais m'ignore totalement. Après avoir rechargé en eau, je quitte cette charmante compagnie et je n'aurai aucune réponse à mon « au revoir ». Je ne traîne pas dans les parages et continue le long du GR7.

Je passe une première et successivement une deuxième fois le ruisseau de Beson. Avant de remonter en direction de la forêt du Haut Agout. Je quitte rapidement le GR pour suivre une piste forestière ou sont censé se trouvés, selon Iphigénie, des tables de pique-nique, à environ 1.5km. Arrivé sur place, je me rends compte que celles ci sont difficilement utilisables car bien abimés. Qui plus est, la pluie a fait à nouveau son apparition et ne semble plus vouloir me quitter. Par conséquent, je continue jusqu'à un croisement avec le GR7, ou, fatigué et trempé, je monte la tente sous une pluie qui augmente et durera une bonne partie de la nuit. Je suis ravi de m'abriter sous la tente. J'y mange et m'y endors au son des gouttes sur la toile...


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#25 29-11-2023 22:59:13

Bombadyl
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Re : [Récit + liste] Des Pyrénées à Alès

Merci pour cette suite!
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