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Panneau latéral

HRP 2003

Jour Lieu du bivouac
01 Col de Lizuniaga
02 Grange au dessus des Aldudes
03 A côté de la cabane de Lindus
04 Remise d'Ergurguy
05 Ardanne
06 Cabane de Pédain
07 Lac à l'est du refuge d'Arlet
08 Cap de Pount (avant le Pic du Midi d'Ossau)
09 Lac d'Arrémoulit
10 Lac d'Arratille
11 Vignemale
12 Grotte à la Brèche de Roland
13 Rivière près de Bielsa
14 Cabane d'Añescruzes (nord-est Viados)
15 Cabane de Coronas (sud Aneto)
16 Refuge d'Anglos (avant Espitau de Vielha)
17 Lac à l'est du refuge Colomer
18 Lac d'Airoto
19 Lac sous l'abri Pujol
20 Refuge de Barbote (ouest refuge de Vall Ferrera)
21 Refuge Sorteny
22 Colline à l'est du Pas de la Case
23 Cabane au sud des Bouillouses
24 Orry près d'Ulldeter
25 Cabane Arago (sud Canigou)
26 Camping d'Amélie les Bains
27 Grange à St Martin de l'Albère (à l'est du Pertus)
28 Banyuls
hrp:accueil

Traversée des Pyrénées juillet 2003

bandeaumini.jpg

Résumé

  • La HRP avec variantes par les sommets :
    • Table des Trois Rois,
    • Vignemale par la crête du Montferrat (depuis le bas) avec bivouac au sommet,
    • brèche de Roland,
    • Mont Perdu (descente face nord),
    • Aneto par le sud.
  • 28 étapes, 800km et 40.000 mètres de dénivellée.
  • En rando léger: sacs 20L et 30L.
  • 4 ravitaillements posés au préalable pour les 22 premiers jours.

Préparation et bilan de la traversée des Pyrénées

Notre but dans cette traversée a été d'arriver en bonne santé, en prenant un maximum de plaisir à marcher avec des sacs hypers-légers: exactement le contraire de ce que nous avions vécu en Islande !

On le fait aussi bien sûr pour rencontrer des gens et admirer la beauté des Pyrénées mais aussi pour apprendre: sur la montagne et sur nous.

Ni gîte ni repas en refuge gardé et surtout pas d'auto-stop ou autre (quelle horreur).

Choix itinéraire

Il existe bien sûr une infinité de façons de traverser les Pyrénées à pied. Trois sont “prédéfinis”: le GR10 (côté français), le GR11 (côté espagnol) et la HRP (Haute Route Pyrénéenne). Je mets -prédéfinis- entre guillemets car ces trois itinéraires comportent plusieurs variantes.

Le point de départ dans la construction de notre itinéraire a été la HRP. Nous avons commencé par la repérer sur les cartes , elle y est en général indiquée, avec plus ou moins de précision.

Puis nous avons cherché la liste des étapes sur le web, deux récits sont disponibles. L' un quasi-complet mais ancien de J. Pascual, l' autre incomplet mais plus récent. On trouve aussi des infos sur le site d'Alain Zimmermann.

De nouveaux sites sont apparus en 2003: une traversée entre GR10 et HRP en 6 semaines ( site ).

LE bouquin de référence en France pour identifier l'itinéraire est le livre de George Véron.

Nous avons fait sans ce livre, avant et pendant la traversée pour deux raisons. La principale étant qu'il était indisponible avant notre départ (en cours de réédition) là où nous pensions le trouver. L'autre raison étant une légère réticence à l'utilisation de guide en rando (d'où le fait qu'on s'y soit pris tardivement pour le trouver!).

Avant de construire notre itinéraire nous avons donc découvert la HRP à partir des cartes et de la liste d'étapes du site de Pascual. Sachant que nous voulions le faire avec des sacs hypers-légers (<7kg), nous avons ensuite regardé quelles variantes hors HRP cette approche nous permettrait de faire.

Le choix des variantes s'est fait pour diverses raisons. Certains raccourcissaient la distance à parcourir mais pas toujours la durée (itinéraires techniques). Si une étape permettait de gagner du temps, c'était toujours dans le but de préparer une portion plus difficile (ou longue) que celle prévue sur la HRP. D'autres choix me permettaient de découvrir des coins qui me trottaient dans la tête depuis quelques temps, ou de redécouvrir avec Nico des sites que j'adore.

D'autres variantes nous ont permis d'éviter des portions d'étapes chiantes (pas d'autre mot) de la HRP.
Un exemple: après Ardanne, Véron passe par la Pierre St Martin avec au programme 3h de bitume sous le soleil de plomb espagnol (peu résistent à l'auto-stop), nous sommes passés plus au sud dans un des coins les plus sauvages de notre traversée pour rejoindre le col d'Anaye, passer la Table des 3 Rois et descendre sur les cabanes de Pédain. Journée fantastique ( lire le récit ).

Certains sommets (Vignemale, Mont Perdu, Aneto) ont aussi été des raisons de quitter la HRP autant pour le simple plaisir d'atteindre ces sommets que parce que les voies choisies pour les atteindre ou en redescendre nous ont donné des bonheurs immenses.

Enfin, une fois notre itinéraire défini, avec beaucoup de “si” (entre autre parce que passer par les sommets nécessite de bonnes conditions météo), il a fallu faire le découpage: trouver les lieux de bivouac .

Nous avons donc estimé et comparé quelles distances seraient parcourues par jour avec les sacs légers, sachant que nous disposions d'environ 35 jours maxi pour faire la traversée. C'est beaucoup moins que le temps prévu par Véron (43 jours).

Mais on pouvait raisonnablement penser aller vraiment plus loin chaque jour avec 6 kg au lieu de 20kg, soit parce qu'on irait plus vite, soit parce qu'on irait plus longtemps: marcher 10h quand le sac est léger, ne devrait pas être un problème après une ou deux semaines “d'échauffement”!

Menfin… tout cela ne pouvait rester que des suppositions, il y a tellement de paramètres et en plus il nous manquait les cartes de certaines portions de la traversée.

On arrive finalement à une trentaine de jours, plus ou moins 2 jours selon: les conditions météo, notre santé, les problèmes matériels, etc.

Petites précisions: nous avons rencontré un couple qui prenait 2 mois pour le faire et le gardien du dernier refuge nous a parlé de deux ultra-marathoniens qui l'ont fait en 15 jours -avec logistique- pour préparer un raid gauloise! Nous avons aussi rencontré un hollandais qui l'a fait en 27 jours et d'autres qui suivaient le rythme du bouquin de Véron en 43 jours (sans compter les jours de pose). La durée est donc très variable, à chacun de trouver celle qui lui convient.

Voir les étapes que l'on a faites.

Les principales divergences avec la HRP se situent:

  • Après Egurguy au col qui est au sud du sommet d'Occabé nous avons quitté les crêtes et bifurqué vers l'est à travers la forêt: le brouillard qu'on voyait s'accumuler côté français n'augurait rien de bon. Arrivé au Pic d'Orhy, en se retournant nous savions que c'était le bon choix: le Pic des Escaliers et toutes les crêtes étaient dans le brouillard…
  • près de la Pierre St Martin (on est passés par la Table des Trois Rois).
  • au Vignemale: on a rajouté son ascension. Evitant le le bas du glacier en grimpant toute la crête du Mont Serrat on a terminé l'ascension à toute crête (sauf sous les grottes Russel) jusqu'à la Pique Longue. Bivouac près du sommet.
  • à Gavarnie: bifurcation au niveau de la cabane du Sausse-dessus, brèche de Roland (bivouac dans la grotte). Le lendemain on a passé le Pas des Isards, traversé vers l'est pour arriver près de l'Etang glacé du Mt Perdu. Ascension du Mont puis redescente par le glacier face nord jusqu'à Bielsa. Itinéraire fabuleux que je rêvais de faire en totalité.
  • De gros nuages arrivent pour l'Aneto et les étapes Gourgs Blancs, Portillon: la météo y a eu son rôle à nouveau.

Au dessus des granges de Viados le temps s'est dégradé , plutôt que de passer côté français (magnifique), nous avons opté pour un itinéraire qui passait par Estos puis au sud de l'Aneto. Selon la météo, nous pouvions ainsi choisir: si le mauvais temps persiste, on suit le GR11… Mais si ça revient au beau, on peut tenter l'Aneto par le sud. Il a fait beau. Cette ascension par le sud est à faire (plutôt que par le glacier), beaucoup moins empruntée elle est, je crois, celle des premiers ascensionnistes. On a dormi aux lacs de Coronas fait le sommet et découvert: les lacs Llosars (superbes), le col de Ballibiernas puis le refuge d'Anglos où on a dormi, site magnifique. Le lendemain la descente vers le pont de Salenques nous a offert une surprise: un contraste de végétation unique. On est passé d'une ambiance haute montagne à une ambiance jungle en quelques minutes pour finir par une forêt très jolie.

Mais enfin avant de vivre tout ça, rien n'était sûr: il restait à voir quelles possibilités de ravitaillements nous avions.

Ravitaillements

Liste des ravitaillements

Selon les renseignements glanés par-ci et par-là, sur la HRP la plus longue durée parcourue sans possibilité de ravitaillement est de 5 jours. Super, ça correspond à la durée d'autonomie maximale que je pense avoir avec mon sac de 20L (voir liste matériel )… Sauf que nos variantes nous écartent de plusieurs points de ravitaillement (Gavarnie, Pierre St Martin, etc) et on a dit non à l'auto-stop donc pas de possibilité d'aller ravitailler en vallée.

D'autre part, nous savions que les problèmes de ravitaillement disparaissent à partir des Pyrénées Orientales: tous les 2 ou 3 jours on passe par un village ou à un col avec épicerie (ou hyper-marché!). Or notre arrivée en vue des Pyrénées Orientales (Pas de la Case) était prévu après 22 jours de marche.

Reste donc à trouver la meilleure solution bouffe pour les 22 premiers jours!

Il existe quelques épiceries sur notre route (Aldudes, Bielsa…), mais elles sont rares et devant les incertitudes concernant ce que nous allions y trouver et le prix, nous avons décidé de déposer des sacs de bouffe sur le trajet et éventuellement agrémenter notre quotidien de fruits frais lorsqu'on croisera une épicerie.

Combien de dépôts? Pas plus de quatre, pour aller de Hendaye au Pas de la Case.

Où les mettre… Nous voulions aussi pouvoir faire les quatre dépôts en une journée de voiture le jour avant le départ d'Hendaye. Donc il fallait les mettre près d'une route sans qu'on ait à faire un détour lors de la traversée pour les récupérer bien sûr.

Logiquement nous avons choisi:

  • Port Larrau au pays basque,
  • Caillou de Socques près du col du Pourtalet,
  • Bielsa
  • Port de la Bonaigua (à l'est de Salardu).

Normalement 4, 5 ou 6 jours maximum devrait nous suffire à marcher d'un dépôt au suivant.

Déposer et cacher les quatre ravitaillements de la Bonaigua à Hendaye en voiture nous a pris 12h (dont 7 ou 8h de route).

Technique pour cacher les dépôts:

Nous avions pris une pelle pour enterrer nos sacs poubelle remplis de vivres, elle n'a que peu servi: le sol était tellement dur qu'elle y rentrait à peine. Fallait voir notre allure: la gueule qu'on a le matin après avoir à peine dormi, une pelle sur l'épaule et deux sacs poubelle dans les mains en train de jeter des regards louches à droite à gauche pour voir si quelqu'un nous voyait rentrer dans les buissons…!

La meilleure solution que nous avons trouvée pour enfouir les sacs poubelles est de trouver un éboulis de pierres plutôt grosses, de déceler une cavité entre plusieurs d'entre elles y mettre les sacs et boucher les ouvertures avec des petites pierres, des feuilles, de la mousse ou autre. S'il n'y pas d'éboulis, avant de s'acharner à creuser un trou, chercher une grosse pierre à moitié enterrée, déterrez la et agrandissez le trou avec la pelle: la terre sera plus meuble sous la pierre. Remettez ensuite la pierre, la terre, l'herbe, etc.

Le trou où était enterré notre troisième dépôt

Il y a bien sûr d'autres cachettes: on nous a raconté qu'un gars avait planqué sa bouffe sur le dessus de cabines téléphoniques par exemple!

Nous avons choisi des sacs poubelles, mais des sacs à gravât seraient mieux (plus costauds).

Pour éviter que des bêtes ou les insectes ne viennent se régaler, ce serait peut-être bien de mettre un répulsif, on y a pensé après coup mais on n'a pas eu de problème.

Que faire des déchets des ravitaillements (sacs, etc)? A Port Larrau nous les avons incinérés dans le trou (penser à mettre quelques pastilles d'alcool pour aider), tout est parti en fumée et en cendre au fond du trou (sauf un peu d'alu) que nous avons ensuite rebouché. Les trois autres dépôts se trouvaient non loin d'une poubelle, donc pas de problème.

Dans ces ravitaillements se trouvaient: la nourriture pour 5 jours (idem liste ), et des extras à manger tout de suite ou le soir même pour changer un peu du quotidien: cake aux fruits, saladières, compotes, sodas, thon en sachet, etc. Bref on se régalait à chaque dépôt puis on rechargeait les sacs. A part la bouffe il y avait aussi une cartouche de gaz de rechange (les petites à env. 100g de gaz), trois pellicules photo, du PQ, du savon, éléments pharmacie (pansements, etc) et les cartes des étapes suivantes, jusqu'au prochain dépôt.

Les cartouches de gaz étaient loin d'être terminées quand on arrivait au dépôt suivant, on a estimé qu'on avait en fait 7 ou 8 jours d'autonomie avec chaque. Celle entamée était en général déposée dans un refuge non gardé dans le coin bougies et vivres.

Ce système de dépôt c'est avéré idéal. Les autres possibilités sont de fixer des rendez vous avec des personnes qui monteraient des vivres; d'utiliser la poste (peut-être) ou bien sûr d'acheter sur place s'il y a assez de commerçants sur la route. L'intérêt des dépôts est qu'on choisit par avance quels vivres et autres (gaz) nous aurons (plus de choix, moins cher), on sait où on va les trouver (si on les bien planqués bien sûr!), pas de rendez vous à gérer (ne sont pas toujours évidents en montagne). Rien n'empêche ensuite de compléter en produits frais chez le commerçant local.

Bivouacs

Jour Type de bivouac Confort Photo
1 Sous l'abri près d'une grange à Lizuniaga
2 Partie supérieure d'une grange. Rustique.
3 Sous l'abri, à côté de la cabane de Lindus, fermée…
4 Dans la remise du refuge d'Egurguy (fermé). Rustique.
5 Refuge d'Ardanne. Grand confort.
6 Cabane de berger de Pédain. Confort.
7 Sous l'abri près d'un lac à l'est d'Arlet (cabane en ruine à côté)
8 Cabane du Cap de Pount (annexe de maison de berger) Grand confort. Photo
9 Sous l'abri près du lac d'Arrémoulit (abri sous roche à côté). Photo
10 Sous l'abri près du lac d'Arratille. Photo
11 A la belle, près de la Pique longue (Vignemale). Grottes à côté. Photo
12 Grotte à la brèche de Roland. Rustique. Photo1 Photo2
13 Sous l'abri près de la rivière à l'ouest de Bielsa. Photo
14 Cabane d'Añescruzes. Confort.
15 Orry de Coronas. Très rustique. Photo
16 Cabane d'Anglos. Grand confort. Photo
17 Sous l'abri près du lac ? à l'est du refuge de Colomer. Photo
18 Sous l'abri au col d'Airoto (cabane grand confort plus bas).
19 Sous l'abri près du lac plus que l'abri Pujol (complet).
20 Refuge Barbote. Luxe! Photo
21 Refuge Sorteny. Grand confort.
22 Sous l'abri. Après le Pas de la Case. Photo
23 Cabane au sud des Bouillouses. Confort.
24 Orry près d'Ulldeter. Rustique. Photo
25 Cabane Arago (Canigou). Rustique. Photo
26 Camping d'Amélie les Bains. A la belle étoile!
27 Grange à St Martin de l'Albère. Rustique. Photo
28 Dans le train!
  • Au total 10 fois dans l'abri dont seulement 4 parce qu'on n'avait pas le choix (1 fois parce que la cabane où l'on devait dormir était fermée: au Lindus).
  • 2 fois à la belle étoile. Les sacs de couchage étaient couverts de rosée le matin au Vignemale et un peu humides à Amélie.
  • Pour le reste, nous avons dormi dans: granges, cabanes, refuges, Orry ou grotte, les Pyrénées en regorgent et c'est aussi pour ça que je les aime.
  • Nico préférait dormir sous notre abri, mais j'ai toujours préféré dormir dans granges, grotte, orry, etc plutôt que sous les tentes. Même si en général c'est plus sale, on peut souvent s'y tenir debout, ça reste calme même quand le vent souffle dehors et il n'y a pas à monter et démonter la tente.

Eau

Aucun problème particulier pour en trouver tout au long de la traversée sauf en des endroits bien précis (au 6ème jour, lors de l'étape d'Ulldeter et avant Amélie Les Bains, par exemple). Voir le récit. Au pays basque, quand il y a peu ou pas de ruisseaux on trouve des sources aménagées.

Nous avions des pastilles purificatrices (Aqua-tabs), surtout utilisées au pays basque. 30 min et n'importe quelle eau claire devient potable.

Nous avons fait quasiment toute la traversée avec au maximum 1L d'eau dans la gourde pour moi et 800mL pour Nico, sauf exceptions: pour monter bivouaquer à la brèche par exemple.

Chaussures

Modèle utilisé: Salomon Raid Race 2

Les RAID RACE 2

Plus de 800km et plus de 40.000m de dénivellée sur tout type de terrain: pierriers, neige, éboulis, route, sentier, hors sentier (sur lapiaz, en forêt), herbe trempée, etc. Un excellent test pour ces chaussures de trail!

Lire le bilan complet

  • Le principal avantage des trails que je retire de cette expérience est qu'on se fatigue beaucoup moins avec. Marcher avec 500g de moins à chaque pied, c'est énorme. A ceux qui marchent en grosse: ajoutez 500g à vos chaussures de running et faites quelques pas, en montée, descente ou sur le plat. Vous verrez que oui le poids des chaussures joue énormément sur la fatigue musculaire.
  • Deuxième gros avantage: on sue beaucoup moins dedans. Donc moins d'humidité, les pieds sont plus au sec la plupart du temps (à supposer une rando où il fait plus souvent beau qu'il ne pleut!).
  • Troisième: liberté cheville et meilleur travail du pied (propulsion).

Bilan extrèmement positif. Sur la plupart des itinéraires de rando pyrénéens, les trails auraient ma préférence. S'il y a un peu de tout comme terrain, faut que chacun pèse le pour et le contre. Je prendrai les montantes lorsqu'il y a plus de 30% de parties sur neige ou pierriers pénibles ou de mauvaises conditions météo prévues (mais ça j'évite !).

Quand le terrain devient délicat, ce type de chaussure est quand même réservé à ceux qui ont déjà l'habitude de marcher en terrain difficile, il faut d'abord avoir le fameux “pied sûr”.

Dans quel état elles ont terminé? Malgré un traitement impitoyable, le plus dur que j'ai jamais infligé à des godasses, nous les examinions tous les soirs complètements épatés par leur résistance et de plus en plus admiratifs!

Elles seraient prêtes à repartir, un peu de gomme en moins quand même.

A noter: nous avons mis des semelles amortissantes dedans (Noène pour Nico), talonnettes Sorbotane pour moi.

Choix matos

A part quelques exceptions, nous sommes partis avec le matériel listé dans la rubrique Matériel (voir la liste).

Les exceptions sont: pas pris de bonnet (la capuche de la doudoune suffisait), ajouté une chemise de nuit (en soie, 70g) pris un matelas plus épais (10mm) et pas pris de gants.

Fringues

Nous avions sur nous la plupart du temps: chapeau, chemise, caleçon, short, chaussettes.

Dans le sac, pas grand chose comme fringues: une doudoune synthétique, un blouson imper-respirant, les jambes zippables au short, une paire de chaussettes et une chemise du soir.

Exceptionnellement, pas de bonnet: ma doudoune avait une capuche doublée (excellent en fait ce modèle: “blouson Guronz” de Vertical).

Exceptionnellement aussi, j'avais une chemise du soir. Trouvée la veille du départ, super fine elle est en soie, moche mais elle pèse 70g (record!). Après 2 jours sans être lavée, la chemise de marche était un peu “grasse” (sans sentir mauvais), c'était plus agréable de mettre cette chemise en soie le soir.

Comment si peu de fringues pour 28 jours de marche? Sans puer en plus, si si! (bon sauf une fois ou deux admettons ;-) )

Nous faisions une bonne toilette chaque soir à poil (même quand on a dormi au Vignemale, la neige ça décrasse bien… ). Ca faisait parti de notre challenge, parce qu'il faut parfois plus de courage pour cette toilette du soir que pour la rando du jour…

Toilette quotidienne dans un lac gelé

Attention photo rando léger extrème !

C'était essentiel: on a beau changer de fringue le lendemain, si on est crade quand on recommence à suer, les mauvaises odeurs se développent. Ajouter à ça une lessive tous les 3 jours en gros, parfois 4, souvent 2: pour le caleçon et les chaussettes en tout cas. Nous avions choisi des vêtements anti-bactérien, celà a sans doute aidé à éviter les mauvaises odeurs.

Pas de T-shirts: j'ai compris maintenant que la chemise n'a que des avantages par rapport au T-shirt. On a choisi des chemises manches longues que l'on peut retrousser.

Avantages en vrac: on a le choix manches ou pas manches. Manches quand il fait frais ou quand ça tape et qu'il fait pas trop chaud (altitude), ça évite de mettre de la crême solaire. Il y a un col: protège également du froid (un peu) et du soleil (surtout). On peut l'ouvrir et quand il fait vraiment chaud c'est très très appréciable comparé au T-shirt. Les chemises ont des poches: on peut y mettre boussole, crème labiale, lunettes de soleil, etc. Ouverte pour sécher, elle sèche super vite.

Ah oui j'oubliais: les manches et col permettent aussi de se protéger des insectes (moustiques et autres mouches piquantes).

Abri

Aucun souci particulier, content de l'avoir amené, il a pas mal servi. Un truc quand il y a de la condensation: un coup de serviette éponge vers minuit, après on est peinard.

Piolet, crampons, bâtons, neige

Il a fait chaud globalement, mais selon les endroits la neige était plus ou moins présente que d'habitude. Le lac Glacé près du Mont Perdu était presque complètement gelé par exemple alors que la glace était bien visible sur le glacier du Vignemale.

Nous n'avions pas de crampons, mais un piolet: le Ghost. Il a été un réel élément de sécurité sur plusieurs passages où une chute aurait été difficilement enrayée avec les bâtons seuls.

Seul un passage était limite: lorsque nous avons entamé la partie à l'ombre (tôt le matin) du névé menant au col de Coronas dans l'ascension de l'Aneto.

Juste avant d'aborder des pentes de neige gelées

La neige était gelée (pas de glace) sur une bonne épaisseur: 6 à 8cm. Les traces étaient à peine marquée, il nous a fallu progresser prudemment en taillant des marches au piolet (à l'ancienne!). Des crampons auraient été bien.

Globalement, à part sous Coronas, la neige que nous avons trouvée le long de notre traversée était fondue en surface et rendait les crampons peu utiles, en tout cas non nécessaires.

Une technique est à maîtriser parce que très utile: descendre en ramasse avec les bâtons (voir le site Pasgliss ).

Plaisir et descente en ramasse

Gain de temps, sécurité sur terrain glissant (permet maintenir l'équilibre en cas de légère glissade) et fun quand la pente est ok (ni trop ni trop peu).

Pas de gants, nous avions prévu de mettre les chaussettes (!) de rechange aux mains si le froid le nécessitait. Ca n'a jamais été le cas.

Les bâtons ont été extrèment utiles: pour l'abri, pour la ramasse, en montée en descente, pour tater le terrain (dans les marais), pour bloquer les pieds en traversée sur neige, pour faire tomber la rosée des herbes tôt le matin et garder les pieds plus secs et pour pousser les vaches ;-)!

Nous n'avons eu qu'une seule casse: un bâton de marche… Grosse chute de Nico le 18ème jour, il se relève indemne mais pas son bâton, cassé 10cm sous le haut de la partie basse. Il terminera la journée avec un seul bâton malgré un terrain difficile. Le soir on bricole et on finit par le réparer en faisant tout simplement une atèle avec ficelle et duck tape (qui tiendra jusqu'au bout).

La réparation de fortune

Je ne rachèterai pas ce modèle Salomon (nous avions les mêmes): l'alu n'est pas assez résistant. J'ai tordu deux fois les miens en marchant dessus accidentellement, je les ai remis droit en forcant à peine. Rien à voir avec les Giprons que j'avais avant, bétons.

Sacs de couchage

J'avais le modèle de marque REI indiqué dans la liste . 930g, 420g de duvet 700cuin. Jamais eu vraiment froid.

Nico avait le Raidlight de Pyrénex. Un peu froid 2 soirs (au Vignemale et à la brèche).

Pour s'adapter à l'amplitude des températures rencontrées, il a fallu jongler avec les différents réglages des sacs. S'il fait chaud: on l'utilise en couverture, puis quand la température baisse, on se met dedans et on règle l'ouverture de la fermeture éclair, penser qu'on peut fermer en haut et ouvrir en bas si c'est un double zip. Quand ça caille, on serre la collerette de coup et seule la bouche dépasse (ne pas respirer dedans à cause de l'humidité). J'ai dormi deux fois seulement avec la doudoune sur moi.

En dormant à la belle étoile au Vignemale on s'est réveillés avec l'extérieur des duvets trempés de condensation. Quelques plumes collaient au tissu, nous avons commencé à les faire sécher 30min le matin avant de partir, le soir ils étaient bien humides et avaient perdu une bonne partie de leur gonflant. Nous dormions à la brèche, Nico a eu froid mais pas moi. Le lendemain soir nous avons eu le temps de les faire sécher, ils semblaient avoir retrouvé leur gonflant après 2h de séchage.

Globalement donc le Pyrénex semblait moins chaud. Ils ont le même poids garnissage à peu près mais il avait un construction à coutures transversales (pas le REI), apparaissaient donc surement des points froids.

Sacs à dos

Deux Salomon: le Fasttrack 20L pour moi et le Raid 30L pour Nico.

Petit sac, grand plaisir Un peu d'escalade

Pas de problème de confort particulier. Quand on les chargait à bloc après les dépôts ils pesaient un peu, mais on passait brusquement de sacs de 4kg à environ 8kg avec l'eau… Ils semblaient lourds! :-)

Concernant leur résistance: ils ont été mis à rude épreuve lors d'un hors piste en forêt ( 6ème jour ), il nous a fallu nous frayer un passage parmi les branches. Le matelas de sol de Nico placé en bas du sac s'accrochait partout, il fallait qu'il force de tout son poids parfois pour passer: les sangles de ceintures ont commencé à s'arracher mais ont finalement tenu jusqu'au bout.

Pas de problème avec le 20L, attention à la fermeture éclair quand même (ils en ont mis une plus robuste sur le modèle 2003). Un 20L léger du même type mais sans fermeture éclair existe: le Karrimor Marathon 25, quelqu'un l'a essayé?

Chaussettes

Elles par contre ont morflé! Les lavages intensifs auxquels on les soumettaient n'ont rien arrangé. Les deux paires que j'avais sont un modèle à double chaussette (Rywan) et un modèle fin (X-socks).

J'ai utilisé les Rywan la plupart du temps: les X-socks étaient trop fines. Elles sèchent vite, sont confortables, fraiches et aérées mais pas assez épaisses et résistantes à l'usure. Du coup je ne les mettais que quand je risquais d'avoir les pieds mouillés.

Le fabriquant annonce que les X-socks ont une structure à double chaussette, eh bien pas sur ce modèle en tout cas… Du coup les Rywan ont fini quasiment mortes. J'ai trouvé ce système de double chaussette vraiment super, quel confort. Mais elles sèchent très lentement!

Journée type

Difficile à définir parce qu'elles ont toutes été différentes.

Debout 6h30 parce qu'on n'a pas entendu le réveil à 6h (des fois c'était pire), on se grouille pour partir à 7h quand même.

250g de céréales dans le bide, on part à 7h10… Bon en fait pour les longues étapes, on partait vers 6h/6h30 (debout à 5h45).

La lumière était suffisante pour commencer à marcher sans frontale vers 5h30 en gros (plus tôt au pays basque, plus tard dans les P.O.).

On marche bien jusqu'à 11h, il fait “bon”. Lors des pauses on grignote: fruits secs, barres de céréales, assez peu en fait et on boit beaucoup. Les biscuits on les gardait pour la fin de la journée.

Pause un peu plus longue vers midi.

On s'arrêtait de marcher à des heures très variables: entre 14h30 (4ème soir) et 22h (!) le dernier soir. Si on pouvait on faisait une lessive, puis le rituel: la toilette quotidienne. On s'était juré de se laver tous les jours peu importe les conditions.

Je restais souvent seul un moment pour regarder la montagne autour de moi.

Le soir on étudiait (ou on élaborait parfois) le trajet du lendemain. Un peu d'écriture dans le carnet et dodo vers 22h.

Bien sûr, toute la journée des oh et des ah devant la beauté des Pyrénées.

Certains jours ont été des bavantes: moins jolies, on en a profité pour speeder un peu. D'autres on a pris le temps de savourer, parce que c'était beau ou bien parce que c'était technique (escalade, orientation, etc), ou encore parce qu'on rencontrait des gens sympas.

J'aime bien les deux : l'effort physique des bavantes et les journées plus cool où on prend le temps.

Santé

Entrainement préparation à la traversée

Euh… minime pour moi (manque de temps). 3 footings, deux randos (5h) en mai/juin. A part l'escalade, pas de sports pratiqués régulièrement pour moi. Nico a fait davantage de footings et sortait d'une préparation au concours de pompier.

On avait décidé de commencer la traversée cool pour pas avoir les mêmes problèmes qu'en Islande: première étape idem HRP sans la Rhune. Puis on rallonge progressivement. Ca a marché, malgré le manque d'entrainement.

Pieds

Pas mal d'ampoules pour moi mais sans qu'elles posent vraiment problème comme en Islande. Les pansements ampoule sont toujours aussi peu efficaces: ils tiennent quelques heures puis partent en vrac. Par contre les pansements préventifs (lisses) sont bien, nous en avions quasiment toujours au pied qu'on changait régulièrement.

Nico a explosé ses deux ongles de gros orteils le premier jour: chaussures trop petites. On a vite réglé le problème en enlevant les semelles de propreté.

Nous avons tous les deux rajouté des semelles amortissantes: Noène pour Nico et talonnettes sorbotane pour moi. Je pense que c'est vraiment utile.

Les premiers jours, le soir nous sentions nos pieds très fatigués musculairement: ils travaillent beaucoup plus dans les chaussures . Puis après une semaine, on a senti qu'ils s'étaient musclés et habitués à travailler. Plus tard nous avions l'impression de marcher sur des ressorts :-)

Tendinites

Par moments nous avons ressenti des douleurs type tendinite: aux tendons d'Achille (nous deux), sur le dessus de la cheville dans le prolongement du tibia (Nico) et côté interne du genou droit (moi). Sur le conseil d'un des gardiens de refuge, nous buvions beaucoup d'eau les soirs où on sentait ces douleurs (4L parfois), elles disparaissaient toutes seules.

Nous avons rencontré un vendeur du Vieux Campeur (qui faisait aussi la traversée), il nous disait ressentir lui aussi des douleurs au tendon d'Achille. Ses chaussures? Un modèle haut de gamme de chez La Sportiva. Peu importe les chaussures apparemment, ça doit faire parti des douleurs qui peuvent arriver lors de marches aussi intensives. Tant qu'elles ne persistent pas…

Pas de mal au dos, ni aux hanches. Un peu aux épaules pour Nico juste après les ravitaillements, mais il n'osait pas mettre trop de poids sur la ceinture, endommagée lors du hors piste en forêt le 6ème jour.

Nous n'avons pas fait de jour de pose, deux anciens qui faisaient la HRP en 43 jours nous ont dit s'être emmerdé pendant la première journée pose qu'ils ont faite, pour la deuxième des potes les ont rejoint et ils en ont fait plus ce jour là que pendant les autres (avec des petits sacs). Donc…

Météo

Beau temps en général et chaud avec pas mal d'orages. Mais on s'arrangeait pour arriver avant qu'ils ne pètent.

Sauf :

  • Une ou deux journées grises (dont une pluvieuse) au pays basque sur les 5 qu'on y a passé, c'est pas mal! Bon le brouillard compte pas, on y a eu droit presque toutes les après-midi.
  • Le 6ème jour on s'est pris un bel orage, avec déluge, grêle et tonnerre en pleine ascension de la Table des Trois Rois.
  • 12ème jour, on s'est dépéchés pour arriver à la grotte de la brèche avant un orage énorme qui tonnait dès 12h sur le Vignemale que nous avions quitté le matin.
  • Du côté des granges de Viados on s'est pris quelques averses et la météo prévoyait du mauvais temps. Effectivement le lendemain l'arrivée de nuages menaçants semblait confirmer les prévisions, on a décidé de rester en Espagne.
  • Après l'abri Pujol, on montant à Barbate le ciel devient tout gris, il se met à flotter et on croise un randonneur, un ancien, qui nous dit que le baromètre est en chute libre, que ça doit être une entrée maritime c'est à dire 3 jours de mauvais temps… Il y a eu quelques averses jusqu'au soir, puis grand beau temps le lendemain!
  • Quelques orages aux Bouillouses mais on était à l'abri, d'autres au Pertus, qu'on s'est pris dessus cette fois (trempés).

Pas de vents violents sauf au-dessus du Pas de La Case.

En résumé plus de bonnes surprises que de mauvaises, ce qui aurait pu s'inverser si nous n'avions pas fait attention à arriver tôt quand ça menaçait.

Livres et cartes

Cartes

Nous ne sommes partis qu'avec les cartes pour nous diriger (pas de guide), ce qui nous a rendu très tributaires de leur précision. Très correcte du côté français: seuls quelques indications d'itinéraire étaient périmées ou approximatives voire aberrante concernant certaines annotations “HRP”. A noter que nous sommes passés par des chemins indiqués sur les anciennes cartes qui ont disparu sur les nouvelles.

Quand aux cartes espagnoles, tous les chemins sont mis en rouge qu'ils soit entretenus, balisés ou pas, avec quelques fois “HRP” ou “GR11” indiqué ce qui ne les rend pas faciles à repérer. D'autre part, seules les courbes de niveau, les rivières et les batiments sont indiquées. Pas de végétation, ni de zones rocheuses.

Nous avons utilisé les 2 cartes vendues ensemble: “Batzan Bidasoa” N°1124 qui couvrent en gros de la Rhune à Roncevalles. Elles étaient encore nécessaires en 2003, peut-être que les nouvelles “Rando édition” couvriront cette zone.

Topo guides

La référence ici c'est le “Véron”: Haute Randonnée Pyrénéenne, aux éditions Rando Edition. Nouvelle édition sortie le 1er juillet (stupide) 2003, le jour de notre départ.

Nous l'avons feuilleté un soir durant la traversée, des HRPistes se l'était fait monter par des amis.

Le livre de Ton Joosten

Il existe aussi des guides HRP dans d'autres langues dont un en Hollandais que j'ai préféré au “Véron”:

Il s'agit du guide de Ton Joosten:

La traversée est aussi décrite en 43 étapes avec variantes, mais les étapes n'ont pas été choisies pour arriver en refuge gardé comme le fait quasi-systématiquement Véron. Quand c'était possible il a plutôt choisi des cabanes ou refuges non gardés. D'autre part, chaque abri, chaque orry qui se trouve sur l'itinéraire y est précisément décrit ce qui permet de savoir comment y écourter (ou bien rallonger) sa journée si nécessaire.

A quand sa traduction en Français!

Le “Véron” nouvelle édition a tout de même un gros avantage: il contient tous les extraits de carte IGN de la traversée.

Transport

Nous sommes descendus en voiture pour faire les dépôts, puis nous l'avons laissée à Hendaye devant le commissariat après leur avoir demandé l'autorisation (accordée) pour une trentaine de jours: une voiture n'ayant pas le droit de rester plus de quelques jours au même endroit.

Pas la peine de leur demander, nous avons retrouvé la voiture à la fourrière! Ca s'est arrangé mais ils ne diront pas oui une deuxième fois…

La gare de Hendaye est assez proche du départ de la traversée (45min) et encore plus près à Banyuls.

Ou alors venez en auto-stop: Micha, le Hollandais qu'on a rencontré est arrivé à Hendaye à 18h après être parti de son pays en stop le matin même… Incroyable hein?

Voilà, j'espére que l'aventure vous tentera (si ce n'est déjà fait) et que vous prendrez autant (ou plus) de plaisir que nous.

Si vous voulez critiquer, poser des questions ou me faire part de vos expériences, pas d'hésitation !

Les étapes

Jour Lieu du bivouac
01 Col de Lizuniaga
02 Grange au dessus des Aldudes
03 A côté de la cabane de Lindus
04 Remise d'Ergurguy
05 Ardanne
06 Cabane de Pédain
07 Lac à l'est du refuge d'Arlet
08 Cap de Pount (avant le Pic du Midi d'Ossau)
09 Lac d'Arrémoulit
10 Lac d'Arratille
11 Vignemale
12 Grotte à la Brèche de Roland
13 Rivière près de Bielsa
14 Cabane d'Añescruzes (nord-est Viados)
15 Cabane de Coronas (sud Aneto)
16 Refuge d'Anglos (avant Espitau de Vielha)
17 Lac à l'est du refuge Colomer
18 Lac d'Airoto
19 Lac sous l'abri Pujol
20 Refuge de Barbote (ouest refuge de Vall Ferrera)
21 Refuge Sorteny
22 Colline à l'est du Pas de la Case
23 Cabane au sud des Bouillouses
24 Orry près d'Ulldeter
25 Cabane Arago (sud Canigou)
26 Camping d'Amélie les Bains
27 Grange à St Martin de l'Albère (à l'est du Pertus)
28 Banyuls
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