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#1 12-09-2013 15:35:29

viajando
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[Récit + liste] GABON - Afrique centrale 2013.

Le Gabon est un pays méconnu et peu fréquenté par les touristes (environ 100 000 touristes en 2011). Hormis la capitale Libreville, la pointe Denis (lieu de récréation des expatriés et des notables du pays), le Cap Esterias et le parc de La Lopé, le tourisme est insignifiant. Vous serez donc le seul touriste traversant les villages du bord de route ou marchant dans les parcs. Avec 1,5 millions d'habitants sur un territoire grand comme la moitié de la France, toute vos balades se feront dans le plus grand calme.

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         Le pays est une enclave de paix dans la sous-zone d’Afrique centrale : le voyageur sera constamment en sécurité s’il respecte les règles de bases inhérentes dans la majorité des pays en voie de développement.  Il est strictement déconseillé de voyager par la route de nuit : les accidents sont bien trop nombreux. Toutes les compagnies aériennes desservent l’intérieur du pays sont sur liste noire européenne…

         Contrairement aux autres pays d’Afrique centrale, le coût de la vie est élevé. Compter entre 4,5 € le repas dans un « maki » (petit restaurant /bar) et 60€ dans un bon restaurant gastronomique de Libreville. Les déplacements entre les différentes provinces du pays sont très aléatoires : cela dépend du bon vouloir des chauffeurs de « clandos » (taxi locaux). Les transports en commun sont peu onéreux : compter entre 20.000 francs CFA  et 35.000 francs CFA pour traverser le pays. Soit entre 30€ et 50€. Il n’existe que 3 routes principales qui traversent le pays : la quasi-totalité des routes sont des pistes : prévoyez au moins ½ jours de battement pour tous vos trajets. De fait, j’ai opté pour l’avion à plusieurs reprises, pour être sûr d’arriver à destination en temps et en heure.

         Quelques conseils subjectifs aux futurs voyageurs :

L'information c'est la clé : renseignez vous auprès des gabonais : ils vous indiqueront les meilleurs choix à faire en fonction de la saison (sèche ou des pluies), des routes praticables, des heures de passage des pirogues, des lieux où acheter le meilleur poisson...

Arrivé dans un village inconnu, adressez vous au chef du village, au maire, aux notables.

Ne jamais s'énerver. C'est une perte de temps et vous n'obtiendrez rien de votre interlocuteur.

Prenez le temps de négocier absolument tous les prix. Il vous sera plus facile de voyager à pied, en pirogue ou en clando.

Prenez votre temps : tout fini par arriver en 1h d'attente ou en 2 jours. Si vous êtes pressé, passez votre chemin.


Liste de voyage :

La zone tropicale au Gabon est idéale pour la randonnée légère. Mon matériel m’a été offert par un ami présent sur ce forum qui a écrit un article sur la randonnée légère en forêt humide.

Ici fini les grosses doudounes, les duvets pour grand froid… Le climat est constant : une saison des pluies et une saison sèche. Il fait entre 20° et 33° toute l’année.

Les nuits peuvent être fraîches en raison de l’humidité : il faut donc prévoir une couverture polaire. De même il vous faudra un sweet synthétique pour les nuits en bord de mer. Hormis ces deux cas, vous serez toujours en vêtement manche courte la journée et manche longue en coton le soir.

Pour toutes mes randonnées j’ai utilisé les mêmes vêtements. Un pantalon synthétique avec un élastique qui serre au niveau du talon, indispensable pour éviter que des tiques ou autres petites bêtes s’infiltrent sous vos vêtements pendant votre randonnée. Un t-shirt en synthétique (sert lorsque l’on lave la chemise en coton). Une chemise en coton à manche longue de préférable de couleur claire  (afin de repousser les moustiques). La journée on peut retrousser les manches et l’ouvrir au niveau du col. A la tomber de la nuit elle nous évite de nombreuses piqures de moustiques. Une paire de chaussette en coton (ou mieux, en laine). Des chaussures basses Décathlon ainsi qu’une paire de guêtres pour marcher dans la boue. Enfin, un K-way pour la pluie.
Les vêtements sont souvent mouillés ou humide mais sèchent vite.

Concernant le matériel de camping : deux solutions, hamac ou tente. J’ai un hamac que l’on m’a offert auquel je rajoute une moustiquaire à l’aide d’un fil tendu au-dessus. En saison des pluies il faut prévoir une bâche à rajouter par-dessus la moustiquaire. Pour placer le hamac, prévoyez deux longueur de corde importante : au moins 6 m de chaque côté car les arbres ont un diamètre important au Gabon (de quelques dizaines de centimètres à plusieurs mètres de diamètre).
Si vous optez pour une tente ou un abri, il faut absolument qu'il soit fermé. Ceci est indispensable pour se préserver des moustiques ou des petites fourmis qui picquent.

Pour le sac à dos, il est indispensable à mes yeux de prendre un sac étanche et ce pour deux raisons : l’eau et la poussière. J’ai un sac à dos étanche D4 de 50L avec lequel je faisais du canyoning en Europe et qui est parfait pour le climat tropical. Par sécurité, j’ai 2 poches étanches d’une marque canadienne dans lesquelles je mets les affaires devant être impérativement au sac.

Pour le petit matériel, j’ai un appareil photo numérique étanche PENTAX. Un téléphone satellitaire si possible (indispensable en cas de réel soucis, mon guide en avait un).Il faut prévoir un couteau à lame dure (j’ai un mora) et une machette si votre guide n’en a pas. 




    Traversée du Sud au Nord du parc national de Mayumba (GPS : 74,9 km sur 4 jours) :


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Légende :

Bleu : le trajet du Nord au Sud avec la pirogue pétrolière à travers la lagune Banio.

Vert : 3 nuits de camping.      Rouge :trajet effectué à pied et en 4x4.


     « Le parc national de Mayumba est un parc national gabonais créé en 2002 dans le but de protéger la biodiversité marine située à la pointe sud-ouest du Gabon. C'est une fine bande sable à l'extrémité méridionale du pays, entre Mayumba et la frontière avec le Congo. Le parc national Mayumba abrite 60 km de plages de végétation côtière servant de lieu de reproduction aux tortus luths, et s'étend sur 15 km vers la mer, protégeant un important habitat marin pour dauphins, requins et autres baleines à bosse.

Le Parc protège une zone côtière de près de 960 km2, ainsi qu’une bande de plage et de végétation d’1 km de large sur 60 km de long. La côte de Mayumba est caractérisée par une longue plage de sable et des vastes étendues lagunaires d’eaux douces, d’eau de mer ou d’eaux saumâtres. Les plages abritent une riche faune de rivage, parmi lesquels : des varans, des genettes, des mangoustes, des crabes fantômes, des oiseaux de vasières. Des buffles, des éléphants et d’autres espèces forestières fréquentent régulièrement la plage et les dunes qui, recouvrent de végétation le long de la côte. Les Mandrills, gorilles, chimpanzés et autres primates peuplent la mosaïque savane/forêt située derrière les dunes. »

Source : http://mayumbanationalpark.com/fr_accueil.html

         Le parc touristique de Mayumba ne compte qu’environ 60 touristes par an. Pour y accéder, il faut l’accord du conservateur du parc comme dans la majorité des parcs du Gabon. Ce dernier m’a donné son aval pour que nous puissions partir 4 jours avec Anisse, un écogarde connaissant parfaitement les lieux.

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Quelques animaux du parc (affiches de la direction du Parc Nationale de Mayumba).


J-0 : Libreville - Tchibanga - Mayumba (09/08/2013) :

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La compagnie aérienne la Nationale dessert toutes les provinces du pays, parfois difficiles d'accès par la piste. C'est un trajet d'environ 1h qui relit la capitale à Tchibanga, petite ville du Sud du pays. L'avion est un petit coucou composé de 27 places approximativement.

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Piste reliant l'aéroport à Tchibanga : bienvenue au farwest!


J-1 : Mayumba - Nyafessa, 15,7 km :

Nous entrons par le Sud du parc au débarcadère de kala, à une dizaine de kilomètre de la frontière congolaise.

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Vue sur le débarquadère du parc de Mayumba.

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        Nous partons depuis la base des gardes du parc de Mayumba dans le Nord de la ville. Nous avons du carburant pour nous rendre jusqu’au débarcadère à 2 km afin d’acheter de l’essence. Arrive sur place, tous les pêcheurs sont au port et de nombreux villageois attendent la  pirogue commerciale qui les ramènera à un des villages bordant la lagune. Malheureusement, il n’y a plus d’essence. C’est un problème récurrent à Mayumba, qui peut durer entre quelques jours et quelques semaines… Pour un pays producteur de pétrole, c’est un comble !

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Je négocie avec la pirogue (à moteur) commerciale mais ils sont déjà surchargés. Il ne reste que la « pirogue » des pétroliers. Après une heure d’attente, le chef du site pétrolier de Kala (site pétrolierse situant en pleine brousse entre la côte et la lagune) arrive. Ce dernier accepte de nous conduire jusqu’à l’entrée Sud du Parc, au point le plus au Sud de la lagune et à une dizaine de kilomètre de la frontière avec le Congo Brazzaville. Il me confie que je suis le premier touriste qu’il voit dans les parages depuis… 2010 ! Départ à 13H00.


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Après 3 h de pirogue dans une lagune magnifique, nous voici enfin à Kala.


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Le trek peut enfin commencer : dernières maisons en vue avant 4 jours.

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Empreinte de panthère.


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                                                                    Empreinte de gorille.

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Durant toute la première partie de cette randonnée, nous sortirons de la piste à plusieurs reprises afin d'aller observer les singes. Je n'ai pas de photos car mon appareil est un compact...

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Carrefour stratégique : à gauche le Congo Brazzaville à 10 kilomètre à droite, la piste menant au campement des pétroliers et remontant en direction du Nord. Nous continuons dans cette direction. Par chance, un véhicule pickup Toyota des pétroliers nous prend en stop nous faisant gagner quelques kilomètres de piste. Nous passons à côté du puit de pétrole d'environ 300 barils par jour.

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Arrivé au camp, ils nous donnent des bouteilles d'eau.


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Tout près de notre lieu de ccamping, la fôret continue de brûler. En saison sèche les écogardes et les villageois allument des feux en savanes pour éviter que la fôret ne gagne du terrain et ainsi laisser croître certaines jeunes pousses indispensables aux animaux de savanes. Anisse est inquiet : il prend quelques photos. Est-ce des braconniers qui auraient laissés ce feu allumé?
Ces feux s’éteignent automatiquement en lisière de fôret: il ne représentent aucun danger pour l'homme.

Nous allons camper dans une petite savane dénommée Nyafessa en amont de la lagune et de ses mangroves.

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Nuit sous tente pour mon guide. Nuit en hamac pour moi. C’est la première fois que mon guide campe ici. Ma venue lui permet de faire du tourisme tout en travaillant. Il prendra des coordonnées GPS des faits importants survenant durant tout notre parcours.



J-2 : Réveil matinal, 5h30 ou 6h. Une longue journée de marche nous attend.


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Zone marécageuse près de la savane de Nyafessa. Nous commençons par nous enfoncer dans la jungle : ici plus aucun sentier ni piste. Nous traversons des marécages pendant environ 1h. L’endroit est magnifique :


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Nous empruntons de temps à autre les sentiers tracés par les animaux : éléphants, buffles ou sangliers.


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Termitière.


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Pendant toute la matinée, nous longeons une lagune. Quand nous sortons enfin de la fôret, nous arrivons dans une savane où
se trouvent 8 buffles. Anisse les de connaît bien : ils ont pour habitude de venir manger et se reposer à cet endroit précis. Nous les observons pendant une demi heure. Il y a une mère est son petit : nous gardons une distance respectable afin de ne pas les déranger.

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La fôret est vallonée, le dénivelé est faible mais constant.


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Nous arrivons à une clairière : une zone marécageuse gorgée d'eau durant la saison des pluies. Il y a un nid de crocodile.

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Vue sur un nid de gorille.

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Vue d'ensemble sur les trois nids de gorille. Seul les femelles et leurs petits dorment dans les nids, les mâles dorment à terre afin de protéger ces dernières.
Les gorilles ont dormi ici cette nuit, ils sont déjà partie.

Nous continuons notre marche : nous croisons un grand troupequx de mandrils. Le guide estime qu'ils sont plus d'une centaine. Ils marchent vite d'un pas militaire. Les uns derrières les autres, ils sont très disciplinés.

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Après avoir suivis les mandrils sur une centaine de mètre, nous sortons enfin de la forêt pour rejoindre le camp des écogardes de Nyafessa qui se situe non loin de la mer.

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Il y a plusieurs chambres au confort sommaire où vous pourriez passer la nuit.

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Le bord de mer était autrefois peuplé de villages qui servaient d’intermédiaire au commerce entre les premiers européens et les peuples de l’intérieur de l’ancien Congo. Les derniers pêcheurs vivant dans la zone se sont fait expulsé suite à la création du parc. Aujourd’hui il ne reste aucune trace ou presque de ces anciens habitants. Anisse me montre quelques vestiges retrouvées non loin dans les parages :

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              Nous continuons notre chemin en longeant la plage vers Nord. C’est un des rares endroits de la côte gabonaise où les animaux viennent au bord de mer. Les gorilles sont friands des arbres à fruits longeant la côte. Nous observerons de nombreuses traces de buffles sur la plage.


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Un animal typique de cette plage est le crabe fantôme. Vivant peu de temps, seul les plus vieux peuvent être photographier à cause de leur lenteur.

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Nous avons traversé deux rivières d’eau douce, seuls points d’eau potable sur des dizaines de kilomètres.

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Nous arrivons sur une colline recouverte de savane où était établi un village. L’écoguide met alors le feu à la savane. Il est impressionnant de voir à quelle vitesse la colline a pris feu.

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Nous prenons de l'eau douce pour la dernière fois avant demain soir. Il ya plusieurs kilomètres de côte sans eau douce dans le parc.


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Nous arrivons au camp de Bame, en bord de Mer. C'est ici que les biologistes de l'ONG W.C.S. travaillent au comptage et à l'observation des tortues. C'est une cabane sommaire où ils passent 6 mois en quasi-autarcie avec des boîtes de sardines. Pour l'eau, il faut marcher et faire quelques 10 minutes aller en pirogue sur la lagune pour s'approvisionner.

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Nous nous reposons un peu, montant la tente et le hamac, puis nous repartons 6 kilomètres plus loin, observer les animaux en savane à la tombée de la nuit.

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En chemin nous croisons un squellette de boa.



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Retour au camp, nuit calme au bord de mer. J'ai eu froid aux fesses à cause de la brise. C'est si rare d'avoir froid qu'on y prend goût!

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Belle petite araignée. Cette espèce pique mais n'est point mortelle.




J-3 : Départ pour le débarcadère.



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Aujourd'hui nous empruntons la piste qui vient du Nord du parc. Nous allons traverser plusieurs savanes et longer à nouveau la côte.
Sur la plage nous trouvons plusieurs nids de tortues éventrés:

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Nous longeons le bord de mer jusqu'à un ancien mirador en bois. A cet endroit précis nous prenons à droite pour rejoindre une cabane avec quelques chambres qui ser aux écogardes. Ici la Banque Mondiale finance un projet de construction d'un lodge afin que les touristes puissent venir voir la ponte des tortues. Néanmois, les projets pleuvent et leur réalisation est plus qu'incertaine...
Nous continuons par traverser une petite savane pour arriver près de la lagune et d'un débarquadère en construction.


La forêt de palmier qui nous entoure est le vestige des villageois qui jadis vivaient ici. Ils utilisaient le palmier pour son huile et son vin, le fameux « vin de palme ». L’huile servait à préparer le Niambowe.

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La vue sur la lagune Banio est spendide, la végétation est luxuriante. La lagune étant protéger des vents marins grâce à la forêt, la végétation est différente de ce côté ci.


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Le nouveau pont servira pour accueillir les futurs touristes ainsi que pour faciliter l’accès au parc aux écogardes.

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Le Gabon est mondialement connu pour la grande variété de papillon disséminée sur son territoire.

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Arrivé au débarcadère, nous espérions trouver une autre équipe d’écogardes chargée de la construction de ce dernier. Malheureusement, nous sommes seul. Deux solutions s’offrent à nous, soit nous marchons 40 km vers le Nord pour arriver à Mayumba, soit nous traversons la lagune dans une pirogue qui prend loin pour rejoindre un des villages environnent. Ainsi nous pourrions prendre la pirogue dite « commerciale » le lendemain matin pour rejoindre Mayumba par voie fluviale. Nous choisissons cette seconde option car un demain une longue route m’attends : je pars traverser le Gabon Est Ouest en clando et en autostop. 


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L’observation de la faune est tout aussi intéressante à une plus petite échelle.

Nous partons en pirogue mais mon guide me propose de pêcher. Je suis curieux de voir les pièges qu’il a posé. Nous commençons par parcourir quelques 500 m depuis le débarcadère. L’eau est peu profonde car il y a des bancs de sable aux abords de la lagune. Nous avons à peine le temps de remonter quelques bambous que voilà l’autre équipe qui arrive en bateau : ils étaient à un village aux alentours. Nous les rejoignons et repartons à la pêche cette fois nous sommes 3. Un jeune écogardes nous accompagne.


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La pêche avec des bambous est très efficace et demande peu d’efforts. Anisse à poser sous l’eau quelques 400 bambous. Explications. Vous prenez un bambou, vous couper un tube de 60-70 cm de long (le cas échéant, il vous faudra creuser la cloison centrale). A l’extrémité ouverte, vous  faites un trou pour passer une fine corde de 5cm sur 5 cm. Répétez cette opération avec le nombre de bambous que vous souhaitez. Ensuite, tendez une corde depuis le rivage sur 50 ou 100 m . Sur cette corde, tous les mètre vous tirez un bout de corde de chaque côté avec ledit bambou accroché.


Au bout de 3 semaines, un mois, les premiers poissons vont apparaitre. Ensuite, il vous suffira de revenir tous les 2/3 jours pour trouver votre poisson. 400 bambous, cela produit beaucoup de poissons… Les écogardes ont mangé à une dizaine le soir d’avant. Ce soir c’est tous ensemble que nous allons partager ce délicieux repas.


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Pour pêcher, il suffit de marcher le long de la corde et de ramasser les bambous un par un. On se place à côté de la pirogue. Puis on fait basculer le bambou pour le vider de son eau tout en gardant l’entrée fermée : l’eau est ainsi évacuée par le trou servant à tenir la corde. Quand vous sentez un poisson (machouaron) ou une crevette, vous les laissez tomber à l’intérieur de la pirogue.


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Une autre technique de pêche consiste à empiler plusieurs feuilles de palmiers (3 ou 4) et de les poser près du bord. Au bout de quelques jours, les crevettes viendront nicher dans ces feuilles. Pour les capturer, mettez-vous prêt du bord et tirer rapidement les feuilles sur terre. Vous verrez alors plein de crevettes en train de sauter. Il faudra vous dépêcher de les ramasser avant quels ne retournent à la lagune.


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En fin de journée, nous nous rendons au débarcadère afin de préparer le poisson et les crevettes. J’ai donc appris à dépecer un machoiron. Ils travaillent avec une machette alors que j’ai un couteau Mora. La machette frappe plus fort mais je Mora est tout aussi efficace.

Nuit sous tente au campement que nous avons monté à côté du débarcadère.


J-4 : Départ pour Mayumba.

Au petit matin, nous empruntons la pirogue du parc pour aller dans un village de l'autre côté de la lagune. Nous attendons un moment la pirogue commerciale pour nous rendre à Mayumba. La trajet est plus long car ces pirogues sont surchargés (transports d'une trentaine de personnes, de poissons, de matériaux de construction et de vivre).
La pirogue commerciale s'arrête dans tous les hameaux du bord de la lagune ce qui est l'occasion d'assister à la vente de poisson et aux échanges verbaux entre les locaux. Tout le monde ce connaît car le seul accès reliant ces villages au reste du pays est cette voie navigable.
Il est intéressant  de s'attarder dans ces villages ou se cotoient différentes éthnies : des gabonais d'origine congolaises, des pigmées, des éthnies du sud du Gabon...

Au-delà de la randonnée, de la faune et de la flore luxuriante, il serait judicieux de prévoir 4-5 jours pour profiter de partager des moments avec les habitants de la région.

Fin de la balade.




                                                      *                       *                        *



                                                                    Parc national de la Lopé


Sortie sur 3 jours avec aller retour depuis Libreville.

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Le Parc National de la Lopé abrite les plus hautes densités de mammifères connues d’une forêt pluviale, notamment le record de trois éléphants par kilomètre carré dans les forêts à marantacées du nord. Ces forêts sont entourées par des savanes anciennes âgées de plus de 40 000 ans.
La Lopé est mondialement renommée pour les spectaculaires mandrills. On a compté plus d’un millier d’individus dans un seul groupe (1 350 mandrills recensés en 1996) : c’est le plus grand rassemblement connu de primates (à l’exception de l’espèce humaine). Ces dernières années, la plus riche information scientifique sur ces singes est venu de la Lopé. Il en est de même pour la recherche sur les gorilles et sur les éléphants de la forêt. Les potamochères se rassemblent également en grands troupeaux dans le Parc.


Date de création : 2002

Superficie : 4970 km²

Point culminant : Mont Iboundji, 972m. Deux autres sommets à 960m d’altitude.

Localisation : Le long du fleuve Ogooué, situé à la jonction de l'Ogooué-Ivindo, de l'Ogooué-Lolo et du Moyen-Ogooué

Provinces : Ogooué-Ivindo, Ogooué-Lolo, Moyen-Ogooué, Ngounié

Villes les plus proches : Lopé, Booué

Gare ferroviaire : Lopé

Topographie : Massif du Chaillu

Principaux cours d’eau : Ogooué, Offoué

Habitats : Forêt humide primaire et secondaire, forêts galeries, savane

Particularité : Paysage de mosaïque de forêt et de savane. Les plus grandes concentrations de mandrills, des traces de l'homme datant de plus de 400 000 ans

Statut : Site du patrimoine mondial, site critique pour la conservation (UICN)

Le Parc National de la Lopé abrite les plus hautes densités de mammifères connues d’une forêt pluviale, notamment le record de trois éléphants par kilomètre carré dans les forêts à marantacées du nord. Ces forêts sont entourées par des savanes anciennes âgées de plus de 40 000 ans.
La Lopé est mondialement renommée pour les spectaculaires mandrills. On a compté plus d’un millier d’individus dans un seul groupe (1 350 mandrills recensés en 1996) : c’est le plus grand rassemblement connu de primates (à l’exception de l’espèce humaine). Ces dernières années, la plus riche information scientifique sur ces singes est venu de la Lopé. Il en est de même pour la recherche sur les gorilles et sur les éléphants de la forêt. Les potamochères se rassemblent également en grands troupeaux dans le Parc.


Le site fondateur du tourisme technologique

Grand massif forestier le plus accessible en Afrique équatoriale et centre de recherche scientifique reconnu, le parc national de la Lopé mérite le titre de fondateur du « tourisme technologique » en Afrique.

L'idée consiste à créer un modèle d'écotourisme inédit utilisant les nouvelles technologies pour voir de près une faune habituellement approchée seulement des scientifiques. A la Lopé, la technologie serait disponible pour des milliers de visiteurs, intégrée à des méthodes d'interprétation innovantes afin de rendre accessibles les sciences de la nature. Des investissements permettront d'améliorer les infrastructures telles que la gare et l'entrée du parc pour la satisfaction des visiteurs.

De plus, la vallée de l'Ogooué est un riche sanctuaire préhistorique. La Lopé est l'un des sites archéologiques les plus anciens en Afrique, avec des pointes de flèche de l'Age de la Pierre, des gravures rupestres de l'Age du Fer et d'autres signes d'occupation humaine vieux de 400 000 ans. De nombreux restes de villages préhistoriques, objets de recherches scientifiques, sont encore visibles sur les sommets de collines en savane et sont l'occasion pour les visiteurs de faire un voyage dans le temps.

La Lopé est un site idéal pour la recherche en forêt. La Station d'Etude des Gorilles et des Chimpanzés (SEGC) et un centre de formation en pleine expansion ont fait connaître ce site dans le monde scientifique. Depuis fin 2007, le Parc de la Lopé est classé sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Texte extrait de : http://www.gabon-services.com/les-parcs … de-la-lope



J-1 : Village de la Lopé - Mont Brazza

je pars tôt de Libreville depuis le PK 9 à la sortie de la ville. J'emprunte un clando qui par à Makokou: se sont les uniques clandos (taxi brousse) qui passe par le village de la Lopé. Il faut compter 7h00 de trajet pour arriver au village de la Lopé. Pendant le trajet (15.000 FCFA), j'ai appellé Ghislain qui sera mon guide durant les 3 jours prochains.


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La Lopé, far west d'Afrique centrale...

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Il est 14h00, après avoir laissé mes affaire à la case de passage, nous partons au Mont Brazza, petite colline de quelques 300 m d'altitude qui surplombe le parc. La montée est très facile : on arrive au sommet en 1h.


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On aperçoit le fleuve au bord duquel se trouve un lodge de luxe. Les buffles ont pour habitude de venir se reposer dans la prairie.


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Vue panoramique du fleuve, du village de la Lopé. Au fond c’est la piste en direction de Mikongo.


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Le Mont Brazza est accolé à une petite chaîne de collines herbeuses.

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Après cette belle après-midi, repos et cocktail au lodge. Je profite seul de la piscine. Il est intéressant de venir manger ou boire un verre dans cet hôtel pour profiter du cadre somptueux.



J-2 : La Lopé - Mikongo


Pour accéder au campement de Mikongo, il faut prendre obligatoirement un guide. Vous partirez du village de la Lopé avec Ghislain et un de ses accompagnateurs. Ghislain est un bon pisteur et surtout un passionné de faune et flore. Nous sommes partis à cinq : 2 guides, un couple de retraités  (d’environ 70 ans, quel courage) et moi. 

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Pour accéder au campement, nous partirons tôt de la Lopé en 4x4. Direction la piste qui relie la Lopé à Lastourville, dans le sud-est du Gabon. Le village de Mikongo se trouve sur la route « économique », à 43 km au sud-est de la Lopé.

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Un kilomètre avant le village, une entrée de piste, à droite, conduit au campement de Mikongo (8 km à l’intérieur du parc).
L’endroit est magnifique : au milieu de la forêt, on arrive sur une ancienne base scientifique du musée de Londres (ZSL) désaffectée depuis  3 ans. Autrefois, il était question d’habituer les gorilles à la présence de l’homme. Comme beaucoup de projet ici au Gabon, le campement fût abandonné. Il ne reste que les cabanes en bois ou nous camperons.

Le site est particulièrement intéressant par la densité animale de la forêt : primates, éléphants, serpents, rongeurs, oiseaux… Nous sommes bien au cœur de la forêt du bassin congolais. Nous laissons nos affaires au camp et nous partons marcher toute la journée dans les alentours.

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Les premiers animaux que nous verrons sont des potamochères. Il y a un grand troupeau dont une mère et son petit. La photo est flou, mais on peut les apercevoir en marron au fond au bord de la rivière.

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Cette sève sert de « bédadine » naturelle.

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A plusieurs reprises, nos pisteurs nous montrent des fruits mangés par les gorilles.

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En forêt nous enjambons un nombre incalculable d’arbre. Une des précautions à prendre avant de camper en forêt est de s’assurer que les branches des arbres environnants ne font pas tomber pendant la nuit.

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Nous sommes en septembre et la saison n’a pas repris. Le lit des rivières est à son niveau le plus bas. En saison des pluies les rivières peuvent voir leur niveau d’eau monter brusquement d’un ou deux mètre.


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Dans cette partie de la forêt les lianes sont extrêmement grandes : elles peuvent atteindre 20 ou 30 m de long et leur diamètre avoisine souvent les 50 cm.

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Encore une trace de panthère. En forêt il est assez fréquent de les observer. Néanmoins l'animal est beaucoup plus rare à observer...


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Sur cette photo on observe une boule verte au milieu : c'est un nid de bébé gorille. Il se trouve à plusieurs mètre du sol.


Toute la journée nous allons nous promener à la recherche des gorilles et autres primates. Nous verrons 5 espèces de singes en 2 jours. Nous observerons des serpents d'eau, des potamochers. Cette partie de la forêt regorge d'animaux.

Nous ferons 2 courtes poses durant cette journée. Retour au camp vers 17h00. Les deux personnes âgés décident de rester au camp. J'avais demander au guide de partir marcher la nuit, il y a tellement d'espèces qu'on ne peut observer que la nuit... Après une journée d'observation intense, je ne suis qu'au début de mes surprises. Il est aux environs de 19h00 lorsque nous partons pour une randonnée de 2h. La nuit vient de tomber, les singes sont autour du camp pour dormir.

Nous descendons depuis le camp situé sur la colline jusqu'à une rivière que nous allons remonter pendant presque toute la balade.

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De très nombreuses araignées qui se prélassent au bord de l'eau. On peut les approchers de près pour faire des photos.


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Les oiseaux aussi dorment la nuit... Celui-ci se trouvaient au bord du rivage. Je l'ai observer à moins de 30cm. Très beau spécimen.


Nous continuons notre marche dans la rivière tantôt l'eau nous arrive au molet, tantôt à la taille. J'avais entendu parler de l'observation des crocodiles de nuit, de leurs yeux brillants efleurant la surface de l'eau. Après une demi heure de marche, quelques choses brille. C'est un petit crocodile : dans cette partie du Gabon il n'y a que des crocodiles nains, moins dangeureux que leurs cousins les dénomés les crocodiles du nils.


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Dernière modification par viajando (29-10-2013 09:21:12)

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#2 12-09-2013 18:47:24

Kam
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Re : [Récit + liste] GABON - Afrique centrale 2013.

La suite!

C'est vicieux, tu t'arrêtes quand ça commence à devenir vraiment intéressant! wink

En tous cas, merci pour ce début de récit dans un coin du monde peu présent sur ce forum.

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#3 13-09-2013 07:05:48

denq
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Re : [Récit + liste] GABON - Afrique centrale 2013.

Ne jamais s'énerver. C'est une perte de temps et vous n'obtiendrez rien de votre interlocuteur.

Je note! Destination originale, j'attends la suite également! smile


Vaut mieux être un peu titane qu'un grand mulet...

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#4 13-09-2013 09:47:39

eraz
multimedia
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Re : [Récit + liste] GABON - Afrique centrale 2013.

Kikoo viajando wink

Pareil... ça démarre super bien, le teasing est au point wink.

eraz

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#5 13-09-2013 11:03:49

Dryou
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Re : [Récit + liste] GABON - Afrique centrale 2013.

J'adore découvrir de nouveaux coins de cette façon  smile
La suite, la suite !  big_smile


Ne demande jamais ton chemin à quelqu'un qui le connait, tu risquerais de ne pas te perdre - Rabbi Nahman de Braslav

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#6 13-09-2013 12:25:29

Josp1
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Re : [Récit + liste] GABON - Afrique centrale 2013.

Perso j'aurais du mal à être tranquille au milieu de cette jungle hostile... serpents, fauves, mygales, gorilles, croco et autres joyeusetés ...

Dommage car le continent africain me facine (j'ai fait ma maitrise d'histoire sur les troupes françaises au tchad de 1986 à nos jours enfin à 2004 à l'époque)

J'attends également la suite


Par contre, là, tu lis ma signature...

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#7 13-09-2013 13:37:39

viajando
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Re : [Récit + liste] GABON - Afrique centrale 2013.

Bonjour,

Merci à vous pour l'intérêt que vous portez à la forêt gabonaise. J'espère que cela insistera plusieurs d'entre vous à voyager dans cette belle région.

Cette randonnée fait partie d'une longue série de balades plus ou moins courtes réalisées dans ce beau pays.

Prochainement je publierai une excursion au parc de la Lopé ainsi qu'une sortie en kayak dans les mangroves au Nord de Libreville.

J'attire votre attention sur ce fabuleux site web, une référence pour tous les amoureux de la nature au Gabon :

http://carnetsdevoyages.jeanlou.fr/

@Josp1

En ce qui concerne les dangers en fôret, la première contrainte est qu'on ne peut y aller seul. Le plus grand risque reste le paludisme. Viennent ensuite les charges possibles d'animaux (éléphants, chimpanzé...) mais qui sont des événements bien moins fréquents qu'on ne l'imagine.

Finalement je pense qu'il est plus dangereux de faire de l'alpinisme hivernal que de se promener en brousse.

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#8 13-09-2013 14:16:31

shyguy
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Re : [Récit + liste] GABON - Afrique centrale 2013.

Bonjour,

super dépaysant ! génial quand on est coincé dans un bureau !! merci  smile


<- mes photos sur Flickr en cliquant sur "Site Web".

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#9 18-09-2013 13:52:26

mad
Jaguar anar
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Re : [Récit + liste] GABON - Afrique centrale 2013.

viajando a écrit :

... En ce qui concerne les dangers en fôret, la première contrainte est qu'on ne peut y aller seul ...

Sans blague ?
Si j'avais été informé, je n'aurais jamais passé autant de temps seul en brousse (Gabon inclus) lol
Plus sérieusement, ce n'est pas un milieu où il soit conseillé de s'aventurer seul sans un minimum d'expérience - mais il en est de même pour la haute mer, la haute montagne, les pays froids, les déserts etc...


Un bon hamac vaut mieux qu'un long discours !

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#10 18-09-2013 13:59:54

Ralf7500113
SpectActeur
Lieu : Où les vents me porteront
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Re : [Récit + liste] GABON - Afrique centrale 2013.

viajando a écrit :

Compter entre 4,5 € le repas dans un « maki » (petit restaurant /bar)

En fait c'est "maquis", pas maki. Mais pas de sushi, c'est un point de détail lol


"Une heure d'ascension dans les montagnes fait d'un gredin et d'un saint deux créatures à peu près semblables. La fatigue est le plus court chemin vers l'égalité, vers la fraternité. Et durant le sommeil s'ajoute la liberté."
Friedrich Nietzsche

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#11 19-09-2013 15:18:36

viajando
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Re : [Récit + liste] GABON - Afrique centrale 2013.

Bonjour,

Merci Mad pour le matériel de brousse : il m'a été fort utile. Question matériel, ici c'est bien plus simple que dans les zones froides du globe : on peut tout simplement aller en brousse avec des habits peu onéreux acheté au marché et une paire de basket.

Même si l'expérience est importante pour s'aventurer seul en forêt, les gabonais broussars considèrent que 3 personnes est un minimum. En cas de problème, vous laissé la personne blessé sur place ou vous la transporter à deux hommes. Si vous êtes 2, celui qui par chercher du secours seul à des chances de se perdre plus facilement. S'il a un soucis, alors les deux auront de sérieux ennuies.  Dans tous les cas, il faut toujours prendre des risques pour profiter des endroits paradisiaques de notre planète.

Je note que la faute d'orthographe : maki.

Dernière modification par viajando (19-09-2013 15:24:52)

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#12 17-10-2013 10:56:21

viajando
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Messages : 248

Re : [Récit + liste] GABON - Afrique centrale 2013.

Bonjour,

Voici ma liste tropicale validé sur le terrain. Cette liste a été faites grâce aux conseils et dons de Mad. Par ailleurs, un médecin pratiquant au Gabon m'a conseillé sur les médicaments adéquats dans cette zone.

Je souhaite souligné que dans une zone tropicale la liste est beaucoup plus économique. On peut acheter de nombreux éléments indispensable à la randonnée sur place. Ceci est un atout car vous pourrez changer ou vous réapprovisionner (lors d'un voyage au long cours, par exemple) avec aisance.
Ainsi vous trouverez directement sur place :

-une bâche
-une machette/couteau
-médicaments tropicaux sans ordonnance (coartem contre le paludisme, mais aussi tous les antibiotiques de pays occidentaux)
-t shirt synthétique (made in Asia)
-pantalon coton (ou se le faire coudre en avec des tissus africain, 10-15€)
-moustiquaire imprégnée
-bascket et tong
-produits d'hygiène
-poncho
-un sac à dos en synthé chinois (pas vraiment MUL certes...)

En d'autres termes, ce qui est indispensable venant d'Europe est : le hamac ou la tente, le GPS, l'appareil photo, les jumelles. Ainsi qu'un réchaud à essence, si vous voyager dans différents pays d'Afrique centrale.

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vous allez me dire que je n'ai pas inclu le poids, je sais. Je pense que je sous la barre des 5/6kg sans nourriture et eau. Je vais essayer de trouver une balance précise.


Choix de l'abri et de la couverture

Un débat récurrent est celui qui oppose les adeptes de la tente et ceux du hamac. et bien j'ai testé les deux options à plusieurs reprises ici.
Je pense que l'on peut camper à peu près partout avec une tente. La hubba hubba en ratio poids/personne seraient parfaitement adapté pour l'Afrique centrale. La chambre est ventilé et protégée des moustiques. Une tarp tent me parait une autre bonne option. Mais je ne connais pas sa résistance à la pluie.

Le hamac est très pratique mais un peu moins confortable. Il faut prévoir de longue cordes pour l'attacher car les troncs des arbres peuvent être très gros et éloignés.

Lors de la randonnée à Mayumba, j'ai opté pour le hamac. Lors de la randonnée au parc de la Lopé, je n'avais que la bâche, un tapis de sol et une moustiquaire. J'avais finalement dormi sur un planché donc la moustiquaire et le tapis de sol étaient suffisant.

Hamac ou tente s'est un choix personnel. Néanmoins la moustiquaire imprégnée est indispensable : contre les moustiques et aussi contre les fourmis très agressives dans ces contrés. En quelques secondes elles vous envahissent tout le corps.

Ce n'est pas la peine d'investir dans un duvet couteux. Acheter une simple couette synthétique. Si vous n'êtes pas frileux je pense que le mieux est un drap en soie. Bien souvent je dors sans rien sur le matelat.


Choix des chaussures

J'ai opté pour des chaussures bases, D4, synthétique. Elles me vont parfaitement. Je les portes mouillés, pleine de boue. Je les lave au fur et à mesure que je marche, dans des petits ruiseaux. J'ai toujours 3 paires de chaussettes. Une que je porte, deux dans la sac. J'essaie tant bien que mal de garder les pieds au sec. J'ai déjà attrappé des parasites au pied, sans que le docteur sache qu'est ce que c'était... Au Gabon il y a un nombre incalculable de parasites et de petits animaux non répertoriés. Un conseil du médecin pour ce qui marchent souvent en brousse est de se couper les ongles très cours, afin de ne pas laisser de place aux champignons pour s'introduire sous les ongles.

Pour la saison des pluies : soit les locaux utilisent des bottes en plastiques, soit des chaussures de marches montantes.

Les sandales pour traverses les rivières et ruisseaux? Oui mais il y en a tellement... Je préfère avoir une paire de tong pour le soir seulement.


Gabon, randonnée, quoi manger ?


J'ai pour habitude de manger tout ce que je trouve sur place. Au Gabon, on trouve beaucoup de poissons et de viande de brousse. Pour la randonnée de Mayumba sur 4 jours j'avais apporté :

-4 baguettes de pain
-2 bâtons de manioc : bon, nourrissant,
-1kg de semoule: tellement pratique, cuit très vite
-carottes, tomates: pour le premier jour
-4 boites de sardines : pas MUL, mais on en trouve partout
-un paquet de biscuit
-bouteille d'eau

En mode MUL, on peut aussi opter pour le poisson séché. Recette facile : acheter des feuilles de manioc coupé et du poisson séché. Il vous suffira de réhydraté le poissons et de mettre les feuilles dans l'eau.

Dernière modification par viajando (17-10-2013 16:22:35)

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#13 17-10-2013 18:03:17

mad
Jaguar anar
Lieu : Essonne et reste du monde
Inscription : 06-07-2007
Messages : 3 121

Re : [Récit + liste] GABON - Afrique centrale 2013.

Récit et photos très sympas, d'un coin peu touristique wink !
Vérifie tes photos : il y en a que tu as mises en double...
En tous les cas, c'est chouette, et tu vois pas mal de choses. Si tu as le temps, passe me voir à ton retour.
Et puis, si tu es là-bas encore un moment, envoie moi un mail, que je te mette en contact avec d'autres personnes là-bas.
Amitiés
mad


Un bon hamac vaut mieux qu'un long discours !

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