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#1 17-06-2011 17:18:22

René94
Membre
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Une semaine en Haute-Provence (mai 2011)

Fin mai, le temps des soldes... des CP  smile 

Pour solder mes congés, j'ai choisi la Haute-Provence pour une randonnée d'une semaine (du 21 au 29 mai) dont l'objectif est de me tester physiquement sur des étapes +longues que ce que je fais habituellement.

Pour partir léger et tester ce mode d'alimentation, j'ai prévu de manger peu et froid : 3 kilos de nourriture pour la semaine en complétant au besoin lors de la traversée des villages.

Pour l'itinéraire, j'ai pris comme base le parcours d'alkalin en le modifiant car je voulais revoir des sites que j'aime beaucoup : les grès d'Annot et les gorges de Saint-Pierre.

La rando prévue allait de Manosque à Digne en 9 étapes :
1) Manosque - Riez
2) Riez - site de Saint-Maurin
3) Saint-Maurin - Baume-aux-boeufs
4) Baume-aux-boeufs - chapelle Saint-Jean
5) chapelle Saint-Jean - St-Jean-du-Désert
6) St-Jean-du-Désert - Aurent
7) Aurent - Beauvezer
8) Beauvezer - Pas d'Archail
9) Pas d'Archail - Digne-les-Bains

Un parcours d'environ 230 kms. La 1ère partie jusqu'à la chapelle Saint-Jean-du-Désert suit le GR4 ou une de ses variantes.

Le passage le plus difficile techniquement me semblait être après la source du Coulomp : avec les réponses reçues sur ce fil, j'étais plutôt confiant.

Côté équipement, je portais environ 2,5 kilos sur moi et 9 kilos dans le sac :
- 4,5 kilos d'équipement MUL (dont sac Gorilla, matelas Neoair, tente Duomid, SDC Walden 250...)
- 3 kilos de nourriture (1 sauss 200g, fromage 250g, "wasa" 230g, mélange "noix + fruits exotiques" 2,2 kilos)
- 1,5 litres d'eau.

Dans mon équipement, un GPS mais sans fond cartographique, donc juste utilisé pour enregistrer les traces et, en cas de besoin, pouvoir revenir sur mes pas ou donner précisément ma position.

Grosse déconvenue pendant la rando : un problème d'APN en cours de rando a rendu la carte mémoire impossible à lire sad
Autre déception, mais je m'y attendais : le chargeur solaire ne recharge pas suffisamment bien les accus pour le GPS Dakota 20 (j'ai pourtant essayé plusieurs types d'accus rechargeables) ; donc je laisse tomber et j'utiliserai des piles (a priori, 2 piles AA pour 4 jours d'autonomie).

J1 : Manosque - Riez
environ 33 kms ; D+ 720m ; D- 540m ; 8h de marche

Une étape test : vu sa longueur, je verrai tout de suite si je peux tenir le programme prévu les prochain jours. La 1ère heure n'a aucun intérêt, il faut longer la D907, très passante. Ensuite, le GR4 est essentiellement une succession de pistes ; je suis un peu déçu, j'aurais préféré des sentiers.
Mais les paysages sont jolis : collines, garrigue, champs de lavande ; je fais une longue pause déjeuner à la fontaine de Saint-Martin-de-Brômes en sirotant un pack à l'eau (citronnade glacée). Le soir, bivouac à Riez près des vestiges du temple d'Apollon. Je m'endors vite, bercé par la musique qui provient du village.


J2 : Riez - crête de l'Ourbes
environ 20 kms ; D+ 780m ; D- 330m ; 5h30 de marche

Départ vers 9 heures après une brève visite de Riez ; je délaisse le GR pour remonter le ravin de Valvachères ; il est très agréable, je pense avoir fait le bon choix  ; je croise une cavalière qui me souhaite une bonne journée, elle repasse un peu après puis une 3ème fois, elle est perdue ; je lui montre où on se trouve, elle ne me croit pas alors je lui prouve avec la boussole qu'elle a tort.
Je reprends le GR près de la ferme de Roubion ; il n'a aucun intérêt, on voit très peu le lac de Sainte-Croix, la prochaine fois, j'essaierai de traverser cette Grande Plaine en passant par le ravin de Bouventen. Arrivé à l'Hert, je fais une longue pause à l'ombre des remparts de cette ferme fortifiée. Vers le Verdon, les cieux sont noirs, il y a sans doute de l'orage, je suis pas pressé d'y aller.

Vers 16 heures, je repars. Au camping Saint-Clair, je fais le plein d'eau avant d'attaquer la montée. Je ne trouve pas mon porte-monnaie que je mets dans une des poches de ma chemise ; après avoir tout vidé mon sac en vain, je retourne à l'Hert. Il n'y est pas non plus  sad
Je reprends ma route, je vais arriver tard à Saint-Maurin. Mais quand j'arrive sur les crêtes de l'Ourbes, de grosses gouttes commencent à tomber et le vent souffle assez fort. Vu la noirceur du ciel, je sais ce qui m'attend ; Saint-Maurin étant encore loin, je décide d'arrêter là et je monte le double-toit où je peux dans la garrigue car le terrain est pentu. Il est 19h30 ; à peine à l'abri, l'orage éclate ; je suis fatigué, je mange un peu avant de m'endormir.


J3 : crête de l'Ourbes - chalet CAF de La Maline
environ 21,5 kms ; D+ 1580m ; D- 1660m ; 8h30 de marche

C'était ma 1ère nuit orageuse avec la Duomid : aucun souci d'étanchéité (j'avais étanchéifié les coutures) malgré un double-toit mal monté (poche d'eau sur l'un des côtés). Départ à 6h45, j'arrive à Saint-Maurin vers 9 heures. Dans la descente vers Saint-Maurin, je rencontre un chamois, à moins de 20 mètres de moi ; évidemment, j'ai pas le temps de faire un geste vers l'APN qu'il est déjà parti...

Le site de Saint-Maurin est vraiment atypique : prairie verdoyante agrémentée de résurgences où l'eau ne manque pas ; C'est magnifique ! Je regrette de ne pas y avoir bivouaquer... J'y fais une pause pour manger et faire sécher la tente.

La suite de la journée, c'est tout simplement deux beaux sentiers le long des gorges du Verdon : le sentier des pêcheurs qui passe au bord du Verdon puis le sentier du Bastidon (où je croise à nouveau des chamois) qui reste à flanc ; entre ces 2 sentiers, il n'y a malheureusement aucun chemin qui remonte directement à Maireste, il faut passer par la Colle de l'Olivier. Après le Bastidon, il faut marcher environ 1h au bord de la route pour arriver au Chalet de La Maline.

Il est 19 heures, je n'ai ni le courage ni l'envie de redescendre au bord du Verdon pour y bivouaquer. Ce soir, j'ai envie du confort de ce chalet CAF : douche chaude, repas chaud et un lit. Je n'ai plus d'argent liquide mais j'avais heureusement pris 2 chèques avec moi.

L'accueil des jeunes gérants est bon. Je partage le dortoir avec 2 grimpeurs : un guide et sa cliente. Nous passons la soirée ensemble à discuter randonnée MUL et escalade. Un journal traîne, DSK fait toujours la une...


J4 : chalet CAF de La Maline - sous les Cadières de Brandis
environ 28 kms ; D+ 1600 m ; D- 1600 m ; 9h de marche

Départ à 6 heures ce matin ; la journée commence par le sentier Martel. Descente jusqu'au Verdon, je vais jeter un oeil à l'élégante passerelle de l'Estellié. Malheureusement, je n'ai pas le temps de faire le sentier de l'Imbut, ça sera pour la prochaine fois. Au pré de l'Issarte, un  panneau prévient que la suite est réservée aux randonneurs expérimentés. Rien de bien méchant, le +impressionnant, ce sont les échelles de l'Imbert : 6 escaliers totalisant 252 marches pour 100m de dénivelé, à éviter si on est sujet au vertige. Certains escaliers sont si raides que le sac à dos touche les marches quand on les descend.

En cette fin mai et en partant tôt, je croise peu de monde (entre 20 et 30 personnes) mais en été, j'imagine que ça doit être l'autoroute.
La fin du sentiers est constitué de tunnels plus ou moins longs ; je sors ma lampe solaire. Aaarrrgh ! l'interrupteur est resté en position allumé... je n'ai plus qu'une très faible lueur... Pas grave, les tunnels sont larges et plutôt droits. Seul inconvénient, je ne vois pas les flaques d'eau omniprésentes et mes pieds commencent à être mouillés. 

Après le sentier Martel, je monte à Rougon. Au bord du sentier, j'entends l'eau d'un ruisseau malheureusement inaccessible à cause des ronces et épineux. Ce doux bruit rafraîchissant m'incite à y faire ma longue pause de la journée. A Rougon, je fais le plein d'eau à une crêperie dont la belle terrasse fleurie donne envie de s'attarder.

Le GR passe après à Chasteuil, un très beau hameau où l'on sent tout de suite qu'il fait bon y vivre. Je m'y attarde et discute avec l'une des villageoises qui habitait avant, vers chez moi, dans le Val-de-Marne.

Le soir, j'avais prévu de bivouaquer à la chapelle Saint-Jean mais la chapelle est froide et je ne trouve pas d'endroit agréable aux alentours pour y planter la tente. Je continue le GR, j'ai fait le bon choix : un petit torrent le traverse, j'en profite pour m'y laver en me disant qu'à cette heure-ci, j'ai peu de chance de voir d'autres randonneurs ; un peu après, au bord du chemin, il y a un bel emplacement de bivouac qui n'attend que moi smile


J5 : sous les Cadières de Brandis - Chapelle Saint-Jean-du-Désert
environ  31 kms ; D+ 1460 m ; D- 1100 m ; 9h30 de marche

Dernière étape sur le GR4. A la sortie de Castellane, je ne prends pas la N85, je passe un peu plus au nord par des sentiers et la traversée d'un gué ; je retrouve la N85 après le stade. A la sortie de Chaudanne, une agréable rencontre sur le GR : un cerisier dont les fruits sont mûrs ; je me gave de ses délicieuses cerises smile
A la sortie du Touyet, le GR n'a pas encore été dégagé et, comme il n'y a aucune trace de passage, difficile de le suivre. Durant cette journée, je n'ai croisé aucun randonneurs, seulement des groupes de vététistes.

Arrivé à la Chapelle Saint-Jean-du-Désert, c'est pas du tout une chapelle mais une église avec quelques bâtiments surtout utilisés lors de fêtes. Un bivouac *** avec sa source captée !


J6 : Chapelle Saint-Jean-du-Désert - Aurent
environ 25 kms ; D+ 1400 m ; D- 1450 m ; 8h de marche

Un peu avant Annot, je rencontre 2 jeunes qui ont dormi sous tarp ; ce sont les seuls randonneurs-campeurs que j'ai croisé durant la semaine.
A Annot, je profite du pèse-personne de la pharmacie pour me peser : 75 kilos, j'ai donc perdu 5 kilos en 6 jours ! Perdre mon surpoids était un de mes objectifs : bah là, c'est réussi.
A noter : je me suis pesé en rentrant à Paris : aussi 75 kilos ; la perte de surpoids est donc rapide et ensuite la perte de poids est beaucoup +lente.

Je repars par le magnifique chemin du Roi (un "must" si vous aimez Bleau) puis je poursuis vers le nord pour retrouver brièvement la GTPA aux Rochers de Peloussis.
Y'a un truc qui faudra qu'on m'explique : pourquoi la GTPA évite le chemin du Roi ?
C'est vraiment idiot de passer si près d'un site si beau sans le traverser.

Ensuite un PR m'emmène à Aurent via Argenton. A cette époque, Aurent est désert. Cette nuit, je serai le seul habitant de ce très joli hameau.
N'ayant pas vu de panneau indicateur des sources du Coulomp, je pars en reconnaissance pour éviter de perdre du temps demain matin à chercher le début du chemin.


J7 : Aurent - ravin d'Auriac
environ 18 kms ; D+ 2180 m ; D- 1100 m ; 9h de marche

Je démarre à 6h20 par le chemin reconnu hier soir ; je finis par le perdre alors je passe en mode crapahut en choisissant de monter. J'ai fait le bon choix, je retrouve le chemin qui arrive sans encombre aux sources du Coulomp. La traversée du torrent près de la résurgence ne pose aucune difficulté. Après coup, je pense que le chemin des sources du Coulomp démarre au nord d'Aurent.

Ensuite, j'arrive vite aux pentes herbeuses que je voyais de loin et que j'imaginais être la fin des difficultés. Bah là, j'avais tout faux car c'est là que les difficultés commencent. Autour de moi, le maquis, aucun sentier. Après réflexion, le mieux me semble être de monter vers le sommet de Beaussebérard. Un peu d'escalade relativement facile et j'arrive sur une crête d'où j'ai une vue plongeante sur la grotte des chamois située au-dessus de la résurgence. En montant, je débusque quelques chamois qui n'apprécient pas ma présence incongrue.

Dès que les pentes deviennent moins encombrée de végétation,  je prends la direction nord puis NO pour aller au Plan des Mouches. Le vent souffle de +en +fort. j'arrive à la cabane du Coyer à midi. Il m'a fallu 6 heures depuis Aurent alors que j'avais estimé cette portion à 3 heures de marche !

Pause déjeuner à la cabane. La cabane est ouverte mais l'eau est coupée, malheureusement.
Le Grand Coyer est dans les nuages.

Je décide quand même d'en faire l'ascension. Plus je monte, plus le vent forcit ; il se met à pleuvoir ; arrivé dans les nuages, la visibilité devient pratiquement nulle ; mes lunettes sont tellement mouillées que je ne peux plus lire la carte ; heureusement, l'itinéraire est simple : remonter l'arête vers le nord. La pluie est maintenant remplacée par de la neige fondue ; autour de moi, il n'y a pratiquement plus que des névés. Je ne sais pas si je suis loin du sommet. Sans visibilité et ne connaissant pas les pièges de cette montagne, je préfère renoncer et je redescends vers la cabane du Coyer. Le mauvais temps n'est que sur le Grand Coyer ; en redescendant, la pluie s'arrête peu à peu et le vent diminue progressivement.

Je contourne le Grand Coyer par son flanc ouest en restant aux alentours de la côte 2200m ; je remonte ensuite le ravin des Vallières pour retrouver l'arête NO du Grand Coyer. Le sommet est maintenant dégagé, l'ascension est possible. Je commence à monter vers le sommet mais je renonce très vite car il est 18 heures et il me reste encore beaucoup de chemin à faire...

Encore des névés à traverser pour rejoindre la Baisse du Détroit. Ensuite, je dois prendre un sentier qui passe à flanc du ravin d'Auriac. Il y a de la neige partout, aucune trace visible. Je préfère descendre pleine pente dans le fond du vallon déneigé. Il est 19h20 ; avec la fatigue et à force de marcher dans la neige, j'ai froid, les pieds trempés et je commence à grelotter. Je monte vite fait la tente pour bivouaquer dans ce beau vallon.

En fait, après exploitation des traces GPS, j'ai vu que j'avais atteint le sommet du Grand Coyer smile


J8 : ravin d'Auriac - sous la cabane de Lachen
environ 31 kms ; D+ 1650 m ; D-  2350 m ; 9h30 de marche

Ce matin, mes chaussures laissées hier soir au bord de la tente car trempées, sont glacées ; j'enlève la glace qui enveloppe les lacets.
Comme il fait froid, je démarre en étant +habillé que d'habitude : pantalon et surpantalon Dryduck.

En traversant un ruisseau anodin, je glisse et tombe dans l'eau ; heureusement que la pente était faible à cet endroit. Je n'avais pas fait attention : la pierre bien plate sur laquelle j'avais pris appui était recouverte d'une fine couche de glace. Encore une leçon : il faut rester vigilant même dans des endroits qui paraissent sans risque. Le pantalon Dryduck a quelques coupures mais rien d'irréparable ; malgré sa fragilité, je continuerai de l'utiliser pour d'autres randos.

Après ce chemin à flanc et une longue descente en sous-bois, j'arrive aux Gorges de Saint-pierre. Ces gorges sont très belles et sauvages ; le chemin muletier qui les traverse n'a aucune difficulté. Je croise un couple de randonneurs, je ne sais pas où ils vont mais ils ont chacun un piolet.

Arrivé à Beauvezer, j'achète des fruits à l'épicerie. Suivre le GR à la sortie du village n'est pas évident à cause de la construction de nouvelles maisons. Après la belle Plaine de Jassaud, je quitte le GRP "Tour du Haut-Verdon" pour monter au col de Chalufy (ou col de Vachière). Il y a beaucoup d'édelweiss dans ce secteur. Ensuite, montée sur les flancs de la Montagne de Boules où je retrouve un vent fort.

La redescente au col de Lachen se fait dans une pente raide d'éboulis schisteux. J'arrive au col à 19h30, il est évidemment trop tard pour tenter la traversée du Cheval Blanc. Je ne pourrai donc pas faire demain la dernière étape prévue initialement car j'estime qu'il faut compter 11 heures de marche entre le col de Lachen et Digne.

N'ayant pas envie de bivouaquer à ce col et la descente à l'ouest vers Chavailles me semblant très hasardeuse, je continue vers le sud en direction de la cabane de Lachen. Elle est peu avenante, je commence la descente vers le vallon de l'Issole jusqu'à trouver une belle terrasse en forêt pour mon dernier bivouac.


J9 : sous la cabane de Lachen - fin de rando à La Valette
environ 3 kms ; D+ 10 m ; D- 280 m ; 1h de marche

Je ne sais pas trop comment va se passer la journée mais il faut que je sois à Digne en fin de journée pour mon train de retour.
Je descends le vallon de l'Issole et, en moins d'une heure, j'arrive à la route qui monte à La Valette. Fin de la rando.

J'ai de la chance, la 1ère voiture qui passe s'arrête pour me prendre en stop.
Mon chauffeur marche beaucoup et connaît très bien sa région. Nous discutons rando et itinéraires, il me dépose à la gare de Saint-André-des-Alpes où je prends le train des Pignes pour aller à Digne. A digne, j'ai toute l'après-midi pour faire une reconnaissance et essayer de trouver le départ du chemin que Scal a emprunté pour monter à Saint-Pancrace. Je prépare l'avenir wink

Bilan

Une superbe rando  (environ 200 kms, D+ 11.000 m ; D- 10.000 m), des paysages très variés, des sentiers faciles et des passages hors-sentier au goût d'aventure smile et j'ai pu valider mon autonomie : environ 3 kilos de nourriture (essentiellement un mélange noix et fruits secs) peuvent me suffire pour une semaine.
Et une pêche d'enfer en rentrant !

Dernière modification par René94 (27-06-2011 18:43:02)


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