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#1 08-11-2014 15:25:41

marcheur75
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[Récit + liste] Octobre à la Réunion

Introduction :

Un petit CR sur une randonnée de 4 semaines en octobre sur les GR de la Réunion. Sauf rare exception, j’y ai suivi les GRR1 (tour du piton des Neiges), GRR2 (grande traversée de l’ile) et GRR3 (tour de Mafate), avec pour guide le topo guide de la FFRP « l’île de la Réunion ».

Sauf en ville, Saint Denis et Saint Pierre, le bivouac fût mon mode d’hébergement.

Remerciements

Il faut remercier les Réunionnais pour leur grande gentillesse vis-à-vis d’un presque chemineau un peu hirsute et pas toujours présentable (par rapport aux randonneurs logeant en gîte, toujours impeccables).

Et surtout je tiens à remercier Incrédule pour les précieux conseils sur la Réunion glanés ici avant mon départ et son chaleureux accueil à Saint-Denis.

Considérations sur les sentiers GR de la Réunion

Sentiers en escalier :

Beaucoup de marches sur les sentiers GR de la Réunion, probablement plus de 50 % sont en escalier. Elles sont indispensables avec les pentes souvent de 45%. Parfois quelques échelles, plutôt des escabeaux d’ailleurs.

Les sentiers GR sont entretenus par l’ONF et bien sécurisés. Il y a des mains courantes et des avertissements là où dans les Alpes ou les Pyrénées aucune sécurisation ne serait prévue. Exception : de puys Ramond au gîte de Basse Vallée ou le sentier GRR2, en pente et glissant, n’est pas sécurisé par des marches. Mais pas pire que beaucoup de sentiers Alpins ou Pyrénéens.
Si les marches font chauffer les cuisses à la montée et sont un peu lassantes à la descente, elles ont un avantage, en dehors de l’aspect sécurité : le pied y reste horizontal, il ne chauffe pas car ne glisse pas dans la chaussure.

Les sentiers GR sont essentiellement…des sentiers ! Il est rare qu’ils empreintent des pistes ou des routes. Si route, le mieux est de faire du stop, qui marche très bien pour les randonneurs.

Une excellente signalétique aussi. Difficile de se perdre sur un GR réunionnais.

Climat :

Si, en octobre, il fait chaud sur la côte, la température devient agréable dés que l’on monte dans les Hauts, sauf l’après midi où le soleil tape fort.

Le ciel se couvre souvent et le brouillard tombe l’après-midi. Avantage : la température descend et on peut continuer à marcher. Inconvénient : le brouillard bouche la vue.

Trois jours de suite, j’ai eu brouillard et pluie le matin, beau temps l’après-midi. La règle beau temps le matin, brouillard l’après-midi n’est donc pas absolue.

Bivouac :

Alors que je pensais à la vue des photos de l’île trouver difficilement des endroits de bivouac, il m’a été relativement facile de dénicher un petit coin tous les soirs. En fait, bien plus facile que, par exemple, dans les Cévennes ou le Pays Basque français.
Les GRR ne traversent pas de pâturages et il est, sauf rares endroits, quasiment impossible de s’installer en sous-bois du fait de la végétation très dense et du terrain rocheux. Exception : les forêts de filaos dont les sous-bois sont recouverts d’un tapis d’épines.

On trouve assez facilement sur les plateaux au bord du chemin un bout de terrain herbeux plat, inondable à la saison humide, mais sec en octobre.

En forêt, je me suis plusieurs fois installé directement sur le chemin, quand celui-ci était suffisamment large pour laisser un passage aux marcheurs et coureurs, la tente montée.  Les sentiers GRR présentent régulièrement des endroits plats, larges, horizontaux, de terre. En dégageant les cailloux et brindilles, la surface est parfaite pour accueillir une tente. Il n’y a très peu de passage la nuit, on bénéficie de l’environnement de la forêt (bruissement du feuillage des arbres, chants des oiseaux au coucher du soleil et à l’aube) et il n’y a pas de condensation.

On peut aussi bivouaquer sur les aires de pique nique (les kiosques). Pour être tranquille, je n’ai utilisé cette possibilité qu’une seule fois. Certains îlets, comme Marla, prévoient des aires de bivouac, et il faut les en remercier. Je ne les ai pas utilisées, pour ne pas me retrouver dans une ambiance de camping.

Il est possible de bivouaquer gratuitement autour des refuges, en tout cas autour du refuge de la caverne Dufour. A éviter aussi car trop de monde.

J’ai croisé deux abris, mais leur état ne m’a pas du tout inspiré.

Il y a très peu d’insectes à la Réunion dans les Hauts. On peut s’allonger à même le sol, y abandonner ses équipements, laisser la porte de la tente ouverte sans craindre d’être couvert de piqure. Seul insecte identifié dans la tente : une sorte de petite mythe inoffensive.

Alimentation :

Les GRR croisent régulièrement des commerces (les boutiks), on peut donc s’approvisionner quasi quotidiennement. Cependant, dans les îlets, le choix est limité pour les randonneurs : pas de lait en poudre, pas de produit frais, pas de pain, beaucoup de conserves. Mieux vaut donc s’approvisionner à Saint-Denis, Hellbourg et Cilaos en lait en poudre, musli, pain, produits frais, sosso mais, nouilles chinoises, et n’envisager les boutiks des îlets que pour les conserves.

Equipements :

Je ne reprends pas le poids des équipements, classiques, qui bénéficient d’une discussion sur ce forum. Il s’agit de préciser s’ils ont répondu à mes attentes pour une balade d’un mois à la Réunion à la saison sèche, octobre, et en altitude.

TarpTent Moment :

J’avais le choix entre la Laser Ultra 1 et la Moment, plus lourde. Comme j’avais souffert de la chaleur avec  l’Ultra 1 dans les Pyrénées Orientales en été, j’ai opté pour la Moment, avec le risque assumé de son manque d’imperméabilité et de son absence de protection contre les courants d’air. C’est essentiellement un abri pour temps sec et doux, conditions que je pensais trouver à la Réunion, sauf pour quelques exceptions comme le Piton des Neiges.

Elle a globalement satisfait aux conditions climatiques de la Réunion en octobre. Il  a peu plu la nuit, et cette pluie n’était pas suffisamment forte pour traverser le silnylon. En haut du Piton des Neiges (3000 m), sous un vent violent, elle a atteint sa limite.

Comme, en l’absence de vent, elle ne requière pas de haubanage latéral, j’ai pu la monter directement sur le sentier, souvent seul espace possible de bivouac.

Osprey exo 46 :

Ce sac a probablement parcouru plus de 5000 km sur mon dos, le filet dorsal commence à se déchirer et ses couleurs sont délavées par le soleil. Comme il reporte parfaitement la charge sur les hanches, je n’ai plus mal au dos depuis son acquisition.
A la Réunion, les sentiers sont souvent des escaliers, avec des marches plutôt hautes et d’hauteur irrégulière. A chaque grande marche descendue, le sac rebondi plus ou moins fortement sur les hanches. Sans le report de charge, le choc serait sur les épaules.

Couette CSC-Yeti :

Elle m’accompagne dans toutes mes balades en montagne en été et au printemps. Je n’ai jamais eu froid avec elle à la Réunion en altitude, malgré l’absence de protection thermique  de la Moment. Au piton des Neiges le vent traversait les moustiquaires de la Moment et soulevait la couette, dont il me fallait glisser les bords sous moi.

Veste Thermawrap Montbell :

J’ai abandonné la micropolaire depuis quelques temps au profit de cette veste en synthétique. Pour un poids équivalent, elle est plus chaude, plus pratique à enfiler et mieux adapté aux phases hors sentier (elle fait relativement habillée en ville).

Réchaud à bois Evernew :

Une petite merveille ! Je l’ai souvent utilisé midi et soir, avec le bois trouvé sur place ou, très rarement, ma petite réserve de bois sec.

Très pratique pour cuire le sosso mais quand pas de pain ni de couscous.

Evernew ultralight pot 500 ml :

Je prends cette popote de 500 ml quand j’ai la possibilité de me ravitailler en pain presque tous les jours, et la 900 ml sinon. Cependant, à la Réunion, si les îlets ont des épiceries/boutiks, on y vend très rarement du pain. Il m’a fallu remplacer le pain par des nouilles chinoises ou du sosso mais. La 500 ml s’est donc révélée un peu petite.

Chaussure Lowa Renegade :

Déjà très mal en point au départ, le dessus en cuir s’est décollé de la semelle sur 3 ou 4 cm après une semaine de marche. La réparation à la super glue Pattex a relativement bien tenue, le décollement continuant de part et d’autre de la partie recollée. Le cuir s’est aussi « cassé » en plusieurs endroits.

Elles n’ont jamais été imperméables, mais là elle laissait passer la poussière et le sable.

Les chaussures tout cuir, sauf à emporter du cirage pour les entretenir régulièrement, ne me paraissent pas plus adaptées que les chaussures synthétiques aux balades multi-semaines.

Packa en cuben :

Relativement peu utilisé, surtout pour protéger le sac dans le brouillard, et pour monter l’abri au sec, y entrer et en sortir quand il pleuvait le soir ou le matin.

Récit

J1-jeudi 2 octobre 2014-Saint-Denis.

Arrivée à l’hôtel vers 12 h après un vol de nuit, dépose de la valise et visite de Saint Denis. Ville bigarrée de part sa population aux origines très différentes et ses monuments, dont, au centre ville, un temple tamoul,  une mosquée, la cathédrale et une pagode bouddhiste. Un Tamoul, peintre d’une partie des plafonds du temple, m’autorise à l’y suivre, en me demandant toutefois de ne pas prendre de photos.

Déambulation dans les rues du maréchal Leclerc et de Paris, petite pause au jardin de l’Etat et au Barachois, puis retour à l’hôtel où je rencontre Incrédule à 19 heures. La plupart des restaurants étant déjà fermée à cette heure, nous dînons dans une pizzéria. Echange enrichissant avec Incrédule sur nos pratiques et l’itinéraire que j’envisage.

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J2-vendredi 3 octobre 2014-11-04-Vers la Roche Écrite-GRR2.

Levé à 6 heures, je n’atteins le départ du GRR2 au lieu dit la Providence qu’à 9 heures, après m’être perdu dans les hauteurs de Saint Denis. Il y a une aire de pique nique et un point d’eau, il était donc inutile que je prenne de l’eau à l’hôtel.

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Le sentier monte doucement, dans la forêt, jusqu’au Brûlé, avec déjà ce qui caractérise les sentiers de la Réunion : des marches. Pause déjeuner au Brûlé, village offrant de multiple points d’eau.

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Je continue sur Mamode Camp. Vers 14 h le brouillard tombe, la température baisse sensiblement avec quelques faibles averses, de la bruine plus que de la pluie. Le temps devient tristounet. Il y a un point d’eau en état de marche à Mamode Camp, alors que ceux de l’aire de pique nique 20 mn avant ne fonctionnent pas.

On peut bivouaquer sur cette aire de pique nique et à Mamode Camp, qui est aussi une aire de pique nique avec kiosques, mais la tranquillité n’y est pas garantie.

Je continue vers la Roche Ecrite à la recherche d’un endroit où me poser. Impossible, de trouver un petit coin plat de part et d’autre du sentier. Vers 17 heures, je décide de bivouaquer à un endroit où le sentier bien plat et horizontal s’élargit, au lieu appelé « la Fenêtre » sur les cartes. La tente montée, il restera plus d’un mètre pour le passage des promeneurs et des coureurs s’entrainant pour le Grand Raid. Diner préparé en cuisant avec le bois ramassé sur place. Beaucoup de passage, mais personne ne s’étonne de ma présence. Comme je suis au cœur de la réserve naturelle de la Roche Ecrite, l’un des rares endroits à la Réunion où le bivouac est interdit, je monte la tente à la nuit, vers 18 h 30. La nuit sera calme, avec quelques passages de coureurs, le bruissement de la végétation et le réveil vers 5 h au chant des oiseaux.

J3-samedi 4 octobre 2014-La Roche Ecrite.

Petit déjeuner à 5 h 30 avec les premières lueurs de l’aube, je lève le camp à 7 heures. Pas de condensation puisque j’ai dormi en forêt, la toile de la Moment est parfaitement sèche.

15 mn après mon spot de bivouac, au croisement avec un autre sentier, un plat herbeux aurait pu m’accueillir.
J’atteins assez rapidement le gîte pour continuer vers la Roche Ecrite, quittant la forêt pour cheminer sur un plateau d’arbustes secs, la plaine des Chicots.

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A cette heure matinale, avant l’arrivée de la couverture nuageuse, la vue sur le cirque de Salazie du bord de la falaise est époustouflante.

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Retour à midi au gîte. Je décide de passer l’après-midi  et la nuit sur l’aire de bivouac au-dessus du gîte : eau, tables de pique nique, ombre, herbe pour poser la tente et bois pour le réchaud.

Vers 13 h, un petit gars avec un sac plus volumineux que lui débarque. Il me demande si c’est bien ici le camping. Réponse, qui le satisfait : « non, c’est l’aire de bivouac ». Il monte aussitôt sa tente en plein soleil. Je lui demande si sa tente ne craint pas les UV (implicitement, sur une aire de bivouac, on ne monte son abri qu’au couché du soleil). Non, sa tente ne craint pas les UV. Lors d’une discussion en soirée, j’apprendrai qu’il est garde forestier dans une grande forêt d’Ile de France, qu’il traverse l’ile via le GRR2, et qu’il porte des équipements de camping uniquement pour cette nuit, le gîte de la Roche Ecrite étant complet. Je croiserai plus tard un autre randonneur portant une tente uniquement pour les deux ou trois nuits où les gîtes affichent complets. Et aucun randonneur ne pratiquant que le bivouac…

Nuit calme, sans condensation, bercée par une petite bise, et le chant des oiseaux au réveil.

J4-dimanche 5 octobre-De la Roche Ecrite à Deux Bras-GRR2

Départ à 6 h 45. Le sentier, agréable, chemine en forêt, puis sur une ligne de crête. La vue sur le cirque de Mafate est limitée à quelques points de vue, du fait des arbres. Le sentier débouche sur un parking et une route qui descend vers Dos d’Ane. Il faut une bonne heure de marche sur cette route pour atteindre la supérette de Dos d’Ane, tout en bas du village. J’aurai dû faire du stop.

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Pas de point d’eau à l’endroit de la supérette. Il faut remonter jusqu’à un parc pour en trouver. Je peux de justesse prendre 2,5 litres d’eau au jardin de l’église, et en boire presque autant, avant qu’il ne ferme à midi. Le guide de la FFRP  indiquant, à tort, qu’il n’y a pas d’eau jusqu’à Aurére, il me fallait de l’eau pour les déjeuner et diner de ce dimanche et le petit déjeuner de lundi matin.

Comme le jardin de l’église est certainement fermé en dehors des heures des offices, je conseillerai aux futurs randonneurs de ne pas suivre le GRR2 (la route qui longe Dos d’Ane sans y pénétrer) pour descendre à la supérette, mais de rentrer dans le village pour y trouver le parc et son point d’eau.

Déjeuner à l’ombre au départ du sentier descendant vers la rivière des Galets, à 5 mn de l’église, puis descente vers Deux Bras. Bien que le sentier soit ombragé, la chaleur de l’après-midi devient étouffante au fur et à mesure que l’on descend vers  la rivière. Cela n’empêche pas des courageux de grimper le sentier en courant. La descente me parait longue avec la chaleur, je transpire beaucoup et crains que l’eau emportée ne soit pas suffisante. Longue pause à l’ombre. Un coureur m’indique qu’il y a de l’eau qui coule plus bas « sous les tôles ». En effet, quelques minutes avant d’arriver à la rivière, on croise successivement un torrent et un tuyau sous des tôles ondulés, d’où s’écoule probablement l’eau du torrent. J’interroge un randonneur sur la potabilité de cette eau. Il évoque la leptospirose et me conseille de la traiter. J’en prends pour le dîner et le café du matin, où elle sera portée à ébullition.

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A Deux Bras, il est probablement possible de bivouaquer au bord de la rivière des Galets, dans le sable.

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Mais l’endroit ne m’inspirant pas, je continue jusqu’au lieudit « la Porte », ou je bifurque à droite dans un bois d’arbres rabougris et sans feuille. J’y trouve un endroit plat au sol cependant suffisamment agressif pour devoir protéger le tapis de sol de la Moment avec Le Monde. Merci Monsieur Beuve Mery ! Le sol est chaud, désagréable, le bois bien sec brûle parfaitement dans l’Evernew.

Dés que la nuit tombe, la température descend, la nuit n’est pas étouffante contrairement à ce que je craignais.

J5-lundi 6 octobre 2014-de Deux Bras à la Plaque-GRR2

Au matin, la montée vers Aurère est plutôt agréable.

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On y croise une source.

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Contrairement à l’avertissement du guide de la FFRP, il y a deux possibilités de ravitaillement en eau entre Dos d’Ane et Aurére : juste avant la rivière des Galets, et dans la montée sur Aurère.

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Deux jeunes m’accueillent chaleureusement quand je débouche sur le plateau d’Aurère, à Bord Bazar. Ils habitent Mafate, descendent à Saint-Denis, s’enquièrent de ma balade.

Un large chemin ombragé, avec des bas côtés plat et herbeux, mène de Bord Bazar à Aurère, endroit idéal pour un futur bivouac si je repasse par ici.

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Approvisionnement à la boutik de l’îlet, déjeuner à l’ombre sur l’aire de pique nique, à quelques mètres de l’école,

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départ vers l’Ilet à Malheur, atteint en une petite heure.

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Un agriculteur y bine, en tong, cassé en deux, avec une binette à manche courte, un champ jouxtant la chapelle. J’en ai mal au dos pour lui. Recharge du téléphone à une prise de la chapelle.

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J’explore les abords du cimetière car j’avais lu ici que l’on pouvait bivouaquer. Il y a effectivement une aire de pique nique au-dessus du cimetière, qui ne m’inspire pas.

En continuant vers l’Ilet à Bourse, je croise un rasta portant un enfant sur ces épaules.  Je bifurque sur le GRR3 en espérant y trouver un endroit ad hoc pour le bivouac, le GRR2 ici ne s’y prêtant pas. Une centaine de mètres après l’intersection, un magnifique plat tapissé d’épine de filaos ne demande qu’à m’accueillir. Popotage, montage de la tente, quand j’entrevoie la tête du rasta qui m’observait du haut du sentier, avant de disparaitre. Je suis à quelques dizaines de mètres d’un micro-îlet où mène un sentier à peine perceptible. Toute la nuit, le chant des coqs me le rappellera.

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Je n'ai pas lu tous les livres, hélas ! Mais la chair est réjouissante...

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#2 08-11-2014 16:48:21

Shanx
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

Salut,
ça a l’air bien joli tout ça. Mais j’ai une question : ce n’est pas trop frustrant de se dire que les nuages vont (quasi) forcément venir boucher la vue dans l’après-midi ?


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#3 08-11-2014 18:36:40

boitagateau
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

marcheur75 a écrit :

Trois jours de suite, j’ai eu brouillard et pluie le matin, beau temps l’après-midi. La règle beau temps le matin, brouillard l’après-midi n’est donc pas absolue.

Shanx a écrit :

...j’ai une question : ce n’est pas trop frustrant de se dire que les nuages vont (quasi) forcément venir boucher la vue dans l’après-midi ?

J'étais à la Réunion l'année dernière du 4 septembre au 17 octobre, j'ai aussi eu des journées avec un ciel tout bleu le matin, tout bleu à midi, et tout bleu l'après midi.
Même quand j'ai été dans le sud sauvage, j'ai eu du grand beau sans vent (mais là, je pense avoir eu vraiment du bol !).


Penser le changement... plutôt que changer le pansement.
Si à cinquante ans, on ne peux pas se passer de montre, on a quand même raté sa vie ! (inspiré par J.S.)

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#4 08-11-2014 18:39:46

marcheur75
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

Shanx a écrit :

Salut,
ça a l’air bien joli tout ça. Mais j’ai une question : ce n’est pas trop frustrant de se dire que les nuages vont (quasi) forcément venir boucher la vue dans l’après-midi ?

Oui et non.

Brouillard et nuage l’après-midi ne sont pas systématiques, le soleil peut continuer à taper très fort, même au-dessus de 2000 m, et la marche devient pénible. Grosso modo il y a probablement eu 50% d’après midi nuageuses au plus.

En quittant le bivouac vers 6 h 30 ou 7 h (Il fait jour vers 5 h 30 en octobre) et en marchant jusqu’à midi sans interruption, on a quand même bien progressé et pris plein la vue pendant 5 heures.

Au-dessus de 2200 m, on est généralement au-dessus de la mer de nuage, qui contribue à la beauté des paysages : elle se déplace, s’épaissie, se dilue, découvre de temps en temps les paysages au-dessous. C'est beaucoup plus fascinant qu'un paysage fixe.

De plus, ce n’est pas le brouillard bien épais, qui s’installe pour plusieurs jours, sans interruption, de nos chères Pyrénées versant nord. C’est plutôt un brouillard aragonais : il ne dure pas.


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#5 09-11-2014 00:00:56

Anaximandre
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

Merci pour ton retour (plein de renseignements très utiles, ce qui est appréciable).

Beaucoup de marches sur les sentiers GR de la Réunion, probablement plus de 50 % sont en escalier.

C'est très mauvais pour les articulations, spécialement à la descente (double tendinite pour ma douce en revenant du camp de base de l'Annapurna l'an dernier). Est-ce que tu marchais avec des bâtons ?

Alimentation

Pas de possibilité de manger un carry de temps à autre en cours de route dans un gîte ou un îlet ?

Equipements

Au niveau vêtements de pluie et/ou coupe-vent tu avais pris quoi ? Au Piton des Neiges tu as dû vite te mettre sous ta couette non ?

Sinon tes photos son trop petites, c'est dommage...

En tous cas je vais suivre ton retour avec intérêt, vu que je vais peut-être randonner là-bas bientôt.


I haven't been everywhere, but it's on my list. - Susan Sontag.

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#6 09-11-2014 08:43:36

marcheur75
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

Pour répondre à Anaximandre :

Marches et articulations :

Je marche sans bâtons. A la Réunion certains jours on monte ou descend l’équivalent de 3 ou 4 fois la hauteur de la tour Eiffel. Quelques picotements aux genoux dans la montée, jamais en descente. Les marches sont de hauteur et de largeur irrégulières, ce qui rompt la monotonie des longues descentes.

Ces marches, indispensables du fait des fortes pentes des sentiers, déshabituent des sentiers « normaux » habituels des Alpes et Pyrénées, d’où la difficulté ressentie sur le dernier tronçon sud du GRR2.

Alimentation :

Pour être libre de mes heures de repas et de mes emplacements de bivouac, je préfère emporter ma nourriture, sachant que le ravitaillement est régulier.

Il est toujours possible de déjeuner ou dîner dans les gîtes des îlets. Par contre, il me semble qu’il faille réserver son repas. Le guide de la FFRP donne les n° de téléphone des gîtes et refuge.

Equipements :

Contre la pluie, le Packa en cuben protège à la fois le sac à dos et le bonhomme. Je le positionnais sur le sac quand brouillard et l’enfilais si pluie.

Les randonneurs Réunionnais à la journée ne se protègent pas de la pluie, qui n’est jamais froide. Mais mieux vaut maintenir les équipements du sac à dos et les vêtements sur soi au sec lorsque l’on bivouaque en altitude, car il peut faire froid, les mêmes températures que dans les Pyrénées aux mêmes altitudes.

La veste Thermawrap Montbell protège du vent (un autre avantage par rapport à une polaire). J’avais aussi un bonnet Décathlon en micropolaire.

Au Piton des neiges je n’ai pas eu froid avec un sous vêtement capilaine, une chemise manche longue, la Thermawrap et un bonnet léger, malgré les 3000 m et le vent. D’autres bivouaqueurs étaient emmitouflés comme pour affronter le Mont Blanc, ce qui m’a paru exagéré.


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#7 09-11-2014 14:29:47

marcheur75
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

J6-mardi 7 octobre 2014-de la Plaque à l’Ilet des orangers-GRR2

Départ à 7 heures, petite montée pour rejoindre l’intersection avec le GRR2 pour rejoindre Grand Place. J’atteins rapidement un plateau planté de filaos. Bien que le sol y soit rocheux sous l’épais tapis d’épine, quelques endroits permettent d’y poser son abri, et ici, pas de chants de coq !

Le chemin traverse le bois de filaos sur 500 m avant de plonger vers l’Ilet à Bourse où je prends de l’eau au robinet. Ilet fleuri sympathique, avec les bambins se rendant à l’école.

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Descente vers le bras Doussy, traversée du gué, puis montée vers Grand-Place. Le guide de la FFRP évoque ici les difficultés de la montée glissante, dont je ne me souviens pas, probablement parce qu’en saison sèche il n’y a aucune difficulté.

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Arrivé à Grand-Place, un îlet composé de plusieurs îlets dispersés, je mets quelque temps à trouver la boutik, hébergée par un refuge. Là, estomaqué par les prix pratiqués, j’en oublie mon porte monnaie sur une table. Si les prix dans les boutiks des îlets sont raisonnablement chers compte tenu du ravitaillement par hélicoptère, là cela sent l’arnaque.

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Descente bien pentu jusqu’à la rivière des Galets, puis remontée vers l’îlet des Lataniers sous le soleil. Il fait très chaud, j’ai besoin d’eau et fais un détour par cet îlet que le GRR2 ne traverse pas. Un robinet, comme dans presque tous les îlets, et un camping aménagé avec une douche et un WC sommaires. Joli îlet bien fleuri.

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Malgré la chaleur, pas de nuages cet-après midi, je décide de continuer en espérant trouver un spot de bivouac avant l’Ilet des Orangers. Le sentier suit une canalisation, puis descend dans une ravine (enfin, de l’ombre !) avant de remonter.

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Quelques plats pour de potentiels bivouacs avant la ravine, mais je ne les trouve pas assez beau pour m’accueillir. Après la ravine, aucune possibilité du fait de la nature du terrain. L’îlet des Orangers possède un camping jouxtant la boutik, mais je m’installe plus loin sur une table de pique-nique, à une centaine de mètres des poubelles. Nuit à la belle étoile sur la table. Très rapidement l’humidité tombe sur la couette qui sera mouillée au matin. Une activité nocturne dans les buissons voisins, que je mets sur le compte de chats.

J7-mercredi 8 octobre 2014-de l’îlet des Orangers à La Nouvelle-GRR2

En explorant le matin l’îlet des Orangers, je découvre la « place du village », une belle prairie, avec robinet, ou j’aurais probablement pu discrètement bivouaqué derrière l’un des bâtiments, bien qu’un panneau indique « camping interdit ». Bivouac plus sympathique que sur une table à 100 m des poubelles !
De l’îlet des Orangers le chemin traverse deux ravines, en suit une troisième pour monter à un col, avant la descente à Roche Plate. Visite du cimetière des Orangers, bien loin de l’îlet. Un artiste d’un îlet peu visible du chemin propose ses œuvres.

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Descente à la rivière des Galets en plein cagnard malgré quelques nuages. Pique nique au bord de l’eau à l’ombre d’un rocher. En face de moi, sur l’autre rive, un couple se baigne, dont la dame ne montre guère de pudeur. L’eau des vasques est presque tiède ;  après la descente sous la chaleur, et la montée qui s’annonce, ce bain est particulièrement relaxant. Les vasques profondes permettent presque de nager. Bivouac possible sur les berges sableuses de la rivière.

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Le chemin suit la rivière avant de grimper 700 m en pleine chaleur jusqu’au plateau de la Nouvelle. C’est à ces moments là que l’on souhaite des après-midi très nuageux !

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Aucune possibilité de bivouac en montée, mais un plat suffisamment grand pour la Moment à l’endroit où le chemin, après la rude montée, s’horizontalise, avec vue sur la vallée, à 15 mn de la Nouvelle.

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Je n'ai pas lu tous les livres, hélas ! Mais la chair est réjouissante...

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#8 09-11-2014 19:40:35

Glop^2
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

Merci pour ce début de CR qui me ramène un an en arrière, j'ai hâte de lire la suite.
Au passage un bonjour à Incrédule.

Tu dis "J’ai abandonné la micropolaire depuis quelques temps au profit de cette veste en synthétique", ça m'intéresse et m'intrigue, je vais poser quelques questions dans la discussion sur cette veste histoire de ne pas partir en HS ici.


Si on randonnait plus souvent, on aurait moins la tête aux bêtises.

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#9 09-11-2014 21:37:43

marcheur75
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

Intermède : Mafate

Voilà donc trois jours que je pérégrine à Mafate, surprenant endroit sans voitures où les gens marchent pour se déplacer, et sur de longues distances !

Pas de voitures, ni autres engins motorisés, sauf de rares engins agricoles, donc pas de pollutions, sonore, visuelle ou olfactive. Pas de routes, pas de goudron triste et sale, mais de jolis chemins de terre bien entretenus !

Des îlets accueillants plus charmants les uns que les autres, où les habitations sont cachées par des haies fleuries. Des aires de pique nique et des points d’eau.

Des chapelles toutes simples avec un mini campanile sur le côté, sur les chemins des oratoires.

De très jeunes enfants se rendant seuls à l’école sans crainte d’être renversés par un chauffard.

Non, ce n’est pas un rêve, cela existe à Mafate.

Le matin, dés 7 heures, la ronde des hélicoptères ravitaillant les îlets et emportant les immenses sacs blancs d’ordure.

Une sorte de paradis, en tout cas pour les randonneurs, les habitants n’appréciant peut-être pas forcément un isolement tout relatif.

Dernière modification par marcheur75 (09-11-2014 21:53:00)


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#10 10-11-2014 11:14:22

marcheur75
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

J8-jeudi 9 octobre 2014-de La Nouvelle au plateau de la Sale-GRR1 et GRR3

La Nouvelle semble dédiée essentiellement au tourisme pédestre. J’y poireaute jusqu’à l’ouverture de la boutik vers 8 h 30. La boulangerie ne fait pas de pain, mais vend celui cuit à la boutik. Le pain est sur commande, il n’y en aura plus pour moi.

De la Nouvelle j’empreinte le GRR1 qui grimpe d’abord assez fortement en sous bois, puis s’horizontalise dans la plaine des Tamarins, charmante forêt au chemin bordé de bas côtés herbeux. Pas mal pour un futur bivouac si je repasse par là.

Beaucoup de monde sur le chemin, dont un couple âgé, effectuant un tour de l’hémisphère sud. L’homme se plaint de ses genoux et s’étonne que je marche sans bâtons.

A l’intersection entre le GRR3 menant au col des Bœufs, et son parking, et le GRR1 continuant sur le col de Fourche, tous prennent le GRR3. Solitude donc jusqu’au col de Fourche, traversée du plateau des Merles jusqu’au parking sur la route forestière.

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Si la montée au col de Fourche puis la descente au plateau des Merles est très agréable avec de jolis points de vue, la forêt exploitée de la plaine des Merles est laide.

J’aimerai bien faire du stop pour descendre sur le Bélier, mais pas de voitures y descendant à cette heure ci, 13 h 30. Je suis à 10 mn de marche du Bélier quand la première voiture qui passe s’arrête.

Pas de boutik au Bélier, comme d’ailleurs clairement indiqué dans le guide FFRP. Stop jusqu’à l’épicerie de Grand Ilet. Longue discussion avec l’épicier très sympathique, bon connaisseur des sentiers de l’ile. Il est ouvert 7 jours sur 7 (dimanche aussi donc), fermé pour la pause déjeuner.

De l’épicerie, stop jusqu’au départ du sentier Augustave pour rejoindre Aurère. De nouveau, la première voiture qui passe s’arrête, conduite par une enseignante, nièce du couple croisé ce matin, qu’elle va récupérer à l’arrivée du sentier. Le brouillard est tombé, nous ne trouvons pas le départ du sentier Augustave, il est déjà 16 h 30, je ne veux pas faire perdre de temps à ma conductrice, je décide donc d’emprunter le sentier Scout (le GRR3).

Le sentier scout descend puis remonte jusqu’à une ligne de crête qu’il suit. Brouillard bouchant la vue, temps tristounet. Au lieu dit la plateau de la Sale

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je découvre une clairière cachée du chemin par les arbres.

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C’est là que l’immonde rat s’en prend à ma tente pour y chaparder le pain du sympathique épicier de Grand Ilet et essayer d’y déguster mon alcool à brûler !

https://www.randonner-leger.org/forum/v … p?id=27431

J9-vendredi 10 octobre 2014-du plateau de la Sale à un surplomb herbeux sur le sentier Augustave-GRR3 et sentier Augustave

Retour en arrière pour admirer le paysage à l’endroit où la ligne de crête du sentier scout se rétrécie, le brouillard m’en ayant empêché hier.

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J’apprends qu’un festival de Maloya et de Reggae commence ce soir à Aurère. Il durera nuit et jour jusqu’à dimanche soir. Le bivouac tranquille à Aurère est bien compromis.

Approvisionnement de la boutik de l’ilet à Malheur.

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De l’ilet à Malheur à Aurère, plutôt que de suivre le GRR2/GRR3 déjà parcouru, j’empreinte le chemin qui descend en forte pente jusqu’à la rivière et la traverse à gué (ce chemin a un nom que j’ai oublié). Bain dans la rivière, pique nique.

A Aurère, déjà beaucoup de monde, des jeunes en majorité, et de tentes installés dans l’Ilet. J’essaie de discuter avec des musiciens et des jeunes, mais visiblement le courant ne passe pas, phénomène rare à la Réunion dont la population est accueillante. Cette froideur sera d’ailleurs contredite tout de suite après sur le sentier Augustave.

Après provision d’eau à Aurère, je m’engage sur le très beau sentier Augustave.

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J’y croiserai une bonne centaine de jeunes se rendant au festival. Ils sont enthousiastes et sympathiques, s’arrêtent souvent pour une petite discussion.

Premier plat herbeux à 30 mn d’Aurère, puis second à environ une heure, où je décide de m’installer. Le plat herbeux au bord de la falaise domine le canon de la rivière des Merles.

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Toujours le défilé de jeunes enthousiastes, essentiellement des Réunionnais, très peu de métropolitains, tente quechua sur le dos. Je dois rappeler plusieurs fois à un Tamoul Rasta (ou Rasta Tamoul) avec lequel je discute depuis un bon quart d’heure que la nuit va bientôt tombée.

Dernière modification par marcheur75 (10-11-2014 11:25:44)


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#11 10-11-2014 15:54:26

marcheur75
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

J10-samedi 11 octobre 2014-du surplomb herbeux sur le sentier Augustave à Grand Sable-sentier Augustave et GRR1

La nuit, peu de passage.

A 6 h 30, j’entends des pas, puis le choc amorti d’une pierre sur la toile de la Moment. Au juron de colère que je pousse, la personne détale. Sur les 100 ou 200 jeunes se rendant au festival d’Aurére que j’ai croisé, probalistiquement, il devait y avoir un crétin, ce genre de festival n’attirant pas que des amoureux de musique. Bière Dodo, rhum arrangé et zamal ont probablement aussi contribué à ce geste débile.

Le sentier Augustave est très beau, particulièrement bien sécurisé, avec quelques échelles.

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En ce samedi matin, le flux de jeunes montant vers Aurére ne faiblit pas.

Le sentier traverse à gué la riviére des Merles,

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puis remonte jusqu’au parking de la route forestière.

Vue dégagée ce matin sur la plaine.

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Stop jusqu’au Bélier, où je fais le plein d’eau au centre social à un robinet derrière un bâtiment.

J’emprunte le GRR1 vers Hell Bourg, sentier qui semble bien fade par rapport à ceux de Mafate, jusqu’à la belle forêt de Grand Sable.

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Le ciel se couvre, il pluviote, puis il pleut sérieusement. J’atteins un abri au fond d’une clairière. A droite de l’abri, à une vingtaine de mètre, un robinet.  Ni l’abri, ni la clairière ne sont folichons. Comme le dit Brian Johnson, il faut être désespéré pour y dormir.

Je décide donc, après avoir revêtu le Packa, de revenir en arrière à une intersection de sentier offrant un plat suffisant pour ma tente, au milieu de la plaine de Grand Sable. Discussion avec un groupe d’une dizaine de randonneurs, dont un médecin, une gynécologue, avec qui nous évoquons la Leptospirose. Ils recherchent un coin de bivouac. Je les retrouverai le lendemain matin bivouaquant sur la clairière attenante à l’abri.

J11-dimanche 12 octobre 2014-de Grand Sable à Hell-Bourg-GRR1

De Grand Sable, le GRR1 atteint rapidement une départementale, heureusement peu fréquentée, qui rejoint un sentier descendant aux anciens Thermes d’Hell Bourg.

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En montant les escaliers vers le village d’Hell Bourg, j’engage la conversation avec une famille typique de la Réunion. Maman a la peau très claire, Papa est plutôt foncé, les deux enfants entre les deux. Elle possède à Hell Bourg une maison en bois de fer et m’invite très gentiment à passer la nuit chez eux. Je décline stupidement l’invitation, et sens qu’ils en sont blessés, sans le montrer. Il n’ai que 10 heures du matin et ma liberté est sacrée !

Course à l’épicerie d’Hell Bourg, charmant village,

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puis retour aux anciens thermes, où je décide de passer la journée et de bivouaquer. Endroit calme, charmant et fleuri, fréquenté par les familles. Lessive discrète au robinet, averses vers midi dont je m’abrite sous un mur de bambous recourbés, papotage toujours discret au réchaud à bois. Un petit paradis à quelques centaines de mètres du village.

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Discussion en fin d’après midi avec deux couples de randonneurs, enseignants à la retraite, que je recroiserai plusieurs fois par la suite. Une des dames allège ses équipements et connait se site. Discussion enrichissante avec un ancien prof de fac dont c’est le troisième voyage à la réunion.

Montage de la tente à la nuit tombante sur un plat à l’écart du centre du parc.

Nuit très tranquille.

J12-lundi 13 octobre 2014-de Hell Bourg au cap Anglais-GRR1

Arrêt de matin à l’épicerie de Cilaos, montée tranquille jusqu’au refuge de Bélouve,

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endroit fortement touristique et européanisé,  vue imprenable sur le cirque de Salazie.

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Le bivouac y est autorisé.
Pour profiter des tables de pique nique et du robinet, déjeuner à 11 heures.

Une piste conduit jusqu’à un point de vu,

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puis c’est la forêt, sauvage, très dense. Il faut souvent se baisser pour passer sous les arbres. Le ciel se couvre, un léger brouillard m’entoure.

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Au cap anglais, la forêt fait place à la broussaille. Un plat herbeux m’attend, inondable à la saison des pluies. Cette partie de sentier est d’ailleurs recouverte de rondins.

Le brouillard s’épaissie et bouche la vue.

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Un plat herbeux, des buissons pour protéger du vent et fournir le bois de cuisson, des oiseaux comme compagnie (tec-tec femelle probablement),  que demander de plus ?

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#12 11-11-2014 16:11:00

marcheur75
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

J13-mardi 14 octobre 2014-du cap Anglais au Piton des Neiges-GRR1

A l’aube, beaucoup de condensation due au brouillard et à la nature du terrain, vue presque dégagée sur le Piton des Neiges.

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La végétation se rabougrit au fur et à mesure que l’on s’approche de la caverne Dufour, déjà le ciel se couvre de nuages.

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Au gîte de la caverne Dufour, je récupère une bouteille dans l’une des poubelles afin d’avoir un minimum de 3 litres d’eau en prévision du déjeuner et du dîner de ce jour, et du petit déjeuner de demain matin. Remplissage des récipients au robinet de la salle commune du gîte.

Bivouac possible autour du gîte, mais pourquoi diable rester au pied d’un gîte ?

Dans la grotte à 20 m du gîte, une tente déchirée et des dizaines de capsules bleues de mort au rat sur le sol. Probablement la grotte dont me parlera cet après midi un accompagnateur en montagne, évacuée en catastrophe par des randonneurs lors d’une invasion de rat.

Il n’est que 11 h, je décide de monter au Piton des Neiges et de bivouaquer à mi-hauteur afin de l’atteindre demain à l’aube.

Une fois au-dessus de la couverture nuageuse, le soleil tape fort, les arbrisseaux n’offrant aucune ombre.

Juste avant la limite de la végétation, deux emplacements potentiels de bivouac avec de grands rochers verticaux protégeant du vent et offrant une ombre bienvenue pour le pique nique. J’envisage de bivouaquer là, par crainte du vent au Piton des Neiges.

Un randonneur qui monte y bivouaquer me signale la présence de murets de pierres sèches protégeant du vent. Le soleil a tourné, je ne suis plus à l’ombre du gros rocher, autant donc bivouaquer tout en haut.

Comme je ramasse du bois en prévision du dîner au Piton des Neiges, un gars m’interpelle : « les feux sont interdits à la Réunion, sauf aux endroits prévus ». Je lui explique que je ne fais pas de feu à même le sol, mais dans un réchaud. Il est accompagnateur en montagne et instructeur de kayak. Il semble convaincu de mon sérieux et des précautions prises dans l’utilisation de l’Evernew. Nous discutons longuement de la Réunion, de son métier, et de la leptospirose.

La montée sous le soleil sur ce chemin rocailleux n’est pas des plus agréables à cause de la chaleur. La couverture nuageuse au dessous bouche la vue, j’aurais préféré qu’elle soit au dessus de moi.

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Au Piton des Neiges, en ce milieu d’après midi, nous sommes deux avec le randonneur croisé à midi. Je pose mon sac dans un enclos de pierre sèche.

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Il y a une douzaine d’enclos de pierres sèches, aux murets relativement hauts, 1 m environ. Pierres sèches obligent, la protection contre le vent n’est pas absolue, mais sa violence en est quand même atténuée.

D’autres bivouaqueurs arrivent jusqu’à la tombée de la nuit, quasiment tous les enclos sont occupés.

Je conseille à de futurs bivouaqueurs de ne pas arriver trop tard, surtout les week-ends, car si ce mardi presque tous les enclos sont occupés, il est probable que le week-end il n’y en ait plus de libre.

Des banderoles tamoules au sommet, qui peut traduire ?

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La température descend, la veste Thermawrap et le bonnet sont bienvenus, j’arrive à popoter au bois à l’abri de mon enclos malgré la violence du vent.

Coucher de soleil sur les nuages un peu décevant, moins beau qu’un coucher sur la mer. Et puis, pas de rayon vert, Monsieur Rohmer…

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J14-mercredi 15 octobre 2014-du Piton des Neiges à Roche Merveilleuse-GRR1

Le vent soufflera toute la nuit, pénétrant dans la Moment et soulevant la couette, dont je dois glisser les bords sous moi.

A partir de 4 h 30, alors que le soleil se lève à 5 h 30, défilé de dizaines de randonneurs, bruyants, venant du gîte de la caverne Dufour pour assister au lever du soleil.

L’état des lieux vers 7 heures :

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Courageux de se lever à 3 heures pour monter à la frontale jusqu’ici assister à un spectacle somme toute assez frustrant, d’autant plus qu’ils redescendent tous dés que le soleil pointe son nez, alors que le spectacle continue, bien plus grandiose, après !

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Descente jusqu’à la caverne Dufour,

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plein d’eau, puis longue descente en marches d’escalier quelque peu fastidieuse jusqu’au lieu dit le Bloc.

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A mi chemin, au plateau du Petit Matarum, une source, un abri et un peu d’herbe. Si on n’est pas trop regardant sur l’état de l’abri et de ses alentours, on doit pouvoir bivouaquer là en cas d’urgence.

De mémoire, pas d’eau au Bloc (mais je n'en suis pas sûr). Le GRR1/GRR2 suit une route sur quelques centaines de mètres, puis monte pour redescendre jusqu’à la Roche Merveilleuse. Eau, kiosque et herbe pour un bivouac, mais accessible en voiture et plutôt sale, je continue.
 
Le sentier grimpe à travers une forêt dense sans possibilité de bivouac sur ses côtés. Je repère quelques élargissements de chemin, monte jusqu’à ce que le sentier redescende, et retourne en arrière pour m’installer sur un des élargissements, à 10 mn de Roche Merveilleuse. Une fois la surface de l’élargissement nettoyée des graviers et brindilles, l’endroit est parfait pour un bivouac : plat, en pleine forêt, des oiseaux, du bois, des marches d’escalier pour s’assoir et popoter, pas de passage.

J15-jeudi 16 août 2014-de Roche Merveilleuse à Cilaos-GRR1

Réveil aux chants des oiseaux, départ à 6 h 30, après que le GRR1 se sépare du GRR2 j’atteins une grande aire de pique nique avec plusieurs kiosques à la Plaine des Chênes, qui me semble propice à un bivouac cette nuit. Propice parce que cette aire est suffisamment vaste pour pouvoir s’éloigner de son parking, qu’à l’heure où j’y arrive, 7 h 30, il n’y a personne, et que donc probablement personne n’a dû y dormir cette nuit, et qu’elle est à plus de 20 mn de Cilaos.

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Descente vers Cilaos, charmante petite ville,

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recharge du téléphone à l’église,

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courses au supermarché du centre ville, recherche d’une colle pour réparer mes chaussures, de la super glue Pattex que je trouve à la quincaillerie du centre (chez Ismaël), retour sur l’aire de pique nique, popotage, lessive à l’un des deux robinets.

J’oublie l’adhésif type Duct Tape pour réparer le trou du rat de la Moment ! Tant pis, le morceau de scotch de papeterie gracieusement donné par un commerçant d’Hell Bourg devrait encore tenir.

Vers 15 h débarque un couple de jeunes, essoufflés après la petite montée depuis Cilaos. Ils viennent en bus d’une ville côtière profiter du frais des Hauts et bivouaquer ici. La première chose qu’ils font et d’allumer un feu sur l’un des emplacements réservés. Ils passeront l’après midi et la soirée à ramasser du bois pour entretenir ce feu. Comme la fille se bat depuis une bonne demi-heure avec une tente quechua, je me permets quelques conseils.

A 18 heures, de la musique monte de Cilaos. C’est le début de la fête de la lentille. Derrière un accident de terrain protecteur, avec des bouchons d’oreille, je m’endors comme d’habitude vers 8 heures.

Dernière modification par marcheur75 (17-11-2014 09:39:39)


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#13 11-11-2014 16:43:46

fuely
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

Salut marcheur75, merci pour ce retour sur un coin qui m'a tjs attiré wink
Petit hs sur le matos, j'étais intéressé par la moment pour la période automne à printemps. Apres ton descro, je suis un peu inquiet, peux-tu m'en dire plus?
Merci

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#14 11-11-2014 18:09:19

marcheur75
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

Il existe une discussion dédiée à cette tente monoparoi vers laquelle je me permets de te renvoyer.

https://www.randonner-leger.org/forum/v … =12885&p=2

Attention, il s’agit de l’ancienne version à la moustiquaire intégrée, la nouvelle version, DW, étant une double paroi.

Je l’ai prise à la Réunion car je pensais avoir des nuits plus chaudes que j’en ai eu. Seule nuit chaude : la troisième à la Rivière des Galets, et encore moins chaude que certaines nuits pyrénéennes aux abords de la Méditerranée en été. J’aurais donc très bien pu prendre la Laser Ultra 1, moins lourde et plus petite.

Comme il a peu plus en octobre, saison sèche à la Réunion, avec de plus des pluies modérées, la Moment a fait l’affaire, sauf une fois : après une nuit en terrain découvert et humide, une forte condensation s’est accumulée. Lorsque le vent s’est levé et qu’il a commencé à pleuvoir au lever du soleil, cette condensation est retombée dans la tente.

Au piton des Neiges le vent, qui est froid sans être glaciale contrairement à celui aux mêmes altitudes des Alpes ou Pyrénées la nuit, s’est engouffré dans la tente à travers ses moustiquaires.

Ce matin humide et cette nuit venteuse sont restés parfaitement gérables, juste un peu d’inconfort, rien de dramatique.

Dernière modification par marcheur75 (11-11-2014 18:41:27)


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#15 12-11-2014 14:57:35

denq
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

Merci pour le retour, plein d'infos précieuses pour le bivouac! smile


Vaut mieux être un peu titane qu'un grand mulet...

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#16 12-11-2014 19:22:28

marcheur75
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

J16-vendredi 17 octobre 2014-de Cilaos à Marla-GRR1.

Aujourd’hui retour à Mafate.

Quand je quitte l’aire de pique nique vers 7 h, les deux jeunes s’activent déjà autour du feu !

Je retourne au lieu dit Plateau des Chênes ou le GRR1 se sépare du GRR2. Le GRR1 chemine paisiblement à flanc de montagne, quasiment horizontalement, traverse quelques ravines et atteint une départementale venant de Cilaos, qu’il coupe avant de descendre à la rivière de Bras Rouge, traversée à gué.

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Balade agréable, le plus souvent à l’ombre. Jonction avec  le GRR2 à un parking. Beaucoup de fainéants ont pris le bus de Cilaos jusqu’à là.

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Le chemin traverse la route une seconde fois, continue, principalement en escalier, jusqu’à une source, avant d’atteindre l’îlet des Salazes, qui offre tisanes, point d’eau et un camping.

Le brouillard tombe, la température chute agréablement, l’ascension, sans difficulté sur ce sentier sécurisé s’effectue en sous bois.

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Quelques possibilités de bivouac, notamment une à environ une heure du col, sur un plat d’herbe sèche. Je retrouve les deux couples d’enseignants retraités d’Hell Bourg, les dépasse après une petite causette.

Vue bouchée au col de Taibit,

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descente toujours avec beaucoup de marches. Je souhaiterai m’arrêter avant Marla, mais aucune possibilité.

A Marla, aire de bivouac mise gracieusement à la disposition des randonneurs. Deux robinets, déjà quelques tentes montées, un snack bar à côté dont je crains l’activité nocturne.

Je recherche un endroit plus tranquille, tombe sur la chapelle à l’écart du village.

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En face, de l’autre côté du chemin, un plat herbeux. Je m’enquière auprès de Réunionnais si bivouaquer prés d’une chapelle pose problème, ne voulant pas choquer. Réponse : non, tant que je ne dors pas devant la porte, pas de problème, de plus des traces de feu de bois prouve que l’endroit a déjà été occupé.

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J’ai déjà dormi en métropole dans des chapelles isolées, souvent déconsacrées, une fois dans un cimetière, mais la population de l’île paraissant beaucoup plus religieuse qu’en métropole, je préfère m’assurer que ce bivouac n’est pas inconvenant.

Beaucoup de passage, dont un groupe avec un bouquet d’arums pour la fête de l’école de Marla demain,

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et de discussions, jusqu’à 18 h 30, tombée de la nuit. J’en ai presque du mal à préparer mon diner.

Nuit tranquille.

J17-samedi 18 octobre 2014-de Marla à la Plaine des Tamarins-GRR3, PR de la Plaine des Sables, GRR1

J’envisageais pour ce samedi matin un court trajet jusqu’à Trois Roches pour y passer une journée de repos et bivouaquer. Il en sera autrement.

Départ de Marla à 6 h 30, plein d’eau à l’air de bivouac, puis GRR3. Le sentier, d’abord verdoyant,

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plonge dans une gorge aride au fond de laquelle coule la Rivière des Galets. Alors que jusqu’à présent, à cette altitude, les sentiers cheminaient à travers de forêts luxuriantes, ici, la roche est nue, un terrain quasi-désertique. Diversité de la Réunion !

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J’atteins Trois Roches vers 9 h. Le site, avec son bosquet de filaos et sa cascade, est plaisant.

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Mais trop de détritus abandonnés ! Je ne me vois pas passer la journée et dormir au milieu de boîtes de conserve vides et de papiers toilettes. Allons voir plus loin.

Retour en arrière jusqu’à l’intersection avec le sentier PR qui monte à la Plaine des Sables, atteinte vers midi. Pique nique à l’ombre des filaos. Grand contraste avec les paysages rencontrés jusqu’à présent.

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Intersection avec le GRR3 que j’emprunte jusqu’à la Nouvelle afin de rejoindre la Plaine des Tamarins qui m’avait semblé bien sympathique il y a quelques jours. A la Nouvelle, troisième rencontre avec les deux couples d’enseignants retraités.

A la Plaine des Tamarins, petite déception : ce qui semblait être des plats herbeux propices au bivouac s’avère masquer un sol rocheux. Impossible de poser sa tente, sauf sur un plat herbeux en face de l’intersection ou le GRR3 pique sur Marla.

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Discussion avec 2 VTTistes, les premiers croisés depuis que je chemine sur l’ile. Ils descendent à Marla et compte passer la nuit à la belle étoile dans la descente. Ce sont les seuls VTTistes que je croiserai en un mois sur les sentiers de la Réunion.

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J18-dimanche 19 octobre 2014-de la Plaine des Tamarins à Marla-GRR3, GRR2, GRR1, PR

Réveil dans l’écrin de verdure au doux chant des oiseaux.

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Descente vers Marla via le GRR3, principalement en escalier. Comment diable les deux VTTistes d’hier soir s’y sont-ils pris pour descendre à vélo ces escaliers ?
Le sentier en forêt traverse quelques maigres pâturages où paissent de rachitiques bovins.

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Belles vues sur le plateau de Marla.

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A l’endroit indiqué « Maison Laclos » sur les cartes, bifurcation à droite sur le GRR1/GRR2 pour atteindre le pond suspendu au-dessus de la rivière des Galets et la stéle Joset Ethéve.

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Un randonneur y admire le paysage, chargé d’un minuscule sac que j’estime de 4 ou 5 litres. Il traverse l’ile en gite, et, souffrant du dos, emporte le minimum, sans vêtements thermiques.

Virage à droite sur un PR pour retrouver le GRR3,

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atteinte de Marla.

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Courses à la boutik bien pauvre des hauteurs de Marla sur le GRR3 dans la direction du col de Taibit, celle du centre du village étant fermé ce dimanche.

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Popotage à l’aire de bivouac de Marla, un peu de lessive. Beaucoup de monde s’installe, dont un groupe de jeunes adeptes de football. Pas très calme pour un après midi paisible. Je trouve un endroit plus calme à l’ombre des filaos sur le GRR3 direction Roche Plate, continue la lecture, entamée dans l’avion, du Monde, fait le plein d’eau au robinet se trouvant sur le sentier montant au point de vue (d’ailleurs, possibilité de bivouac à l’intersection et en face du robinet, mais je préfère la forêt),

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descente dans la forêt où un plat recouvert d’un doux tapis d’épines de filaos n’attendait, à 20 mn de Marla.

Silence absolu de la forêt ce soir, pas un souffle de vent, pas un bruissement, pas un chant d’oiseau. Impressionnant.

Popotage, montage de la tente, dodo.


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#17 13-11-2014 17:33:35

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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

Salut marcheur 75!  smile
Je profite de ton CR si tu veux bien pour signaler qu'à Marla, on peut bivouaquer dans des endroits plus tranquilles : effectivement il faut prendre la direction de la chapelle comme tu l'as fait. Tu continues en direction de maison Laclos (5 ou 10 min). Tu arrives à une mini cascade (1m de haut?) à droite du sentier. Juste avant sur la droite, tu as un endroit plat au bord du sentier. Juste avant sur la gauche, monter sur la petite butte puis descendre de l'autre côté de celle-ci. Endroit caché à la vue, mais tout près du sentier et d'un point d'eau smile
Pour la descente du col de fourche, je n'ai pas bien compris si tu as suivi le GR qui rejoint plus ou moins la route du bélier ou si tu as plongé direct vers Grand sable sans passer par Camp Pierrot? De mon côté je comprends pas que le GR ne choisisse par cette dernière option qui est vraiment très belle, surtout en descente  tongue

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#18 13-11-2014 21:20:54

marcheur75
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

Bonjour Incrédule,

Je suis très content bien au contraire que tu interviennes dans ce CR. Pour un prochain voyage à la Réunion, qui sait, je note la possibilité de bivouac après la mini cascade.

Du col de Fourche j’ai emprunté le GRR1 qui passe par piton Marmite et rejoint la route forestière conduisant au Bélier. J’avais besoin de ravitaillement, d’où mon détour en stop à Grand Ilet.

De Grand Ilet, retour en stop jusqu’au départ du sentier Scout (GRR3) sur la route forestière. Sentier Scout  jusqu’à Aurère, retour d’Aurère vers le Bélier par le sentier Augustave.

Puis du Bélier j’ai pris le GRR1 qui passe par Camp Perrot pour atteindre Grand Sable.

Je vois bien sur la carte le sentier qui part du col de Fourche jusqu’à Grand Sable sans passer par le Bélier et Camp Perrot. D’ailleurs, c’est à l’intersection de ce sentier et du GRR1 que j’ai bivouaqué, et de ce sentier que venait le groupe de randonneurs parti s’installer sur l’herbe autour de l’abri.

Finalement, il faudrait que je retourne à la Réunion pour parcourir d’autres beaux sentiers...


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#19 14-11-2014 09:40:15

marcheur75
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

J19-lundi 20 octobre 2014-de Marla à Bras Rouge-GRR2

Réveil à 5 h 15 comme d’habitude,

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départ à 6 h 30, arrivée à Marla à 7 h, provision d’eau à l’aire de bivouac en vue de la montée au col de Taibit.

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Ciel dégagé ce matin, vue sur le plateau de Marla.

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Des marches, toujours des marches et encore des marches.

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Un endroit annoncé délicat, qui en fait ne l’est pas du tout en ce mois d’octobre, car ni particulièrement étroit, ni particulièrement vertigineux, mais qui certainement l’est en saison humide, sinon je ne vois pas trop le pourquoi de l’avertissement et de la main courante.

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Forêt dense.

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Descente sur Cilaos sous un ciel toujours dégagé, via le GRR2 à partir du parking (j’étais monté de Cilaos via le GRR1 vendredi). Sentier toujours impeccable : large, horizontal, dégagé, sûr.

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Sauf peut être ici où en cas d’orage le sentier pourrait se dégrader.

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Le ciel se couvre, un léger brouillard.

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Passage à gué d’une ravine avec une cascade dissimulée du chemin (ce n’est pas la cascade de Bras Rouge). Pique nique.

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Le sentier surplombe la rivière.

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A Bras Rouge, possibilité de bivouac sur les berges sableuses. Un randonneur s’y installera. Mais, toujours cette irrésistible appel de la forêt. A 5 mn de Bras Rouge en direction de Cilaos, une petite aire de pique nique, et un minuscule plat herbeux caché par les arbres quand le sentier rejoint la forêt, à 30 secondes des berges, en direction du Taibit. Ces deux endroits servent de toilettes, encore plus sales que Trois Roches.

Je remonte le sentier vers Taibit et m’installe sur un plat au bord du chemin à 5 mn de la rivière. Une fois dégagé des brindilles et des cailloux agressifs, la Moment s’y blottit dans un doux cocon protecteur.

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J20-mardi 21 octobre 2014-de Bras Rouge à la Roche Merveilleuse-GRR2

A 7 heures, exploration des abords de la cascade de Bras Rouge.

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Le chemin suit paisiblement le flanc de la montagne, des points de vue,

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et toujours des oratoires, omniprésents à la Réunion (celui-là à quelques minutes de Cilaos).

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Traversée à gué d’une ravine, risque de contacter la leptospirose si bain dans cette eau stagnante.

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A Cilaos, la fête de la lentille continue.

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Recharge du téléphone portable à l’église (le personnel de l’office de tourisme, accueillant, aurait probablement accepté de s’en charger). Comment s’appelle ces fleurs sur le parvis de l’église ?

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Achat d’un ersatz de duct tape, de marque Arcade, pour enfin réparer sérieusement le trou du rat sur la Moment, chez le quincaillier en sortie du village. En face, un supermarché, dont aucune enseigne n’indique que c’est un supermarché, peut-être meilleur marché que celui du centre. Une grande variété de nouilles chinoises, et du lait Nido.

Retour à l’aire de pique nique où j’ai dormi jeudi dernier (Plateau des Chênes). Comme je porte à la main dans une pochette de supermarché les provisions en attendant de les ranger dans le sac à dos, une charmante dame, accompagnée de ses deux filles adolescentes, me propose de porter mes provisions, qu’elle me subtilise presque de force. Une grande sportive, coureuse du Grand Raid, et randonneuse passionnée. Longue discussion sur la randonnée et la Réunion (les deux adolescentes s’impatientent). La dame aimerait randonner seule, mais juge qu’à la Réunion une femme seule sur les chemins court des risques.

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Popotage, lessive et réparation de la Moment à l’aire de pique-nique, où une grande famille est déjà installée pour un bivouac, et toujours cette musique qui monte de Cilaos, fête de la lentille oblige.

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Je décide donc de retourner bivouaquer à l’emplacement du mercredi 15 octobre, sur le chemin, à 10 mn de la Roche Merveilleuse. Cela m’avance d’ailleurs pour l’étape de demain, direction le Piton de la Fournaise.

J21-mercredi 22 octobre 2014-de la Roche Merveilleuse au coteau Kerveguen-variante GRR2 et GRR2

Je rejoins la route pour y lever le pouce afin de rejoindre le départ de la variante du GRR2 à la Mare à Joseph. Cette variante a un nom, oublié. Elle permet de rejoindre le plateau Kerveguen sans reprendre le GRR2 un peu ennuyeux descendu le 15 octobre.

La première voiture ayant de la place qui passe me prend. Un employé de la ville de Cilaos, amateur de balades.

Début de l’agréable montée, certes bien raide, mais à l’ombre d’une belle forêt dense, après avoir pris 2,5 litres d’eau à l’aire de pique-nique, départ du sentier. Cette variante du GGR2 me parait bien plus agréable que le GRR2 principal. Mais je la parcours en montée, toujours bien plus facile qu’en descente, et le matin. Elle est de plus  peu fréquentée.

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Arrivé au plateau Kerveguen à 9 h 30,

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sous une couverture nuageuse mouvante,

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je m’interroge sur la quantité d’eau prise : comme j’envisage de bivouaquer avant Bourg Murat, 2,5 litres seront-ils suffisants pour aujourd’hui et demain matin ? Je ne suis malheureusement plus depuis longtemps à l’âge béni des Dieux où ne pas boire pendant un jour ne pose aucun problème ; si je ne bois pas suffisamment, faiblesse et risque de malaise. Je tergiverse, décide de continuer puisqu’il ne fait pas chaud, marche une bonne demi-heure, et rebrousse chemin pour aller chercher de l’eau au gîte de la Caverne Dufour. Exemple type d’une lamentable gestion de balade et de risque : il m’aurait suffi de prendre 4 litres d’eau à l’aire de pique nique départ du sentier pour avoir suffisamment d’eau pour les déjeuner et dîner d’aujourd’hui, le petit déjeuner de demain, et boire.

Le sentier GRR2 à flanc de falaise menant de l’intersection avec la variante du GRR2 à la Caverne Dufour  monte peu, mais beaucoup de rochers et de caillasses. Pique nique sur un plat herbeux propice au bivouac à mi-chemin. Longue discussion, une bonne heure, avec deux baliseurs, très sympathiques, du Grand Raid. Ils ont tous les deux déjà couru le Raid plusieurs fois, cette année ils en balisent le parcours. Deux jeunes athlètes de 45 ou 50 ans, enseignants dans le secondaire, excellents connaisseurs des sentiers de la Réunion.

Plein d’eau au gîte de la caverne Dufour, puis retour en arrière.

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Je recroise les deux baliseurs qui vont dormir au gîte, nouvelle discussion.

Beaucoup de possibilités de bivouac au plateau Kerveguen de l’intersection entre le GRR2 et sa variante sur environ une heure de marche en direction de Bourg Murat. Après, plus compliqué à cause de la nature du terrain.

Je m’installe à une demi-heure de l’intersection.

Progression depuis ce matin 9 h 30 quasi nulle, à cause d’une mauvaise gestion de l’eau. Mais j’ai croisé deux gars sympathiques qui m’ont appris beaucoup. Journée positive.

Dernière modification par marcheur75 (14-11-2014 10:21:52)


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#20 14-11-2014 18:33:15

marcheur75
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

J22-jeudi 23 octobre 2014-du plateau Kerveguen au pied du Piton Grand-Mére

Beaucoup de condensation cette nuit sur ce sol marécageux à la saison des pluies. Vers 6 h 30, pluie et vent, la condensation tombe dans la tente.

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Les affaires rangées dans le sac à dos, j’enfile pantalon de pluie et Packa, sors de la tente et la plie.

Vent, averses, parfois violentes, brouillard, non, ce n’est pas l’Ariège, c’est toujours la Réunion !

Le sentier progresse en forêt dans une atmosphère tristounette vers la plaine des Cafres. Soudainement, il sort de la forêt, révolution dans le paysage : pâturages, belles vaches bien grasses, et barbelés.

Des barbelés, beaucoup de barbelés, trop de barbelés.

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On se sent prisonnier entre ces rangées de barbelés. Il faut les passer via des échelles en fer particulièrement glissantes aujourd’hui. Je dérape sur la dernière marche de l’une d’elle pour me vautrer dans l’herbe humide. Satanés barbelés !

Quand rarement le ciel s’éclaircie, un peu moins de grisaille :

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Après les magnifiques cirques de Mafate, Salazie et Cilaos, leurs sentiers accueillants et libres de toute barrière, ce plateau de la plaine des Cafres, balayé par le vent, gris, humide, semble bien laid. Il était bien plus attrayant vu du Piton des Neiges.

J’accélère le pas pour trouver un abri au kiosque à l’intersection entre le GRR2 et la route conduisant à Bourg Murat. La pluie cesse comme je m’installe. Trois dames à une table voisine m’invitent à partager un carri au coq. Elles sont toutes les trois créoles, avec des ancêtres européens, africains, malgaches, chinois. Elles viennent des Bas régulièrement ici passer la journée, prévoient suffisamment de carri pour inviter des randonneurs. Un excellent carri accompagné de vin du Languedoc, en compagnie de trois charmantes dames attentionnées, après une matinée bien tristounette, que demande de plus un pauvre chemineau ?

La conductrice  propose de me conduire à Bourg Murat faire mes courses et remplir mes gourdes (pas d’eau à ce kiosque).  Comme je ne veux pas la faire attendre et que je me consacre surtout au choix d’un petit cadeau à leur offrir, du chocolat, pas beaucoup de choix, j’évalue mal mes besoins en vivre et en achète trop.

Séparation vers 17 heures au kiosque, où elles me conseillent de rester bivouaquer. Hésitation : le Grand Raid y passe cette nuit, vers 4 heures, il est probable que des spectateurs viennent s’y garer. Exploration du GRR2 continuant vers le gîte du Volcan, rencontre avec un groupe de photographes métropolitains, plutôt antipathiques, à la recherche de spots pour les photos, puis deux journalistes japonais, sympa mais maitrisant très mal l’anglais. On me signale sur le GRR2 un plateau à gauche où je serai tranquille. Des détonations dans le lointain que je prends pour des pétards fêtant le Grand Raid.

Départ à 18 heures, il fait nuit dans une demi-heure. Je ne trouve pas le plateau. Un SdF métropolitain vivant dans sa voiture m’indique que je peux dormir dans un pré en contrebas. Le pré clôturé ne m’inspire pas. La nuit tombe, j’aperçois au-dessus de moi une clairière cachée de la route par une haie d’arbrisseaux, aux pieds du piton Grand-Mère. En surplomb, j’y serai tranquille, on ne m’y voit pas et je ne perçois pas les phares des rares véhicules. Par contre, je suis à quelques mètres des barbelés délimitant le terrain de tir militaire, ce que je prenais pour des pétards sont des tirs d’arme.

Vent violent dont les haies protègent mal la Moment, popotage à l’alcool dans la tente  (vent et surtout absence de pierre pour poser l’Evernew et popoter au bois). Bouchon d’oreille pour dormir malgré le bruit des rafales de vents, des détonations et du passage demain vers 3 ou 4 heures des premiers coureurs.

J23-vendredi 24 octobre 2014-du piton Grand-Mère au gîte du Volcan-GRR2

Au réveil, pluie, vent, brouillard… et coureurs.

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Des centaines de héros anonymes courant, marchant, glissant dans la boue, trébuchant sur les cailloux, surgissant du brouillard, en groupe ou isolés, quel spectacle !

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Tous, sauf ceux absorbés par l’effort ou fatigués (la course a débuté hier soir à 22 heures), répondent à mes « bon courage » et « bonne chance ». J’essaie de m’effacer pour céder le passage à tant de braves, toujours un « merci ». Certains d’ailleurs me cèdent le passage, je leur réponds « allez-y, c’est votre course ».  Ambiance sympathique et bon enfant, chapeau bas à tous ces anonymes !

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Pendant 3 heures, du bivouac au rempart de l’oratoire Sainte Thérèse,  j’en croiserai peut être un millier, sans aucun problème de cohabitation sur un sentier souvent étroit.

Quand le soleil daigne apparaitre, la plaine des Cafres a un aspect plus sympathique.

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A l’oratoire Sainte Thérése, le sentier descend jusqu’à un plateau d’arbrisseaux, qu’il traverse jusqu’à l’intersection avec une route.

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Un kiosque bienvenu pour la pause déjeuner. Un violent vent froid m’oblige à enfiler la Thermawrap malgré le soleil.

Petite montée jusqu’au col Lacroix sur un terrain aride.

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Au col Lacroix, un oratoire fleuri

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et une magnifique vue sur la plaine de la Rivière de l’Est. Jusqu’à présent, les paysages été magnifiques, mais souvent la vue été barrée par la montagne, cirques oblige. Ici, de ce col, la vue s’étend sans limite, sur un paysage grandiose, différent de celui des cirques.

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Du col, le GRR2 descend à flanc de falaise à la plaine de sable. Soleil et ciel bleu.

Au pied de la falaise, une belle clairière d’herbe verte, à l’abri du vent, parmi les fleurs, aire de bivouac pour ceux qui auraient de l’eau.

De là, terrain désertique jusqu’aux abords du gite du volcan. On pourrait y bivouaquer dans les quelques endroits sableux, mais beaucoup de vent.

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A 15 mn du gîte du Volcan, à 5 mn de l’intersection où le GR rejoint la route, un bosquet de verdure où je distingue dans les arbres un minuscule plat herbeux suffisamment grand pour la Moment. Pas d’autres endroits sympathique jusqu’au gîte ou je prends de l’eau, retour à la tonnelle naturelle, habitée d’oiseaux.

Ramassage du bois, popotage sur une pierre du sentier, montage de la Moment, dodo  bercée par l’activité discrète des oiseaux hôtes de ces lieux, réveil à leur doux chant.

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J24-samedi 25 octobre 2014-montée au piton de la Fournaise-PR

Un peu de condensation malgré la couverture arborée. Un îlot de verdure dans un quasi-désert suppose la présence d’eau à quelque profondeur.

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Je prends de l’eau au gîte, mais ne me sens pas en droit d’y laisser mon sac, n’en utilisant aucun service, sauf le robinet, gratuitement.

L’enceinte naturelle du volcan  possède une porte au Pas de Bellecombe, ouverte en permanence semblerait-il. Belle vue sur l’enclos du volcan en descendant l’escalier.

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Au pied du Pas de Bellecombe, de la verdure avec quelques plats herbeux jonchés de détritus.

Montée au piton de la Fournaise dans la caillasse…et la foule en ce samedi matin.

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Sentier balisé de grandes marques blanches tout les 10 mètres, et de mouchoirs blancs. Je suis par inadvertance, au lieu de la balise, un papier blanc ;  on me suit…

A la Chapelle de Rosemont, qui n’est pas une chapelle mais une grotte, possibilité de bivouac sur un plat sableux, partiellement protégé du vent, si on n’est pas trop regardant sur la propreté des lieux. Les bivistes et ceux qui dorment à la belle étoile peuvent s’installer sur des roches plates à la surface quasi-lisse, ou là où il y a du sable. Mais beaucoup de vent.

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Sommet un peu décevant, peut-être à cause de la foule, d’où l’intérêt de bivouaquer au plus prés du sommet pour l’atteindre tôt le matin (ou tard l’après-midi).

A 14 heures, brouillard et pluie. Je me réfugie au gîte du Volcan, y prends de l’eau, rejoins mon cocon de verdure d’hier soir, monte la Moment, en sort quand la pluie cesse. Discussion avec un sympathique couple de retraités sur nos différents voyages à pieds.

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Nuit paisible, toujours bercée par l’activité discrète des oiseaux dans le feuillage.


Je n'ai pas lu tous les livres, hélas ! Mais la chair est réjouissante...

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#21 14-11-2014 23:13:56

Benji86
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

Je retrouve pas mal d'endroit où je suis passé également smile
Je vais continuer un peu mon récit ce soir.

marcheur75 a écrit :

Un endroit annoncé délicat, qui en fait ne l’est pas du tout en ce mois d’octobre, car ni particulièrement étroit, ni particulièrement vertigineux, mais qui certainement l’est en saison humide, sinon je ne vois pas trop le pourquoi de l’avertissement et de la main courante.

En fait, le Col du Taïbit était fermé par arrêté préfectoral jusqu'au mois de septembre environ. Je pense qu'il y a eu des éboulements, d'où la main courante. On voit d'ailleurs que le chemin parait assez récent.

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#22 15-11-2014 08:23:29

Glop^2
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

marcheur75 a écrit :

... ce plateau de la plaine des Cafres, balayé par le vent, gris, humide, semble bien laid. Il était bien plus attrayant vu du Piton des Neiges.

Dommage, j'avais adoré ces paysages d'auvergne réunionnaise.

marcheur75 a écrit :

... Quand le soleil daigne apparaitre, la plaine des Cafres a un aspect plus sympathique.

Aaahhh, quand même !

marcheur75 a écrit :

... A 15 mn du gîte du Volcan, à 5 mn de l’intersection où le GR rejoint la route, un bosquet de verdure où je distingue dans les arbres un minuscule plat herbeux suffisamment grand pour la Moment.

Il y avait trop de vent pour retourner bivouaquer à la plaine des sables ?

Tu sembles avoir été moins gâté par la météo que je ne l'avais été il y a un an.


Si on randonnait plus souvent, on aurait moins la tête aux bêtises.

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#23 15-11-2014 10:14:02

marcheur75
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

Benji86 a écrit :

...

En fait, le Col du Taïbit était fermé par arrêté préfectoral jusqu'au mois de septembre environ. Je pense qu'il y a eu des éboulements, d'où la main courante. On voit d'ailleurs que le chemin parait assez récent.

Le Grand Raid ne passait d’ailleurs pas cette année par le col de Taibit, peut-être à cause de ce passage.

L’entretien et la sécurisation des sentiers GR par l’ONF sont remarquables à la Réunion, sauf dernier tronçon sud du GRR2.

Les quelques PR empruntés, comme le sentier Augustave, étaient aussi entretenus et sécurisés, mais il y a une multitude de sentiers à la Réunions, dont certains, d’après le lien ci-dessous seraient difficiles.

http://www.randopitons.re/

Quand le sentier devient quelque peu impraticable, l’ONF le ferme.

http://www.onf.fr/la-reunion/sommaire/l … index.html

Pour quelqu’un habitué des sentiers alpins ou pyrénéens, c’est assez nouveau. Quand un sentier y est victime d’un éboulement ou est naturellement délicat, il est très rare d'y voir un avertissement ou une fermeture.

Le guide FFRP de la Réunion indique aussi les éventuelles difficultés, chose plutôt rare dans les guides décrivant les GR métropolitains.


Je n'ai pas lu tous les livres, hélas ! Mais la chair est réjouissante...

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#24 15-11-2014 11:09:29

marcheur75
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

Glop^2 a écrit :

...

Dommage, j'avais adoré ces paysages d'auvergne réunionnaise.

....

Il y avait trop de vent pour retourner bivouaquer à la plaine des sables ?

Tu sembles avoir été moins gâté par la météo que je ne l'avais été il y a un an.

Plus que le paysage et la grisaille, c’est surtout l’aspect camp de concentration dû aux barbelés qui interpelle lorsque l’on sort de la forêt et qu’on vient des cirques. Je comprends qu’il faille des barbelés, mais pourquoi aussi haut sur 5 rangs ? Il y aurait m’a-t-on dit des vols de bétail, mais un voleur ne s’arrêtera pas à cette barrière.

Le Grand Raid y passe. Lorsque je croisais les coureurs, nous devions faire attention, eux et moi, à ne pas nous prendre dans les barbelés, sur des sentiers bien plus étroits, en pente et glissants, que celui de la photo. J’espère qu’aucun coureur ne s’est blessé dans les barbelés.

3 jours de mauvais temps partiel, jamais toute la journée, sur 26 jours de balade, je considère que j’ai eu beau temps par rapport à des balades en Ariège, Chartreuses, Bretagne et autres régions bien arrosées. De plus le passage des coureurs sortant du brouillard avait un aspect fantasmagorique. Un très beau spectacle.

Effectivement, beaucoup de vent à la plaine des sables, peu de bois pour le réchaud et un sol assez agressif. Entre un joli cocon de verdure, à l’abri du vent, entouré de discrets oiseaux, et la plaine des sables, j’ai choisi le confort.

Si j’avais eu suffisamment d’eau pour bivouaquer avant, je me serais arrêté soit au col de l’oratoire Sainte Thérèse, où quelques plats étaient suffisamment grands pour la Moment, afin de jouir au coucher et lever du soleil de la vue sur les magnifiques paysages qu’il domine, soit en bas des remparts sur un très beau plat herbeux entourés de grands arbres.


Je n'ai pas lu tous les livres, hélas ! Mais la chair est réjouissante...

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#25 15-11-2014 13:58:02

marcheur75
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Re : [Récit + liste] Octobre à la Réunion

J25-dimanche 26 octobre 2014-du gîte du Volcan au gîte de Basse-Vallée-GRR2

Le sentier chemine d’abord dans une zone désertique,

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pour rejoindre les bords de la falaise de l’enclos du Volcan (Enclos Fouque).

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Vue grandiose sur l’enclos et le volcan, paysage bien plus grandiose que celui d’hier lors de la montée au sommet du volcan, et dans la solitude.

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Au bord de la falaise, quelques oasis de verdure (sans eau bien entendu), avec de beaux plats herbeux abrités du vent, propice au bivouac.

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Le sentier pénètre progressivement dans une savanne de maigres arbrisseaux, le brouillard tombe vers 11 heures. Apparition fantomatiques de différents pitons dénudés, légère bruine.

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A partir de Puy Ramond, le sentier jusque là horizontal s’incline. Au Piton Rick, la pente devient forte sur un sentier rocheux, caillouteux et gravillonneux, rendu glissant par l’humidité.

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Les gravillons roulent sous le pied, me voilà deux mètres plus bas à flanc de montagne, stoppé par les arbrisseaux. Quelques égratignures. Sur ce sentier en forte pente et glissant, mieux vaut poser le pied avec précaution. Sentier pas vraiment difficile si l'on fait attention, assez commun en métropole, mais les marches m’en ont déshabitué. De plus, il est long, plus de trois heures d’attention soutenue de Piton Rick au gîte de Basse Vallée pour éviter la glissade. Une bonne partie dans une belle forêt humide.

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Aucune possibilité de bivouac sur les bords du sentier ou sur le sentier lui-même, contrairement aux sentiers des cirques : rochers, cailloux, pierres, racines d’arbre.

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Uniques possibilités avant le gîte : l’aire de pique nique à 20 ou 30 mn du gîte quand le sentier rejoint une route, et celle à 5 mn du gîte au bord de la route, sans eau.

Au gite de Basse Vallée où j’arrive un peu tendu et assoiffé, le gardien se plaint de l’état de ce sentier mal entretenu par l’ONF par rapport aux autres GR. La difficulté du sentier découragerait les randonneurs potentiels clients. Effectivement, il n'y aura que 4 clients cette nuit.

Il me propose spontanément de m’installer sur la pelouse de la maison forestière de l’ONF en face pour bénéficier de l’eau du gîte. Bon, pas vraiment bucolique.

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Une bien belle journée : le matin, un plateau désertique dominant le grandiose enclos du volcan, l’après-midi, une splendide forêt.


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