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#1 23-09-2016 20:11:14

Ptilapon
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[Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

Compte rendu de ma balade en Laponie Suédoise du 10/06 au 22/06

JOUR 1, rivière TARRAÄTNO

Me revoilà en Laponie après un voyage en avion toujours aussi ennuyeux que stressant mais un trajet en train plus tranquille, nous n’étions que deux dans le wagon. Plus exactement en route vers KVIKKJOKK, je retourne dans la réserve PÄRLAVENS FLÄLLURSKOGS. Je suis le seul dans le bus, la Fjälstation n’est pas encore ouverte mais Björn, the boat man, est fidèle au poste.  Il essaie comme l’année dernière, mais avec moins d’insistance, de me fourguer une paire de botte. Devant ma réaction, il n’insiste pas trop. Il ne comprend pas que l’on puisse randonner en trail. Par contre, il admet que voyager seul est la meilleure option pour découvrir la nature de la Laponie.
Il me dépose, en  barque, au dernier ponton sur la rivière et me voilà seul pour les prochains 11 jours. Il y a longtemps que j’ai randonné seul. Je suis moins tendu, n’ayant pas la responsabilité d’un groupe et connaissant  mes limites.
Je suis dans une hutte en bord du sentier de la Kungsleden. Il fait doux, et sec, quelques moustiques se montrent, plus loin une Grive mauvis lance son chant lancinant mais puissant.  Björn me confirme que le niveau d’enneigement est normal, je peux commencer ma randonnée assez haut. Tôt au lit.

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Vue du sentier de la Kungsleden

JOUR 2, rivières TARRAÄTNO-RÁKKASJÅHKA

Grosse journée. Parti à 7h20’. 13 km de sentier et puis je suis parti hors sentier pour rejoindre la rivière.  Fini les pieds au sec. Rien de bien extraordinaire, mais le sac pèse lourd, trop lourd. Un bon 23,5 Kg. Et oui, 12 jours de nourriture (8Kg.) et 5,3 Kg. De pack Raft, combi sèche, gilet… . Dans la montée vers le petit col, je m’arrête toutes les 20 à 30’. 
A un moment, mon pied part en travers, « doucement, marche plus doucement, tu as du poids sur le dos ». Quelques fois je devrai me répéter cette phrase, pas question de me fouler la cheville !
Etrangement, le début, la première heure, fût bien plus pénible que le reste. Très vite je me suis habitué au poids du sac  même si je me disais qu’il fallait encore et toujours trouver des trucs pour alléger cette masse. J’arrive au col et je peux voir à la jumelle les différents ruisseaux qui alimentent la rivière. Le niveau d’eau est fort bas, pas question d’embarquer sur la rivière ici, il faut que je descende plus loin. Fatigué, je décide de m’arrêter vers 17h30’, pas encore en vue d’un lieu pour embarquer, mais l’endroit me convient, assez plat et sec, seul un vent du nord ne permet pas l’adjectif « idyllique ». Petit souper sous  la tente et première vraie nuit sous celle-ci. Une duomid de MLD. Je dis vraie première car je l’ai testée une nuit dans le jardin. Et premier repas sur un réchaud à alcool. Que de premières ! Pour Telleke, la peluche de ma Moitié, ce n’est pas une première. En fait il m’accompagne dans toutes mes randos. C’est mon ange gardien. Je l’installe pour qu’il puisse également profiter du paysage.
Je suis vraiment claqué, ma vue est plus brouillée que d’habitude, j’en ai fait un peu de trop. Je suis tôt dans mon sac de couchage.

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Un des ruisseaux qui alimentent la rivière

JOUR 3, FIERES (montagnes d’où part la plupart des affluents de la rivière TSIELEKJÅHKÅ)

Réveil à 7h30’, presque un tour d’horloge. Le temps est beau et c’est dimanche. Je décide de prendre très tranquillement mon petit déjeuner et de monter vers les lacs sur lesquels je voulais embarquer en Pack raft.
Montée tranquille, vers les neiges. Les bouleaux sont en feuilles, mais l’herbe est encore toute brune. Pourtant, les oiseaux crient hauts et forts que c’est le printemps. Je dérange un Pluvier doré sur son nid, plus loin, un Gorge bleu s’époumone, sur un bloc de granit voisin, un Traquet motteux chante et encore plus haut, un couple de Bruant des neiges se poursuit. Et puis enfin, un Pluvier guignard, furtive apparition, mais c’est une première. J’arrive enfin en vue des lacs. J’ai déjà de la neige jusqu’au genoux, elle ne porte plus et elle est partout au dessus de 1000m. Bon, je n’irai pas plus loin, j’ai froid aux pieds et les lacs sont encore sous la glace. C’était bien présomptueux de ma part de vouloir embarquer si haut, sans mentionner le fait que le déversoir se jette entre des parois entièrement enneigés et impraticables. Je retourne vers la tente par un autre chemin. J’ai pris les coordonnées gps, mais par jeu je décide de m’orienter en fonction d’un repère. C’est tout tranquillement que je tombe dessus.
De là haut j’avais une vue sur l’ensemble de la vallée qui  descend vers le lac de BIEVRÁVRRE. Ca paraît si loin, et pourtant il me suffit d’une journée pour atteindre le lac. Cette impression d’immensité est trompeuse, on n’est jamais très loin d’une piste ou même d’une route. Mais néanmoins, la rando hors sentier c’est magique, c’est un très grand sentiment de liberté que de marcher sans suivre un sentier ou l’un ou l’autre signe de balisage.
Soirée assez froide, le vent du nord souffle sans discontinuité. Je m’abrite contre un gros rocher et je peux savourer le soleil du soir.

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Vue sur la vallée que je descendrai le lendemain

JOUR 4,  FIERES-SUONERJÅHKA (petit ruisseau affluent)

Levé à 5h. Il m’a fallut descendre assez loin dans la vallée pour embarquer sur la rivière TSIELEKJÅHKÅ. Je gratte souvent, le niveau est fort bas. Plus loin, je dérange un élan et ses 2 jeunes. Ils sont petits et de colori chamois. Le temps est gris et le vent toujours présent. Il fait froid. En pack raft, c’est un lot assez courant, surtout en pleine toundra. Malgré le froid, descendre une rivière dans la toundra c’est beau, je savoure chaque instant, chaque passage. J’arrive au pont, Je marche le long  des premiers rapides situés après le pont, téméraire mais pas fou !
J’arrive à l’embouchure du ruisseau SUONERJÅHKA vers 18h, le ciel est tout bleu, je suis en forêt à l’abri du vent. Il fait délicieux, j’enlève enfin mon bonnet et je marche pieds nus dans la mousse, un pur délice.
Je sort mes affaires de mon sac et suis surpris de trouver de l’eau dedans. Je l’inspecte et vois clairement un petit trou. J’ai du le faire juste avant les rapides. J’ai passè un gros rouleau trop près des rochers et le sac à taper sur ceux-ci. Un morceau de tape en plus !
J’étais ici l’année dernière avec 2 amis. Les traces de notre feu sont invisibles, nous avions remis les pierres dans le ruisseau et dispersé les cendres, leave no trace ! Encore mieux, mon test de la crotte laissé en plein air est concluant, plus rien. Mais bon, à éviter quand même !
Je me tâte, je mets la moustiquaire ou non dans la tente ? J’opte pour le non, mais je me rends compte que le seul endroit plat est traversé par de très nombreuses fourmis, le oui l’emporte.  J’installe Telleke sur un rondin de bois, il monte la garde.
Je parts reconnaître le départ pour demain matin, en chemin je trouve un matelas mousse. Très certainement un matelas parti avec le vent lors d’un raid cet hiver, la Kungsleden passe assez proche. Je le prends, il me servira pour m’asseoir.
De retour au camp, je teste ma nouvelle canne Tenkara. Il fait frais, je ne vois rien moucheronner, je tente à la nymphe. Toujours ce vent qui descend le long de la rivière, 4-5 lancés et la nymphe atterrit dans un bouleau. Bon, j’ai compris, j’essayerai quand il y aura moins de vent.
Plus question de cuisiner à l’alcool, il fait sec et il a du bois partout. Je suis convaincu du système, le réchaud Ti-Tri est efficace mais je trouve qu’il y a beaucoup de pièces que l’on peut trop facilement perdre, surtout pour un grand distrait comme moi.

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Teleke à bout de souffle

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Bivouac au bord du SUONERJÅHKA

JOUR 5 , SUONERJÅHKA-BÄJVVÁJÁVRRE (petit lac)

Levé et parti vers 7h10’. La température reste froide, mon expiration provoque de la buée, mais le ciel est bien dégagé. Je monte tranquillement vers SJPIETJAMÁLLE, direction au sud de PARKA pour embarquer sur un des petits lacs, le HÄRRÁLÁKJÁVRRE, qui forment un joli chapelet. En traversant les marais, je retrouve enfin ce parfum si particulier de la toundra, odeur chaude et poivrée, un délice aux narines.
J’arrive au pied du SJPIETJAMÁLLE, je peux découvrir le massif du Sarek, encore bien blanc de neige. Le contraste des couleurs est magnifique, le blanc du Sarek, le vert,  le rouge de la végétation et le bleu du ciel. Je m’arrête et je profite. Je cherche un meilleur endroit pour prendre des photos et je tombe sur un nid de Pouillot fitis, un petit écrin de brins d’herbe, tout minuscule, qui abrite des œufs bruns si fragiles. Si fragile, à la portée du moindre prédateur et pourtant le Pouillot fitis est partout présent. Je descends dans la forêt.
Dans une petite clairière, je dérange un Pygargue juvénile, une charogne pas loin. Il reste des os ensanglantés et des poils, l’odeur est forte. Un peu plus loin, une tache chamois, je me dis « tiens des rennes ». Mais ça ne bouge pas comme un renne, ça roule, c’est rond. Non, c’est un ourson qui se dirige vers sa mère. Ils jouent ensemble. C’est beau, très beau, je suis si heureux de ce spectacle. Mais je suis dans le mauvais vent et pas très loin d’eux, peut-être 150 m. Je suis étonné qu’ils ne m’aient pas senti. Je me déplace latéralement mais voilà qu’ils partent tranquillement. Je me déplace encore un peu et les voici qui montent vers moi en s’arrêtant et jouant. Le petit passe sous la maman, elle le pousse du museau, il revient la taquiner, s’écarte à nouveau et revient en galopant. Tout d’un coup, la mère se redresse sur ses antérieurs, la tête haute, la truffe au vent. Elle m’a senti, elle retombe sur ses 4 pattes et file suivit de son petit. Le spectacle est terminé, trop court, beaucoup trop court. Je continue à descendre dans leurs traces, trouve des crottes fraîches et leur odeur. Là, je comprends l’expression puer comme un ours, c’est un mélange de charogne et d’excrément. Et c’est puissant ! Il me reste ces belles images.

Je traverse la Kungsleden, passe entre PARKA et TJÁPPAK, monte vers le plateau.
Que c’est beau cet espace ! Cette étendue de toundra, aussi loin que je regarde, ses couleurs si présentent qui me dirigent vers les lacs. Me voici arrivé au premier lac du chapelet. J’embarque, une troupe d’Harelde boréale s’envole à mon passage.  Le niveau d’eau est fort bas, je dois marcher le long des déversoirs. Au fur et à mesure que je descends dans la vallée, les déversoirs coulent entre des blocs de granit parmi une forêt de saules et bouleaux. Pas facile à traverser avec le pack raft gonflé. J’arrive sur un plus grand lac, la journée est bien avancée, il est temps de chercher un lieu de bivouac. Je le trouve, un emplacement qui surplombe le lac. Un foyer de pierres atteste que les lieux sont visités, sans doutes des chasseurs ou pêcheurs. Je finis la journée au soleil, à l’abri du vent qui reste bien froid. Je teste le téléphone satellite, raconter à ma douce moitié ma rencontre avec les ours. Il ne fonctionne pas ! M… alors, j’ai pourtant chargé la batterie avant de partir. Elle se déchargerait si vite ? C’est stupide, mais je me sens plus vulnérable tout d’un coup, ma porte de sortie inutilisable. Je suis pourtant très prudent, mais j’angoisse un peu, un nuage gris sur cette belle journée.

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Vues sur le Sarek depuis le SJPIETJAMÁLLE

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J'ai pas la bête mais celle-ci est bien fraîche

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Le premier sur lequel j'embarque

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Vue sur le chapelet de lacs

JOUR 6, lac BÄJVVÁJÁVRRE-rivière SKIELLDAJÅHKKÅ

Pas un souffle de vent et le ciel est entièrement bleu. La tente est givrée, ainsi que le pack raft. Il y a un peu de givre aussi sur la végétation. Il est 5h. Je regarde le lac, sa surface plate comme un miroir est de temps à autre troublée par un poisson. Ca gobe bien. Matinée Tenkara !. Je déjeune rapidement, regarde un Cygne chanteur qui survole le lac. C’est le plus beau vol, grand, blanc et si souple. Il se pose un peu plus loin, marque la surface du lac de son sillage. Un petit vent se lève, je décide de pêcher sur le début du lac, à l’abri du vent. J’essaie plusieurs mouches, ce sont les plus petites qui fonctionnent le mieux. Je prends de très belles ombres arctiques, de 45 à 50 cm. Elles se défendent bien, je dois bien les fatiguer avant de les sortir à la main, je n’ai pas d’épuisette. Je garde la dernière comme dîner. Retour au camp où la Bergeronnette printanière m’accueille à nouveaux avec ses cris d’alarme. Maintenant, à chaque halte, j’aurai une Bergeronnette qui m’accompagnera. La journée est chaude, la première sans vent. Je mange l’ombre au soleil, en t-shirt.
C’est assez tard, vers 13h que je reprends la descente du chapelet de lac pour arriver sur la rivière SKIELLDAJÅHKKÅ. Je redécouvre avec beaucoup de plaisir cette portion de trajet que j’ai effectué l’année dernière. Même rivière mais autre plaisir.
Sur le dernier lac, juste avant le déversoir, une loutre nage d’une rive à l’autre. Elle plonge, elle n’apprécie pas du tout ma présence.
Je m’arrête assez tôt, au départ de la rivière, pour en profiter pleinement. Il y a un petit campement avec les ustensiles habituels : une bouilloire et une grille. En descendant le chapelet de lacs, j’ai quelque peu baguenaudé pour repérer d’éventuels lieux de bivouac. Sur une des petites plages de gros sables, j’ai trouvé une tasse. Celle-là je la laisserai dans la bouilloire. Les autres petits déchets que je trouverai en route, je les prendrai avec moi. Les rares campements sont propres, mais il y a toujours l’une ou l’autre petites choses qui traînent, je n’hésite pas à les ramasser.
Mais pour l’instant, je suis assis sur le tronc d’arbre, Telleke à mes côtés, devant le foyer et face au soleil du soir. La lune est également présente, juste un petit quartier bien clair dans le bleu du ciel. Comme d’habitude, je me couche tôt, pas plus tard que 21h. Une petite pluie vient me souhaiter la bonne nuit.

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Une belle Ombre arctique

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Bivouac au bord de la SKIELLDAJÅHKKÅ

JOUR 7, rivière SKIELLDAJÅHKKÅ- colline GÁVLAK

Le beau temps est là, le vent du nord est tombé. Mais que faut-il choisir, un temps assez frais sans moustiques ou plus chaud avec ces bestioles ? Dure question ! La réponse varie selon les instants de la journée, en marchant, ils ne me dérangent pas, à l’arrêt c’est autre chose. Je n’ose pas imaginer comment c’est en plein mois de juillet, l’horreur totale !
Je me suis réveillé avec une petite douleur à l’épaule droite, sans doute une tendinite. Pourtant je pagaie très régulièrement.  Je prends par prudence un anti-inflammatoire, du Feldene, très efficace. J’en prendrai 1 pendant 3 jours. Je n’ai pas grand chose dans ma pharmacie : Steri-strip, pansement Opsite, Strappal, homéplasmine, désinfectant et Feldene. Par expérience, je n’ai besoin de rien d’autre.
Je continue à descendre la rivière pour arriver sur le lac LULEP. Comme l’année dernière, un couple de Cygne chanteur niche sur la petite île. Le mâle n’est vraiment pas content de ma présence. Il crie, s’envole, se repose, s’envole à nouveau, me survole pour se poser non loin, toujours en criant. J’ai beau m’éloigner de leur île, il me poursuit. Il ne manquerait plus qu’il vienne taper du bec dans le boudin du pack raft, ce serait le bain assuré. Enfin, j’arrive au déversoir, monsieur abandonne la poursuite.
Ce déversoir se transforme en cour d’eau, et d’après la carte, fini un peu plus loin en cul de sac. Pourtant, il n’y a aucun marais important et cette rivière est trop importante pour finir à rien. Je suis dubitatif. Je regarde au loin mon but, le  JIERVAS, et je continue à descendre la rivière. J’ai à peine parcouru un petit km, qu’elle dévie de ma direction, je décide de la quitter et de continuer à pied. J’emballe le tout, je mange mon habituel repas de biscuits et pâte de graines de courges et me voilà parti. Très vite la rivière prend la  direction nord rien à voir avec ce que dit la carte. Elle doit certainement se jeter dans le lac BIEVRÁVRRE.  Je vérifierai sur google earth.
Là je me lance donc une longue traversée de marais et de forêts. Certains marais sont repris en bleu sur la carte « liable to flooding », signe de leur importance. Effectivement, j’ai l’impression de marcher sur un matelas d’eau et à certains endroits, j’enfonce jusqu’au genoux. Pas question de continuer tout droit, je contourne ces zones suivant la bonne vieille méthode : suivre au plus près la frontière entre les zones boisées et les marais. Ce n’est certainement pas le chemin le plus court, mais c’est le plus facile.
Ces marais sont fort étendus, pas une trace d’eau vive, rien que des mares fétides et je n’ai plus d’eau. Avec tous ces rennes qui se baladent, pas question de boire cette eau. Là, je vois une tâche verte fluo, signe d’une petite résurgence. J’approche et la voilà, son eau translucide qui gargouille dans un petit basin de mousse. Elle est délicieuse, j’en reprends et rempli ma poche à eau. Je n’en trouverai que deux sur mon parcourt.
Je décide de m’arrêter au pied du GÀVLAK, tout près d’un minuscule lac, le BÄSOJÁVRASJ. Une légère piste de quad me permet d’avancer plus vite, elle serpente entre la forêt et les zones humides, elle est si légère que parfois je la perds. Elle se dirige vers le JIERVAS, ma direction. Très certainement vers la hutte qui doit servir aux Samis qui s’occupent des rennes.
Le temps est chaud et le vent s’est fait oublié ; la surface du petit lac bourgeonne de gobages, je me dépêche de manger pour faire une session tardive de tenkara. Mais merde, voilà le vent qui se lève avec force, le ciel se teinte de gris. Bon, j’ai compris, ça sera pour demain matin, si le vent retombe. Ce changement de temps n’empêche pas les coucous de se répondre les uns aux autres. Je suis toujours surpris de les entendre dans cet environnement, encore plus en pleine toundra avec les dernières neiges. Dans nos Ardennes, si nous avons la chance de l’entendre,  la végétation est luxuriante et les températures chaudes.
Je suis pieds nus, c’est vraiment un pur délice, le sol est doux, c’est vraiment un de mes petits plaisirs. Je m’assieds sur un gros bloc de granit et regardes les nuages qui s’amoncellent, la pluie s’invite.

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Vue sur le VIERJAS
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Toujours vers le VIERJAS, mais sous la pluie

JOUR 8, GÀVLAK- lac BAJEP JIERASJÁVRRE

Réveillé à 5h par une pluie battante, elle dure, dure et tombe en abondance. Finalement, elle se calme vers 10h. Je range rapidement mon barda et continue mon cap. Sous ce ciel gris et si bas, le paysage n’a plus du tout le même aspect. Et je dois relever mon cap régulièrement à la boussole, mon repaire le JIERVAS est noyé dans le brouillard. Et revoilà la pluie ! En fait elle m’accompagnera toute la journée, parfois timide parfois bien vivante. En mouvement, la pluie ne me dérange pas beaucoup, c’est de sortir de mon cocon tente qui me paraît le plus difficile. Une fois en route, sa présence me rappelle gentiment qu’elle fait partie du paysage.
Je continue entre marais et forêts. La forêt est belle, les pins sylvestres se mélangent aux bouleaux, des minuscules ruisseaux coulent entre des berges moussues, les blocs de granit jouent à cache-cache au milieu de toute cette végétation.
J’arrive au lac BAJEP JIERASJÁVRRE , je cherche à approcher sa berge, il y a de nombreuses petits zones inondées qui rendent l’accès difficile. Mais j’y suis et j’embarque. Petit vent latéral et fine pluie, m’en fout, je suis en combi sèche. Très vite j’arrive au déversoir, mais l’endroit est trop beaux, une petite plage de sable et la vue sur le JIERVAS me disent de m’arrêter là. De toute manière, j’avance très vite, beaucoup plus que prévu. Je contrôle parfaitement mes déplacements dans cet environnement, je sais le temps qu’il me faudra pour parcourir telle distance, je sais par où passer et malgré le poids du sac je me déplace rapidement. Là, je suis dans mon élément.
Au seul endroit plat qui me permet de mettre mon tarp, je déniche une sardine en aluminium. Ca tombe bien, je viens de casser un de mes piquets en alu creux. Ils sont efficaces mais il faut éviter de marcher dessus une fois en terre, ils n’aiment pas ça.
Sur le lac un castor nage sur place et me regarde avec circonspection, il reste bien 10’ à m’observer. Par ennui ou rassuré, il plonge et disparaît. Un peu plus loin, un plongeon  arctique pêche. Le soir en mangeant j’aurais droit à un beau concert de cygnes chanteurs. Je comprends pourquoi il porte ce nom, son chant est puissant mais très doux et mélodieux.
Je fais un petit tour le long du ruisseau qui naît du déversoir, il y a quelques gobages. A présent, je regarde tout cour d’eau de plusieurs manières : est-il descendable en raft, quel est son avifaune et quels sont les poissons qui gobent ? Pour cette dernière question, la réponse est simple, de belles ombres arctiques. J’essaie bien de les taquiner à la mouche, mais le petit groupe se déplace vers un endroit qui m’oblige à mouiller les pieds. Et ça j’en ai pas envie, j’ai eu les pieds mouillés toute la journée, ça suffit !

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Lac BAJEP JIERASJÁVRRE
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La rivière qui descend du lac BAJEP JIERASJÁVRRE

JOUR 9 , BAJEP JIERASJÁVRRE- BUOLLEMOAJVVE, campement Sami

Le deal était simple : si le ciel est clair au levé, je monte sur le VIERJAS, si le temps est couvert, je continue sur le ruisseau. Et bien, ça sera celui-ci, ciel bas et petite pluie. Dommage, je m’imaginais monter sur le sommet pour avoir une vue d’ensemble de la vallée. En faisant mon trajet sur les cartes, j’avais regardé cette vallée sur Google Eart, elle me semblait si attirante, si prometteuse. Des lacs, un ruisseau au milieu des marais, des forêts de bouleau qui partent conquérir des parois rocheuses, mon mélange préféré ! Ca sera pour la prochaine fois.
Je descends au fil de l’eau assis sur le boudin arrière. Les ombres filent devant moi, d’abord quelques-unes, jusqu'à former une troupe de 15-20 poissons. A la première occasion, une belle courbe ou un beau calme, elles font vite demi-tour. Et je recommence ainsi de suite jusqu'à un bel élargissement  du ruisseau où gobent pas mal d’ombres. Je décide de m’y arrêter et de les chatouiller  au Tenkara. Le ciel est toujours aussi gris et la fine pluie bien présente, mais ça me tente trop. Elles gobent des toutes petites mouches et boudent un peu celles que je leur présente. Je parviens néanmoins à sortir quelques beaux spécimens de 45 cm.
Bon, la pluie redouble d’intensité, je réembarque. Le ruisseau paresseux se transforme en petits rapides au milieu de blocs de granit. Mais le niveau est bas et je gratte beaucoup. Je décide de quitter celui-ci pour rejoindre le campement Sami RÁVDOAJVE.
Il est 10h30’, Je me dis « à 12h30’ j’y suis ». Je traverse la forêt de bouleaux et j’arrive effectivement à 12h30’ au campement. J’ai la chance de trouver une petite hutte typique qui n’est pas fermée par un cadenas, je m’y installe pour casser la croûte. Et grand luxe, j’allume un feu dans le foyer central. Un plaisir de manger au sec avec cette pluie. Je regarde la carte et autre pronostic : «  à 17h, je suis à l’autre campement de l’autre côté ». Un sentier est repris sur la carte, c’est en fait une trace de quad qui fait la jonction entre les deux campements. Je monte par cette trace qui s’est transformée en petit ruisseau, et plus je monte bien sûr, plus le vent est fort. Au sommet, c’est le brouillard qui s’invite. Un labbe à longue queue vient me dire bonjour. Il faut être courageux pour voler par ce temps.
Ah ! la piste quad se sépare. Tout me dit de continuer à droite mais je prends à gauche, juste pour vérifier. Je descends dans la vallée par cette piste qui marque plus profondément le paysage, c’est même complétement défoncé, je patauge dans la boue. Je suis tout près d’un « Rengärde », l’activité doit être intense lors des regroupements de troupeaux. Bon, je suis dans le brouillard total, dans tous les sens ! Je ne sais pas exactement où je suis et le vrai brouillard m’accompagne toujours, je fais demi-tour.
La branche de droite est la bonne, toujours suivre sa première intuition, ne jamais oublier cette règle ! J’arrive au petit village Sami vers 17h30’. Sans ma petite escapade, je serais arrivé un peu avant 17h, selon mon estimation. Evidemment, pas une âme qui vit. L’ambiance est cafardeuse, sinistre et vraiment angoissante. Ce petit village vide, pourtant tout propre, m’insécurise vraiment. Je m’en éloigne pour trouver un endroit où planter le tarp, la pluie a enfin cessée.
Là haut sur le plateau, je me disais, « On se croirait dans le Massif des Maures » Après réflexion, c’est l’ambiance pluie et brouillard qui me donnèrent cette impression. J’ai souvent vu, en rando avec ma femme,  ce massif dans ce beau mélange de brouillard et de pluie.
Je m’installe dans une vieille forêt, des vieux conifères couchés jonchent le sol, certains là depuis tellement longtemps qu’ils se confondent avec la mousse du sol, d’autres juste tombé l’hiver dernier, sous le poids de la neige. Et je suis sec malgré cette journée de pluie et de vent.
Longue journée, je me couche tôt. Un élan passe tout près, je l’entends patauger dans la boue du petit ruisseau et puis monsieur se fâche de ma présence, il beugle plusieurs fois. C’est puissant et ça m’effraie. Plutôt un ours fouineur que ce grand ongulé au caractère imprévisible. Il s’éloigne, je peux dormir tranquille.

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Petite douceur dans la hutte du campement Sami
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La piste de quad sous la pluie

JOUR 10, BUOLLEMOAJVVE- lac de SÄLBÅKJÅGÅSJ

Je me lève, sous un ciel imperturbablement gris et menaçant et décide de jeter un coup d’œil à ce téléphone satellite, pas possible qu’il ne fonctionne pas. J’enlève la batterie, le referme correctement et miracle, il fonctionne. Je téléphone tout de suite à ma Petite Moitié. Ah, quel bonheur de lui avoir parlé, envolé mon cafard, bonjour le renouveau. Près pour la suite, même si le soleil est absent.
Le brouillard s’est levé, je monte sur le sommet le plus proche, le BUOLLEMOAJVJÅHKKÅ. Je sais, ces noms sont imprononçables, mais ils donnent les repères géographiques nécessaires. Je sais exactement où je suis, si je monte, c’est pour me rendre compte de mon erreur de hier soir. De là haut, je vois effectivement l’embranchement de gauche qui mène au Rengärde. Et je constate que même par là j’aurais pu arriver sur la rivière TJIEVRESJÅGÅSJ où je souhaite embarquer. Et j’embarque, à partir d’un pond de bois. La rivière prend très vite de la pente, les blocs de granits créent de beaux passages techniques, plus loin un beau toboggan. Par plus hautes eaux, le niveau doit être un beau III technique. Puis, il se calme pour paresser entre des hautes berges de sable où s’accroche des bouleaux. L’eau percole du sol directement dans le ruisseau, doucement, petit goutte à goutte musicale dans ce silence total.
Souvent, je dois débarquer pour passer au dessus d’un bouleau tombé en travers du ruisseau suite à l’activité des castors. L’eau est profonde, très claire mais très acide, de couleur de la tourbe. Pas un poisson dans cette eau si pauvre.
Je rejoins l’embranchement de la SÅLBÅKJÅGÅSI, une rivière que j’ai déjà descendu l’année dernière. Qu’a cela ne tienne, je suis en avance sur mon planning, je le remonte à pied, j’ai envie de bivouaquer au lieu dit « Le crâne d’Elan ». La rivière serpente entre une forêt de bouleaux, de pins sylvestre et des marais. Plutôt que de suivre son court très fantaisiste, je coupe à travers la forêt pour traverser un peu plus loin les marais qui entourent le lac SÄLBÅKJÅGÅSJ.
Tiens, au bord du lac, à nouveau un élan et ses deux jeunes. Je traverse les marais pour retrouver l’emplacement de bivouac ; le crâne d’élan n’a pas bougé. Je m’installe sous une petite pluie. Nuit confortable avec le bruit du ruisseau qui coule un peu plus loin.

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Le ruisseau à l'eau si acide

JOUR 11, ÄLBÅKJÅGÅSJ- rivière JARREBÄCKEN

Il a plu toute la nuit. En fait il a plu jusque 12h. J’ai patiemment attendu la fin de cette si longue averse avant de me mettre en route lors d’une timide apparition du soleil. Le ruisseau a un autre débit.
Qui va gagner ? Le soleil arrivera à chasser les nuages ou ceux-ci vont-ils tenir bon ? Et bien ce sont les nuages qui gagnent la partie et la pluie revient en force. Je descends doucement le ruisseau, je regarde toute cette avifaune abondante : Garrot à œil d’or, Macreuse noire, Chevalier sylvain. A la sortie d’une courbe, je tombe nez à nez avec un élan et son jeune. La mère apeurée file en laissant son jeune se cacher dans la végétation de la berge. Elle me suivra longtemps. Pour m’éloigner de son jeune ? Je l’espère et surtout qu’elle retournera très vite auprès de lui.
La pluie continue,  en combi sèche c’est très confortable, mais il faut bouger, je pagaie avec énergie, pour reprendre un peu de chaleur. J’arrive au confluent des deux rivières qui forment la rivière TJÁHPPISOAJVJÅHKÅ-JARREBÄCKEN. La pluie de ces derniers jours à bien grossi la rivière, c’est du classe II en continu jusqu’aux rapides. L’eau est froide, malgré la combi sèche, j’évite autant que possible les gros paquets d’eau.
Un jeune élan mâle au bord de la berge me regarde passer béatement, plus loin un Aigle royal juvénile remonte tranquillement la rivière. Et les Harles bièvres sont nombreuses. Il pleut, mais tout le monde s’en fout !
Il me semble que j’arrive avant les rapides, de toute manière j’ai froid, vraiment froid, très froid aux pieds, les doigts gourds, j’ai difficile à défaire les sangles. La faim, l’eau froide et la pluie, un cocktail détonnant ! Je m’active, je me change, et surtout je prépare un feu. J’ai besoin d’un bon coup de chaleur ! Là auprès du feu, avec ma soupe chaude je suis enfin « dégelé ».  Il est très rare que je fasse du feu, mais ce soir j’en avais vraiment besoin.
Et qui voilà ! Le soleil et le ciel bleu qui s’agrandit, s’agrandit jusqu'à remplir entièrement le ciel. Youpie ! Demain je me balade en forêt avant de continuer à descendre la rivière.
Je ne suis pas avant les rapides, je ne reconnais absolument pas l’emplacement de bivouac. Je verrai demain.

JOUR 12, JARREBÄCKEN-JOKKMOKK

5h du mat, la pluie a refait son apparition. Ce n’est pas la pluie qui m’a réveillé mais une Grive musicienne qui perchait juste au dessus du tarp et avait décidé de lancer des vocalises. Ce fut une nuit un peu perturbée.
En tout cas, c’est raté pour une balade en forêt, il pleut trop fort.
Départ tranquille mais prudent, je dois m’arrêter avant la zone des rapides. Seul, je ne les descendrai pas, c’est un beau classe III continu. Voilà, je m’y retrouve, reconnais la boucle à gauche avant les rapides. Et puis le bruit, ça gronde, l’eau brune se déchaîne entre les gros blocs de granit.
Je marche le long des rapides, ce n’est pas très long, au plus un gros kilomètre. A la fin de ceux-ci je retrouve notre bivouac de l’année dernière. Nous avions ramassé du bois pour un feu, mais le temps était tellement chaud que nous n’en avions pas fait. Le tas de bois est toujours à la même place, rien n’a bougé, seule une année sépare ces deux moments.
Une femelle de Grand tétras s’envole à mon passage. La première que je vois sur cette randonnée.
Très vite, après les rapides, la rivière se calme pour entrer dans sa phase «  j’ai assez joué, j’aborde les marais ». Elle serpente nonchalante jusqu’au lac de KARATS
Ah, un nid de Cygne chanteur qui n’est plus occupé. Par curiosité, je vais y jeter un coup d’œil. Il reste des coquilles d‘œufs blancs. Ils sont grands, un bon 8 cm.
Ma dernière rencontre, un castor qui nage tranquillement devant le raft. Il me précède de quelques mètres. Veut-il me monter le chemin ? Cela dure un bon moment, puis il en a sans doute marre et plonge en n’oubliant pas de faire claquer sa queue sur l’eau.
La pluie se calme, le ciel est toujours très bas mais le vent est très faible. Une chance, même si la traversé jusqu’au village de LUVOS est courte, le pack raft n’est pas du tout adapté à ce type de navigation, sa prise au vent est trop importante.
Avant de rejoindre le village, je décide de m’arrêter sur la plage de sable qui borde l’estuaire de la rivière. J’ai une petite marotte : les bois flottés, les petits bien sûr. Il y a toujours de belles surprises, chaque pièce est unique, leur forme infinie, la couleur se révèle au séchage, là encore une surprise. Notre salle de bain est pleine de formes sorties de mon imaginaire : cachalot, vénus néolithique, tête de canard, mammouth…
Me voilà arrivé au village, reste le plus dur de la randonnée : trouver un lift jusqu’à JOKKMOKK qui se trouve à +/- 54 km. C’est pour les ¾ une piste et le village est principalement constitué de secondes résidences. Je rencontre un vieux monsieur sur son tracteur, je lui demande si il connaît quelqu’un qui irait vers JOKKMOKK. Lui non, mais il téléphone à un ami qui hélas s’avère ne pas être là. Je fais le tour des maisons occupées. Chou blanc partout. L’affaire s’annonce mal. Je prends mon pied la route et décide d’avancer un maximum de manière à avoir un maximum de passage. Il y a quelques petites agglomérations, au plus j’avance, au plus j’ai de chance d’avoir du passage. Je marche quand même +/- 1h30’ avant que la première voiture ne se manifeste. La piste est longue, en ligne droite, je la vois arriver de loin. Je lève le pouce et elle s’arrête. Le conducteur ne parle pas anglais et mon suédois est inexistant, mais il va bien à JOKKMOKK, c‘est le plus important pour moi.
Me voilà à l’auberge de jeunesse, SVANDRAR. Il y a du monde. J’ai de la chance, il reste une chambre 1 personne.
Session décrassage et sauna mais je n’ai pas l’occasion de mettre des vêtements propres, la station de bus où j’ai mis mes vêtements dans une consigne est fermée à partir de 19h. Ca sera pour demain.
Je n’irai pas souper à la pizzeria Opéra, il me reste un dernier lyophilisé, le plus mauvais mais je m’en contenterai.
A l’auberge, je rencontre un couple qui a traversé le Sarek. Lui en Rangers Suédoises, il regarde mes trails avec beaucoup de circonspection pour ne pas dire incrédulité. Pourtant, à son inverse, je n’ai pas un seul pansement sur mes pieds. Je n’ouvre pas le débat, à chacun son trail, mais je reste ultra convaincu de mon choix.
Demain, retour sur Stockholm par le train.

10122_p1030623_23-09-16.jpg
Arrivée sur le lac de KARATS

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#2 23-09-2016 21:13:09

enrico
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

Très beau retour, bien documenté, notamment pour la faune et la topographie, et les conditions météo...
Vraiment bien, on s'y croirait presque lol .
Merci  smile


"De côtes en vallons, de plaines en plateaux, marcher en silence, le regard en paix"

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#3 23-09-2016 21:17:14

jeanjacques
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

Pourquoi le titre en majuscule ? Cela me coupe l'envie de lire le récit..


Super poney

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#4 23-09-2016 21:23:26

Nayana
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

jeanjacques a écrit :

Pourquoi le titre en majuscule ? Cela me coupe l'envie de lire le récit..

Et tu aurais tord. Chouette retour Ptilapon smile


Lentement mais surement...

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#5 23-09-2016 22:46:41

nobru75
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

super !
pas toujours conscient si tu marches ou tu pagaies mais qu'importe ! toujours en immersion totale , seul avec cette nature smile

merci pour cette évasion

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#6 23-09-2016 23:37:56

Gigi
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

Merci beaucoup pour ce beau retour, la nature est belle !

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#7 24-09-2016 06:36:56

velox
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

J'attends la liste. smile

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#8 24-09-2016 10:09:30

eraz
multimedia
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

Kikoo Ptitpalon wink

Merci beaucoup pour ce superbe retour!!! C'est vraiment un endroit dans lequel j'ai envie de mouiller mon packraft en plus.

C'est très poétique et très agréable à lire. Un vrai bonheur wink.

eraz

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#9 24-09-2016 10:34:09

Archimboldi
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

Quelle claque, c'est magnifique, le récit se déroule gentiment, comme au fil de l'eau, et paf, c'est déjà la fin. Un immense merci pour le partage !  smile

J'attends également la liste avec impatience.


"Life is full of wonders for someone who is prepared to accept them." Moominpappa

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#10 24-09-2016 16:04:03

ester
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

Bonjour Ptilapon,  smile

Ptilapon a écrit :

Je marche le long des rapides, ce n’est pas très long, au plus un gros kilomètre. A la fin de ceux-ci je retrouve notre bivouac de l’année dernière. Nous avions ramassé du bois pour un feu, mais le temps était tellement chaud que nous n’en avions pas fait. Le tas de bois est toujours à la même place, rien n’a bougé, seule une année sépare ces deux moments.

Un moment fort en émotions, pour l'avoir vécu sur le Causse Méjean. D'autant plus surprise que, pour ma part, il ne s'agissait que de petits tas de branchettes destinées au réchaud à bois. Même pas dispersés par le vent. Et seul vestige de mon passage.

Merci pour le partage de ce récit plein de finesse et très sensuel, au sens premier du terme, qui fait entendre les sons, laisse percevoir les odeurs, la sensation des mousses sous les pieds, le plaisir des yeux... Un régal !  smile


Grâce à vous, j'avance ! merci !  smile

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#11 24-09-2016 17:22:10

Ptilapon
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

velox a écrit :

J'attends la liste. smile

Salut velox,

Voici un retour sur le matériel utilisé.

-    Portage : j’ai à nouveau utilisé le sac à dos Epic de ULA. Ce n’est pas le plus léger mais il est très fiable et permet de porter de lourdes charges. A mon retour, je le rempli d’eau pour repérer les petits trous que j’obture par l’intérieur. Cette fois-ci, je l’ai enduit d’une bonne couche d’un mélange white spirit-silicone. J’utilise les 2 petites poches latérales pour y mettre mon pantalon et veste de pluie.
-    Abri : Duomid silnylon. Il y a d’innombrables retours à son sujet. C’est à la lecture de ceux-ci que j’ai décidé cet achat. J’en suis très très content.
-    Couchage : Thermarest Xtherm regular et sac de couchage Hägelofs LIM 12. L’année dernière, je sentais que le froid passait outre de mon Thermarest Prolite small, Il faut ajouter que le printemps était très en retard, il y avait encore de la neige un peu partout. Comme j’avais acquis le Xtherm pour une rando en mars dans le Sarek, j’ai décidé de le reprendre. Je ne suis pas déçu du surpoids occasionné. Ce matelas est très confortable, j’ai dormi toutes mes nuits d’une seule traite. Sac de couchage, 980gr. C’est du lourd mais je n’avais rien d’autre. J’ai testé un quilt Cumulus 150 cet été dans les Vosges et je suis convaincu. Mon prochain achat sera un quilt 350 de chez Cumulus ou un Enigma de Enlightened
-    Cuisine. Réchaud Ti-Tri Inferno. Je suis impressionné par sa performance avec du bois. Le seul gros problème, à mon avis, est le nombre de pièces qui constitue ce réchaud. Une pièce est facilement perdue. Et pas question de garder les mains propres, le noir de la suie se répand facilement lors du rangement du réchaud. Aussi, Le réchaud à alcool est fragile. La popote est une Evernew 600 ml, largement suffisant pour une personne et même pour deux.
-    Vêtements :   
-    T-shirt longues manches mérinos. Impec avec un Buff
-    Patagoushi Hoody Piton. Orienté escalade, mais si pratique et coupe vent.
-    Patabrol Nano Puff veste et gilet. Je suis un frileux le soir.
-    Anorak Hägelofs Rock Lite Pull G-Pro. Je préfère les anoraks aux vestes. Je le portais presque tous les jours, je trouve sa poche ventrale très pratique et le modèle très adapté aux climats nordiques. Très content de l’imperméabilité de cet anorak, je suis resté au sec pendant la journée de forte pluie. J’ajoute qu’elle n’est pas neuve, 4 randos à son actif : 2 hivernales et 2 pack raft. Points négatifs : tissu extérieur fragile et prix exorbitant.
-    Pantalon Patatruc Simple Guide Pants. Mon fidèle compagnon dans ce genre d’aventure : solide, sèche très vite et assez chaud.
-    Pantalon Patachose Torrentshell. C’est du lourd, 250 gr. mais de l’ultra efficace. Il m’a gardé au sec et je le porte le soir au bivouac. Je n’utilise pas de ‘Long John’. Et puis en hors sentier ça résiste très bien. J’ai testé un très léger de chez Camp, autant ne rien mettre.
-    Gant : Gram Shell Mitten de Hägelofs. Je ne les ai pas utilisé, pas eu l’occasion, je ne suis pas frileux des mains
-    Bonnet : mérinos, modèle fin. Encore un de mes fidèles compagnons. Je l’emploi  à toutes les sauces.
-    Chaussettes : Brigedale Trekker medium avec 40 %mérinos. Je n’utilise plus les chaussettes uniquement en mérinos, beaucoup trop fragile.
-    Sur Chaussettes. Pour garder les pieds au sec, je mettais le soir une paire de VBL  de chez Rab. L’étanchéité n’est pas parfaite malgré l’ajout de Silnet et d’un mélange de White-spirit/acétone. Je ferai une paire moi même. Quant aux chaussettes GTX, j’ai testé une paire de Sealskinz. Une vraie fumisterie. 40€ pour avoir les pieds mouillés !
-    Chaussures : Roc Lite de Inov 8. De vraies pantoufles, idéales pour ce genre de terrain. A noter qu’en Pack Raft j’enlevais les semelles, autant les garder sèches. Dommage que les trails s’abîment si vite. C’est leur seul défaut. J’ai une paire de Predator La Sportiva en réserve, j’espère qu’elles seront plus résistantes.

La pièce qui m’a le plus déçu : VBL de Rab. Pas étanche

La pièce qui m’a le plus impressionné : Hägelofs Roc Lite Pull. Jusqu'à présent, je n’ai jamais attendu d’une veste ou d’un anorak GTX une imperméabilité totale. Mais là, je suis bluffé.

Retour sur le Tenkara

Qu’on se le dise, le Tenkara est plus un jeu, un jeu très ludique. C’est, « toi ma fille, je vais t’attraper ». C’est amusant de repérer les gobages et d’essayer de prendre un poisson. Mais ça demande quant même une certaine connaissance : choisir le bonne mouche, savoir la lancer, ne pas prendre une pointe trop épaisse…
Si l’on pêche pour se nourrir, le lancer léger est plus efficace, demande beaucoup moins de connaissance. On peut attraper, en plus des salmonidés, perches et petits brochets. J’ai sorti un brochet de 60cm sur du 20/ième. La différence de poids est peut être de 150gr….
De plus, on peut pêcher au lancer dans tout type d’eau. Mais le Tenkara est vraiment amusant.

PACK RAFT

-    Pack Raft : Alpaca. Une bête increvable. De très nombreuses descentes à son actif et toujours pas un trou. J’ai ajouter des sangles de cuisses pour le maintient comme dans un kayak. Très nécessaire en eau vive, permet de gérer sa stabilité.
-    Pagaie : Aqua Bond tout carbone, 733 gr. L’aqua Bond Manta Ray fiber est très fragile à la jonction de la pale et du manche
-    Dry Suit de chez Anfibio. 800 gr. Mais un must, permet de rester au sec en toute condition. J’ai un modèle sans chausson mais avec fermeture latex au cou. Une fermeture néoprène n’est pas assez étanche et les chaussons latex compriment trop les pieds. J’utilisais des chaussons néoprène Sealskin. Pas assez performant, il faudrait quelque chose de plus épais. Ou, peut être choisir une taille +1 de chausson latex.
-    Gilet : le gonflable de chez Anfibio. 353 gr.  Oui, c’est lourd, mais je ne joue pas avec la sécurité. J’ai fait ajouter 2 poches filet sur le devant pour y placer : jumelles, appareils photos et téléphone satellite.
-    Casque : Siroco de Petzl. Je ne le prendrai plus lors d’un prochain solo, je ne descends pas les rapides en solo

Merci pour vos commentaires: enrico, Nayana, nobru 75, Gigi, eraz, Archimboldi et ester

Dernière modification par Ptilapon (24-09-2016 17:27:23)

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#12 25-09-2016 13:54:36

ventcalme
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

Bonjour,

Merci pour ce récit qui fait voir, entendre, et sentir. Apprendre aussi.

Savais tu avant de partir que tu pouvais pecher autant de poissons ? Est-ce le doute qui t'a conduit à emporter autant de nourriture au début ?

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#13 25-09-2016 15:57:58

Ptilapon
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

ventcalme a écrit :

Bonjour,

Savais tu avant de partir que tu pouvais pecher autant de poissons ? Est-ce le doute qui t'a conduit à emporter autant de nourriture au début ?

Pour avoir déjà été en Laponie plusieurs fois, je savais que je pouvais prendre pas mal de poissons. Mais, j'ai pêché à la mouche par amusement. Si je devais me nourrir de ma pêche, je prendrais une canne à lancer. Je n'ai mangé qu'un seul Ombre Arctique en fait. Quant à la nourriture, j'avais 8 kg pour 11 jours, emballage compris. Ce qui fait 667 gr/jour. J'aurais pu prendre moins mais pas significativement. Je n'ai pas encore fait le tableau calorifique. Ca vient!

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#14 26-09-2016 14:45:34

Archimboldi
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

J'ai un peu de mal à me représenter ta liste, c'est plus facile sous forme de tableur. En plus tu as modifié les noms, j'ai bêtement cherché ce qu'était "Patabrol". lol Mais merci du partage. smile

Du coup si je compte bien, tu avais 3 couches pour le bas ? La dry suit, un pantalon thermique ET un pantalon imper ? Quelle est l'utilité de ce dernier ? Marcher en drysuit c'est vraiment insupportable ?
Pour le haut, pourquoi une softshell et un anorak ?

Rien contre les moustiques pendant la journée ? Même si c'était tôt dans la saison, je crois que ça aurait été ma première préoccupation, surtout en étant sur l'eau en permanence.

Ce que tu dis sur les VBL de RAB fait écho à mes propres observations, j'avais noté qu'en les portant ou non, mes chaussures en hiver étaient quand même humides à la fin de la journée. Je me souviens avoir rapidement testé leur étanchéité, elle semblait effective donc je ne comprenais pas d'où cela pouvait venir. Je vais retourner les inspecter plus en profondeur...


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#15 26-09-2016 19:48:15

Ptilapon
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

Ce que tu dis sur les VBL de RAB fait écho à mes propres observations, j'avais noté qu'en les portant ou non, mes chaussures en hiver étaient quand même humides à la fin de la journée. Je me souviens avoir rapidement testé leur étanchéité, elle semblait effective donc je ne comprenais pas d'où cela pouvait venir. Je vais retourner les inspecter plus en profondeur...

Les prochaines seront maison

Dernière modification par Ptilapon (26-09-2016 19:50:10)

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#16 27-09-2016 13:44:45

shyguy
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

bonjour,

merci pour ce super récit très dépaysant et vraiment agréable à lire.   smile


<- mes photos sur Flickr en cliquant sur "Site Web".

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#17 27-09-2016 16:26:28

René94
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

Merci pour ce récit d'une rando si originale smile

Et je suis impressionné par tes connaissances de la faune ; es-tu un accompagnateur professionnel ?


"Je ne suis pas ce qui brille..." (F. Marchet)
Mon trombi

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#18 28-09-2016 11:40:14

Javah
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

Très chouette récit, merci pour le partage Ptilapon.

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#19 01-10-2016 21:01:15

Myrtille88
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

Très beau récit
Tu sembles bien connaître les oiseaux, en plus ils ont de jolis noms (d'oiseaux wink )

Une faune bien présente, ça doit être des souvenirs inoubliables. J'imagine ta peur en sentant l'élan tout proche.

Beaucoup d'humidité tout de même sur la fin roll
et le poids du matériel pour la marche, il faut être résistant

Merci aussi pour le retour sur le matériel.

J'ai reconnu Telleke smile smile smile

Myrtille

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#20 05-10-2016 20:15:36

Ptilapon
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

Archimboldi a écrit :

J'ai un peu de mal à me représenter ta liste, c'est plus facile sous forme de tableur. En plus tu as modifié les noms, j'ai bêtement cherché ce qu'était "Patabrol". lol Mais merci du partage. smile

Du coup si je compte bien, tu avais 3 couches pour le bas ? La dry suit, un pantalon thermique ET un pantalon imper ? Quelle est l'utilité de ce dernier ? Marcher en drysuit c'est vraiment insupportable ?
Pour le haut, pourquoi une softshell et un anorak ?

Rien contre les moustiques pendant la journée ? Même si c'était tôt dans la saison, je crois que ça aurait été ma première préoccupation, surtout en étant sur l'eau en permanence.

Ce que tu dis sur les VBL de RAB fait écho à mes propres observations, j'avais noté qu'en les portant ou non, mes chaussures en hiver étaient quand même humides à la fin de la journée. Je me souviens avoir rapidement testé leur étanchéité, elle semblait effective donc je ne comprenais pas d'où cela pouvait venir. Je vais retourner les inspecter plus en profondeur...

En Pack Raft, sous le dry suit: le pantalon Simple Guide, le T-S longue manche, le polaire Patagonia si il faisait froid. Pendant la marche, sous la pluie ou avec un vent fort du nord comme au début, je portais le pantalon Torrent Shell et l'anorak. Marcher avec le dry suit, c'est se trouver dans une étuve, la membrane n'est pas respirante. Pour les courts déplacements, je défaisait le haut et nouais les manches à la taille. Il existe bien des dry Suit en GTX, mais plus chers et plus fragiles. J'ai lu des retours de personnes qui avaient utilisé leur Dry Suit GTX pour marcher, ils ont fini par trouer leur combi. Et ça, c'est plutôt dangereux

Pas trop de moustiques à cette époque, les nuits sont encore froides. Et sur l'eau, ils sont encore moins présents. C'est une fois que l'on débarque qu'ils donnent l'assaut. Je n'ai pas employé ma moustiquaire de tête et utilisé 2 x du Deet. J'évite juillet pour justement ce problème de moustiques

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#21 05-10-2016 20:18:31

Ptilapon
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

René94 a écrit :

Merci pour ce récit d'une rando si originale smile

Et je suis impressionné par tes connaissances de la faune ; es-tu un accompagnateur professionnel ?

Non, je ne suis pas professionnel. J'organise parfois des randos pour des amis. La présence d'une faune importante est un de mes paramètre pour le choix de la destination

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#22 05-10-2016 20:31:53

Ptilapon
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

Myrtille88 a écrit :

Très beau récit
Tu sembles bien connaître les oiseaux, en plus ils ont de jolis noms (d'oiseaux wink )

Une faune bien présente, ça doit être des souvenirs inoubliables. J'imagine ta peur en sentant l'élan tout proche.

Beaucoup d'humidité tout de même sur la fin roll
et le poids du matériel pour la marche, il faut être résistant

Merci aussi pour le retour sur le matériel.

J'ai reconnu Telleke smile smile smile

Myrtille

L'élan qui beuglait m'a beaucoup impressionné, j'ai une frayeur là. Ces grands quadrupèdes peuvent être agressifs. La rencontre avec l'ours et son petit reste bien gravé dans ma mémoire, même si j'ai eu d'autres observations aux USA. La mère et l'ourson étaient trop beaux

Le mauvais temps est un élément dont il faut toujours tenir compte dans ces régions. Je supporte assez bien cet inconfort et j'oublie très vite.

Le poids: j'y travaille, à le diminuer, j'ai plus 20 ans lol

Ah, Telleke smile

Je trouve un retour sur le matériel plus intéressant qu'une liste

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#23 05-10-2016 21:17:40

Myrtille88
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

Je n'imaginais qu'on puisse rencontrer des ours en Laponie mais j'ai vu qu'il y en avait 1500 surtout dans la partie orientale. Je n'osais pas sortir de l'abri la nuit dans les campings des Rocheuses, alors là en pleine nature yikes

Le mauvais temps est un conditionnement et une habitude, n'empêche que ... roll

pour le poids je pensais surtout à celui du canot  hmm

la liste reste tout de même intéressante pour quelqu'un qui voudrait faire le même genre de périple en Laponie wink

Myrtille

Dernière modification par Myrtille88 (05-10-2016 21:20:33)

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#24 12-10-2016 20:50:19

CLeC
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

Bonjour,
Merci pour ton récit sympa ; belle balade !


4981875N - 0698785E - 1761m

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#25 13-10-2016 17:22:40

gregca
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Re : [Récit + liste] Packraft printanier en Laponie

merci pour le partage! il semble que la Laponie ait le vent en poupe cette année! je ne suis qu'au J7 de ton récit, parce que le mien me prend également du temps,  mais ça donne envie d'y retourner...
Sympa de faire apparaître tous ces noms de lieux imprononçables qui permettent de suivre ton parcours sur une carte, ça aide à préparer des futures sorties!
Le concept du packraft à l'air super intéressant car très silencieux, et ça a l'air de t'aider à apercevoir des animaux... le fait d’être seul aide aussi j'imagine.... j'en suis déjà à deux élans, deux ours!!!!!!!! cool cool sans compter les oiseaux, c'est dingue le bol que tu as!!! dommage que tu n'ais pas pu les prendre en photo....

promis je reprend la lecture très vite! continue comme ça, on adore!

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