#1 20-06-2020 13:19:22

dubrock
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Lieu : Grenoble
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[Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

Bonjour à tous,


  - échec de tentatives de mise-en-forme 27/06/2020

Un grand merci à l’équipe de bénévoles hyper calés en informatique qui veillent et gèrent ce site, avec une mention spéciale pour celui qui paye…

Du 30 mai au 26 juin j’ai marché sur le GR 3 de Mont Gerbier de Jonc (07) à La Baule (44) en autonomie partielle. Je voulais faire une autre « longue marche » après celle de 2016, étant persuadé que je pouvais « faire mieux », souffrir moins ! J’en avais un bon souvenir même si c’était un abandon et que j’avais des séquelles un an après ! Porter entre dix-sept et vingt kilos pendant 39 jours ça use ! (Sedan à Agen.)
En 2017, je me suis inscrit à « rando-léger.com » ! Une communauté secrète et spécialisée en marches ultra légères, éventuellement rapides.

Succès en 2019.  Je suis arrivé vers 22h le 28ième jour à La Baule, immensément content !

Le matériel en grammes :


SAD Gossamer379Murmur 36 l avc attaches suppl 142.53€ (hors poste)
Toile Trekker tent    503Stealth, avec cordage suppl.
Moustiq338avec cordage suppl.
Mat mousse180très vieux
SDC 1 sns sac1037très vieux
SDC 2 avc sac267très vieux
Poncho194 ?
Veste 2 couches616D4
F. polaire336D4
Chaustts suppl92laine intelligente
Maillot de bain91D4
Bouteille plastique30pollution et bactérie, ok !
Tot./4033


   

Sac petit objets

Savon avc sac plast et élastiq 5.5 x 2.5 x 1.5 cm
Rasoir Bic
Brosse à dent et tube dentif mini
Coupe ongles
Pile phto suppl
Bloc et câble chargeur pile
2 stylos Bic suppl
2 briquets mini
Bougie 5 cm
4 Aspégic 500 mg
Cp « corticoïde » 4 x 20 mg et  1 Ventoline, le tout périmé.
Clés, argent, Carte ID et CB, 30 timbres vingtgrammespriorité dans pt sac mèche
Téléf port et câble
Kit couture
Cordage suppl dia. 3 mm x 2 m
Couteau Suisse avc cure dent et pince
Gduoublierdelisterqqchoses jajoute100g
 
6 CARTES  IGN  -  1/100 000        + 600g

Total : 1236g

BANDANA ?? perdu en Bretagne


Grand total : 5269 g



Sur moi : habilles dont chaussure lourdes (1014) et divers, par exemple, APN dans poche ; le tout faisant 2,3 kg.




TOT./ 2129





Mon itinéraire et préparation
J’ai suivi (à peu près) le GR 3 sauf à Gien où j’ai quitté la Loire vers l’ouest pour traverser la Sologne et découvrir un château. J’ai retrouvé le GR 3 à Blois.

Il est dit que le GR 3 est le premier en France (1947!).
Aussi, j’ai lu le blog de Bernard Trekking et deux livres des journalistes Bernard Ollivier et Thierry Guidet. C’était la première fois que je marchais dans ces contrées que je ne connaissais pas du tout hormis des sections communes avec le chemin de Stevenson, jours 2 et 3, effectué en 2017.   
J’ai acheté et étudié des cartes IGN au cent millième. Je suis parti avec six cartes, (600 g, aïe !)  que j’ai  renvoyées par la poste au fur et à mesure… Il en faut neuf pour l’intégralité du parcours…
Sur le site « superhero » j’ai imprimé une carte au 25 millième pour le passage du Puy-en-Velay car il est facile d’arriver en ville et souvent difficile d’en sortir. Cette carte m’a aidé même si elle n’était pas à jour et que le GR ne passait plus par là !
Enfin, sur ce site « rando-léger », une recherche avec « Loire et GR 3 » comme mots clés n’a rien donné…
sauf Templar55 découvert au retour et qui a fait des belles photos de la Loire.




Récit avec quelques photos

Mont Gerbier de Jonc – Retournac (environ 4 jours)
Retournac – Diou (env. 7 jours)
Diou – Gien (env. 5 jours)
Gien – Blois via la Sologne (env. 3 jours)
Blois – Nantes (env. 8 jours)
Nantes – La Baule (env. 2 jours)

Dehors tel un furtif je vais glisser à travers une diagonale moins vide que l’autre ; ni vu, ni connu. Le bivouac est interdit !
Sur la route goudronnée du début du GR 3, je m’éloignai du Mont Gerbier de Jonc. Il était 15h et j’étais contrarié.

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A cette date c'était encore le printemps. J'ai cru reconnaître des primevères, des narcisses et des jonquilles dans des champs brun-gris tachetés de vert entre des bois résineux. Un vent frais soufflait du nord sous une longue série de petite nuages sous un ciel bleu. Il faisait environ 16° au soleil...  tout était parfait... sauf dans ma tête.

Le lendemain, tôt, j'étais au lac et j'ai pris cette photo express : “abris sous roche ” .

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Au lac des Issarles, à deux pas de la plage celui-ce fait environ 2 m2 habitable et paraissait parfaitement sec avec son chauffage centralisé  par la Compagnie des Volcans du Velay. Si j'avais su...

Après le lac rond des Issarles un bon sentier m’a emmené vers le nord avec quelques segments de route goudronnée. A Arlempdes au café, j’ai bavardé avec des touristes comme moi et j’ai aperçu la Loire au fond des gorges profondes.



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Goudet, le château de Beaufort et un segment de Loire.   

Il était presque 18h quand je suis arrivé à Goudet. Sur la route un fermier et son aide rentraient les vaches.  J'ai marché avec eux. Nous avons discuté un peu avant d’entamer la montée, soutenue, pour sortir des gorges. J'étais étonné de ne voir aucune trace des orages et de la crue de 2017 qui avait fait tant de dégâts...



A midi le troisième jour, j'arrivais au Puy via une passerelle au-dessus des voies ferrées de la gare. Je m'était égaré trois fois seulement ! Il faisait très chaud. Les rues étaient presque désertes mais j'ai quand même trouvé une personne pour m'indiquer la rivière (la Borne?) pour pouvoir m'orienter.

La photocopie d'une carte au 25 millième a été utile pour poursuivre sur l'ancien GR 3 “dé-balisé”. J’ai traversé un lotissement sur une rue en diagonale montante pour arriver sur un plateau. Il y avait une table de pique-nique à l'ombre d'un arbre. Je me suis posé. La vue panoramique du Puy-enVelay était à couper le souffle! Pourquoi le GR ne passe t-il plus par là? Et puy, merde alors, j'avais oublié que j'allais prendre le train et rentrer. Maintenant il était trop tard. Autant continuer...

Débarrassé de mes problèmes existentiels, je me suis aperçu qu'il faisait beau et j'ai retrouvé le GR 3. A Polignac il y avait du café. On a rempli ma bouteille. J'étais impressionné par son fort
et je n'étais pas le seul.



Vorey, La Roche-en-Régnier, Chamalière-sur-Loire,  Retournac.

En chemin avant 6 heures, le matin du quatrième jour et après une excellente nuit, je me sentais plein d’énergie. J’étais optimiste, pensant arriver à Retournac de bonne heure, ce qui était important avant la longue traversée du Forez où le ravitaillement allait peut-être manquer (ce n’était pas le cas).

Après quelques kilomètres sur une petite route goudronnée, la voie est devenue une petite route en terre bordée de chênes centenaires en marge de grands champs de blé. Au loin on pouvait deviner la présence de la Loire d’où montaient des brumes à travers lesquelles on apercevait les formes arrondies des monts de sa rive droite. J’ai admiré le travail des araignées dont les toiles étaient mises en valeur par l’humidité. C’était une magnifique journée sans nuages.

Le soleil commençait à percer au passage du village de Chalignac encore endormi à 7 h. Pas de café, qu’importe, j’étais en marche ! Plus au nord, l’itinéraire prenait de l’altitude et au hameau du Cèneuil (Cheyrac) un panneau explique la genèse du volcan du même nom. On marche sur de l’argile et de petits morceaux de basalte.

Ensuite un chemin agricole en balcon et de toute beauté file vers le nord. Je sentais la chaleur du soleil sur mon bras, les oiseaux chantaient. Il faisait bon être là ! La vue vers l’ouest portait loin et j’ai admiré des villages blottis dans la verdure des monts. Mon appareil photo fumait ! Et alors que j’avançais vite, toujours émerveillé de cette journée, je remarquai que le soleil chauffait l’autre bras. Tout en marchant j’ai commencé à réfléchir, qu’est-ce qui se passe ? Peu après le chemin commençait à descendre. J’ai commencé à trottiner et c’est tout énervé ayant compris mon erreur que je suis arrivé à un village. Rapidement j’ai repéré un homme qui travaillait son jardin. Je me suis approché.

- Bonjour monsieur, on est où ?
- Bonjour, c’est à dire… ?
- Comment s’appelle ce village ?
- C’est Cheyrac.
- Cheyrac ?

Et là je ne comprenais plus rien puisque j’étais passé à côté d’un « Cheyrac » vers Polignac. Mon énervement grandissait. Je voulais vraiment arriver à Retournac de bonne heure pour les courses.
Allez, on respire… merde, Merde, MERDE ! J’étais furieux (avec moi même).

D’une voix calme j’ai demandé, SVP où est la route pour Vorey ?
- Là-bas, dans cette direction, m’a t-il montré de la main. Il y a six kilomètres.
- Merci monsieur, bon courage avec votre jardin, ai-je répondu en pensant combien il était fort d’être resté calme face à la furie que j’étais.

J’ai repris mes esprit en marchant sur la route. C’était seulement la troisième fois en quelques vingt années de randonnées que j’ai fait un « 360 » et bien que je sois un adepte de la sérendipité, aujourd’hui n’était pas le jour ! Au retour j’ai appris qu’il y a deux villages qui s’appellent Cheyrac et à seulement 10 km de distance (à vol d’oiseau).

J’ai repris la marche sur la « grande » route et en me retournant chaque fois au bruit d’une voiture pour prendre la posture de quelqu’un de bien qui mérite d’être aidé. J’ai compté 7 voitures sans succès et  j’ai poussé sur mon bâton pour avancer. A deux km de Vorey, à l’approche du bruit d’une voiture, sans me retourner, sans ralentir et sans conviction , j’ai tendu le pouce. La voiture s’est arrêtée… comme quoi….

Vorey est un village avec une gare (GR 40) et tout les commerces. Ce jour-là, il y avait « marché » et une bonne ambiance. J’ai bu des cafés et bavardé… Ce n’était pas facile de repartir...

Vers 18 h je suis arrivé à Retournac. Il faisait très chaud. Les rues étaient désertes. La Loire coulait tranquillement sur peut-être 100 m de large, encadrée par de jolies pelouses avec quelques arbres. C'était paisible. Sur un rond-point j'ai admiré une machine à tisser la dentelle avant de remonter une longue rue vers le centre ville en rive gauche. Sur la grande place devant la mairie, en bonne position figuraient, non pas un, mais deux robinets. Ah, ça tombe bien!
Autrement tous les commerces étaient fermés (ce dimanche soir) sauf…. une grande boulangerie sur la route principale qui est aussi l’itinéraire GR 3. Ouf !

J’ai quitté Retournac dans de bonnes conditions : 2 mini quiches tomate/thon, une part de pizza..
C’est ici qu’on laisse le “pays” des volcans et son basalte pour le Forez, ses couteaux, ses forêts, son granit…


Bientôt le sixième bivouac sur les hautes chaumes du Forez vers 1400 m.


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-
Au bord du chemin, vaguement à l’abri d’un sapin nain rabougri, j’ai installé ma toile non sans peine à cause du vent qui soufflait froid et fort du nord. Une fois à l’intérieur, hormis le bruit, c’était calme et j’ai mangé en me remémorant les deux jours précédents… par exemple, à la rencontre de ce grand randonneur (Paris – Florac) qui avait harnaché son sac à dos sur un chariot de courses pour le tirer et quand c’était impossible, il portait 19 kg. Il ne bivouaquait pas…. Je n’étais pas convaincu du système.

Magnifique forêt au nord du Rocher St. Vincent (au N de Lavoine). 6 juin, 8ième jour, au bord du chemin, j’ai bivouaqué sans monter la toile sur un lit (confectionné avec des rondins) de feuilles de fayard (hêtre).

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Au crépuscule, vers 21h j’ai aperçu un renard qui avançait nonchalamment en reniflant le sol. Alors malgré la fatigue, je me suis levé pour construire une barrière “psychologique” avec des branches. On ne me marchera pas dessus dans la nuit!


Au N de Charguéraud

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-
A Charguéraud j’ai bavardé avec Alexandre qui travaillait dans son jardin. Sur son “smart phone” il m’a montré des images radar de la pluie qui arrivait. Effectivement, peu après, la pluie était suffisamment forte pour que je  monte la toile. J’ai attendu tranquillement : ranger, manger, écrire… Après deux heures d’attente je me suis remis en chemin sous une petite pluie fine et plutôt agréable...rapidement il a fait beau ! Plus loin à Arfeuilles, il y avait du café et tant mieux, j’en avais besoin !

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Champs de foin mais souvent c’est du blé, parfois de l’orge.


Diou – La Charité-sur-Loire, pensées d’abandon...

Le 11ième jour, Dimanche 9 juin, je suis arrivé à Diou vers 9 h après environ 3 heures de marche. J’ai posé mon sac devant la boulangerie et je me suis mis dans la file d’attente. A mon tour, l’employée, de disposition agréable, m’a gratifié d’un beau sourire que je lui ai rendu en pensant à toutes ces bonnes choses à manger !

Il n’y a pas de café-bar à Diou (fermé depuis 20 ans m’a t-on dit) mais un Proxi Marché qui vendait du café d’une machine. De la salade de taboulé, des tranches de rosette et une bouteille d’eau sont venues compléter mes courses. Dehors sur une chaise que l’aimable gérante m’a laissé prendre, j’ai bu le café contre la façade sous le soleil enfin venu chasser les brumes de la Loire. J’ai apprécié d’être assis !

Plus loin, dans la forêt de Germigny et comme c’est la coutume, j’avais encore perdu le balisage. Une bonne heure plus loin, le sentier coupait une route et sur une butte il y avait un banc. Assis devant ma carte avec la vue de la cité Bourbon-Lancy, je pensais connaître ma position et savoir que le GR 3 était à 3 km plus à l’est. Va pour la route. Sur la carte j’avais aussi repéré un golf qui devait se situer non loin de « mon » GR, ainsi qu’un point haut, le Signal de Mont, à 469 m dans la forêt de Teugne. Un symbole indiquait une table panoramique et j’ai pensé que ça serait un bel endroit pour passer la nuit.

A contresens, j’ai marché lentement le long de la route encombrée de trafic, dans une ambiance de banlieue urbaine. C’était désagréable. Il faisait un temps chaud, lourd et le ciel était gris. Le golf était bien là avec un pelé et trois tondus qui jouaient et puis j’ai repéré du balisage mais repeint en gris. Aïe ! Comme au Puy-en-Velay, le GR ne passait plus par là. Il s’est mis à pleuvoir.

Au bord de la route j’ai monté la toile dans un petit bosquet d’arbres et de buissons, invisible des passants. Il ne pleuvait plus. J’étais fatigué et perdu. C’est vrai qu’il restait encore au moins 4 heures de jour, mais pourquoi ne pas dormir là ? Je verrais demain pour trouver le Mont. Demain il fera jour !

C’est là que je me suis assoupi sur mon matelas et qu’ensuite une gêne m’a réveillé. Et puis j’ai senti les piqûres/morsures dans mon cou. Rapidement à genoux, j’ai vu avec horreur des centaines de minuscules fourmis rouges sur mon matelas et visiblement il y en avait des centaines d’autres sur mon cou. Elles bougeaient vite avec une grande agitation. Celles sur mon cou me mordaient. En une fraction de seconde je suis devenu comme fou, arrachant le matelas et ma chemise, battant mon cou avec mon bandana. Satisfait de ne plus avoir de fourmis sur moi, j’ai rapidement tout remballé et rejoins la route. Mon cou me démangeait et brûlait comme du feu. Il ne pleuvait plus mais il était tard. La nuit tombait.

Sur la route, j’ai pris la direction de la cité. Les idées se bousculaient dans ma tête. J’étais enragé, au bord de la crise. Comment ai-je pu m’endormir sur une fourmilière ?  Comment une chose pareille pouvait-elle arriver ? Où était le GR ? Où allais-je trouver un « bivouac furtif » ?  En marchant je me suis calmé. Il était 22 h passé. Je dormirais sur le « green ».

J’ai monté la toile et la moustiquaire avec difficulté. Oui, ils étaient là aussi, les moustiques ! Une fois installé, la pluie à recommencé. La chance parfois… J’ai avalé 500 mg de poudre d’aspirine. J’ai dormi 4 heures d’un trait pour être debout avant 5 h. Avec le peu d’eau qu’il me restait, j’ai savonné mon cou toujours en feu et avec des démangeaisons à rendre fou.

Avant 7 h j’étais à Bourbon-Lancy, lundi 10 juin. Tout était fermé, endormi. En me dirigeant vers la Loire (descendant vers l’ouest), je suis tombé sur une boulangerie (café, viennoiseries, encore du café, plus le plein de ma bouteille) où j’ai appris que c’était un jour férié et qu’il n’y avait pas de gare. Je voulais rentrer ! D’après ma carte, je pouvais retrouver mon chemin via la route principale (D979) à 15 kilomètres. Ok, c’était le matin, j’avais eu « carburant » et j’étais reposé ; va pour une course, objectif : moins de trois heures.

C’était vraiment une grande route avec parfois des double voies. J’ai marché vite mais pas trop pour pouvoir tenir… et dans le sens de la circulation… sait-on jamais. J’ai atteint le premier village, Lesme, sans voir la moindre voiture. Plus loin, à environ deux kms de Vitry, une voiture s’est arrêtée. C’était une infirmière, incroyable ! et même si elle ne pouvait rien pour moi, c’était agréable d’être assis et de bavarder dix minutes. Elle allait faire une piqûre à un patient. Sa sollicitude à mon égard m’a fait chaud au cœur.

J’ai repris ma « course ». Sans cesse mes pensées revenaient aux démangeaisons, mais je les emmenais ailleurs en pensant à mon bras « fort » qui poussait sur le bâton, mes jambes efficaces qui fonctionnaient comme une machine. Il fallait à tout prix ne pas gratter !

J’avais bien avancé, j’étais « En marche ! » (comme nous tous ! Bon gré, mal gré) et à 9 h 07  à Cronat, j’ai eu la bonne surprise que l’Hôtel des Voyageurs soit ouvert. Ambiance familiale et sympathique pour quelques cafés, et rapidement j’ai repris la route. Il restait 5 km pour le GR. Enfin, j’avais quand même discuté avec un retraité de 87 ans de l’usine IVECO (Fiat) à Bourbon et qui m’a appris qu’ils étaient encore 1700 employés à y travailler et qu’il était heureux de sa retraite mais pensait que sa génération était la dernière à avoir une bonne vie. J’aurais voulu en savoir plus…

De nouveau en marche, j’avais chaud sous un ciel nuageux. Tout était calme jusqu’à ce qu’une voiture approche. Elle s’est arrêtée (encore une chance) et le temps de faire 4 km, j’ai fait connaissance avec Julien, 31 ans, commercial MGEN, de Roanne, et en route pour rendre visite à des copains. Il m’avait paru sympathique, normal il s’était arrêté pour moi ! Sur son tableau de bord il avait un écran de navigation GPS et on a pu visualiser la route ET le GR (du moins la route en terre où passait le GR). Tout était parfait. Il m’a déposé et tout de suite j’ai vu le balisage. J’étais soulagé.

Alors je me suis éloigné un peu de la grande route pour me poser et faire le point. Tout était calme, des oiseaux chantaient sous un ciel encore plus encombré. J’étais en train d’étudier ma carte quand soudainement une voiture arrive en trombe. C’était Julien. Il descends vite, ouvre le coffre, fouille et sort son téléphone. Je l’observe, je comprends tout de suite et je lui dis « tu pensais que j’avais volé ton téléphone ? » « Oui » a t-il le mérite d’avouer… En partant je lui ai renouvelé mes remerciements et tous mes vœux de réussite et bonheur... en vérité, j’avais de la peine pour lui, et j’ai bien réfléchi à ce que j’aurais pu lui donner comme cadeau, mais… rando-léger oblige, j’avais rien...tant pis !

Le GR 3 longeait de nouveau la Loire et traversait la zone protégée d’une réserve naturelle

A une aire de pique-nique avec une plage, j’ai pu me relaver la nuque et la fraîcheur relative de l’eau m’a apaisé. Mes pieds y ont également eu droit et c’est avec des chaussettes propres que je suis allé de l’avant, encore en marche !

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“Plage” 2.5 km avant Davey

Après Davey, le GR s’écarte de la Loire et traverse la rivière Aron avant une section magnifique dans la forêt des Minimes au Nord de St. Léger-des-Vignes.
La pluie a commencé, celle qui mouille, et comme je visais Nevers et sa gare, je voulais avancer. Alors j’ai sorti mon poncho, une première pour moi. Sa couleur jaune vif contrastait avec l’ambiance grise. C’était mon soleil. Il protège mon SAD mais pas mes pieds ce qui est sans importance.

Bien que mon SAD soit imperméable, la toile et le matelas sont exposés. Mon expérience d’utilisation d’une housse de protection (D4) était non-concluante. La finalité de cet option étant de pouvoir bivouaquer sans trop d’humidité même si les températures sont clémentes. Mon poncho, récupéré je ne sais pas où, est léger (194g), d’ailleurs il s’est tout de suite déchiré au passage de la tête, et pouvait servir comme bâche ou tapis de sol en plus de son utilité primaire (ce qui n’est pas le cas avec une housse de SAD).

Dans la dite forêt des Minimes à 18h, je longeais un bel endroit où l’ONF « cultive » des chênes. J’avais marché quatre heures sous la pluie maintenant arrêtée. J’en avais assez ! A  dix mètres du chemin dans le champs de chênes peut-être centenaires et montant à quarante mètres de haut, j’ai installé mon campement.  Les arbres étaient alignés et séparés d’environ dix à quinze mètres. La zone avait été débroussaillée, d’où l’intérêt pour moi. J’étais tranquille derrière la pancarte de l’ONF, « DANGER, TRAVAUX FORESTIERS, ACCÈS INTERDIT AU PUBLIC » et puis comme par enchantement le soleil est revenu, fort et chaleureux. J’ai étendu quelques affaires à sécher, documenté mes « bobos » et comme il restait 3 heures de jour, j’ai exploré...un peu ! Quelques promeneurs sont passés sans apercevoir ma toile pourtant clairement visible. Avec un autre promeneur solitaire, j’ai engagé la conversation pour enfin demander si je pouvais dormir là. Cela lui était complètement égal. Tant mieux !
Vers 20 h 30, avec 500 mg d’aspirine à l’apéro (un peu pour “tout”), j’étais près pour le dîner délicieux comme d’habitude mais je ne me rappelle pas ce que c’était. J’étais marqué par la fatigue!

Le lendemain, jour 13, un mardi, j’allais arriver à Nevers : parfait pour poster trois cartes et 300 g de gagné. Rapidement en route après avoir passé une excellente nuit, un bon café m’attends à Imphy. Comme hier, le balisage était adéquat mais j’avançais comme l’escargot. 
Après trois grand cafés à Imphy où il faut quitter le GR sur environ 1 km, je marchais le long de la Loire dans une ambiance industrielle. A Turlurette, l’itinéraire traverse le fleuve pour rejoindre le canal latéral à Chevenon et c’est une grande route, sillonnée de voitures rapides qu’emprunte le GR. Je marchais lentement, les cafés n’ayant pas eu l’effet escompté. Vers 11 h j’ai pensé qu’il serait raisonnable de manger un peu et, tranquille au bord du canal (piste goudronnée jusqu’à Nevers, 9 km), j’ai grignoté quelques noix avec des raisins secs. C’est là, en me grattant le bedon (ventre), que j’ai découvert ma quatrième tique. Et quelle audace de s’accrocher là quand ses trois cousines s’étaient  fixées à des endroits à la limite de mes capacités contorsionnistes ! Et puis comment est-ce possible ? Je croyais faire attention. Sale bête !
J’avais assez peur des possible maladies neuro-dégénératives même si seulement 30 % des tiques en sont porteuses et il y a peu de chance de transmission si c’est retiré « vite ». Vos remarques sont les bienvenues.

Donc j’ai sorti la pince de mon couteau Suisse… mais elle me narguait cette petite bête !…et j’ai délicatement serré en tournant à gauche, puis j’ai tiré d’un coup sec. Malheur ! Une partie était resté et pas moyen de la retirer… C’est là que j’ai pensé que j’aurais dû prendre mes cartes, vitale et mutuelle…

Alors j’ai marché lentement sur le goudron, le long du canal, perdu dans des pensées aussi noires que le ciel. Il allait repleuvoir. Plus loin je suis tombé sur une stèle : « UN JUSTE A RETROUVE LA PAIX. DANS LA NUIT DE CE MONDE LE JUSTE BRILLERA ». Pierre Berégovoy s’était suicidé à cet endroit. Il avait 68 ans. C’était horrible, c’était triste.

Deux heures plus loin, à la porte de la cité, j’ai sorti ma carte. J’en avais ras le bol. Je voulais rentrer parce que j’étais trop fatigué pour apprécier (et profiter) suffisamment du « terroir ». Sur la carte je voyais la forêt au nord de Nevers là où j’étais passé en 2016, et que le GR 3 était commun avec celui que j’avais déjà fait, le GR 654. Aussi en 2016 j’avais passé deux nuits à l’hôtel à Nevers. D’un côté ma « liste » de « doléances » était longue mais de l’autre, j’avais du temps, du budget, à manger et à boire. J’étais fatigué mais c’est peu de choses, je pouvais marcher quand même !… et puis, EURÊKA !, m’es venue l’idée de prendre le train mais dans la bonne direction, vers la mer.

Arrivé à Nevers j’étais mu par mon nouveau projet et rapidement j’ai bouclé les courses pour ensuite me rendre à la gare. Toutes les heures il y avait un train et j’ai acheté un billet pour la Charité à 15 km, là où le GR 3 reprenait au fils de l’eau après ses divagations au nord de Nevers dans le bois des Bertranges. (calcul grossier : - 23 km de marche)

A 17 h il pleuvait encore quand j’ai quitté la gare de La Charité, mais j’ai tout de suite aimé le village, ses pierres et ruelles et le temps de descendre au fleuve, le soleil est apparu. Il était un peu tard pour flâner car il fallait dépasser la Réserve et atteindre un bois pour la nuit.

J’ai tout de même pris le temps de sortir mon “kit couture”. Avec l’aiguille et ma pince j’ai creusé dans mon bedon pour sortir le débris de tique, sans succès. J’ai continué la marche en espérant que la tique était dans les 70 %… ce fût le cas, soulagement !
Un bon sentier agréable, bien balisé, m’a emmené dans le bois de Charrant où je me suis installé confortablement à 50 m, invisible du passage. Je dormais à 20 h 30.



Photo du lendemain à 6h48, j’avais dormi 9 h, vive le bivouac!

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Des cafés à Mesves s/Loire au bar qui s’appelait, « Au Petit Blanc » avant de traverser Pouilly qui avait l’air sinistré si ce n’est la présence de deux viticulteurs...


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Exemple de salle-de-bains “privée”, que j’ai pu fréquenter assez souvent avec mon « cake » de savon « bio » facilement accessible dans une poche de la ceinture du SAD.


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Le GR après Pouilly chef-lieu et avant les Loges.
Cette voie Romaine semblait faite de granit, toujours empruntée aujourd’hui, quelque deux mille ans après. Qui avait posé ces pierres ?

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Des “baliseurs” de la Fédération Française de la Randonnée Pédestre avec qui j’ai discuté savaient pourquoi je me suis perdu à l’Est de Bourbon-Lancy.
On cheminait dans la même direction et avant de les rejoindre, j’ai pu observer longuement leur “travail”. C’était très intéressant ! Un grand merci à eux pour leur bénévolat exemplaire , responsable de l’immense plaisir de milliers de randonneurs.


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Le chemin bien balisé à environ 5 km avant le centre de Cosne, ville assez importante avec beaucoup de commerces.



Vers la Celle s/Loire un exemple de bivouac “furtif” dans un bois avec des tiques mais pas que. Pratiquement tous les jours j’ai vu un ou plusieurs chevreuils, porteurs de… tiques!

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La centrale de Belleville vu depuis le GR 3 à Neuvy s/Loire. Il y a beaucoup de monde dans le Val de Loire et l’ambiance est parfois industrielle ce qui n’a pas empêché un classement au « patrimoine de l’humanité ».

C’était dans un tout petit bar, PMU-Loto à St Rémy-la-Varenne que j’ai appris que l’eau du fleuve était radioactive. « Ah bon? »,  fut la seule chose que j’ai dit en pensant à tous mes bains. Et deux jours plus tard j’ai eu l’occasion d’en reparler. Mon interlocuteur m’a dit, « c’est pas ici, c’est plus haut à Saumur ». Ah bon ? Me voilà rassuré.
Concernant la radioactivité, je suis comme vous et je compte sur l’État pour me protéger. Ce qui me fais penser qu’il faut que je renouvelle mon stock d’iode.


Plus loin, j’étais passé rive gauche à Briare sur un pont-canal magnifique pour ensuite me perdre sur les hauteurs où j’ai suivi des petites routes dans la bonne direction. Il commençait à y avoir beaucoup de cyclistes. A St Martin-sur-Ocre j’ai retrouvé le GR 3 qui repasse rive droite à Gien. Pour ma part, j’ai continué en rive gauche le long de la Loire sur une section du « sentier historique de la vallée des rois » (aussi GR3C). Quelques km à l’aval de Gien, j’ai trouvé un emplacement « invisible » dans un petit bosquet d’arbres à 3 m de l’eau dans laquelle j’ai trempé longuement. Tout était parfait.

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Le GR 3 et Gien en vu.

Pour traverser la Sologne, le parcours erratique du GR 3C ne m’inspirait pas et depuis St. Gondon j’ai marché vers l’Ouest sur la petite route, D 54. J’ai traversé St . Florent, Villemurlin et à 5 km de Vannes s/Cosson j’ai retrouvé le GR 3C que j’ai emprunté jusqu’au « grand château ». Nuit agréable au Sud de Menestreau-en-Villette.


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Truffées d’étangs, avec de la roche granitique (sol sablonneux), des bruyères et des bouleaux, certaines portions faisaient penser au grand Nord. Toute une journée sur les petites routes et c’est à peine si j’ai croisé deux voitures. Je me suis amusé à imaginer que l’expression populaire, « Il faut vivre caché pour vivre heureux » était originaire de Sologne. J’ai aperçu de nombreuse grandes maisons derrière des murs. Les panneaux «terrain privé» étaient abondants.

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Il était tôt (18 h) quand je suis venu buter contre l’entrée Est du château. J’avais passé Ligny-le-Ribault, la Ferté-St-Cry et Thoury, c’était un samedi, le 17ième jour, le 15 juin. Les caméras et panneaux de réglementation m’ont bien dissuadé de ne pas tenter un bivouac sur le Domaine. Une friche à proximité a fait l’affaire.

Le lendemain, après 5 km de ligne droite goudronnée, entourée d’arbres majestueux, je suis arrivé devant le célèbre château de Chambord. A 6 h 30 il faisait 10 °C, c’était calme et avec le soleil qui venait d’apparaître, j’avais des bonnes conditions pour quelques photos. J’étais impressionné par la complexité de l’architecture. Quelle passion !

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C’est par le GR 3 vers le nord que j’ai quitté le château et rejoint les rives du fleuve à St. Dyé-sur-Loire. A Blois, grande ville touristique, il était facile de trouver mon “carburant” favori. Quelle belle journée !

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Blois en vu, ce n’est plus le GR 3...

J’ai retraversé la Loire et j’ai marché, rive gauche, dans la bonne direction, sur des pistes cyclables. A Chailles il y avait du balisage et j’ai découvert que j’étais sur le GR 655 Est.
Bivouac dans le Bois de Chassepaille (Chaumont s/Loire)

Lundi, 17 juin j’étais à Amboise, là où était le seul « truc touristique » que j’avais imaginé visiter avant de partir. Visiblement d’autres y avaient pensé aussi, c’était « blindé » de monde. Ils avaient raison ! Ce n’est pas tous les jours qu’on peut visiter la maison du père fondateur d’une des plus grandes entreprises française d’ingénierie BTP (Vinci:). En ce qui me concernait, on verrait un autre jour…

Plus loin dans la vigne de Montlouis, un viticulteur haut perché sur un tracteur équipé de tuyaux, passait par dessus les vignes projetant un grand nuage de gaz (?) derrière lui et j’ai eu droit au traitement de ce que j’imaginais être du pesticide. Au vu de ma chance avec les insectes, un grand merci à lui ! Aussi, il est vrai qu’il ne peut pas s’arrêter chaque fois qu’un randonneur passe, on est tellement nombreux.   

A l’extrémité ouest de Montlouis l’itinéraire traverse par un pont de voie ferrée d’où il est facile de voir la rive droite et repérer des plages. En fin d’après-midi, il faisait chaud comme dans un four. Ça tombait bien ! Longtemps je me suis amusé à remonter la berge pour ensuite me laisser emporter par le courant. Radioactive ou pas, l’eau était agréable, très ! Un pêcheur m’a dit que le niveau était historiquement bas.
Après les côteaux de Vouvray, le GR rejoint la rive droite de la Loire pour un joli parcours bucolique jusqu’à Tours où on pénètre dans la cité via un pont piéton.


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Tour est grand, la cathédrale est belle. Pas moins de six personnes interrogées ne savaient pas la direction pour le Cher, rivière que longe le GR 3 vers Chinon. Après courses et cafés, j’ai enfin trouvé et j’ai marché sur la belle piste cyclable dure sous le pied.

Cinq jours pour marcher de Tours à Nantes.

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Photo mystère, vers Montjean-sur-Loire, suis-je tombé dans un puits? Qu’est-ce que c’est ?

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Vestige des temps du transport fluvial et pratique pour un randonneur. Plus que 61 km pour Nantes.

A Châteaupanne j’ai perdu le GR, (encore!) et après avoir fait six km pour essayer de le trouver, je me suis résigné à suivre la Loire. Au village on m’a indiqué une autre voie plus proche du fleuve. J’ai trouvé un sentier en terre battue où j’ai failli enlever mes chaussures tellement c’était confortable en plus d’être ombragé. C’était le bon plan !

Bivouac de rêve au bord de l’eau.
La photo montre le levé à 6h11
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Itinéraire des cyclistes et une route sur digue, 10 km en ligne droite. Au bout, j’étais content de trouver les commerces à St. Florent-le-Vieil et le GR 3 revenu de la campagne. Un robinet d’eau est judicieusement placé au bord du chemin, impossible de ne pas l’apercevoir.

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Aussi, en quittant St. Florent, donc vers l’ouest, il y a un grand parc aménagé où j’ai flâné et mangé. De l’autre coté de la Loire un troupeau de vaches pataugeaient dans l’eau et buvaient.

Vers la Patache, environ 1.5 km avant Champtoceaux, le GR 3 passe devant cet Abris-sous-Roque, idéal pour se mettre à l’abri et je pense qu’on peut dormir là.

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C’est par des jardins que j’ai accédé à la citadelle. Des rampes et 134 marches (j’ai compté!) m’ont emmené au pied d’immenses fortifications où il y avait un tunnel avec une porte en fer forgé.

C’est vrai que je ne voyais plus le balisage depuis environ 500 m, mais l’itinéraire paraissait logique. J’avance dans le tunnel sur 20 m dans le noir absolu pour atteindre une autre porte semblable à la première. Elle était fermée ! Merde alors, je ne voulais pas rebrousser chemin. Il était vers 18 h et comme d’habitude, j’étais fatigué. Alors j’ai regardé de plus près pour constater qu’elle avait l’air juste coincée. J’ai poussé de toutes mes forces, rien. J’ai donné des coups de pied puissants, toujours rien. Enfin, je suis retourné dehors pour trouver une bastringue et c’est avec cet outil que j’ai réussi a décoincer la porte en donnant des grands coups. Soupir de soulagement et j’ai retrouvé ma voie dans une horde de touristes. C’est que la vue en valait la peine.

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Vue vers l’amont à Champtoceaux. Balisage GR 3.

Après des cafés j’ai traversé la Loire et ensuite Oudon. Le GR était en rive droite jusqu’à Nantes.

Le lendemain, il s’est mis à pleuvoir à 4 h du matin. J’ai dormi encore. Quelle fatigue ! En route à 6 h 30 sous une bruine bien Bretonne ...(euh, « océanique », désolé), je rêvais de café au Cellier, petit village sur le côteau entouré de vignes. Quand j’ai vu quelqu’un, j’ai posé la question: « SVP, c’est où le café » ? Peu après, j’étais attablé dans la cuisine de Paul avec pain, jambon, beurre et toute une cafetière de café. Malgré ma gêne, la sincère gentillesse de Paul m’a mis à l’aise. Bienvenue en Bretagne ! Et puis son copain Norbert nous à rejoint et nous avons discuté une bonne heure. Hélas je devais me remettre en route, Nantes m’attendait...


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Vue de la Loire depuis le GR à l’arrivée de Nantes.

Il était 14 h et je devais absolument trouver une carte pour la suite ; d’ailleurs, celle que j’avais s’arrêtait avant Nantes à Mauves s/Loire.
Je suis passé devant le château de la reine. Il pleuvait mais les touristes étaient quand même là,  à faire des photos. Bien sûr, moi aussi, mais la carte alors ?
J’ai demandé à une jeune personne où était la Fnac. Elle m’y a conduit. Je suis ressorti sans carte. Cette enseigne à bien changé. Elle m’a accompagné à l’Office du Tourisme. Il y avait plein de cartes dont exactement celle que je voulais (les OT ont bien changé aussi !). Elle me l’avait dit ! Elle m’a ensuite expliqué Nantes et sa rivalité avec Rennes. Et puis, nous avons étudié ensemble la carte et je lui ai montré là où je voulais aller. Nantes, c’est grand. Le GR 3 était loin !

Nous nous sommes quittés et je suis parti avec le tramway, et ensuite un bus pour arriver à Sautron. Lors du trajet (env. 1 h !) j’ai pensé à cette journée où j’ai eu tant de chance. Il faut savoir que j’étais sale, pas rasé et je ne sentais pas bon ce 26ème jour.

J’ai retrouvé le balisage après 30 minutes de marche et, deux heures plus tard, j’étais installé dans un pâturage vide. Il était 19 h, la bruine continuait… Je me suis endormi bien heureux malgré le temps.

Incident asthme.

Un gêne respiratoire m’a réveillé dans la nuit. J’ai pris deux bouffés de Ventoline qui n’avait pas l’air d’aider mais je me suis rendormi quand même. Le matin il faisait frais, l’air était humide. Habituellement mon asthme s’estompe une fois en route. Cette fois ci, non, mais avec une diminution de seulement 20 % de capacité pulmonaire, je pensais faire avec. Après St. Etienne-de-Montluc l’asthme a empiré. Ayant eu une crise assez grave au col de l’Arche (GR 5, 2014), j’avais prévu des cachets d’un corticoïde. A 10 h  j’en ai pris un, 20 mg. J’ai aussi repris de la Ventoline. J’ai marché lentement, la fraîcheur matinale avait disparu, les brumes s’évaporaient. Le sentier, en hauteur, était beau. Je voyais au loin St Nazaire « industriel » et j’étais content d’avoir opté pour le GR 3 au lieu de rester le long de la Loire comme T. Guidet. Je marchais lentement à cause de mon asthme, peut être lié aux efforts sportifs en plus des allergènes ou de l’air frais. Les hypothèses sont nombreuses. A 11 h j’ai pris un deuxième cachet. Ça n’allait pas du tout. Il y a 22 km entre St. Etienne-de-Montluc et Savenay. J’étais tout seul au milieu (des 22 km) tandis qu’en 2014 j’étais à un restaurant avec du monde. Cette fois là, au téléphone avec les secours et juste avant de sombrer dans l’inconscience, un autre client m’a apporté de la Ventoline et c’était fini. J’étais sauvé.
Maintenant c’était différent. Seul dans la forêt, je réfléchissais à tout. Je pense être descendu à 30 % de capacité pulmonaire. J’ai commencé a paniquer. C’est pas possible, c’est pas possible… Je pensais à mon épouse, mes enfants, ma famille. J’étais catastrophé !

J’ai continué à avancer, le sentier s’est transformé en route forestière, puis a débouché sur une route avec du trafic. Une voiture est passée sans répondre à mes gestes. A l’approche d’une deuxième voiture, je suis sorti droit devant elle en l’obligeant à s’arrêter. J’ai ouvert la porte, j’ai expliqué ma situation et Jocelyn m’a emmené sur les 3 km restant.  A 13 h5 2 j’avais reçu 80 mg d’un corticoïde et je respirais un mélange de gaz. J’avais été pris en charge par un « pôle médical ». A 15 h 40 j’étais dehors. J’avais payé 75 € avec ma carte bancaire et le médecin m’avait prescrit plusieurs jours d’un corticoïde et de la Ventoline. J’étais sensé me reposer. Je me suis remis en route faisant confiance à la pharmacopée.

J’ai appris : - qu’on peut mourir d’asthme et qu’en France il y en a environ 900 décès/an de ce type,
        - 67 millions/4 millions : 0,06 % → 11 mille → 675 « MUListes » potentiellement intéressés.. ?
        - qu’en cas de crise aiguë, il faut 1 mg de corticoïde par kg de poids (entre autre!),
        - qu’il me faut un traitement de fond,
        - qu’il vaut mieux avoir des médoc non périmés !

Je n’ai aucune idée de ce qui avait déclenché l’asthme sauf peut-être des sandwichs « exotiques » d’une boulangerie à Nantes plus le reste...
Vos remarques sont les bienvenues.

Bien plus loin, vers 21 h à Besné, j’ai bavardé avec Jérôme et Romain et nous avons tellement ri que j’avais mal aux abdos. Des fou-rire pareils, c’est trop rare ! Quand je suis reparti, Romain, maintenant en voiture, s’est arrêté pour me proposer de m’emmener à un bon endroit pour bivouaquer. Et je n’étais pas déçu. Après une bonne nuit (avec pluie), j’étais devant le bar-tabac de l’Époque à Besné dix minutes avant l’ouverture (8 h) et c’est tout excité sous un beau soleil que je suis reparti pour… la Mer !

L’étang de Brière

A Besné c’est par la route D204 que j’ai retrouvé le GR 3 à la Maison Neuve et le Souchet, en bordure de la Grande Brière, que j’ai contourné par le Nord. Le sentier était impeccable jusqu’à Camer.
Ensuite il m’aurait fallu une machette tellement les herbes poussaient dense et haut. C’était pénible ! Après St Lyphard j’étais encore hors GR mais j’ai visité des moulins à vent et des dolmens. A la Madeleine, oh miracle : le GR vers Guérande et un bistrot accueillant.


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Le GR 3 avant Camer.

C’est la grande entreprise Foogle, toujours à l’œuvre, qui m’avait accueilli à Guérande. J’ai fait un grand sourire en espérant “qu’ils” n’allaient pas me flouter et que tous les habitants connectés du monde entier allaient me voir sur streetview, “boomer” ou “flocon” ? Voilà la question.

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J’ai eu affaire à 4 commerçants et 3 groupes (petits !) de touristes. Tout le monde était agréable. C’est vrai qu’il faisait beau. Après une séance « cartes postales » au bar où je n’ai pas bu de café, j’ai quitté la cité vers 19 h selon les indications d’une boulangère. Cela ne m’a pas empêché de faire quelques km dans la mauvaise direction sur le GR 34. Je cherchais un endroit pour bivouaquer. Rien .
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Le sel est la richesse de Guérande depuis la nuit des temps et j’ai appris que ça ne sent pas bon, du moins au moment où je suis passé.


Coucher du soleil à 21 h 57 sur les Marais salants, j’avais un nuage de moustiques affamés autour de moi et comme j’attendais pour photographier, ils m’ont bien eu. Je ne suis plus à une démangeaison près !
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La Baule et son port. Il est 22h26
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22 h 49, il était temps de dormir. L’endroit est une aire de camping pour caravanes où tout est automatique avec une carte bancaire. Des promeneurs n’ont pas trop fait attention à moi et la courte nuit  était bonne. Il n’a pas plu. Les dernières images que j’avais avant de m’endormir étaient les moustiques désespérés de ne pouvoir m’atteindre.
Demain je verrai l’Océan !

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Cette photo a été prise à 6h16. J’avais déjà marché 45 min., mais où était l’océan? En fait, en quittant l’aire des caravanes, j’ai suivi la route dans la bonne direction mais parallèle à la plage. Plusieurs km sont passé avant que je m’en rende compte. La bonne blague, la dernière !

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J’ai enlevé mes chaussures pour descendre sur la plage de sable très fin, confortable sous le pied. Je sentais que l’émotion allait me gagner. A proximité, trois jeunes dormaient et un tournait en rond. Je me suis approché pour demander s’il pouvait prendre ma photo. Un peu de bavardage banal m’a calmé.

Après, un peu plus loin, j’ai mis mon maillot pour me laver avec les douches de la plage bien froides et minutées. C’était bien.
Il faisait frais, la marée était basse et l’eau de l’océan était loin, très loin. Le jeune qui s’appelait aussi Romain m’avait dit que l’eau était à 15 °, brrr. Je ne me suis pas baigné, incroyable ! Je voulais rentrer.
A 7 h 30 j’ai tourné le dos à l’océan et je me suis dirigé vers la gare.
Pas terrible La Baule... mais on m’avait prévenu; peut-être qu’autrefois….

BILAN
Dépenses : 591 €  + TGV Nantes-Lyon, 108 € (hors trajet à Mt Gerbier de Jonc)
Ce fût long. C’était long. Les journées de juin sont longues aussi !
Autrement, randonner avec un SAD léger est tout simplement génial !
A chaud, je referais volontiers, Gerbier de Jonc – Diou (en Octobre). Après c’était plus compliqué. Peut-être qu’une fois, c’est bien . J’ai mal vécu « les insectes » (et j’en ai parlé très peu  !) et on peut se demander pourquoi je n’ai pas tout simplement acheté qq chose à la pharmacie ? Il y a moins d’insectes en altitude, dans les Alpes autour de Grenoble. :-)
Voilà, un mois de chemin qui était largement à la hauteur de mes attentes ! Ne pouvait il en être autrement ?

Merci aux collègues MULists qui m’accompagnent en pensées depuis 2017.
Merci à toutes les personnes rencontrées et qui m’ont soutenu et encouragé dans ce projet futile. Votre action a été décisive pour me donner le courage de continuer. Je n’oublierai pas tout ce que vous avez fait pour moi. Vous êtes les meilleurs !
Par ordre chronologique,

Gilles de la Roche-en-Régnier
Joseph d’Apinac
Romain de Lavoine
Vincent ‘n Co. de St. Léon
Maxime et Dominique des Loges
Paul de Cellier
Maïwenn de Nantes
Jocelyn de Savenay
Marion de Savenay
Jérôme et Romain de Besné
Annette de Camer
Marie-Laure de Guérande
Auxance et Domitille de Saillé
Romain de Rennes la Baule

A Daniel pour sa relecture
Enfin, à mon frère et à mon épouse sans qui rien ne serait possible.
J’ai hâte de repartir !

Dernière modification par dubrock (27-06-2020 06:42:56)


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#2 20-06-2020 14:24:31

ester
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

Bonjour dubrock, smile

C'est la période des anti-héros, sur Rl, merci, c'est reposant ! big_smile  cool


Marcher au bord de l’eau promet un fan club conséquent d’insectes...
Pour atténuer les piqûres -> le plantain (frotter avec une feuille, c’est le « liquide » intérieur qui fait effet) -> très efficace, après, tu ne sens vraiment plus rien wink

[Evidemment, inefficace sur les tiques (dont les problèmes sont ailleurs).]


Grâce à vous, j'avance ! merci !  smile

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#3 20-06-2020 15:32:48

boitagateau
.
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

.

dubrock a écrit :

Concernant la radioactivité, je suis comme vous et je compte sur l’État pour me protéger

Ironique, je suppose ?
hmm


C'est moi, ou Gien ressemble beaucoup à Blois ? (édit : c'est corrigé)
wink


Beau périple, merci pour le partage.

.

Dernière modification par boitagateau (21-06-2020 12:18:02)


Penser le changement... plutôt que changer le pansement.
Si à cinquante ans, on ne peux pas se passer de montre, on a quand même raté sa vie ! (inspiré par J.S.)

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#4 21-06-2020 12:08:45

kodiak
Pas assez léger, mon fils!
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

@dubrock j'ai beaucoup aimé le ton de ton récit.  smile


Lâche ce clavier, attrape ton sac et pars marcher!
L'objet le moins lourd est celui qu'on ne prend pas.
« Strong, light, cheap, pick two » (*)

| k

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#5 21-06-2020 13:20:50

Phil82
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

C'est chaud cette histoire d'asthme... neutral
C'est Chambord qui vaut plus le coup qu'Amboise je trouve.
Avec tout ça, tu n'envisages pas de passer sur un smartphone ?

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#6 22-06-2020 06:16:40

dubrock
test
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

A Ester, merci pour l’info ! Je vais regarder et essayé d’avancer… :-)

A boitagateau, merci pour la photo, ma grande réussite technique de Dimanche. :-) Je crois que c’est plus difficile pour moi de publier que de faire la marche ! (ironie)  :-)

A kodiak, tant mieux ! Merci pour ta visite :-)

A Phil82, oui j’ai bien eu peur et je pensais l’avoir sous contrôle, donc ...
Ok pour Chambord/Amboise… donc pas de regrets.. :-)
Ah...  le smartphone et la vie connectée, bonne (vaste) question !… :-)… pour le moment c’est non :-) .


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#7 22-06-2020 08:52:09

ester
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

-> plantain :
Il en pousse presque partout, tu n'as qu'à te baisser pour en cueillir ! wink

Exemple de bobologie sur les Bords de Rance avec les mulots d'Olivier59...


Grâce à vous, j'avance ! merci !  smile

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#8 22-06-2020 11:00:06

Phil82
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

dubrock a écrit :

#575517Ah...  le smartphone et la vie connectée, bonne (vaste) question !… :-)… pour le moment c’est non :-) .

Rien ne t'oblige à être connecté si tu as chargé tes cartes dessus et que tu ne t'en sert que pour te repérer (remplacer le papier).
Mais c'est sûr que si tu veux suivre une trace il te faut activer le GPS (sans besoin de la 4G néanmoins).
Perso j'aime pas du tout le côté "réseaux sociaux", je ne m'en sert que pour les applis GPS (Viewranger etc...).

Bah sinon tu peux aussi avoir un simple GPS, tu seras en mode déconnecté. neutral
La contrainte en plus par rapport au papier par contre, c'est de devoir prévoir une solution pour l'énergie si tu pars longtemps c'est sûr. hmm

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#9 23-06-2020 14:36:54

dubrock
test
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

Merci Ester :-), j’en ai trouvé et peut-être je vais essayer dès aujourd’hui, les moustiques sont là.


Merci Phil82, merci pour tes explications. Tu me fais penser au « mulist » qui, le premier jour, a sauté le ruisseau et « plouf », le smartphone est tombé dans l’eau (avec cartes!). Il a du retourné en ville, prendre un taxi pour une autre ville, pour acheter un nouveau téléphone. Je crois qu’il a fait « son » GR 10 quand même. Bravo à lui !
J’aime les cartes :-) .


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#10 23-06-2020 15:36:07

gui3gui
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

Par contre je vais faire mon inquisiteur orthographique, mais au vu du titre j'ai cru que tu as fais un GR et non le numéro 3, le 3 juin...

Tu marches donc très vite, ou beaucoup moins si tu places la virgule avant juin ! wink

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#11 24-06-2020 05:52:03

dubrock
test
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

Merci gui3gui, tu as raison et j’ai passé un excellent quart heure avec lol. Maintenant qu’est-ce qu’on fait pour les 1235 autres fautes ?
Ah ce Daniel, quel coquin ! Malheureusement il n’a pas que ça à faire...


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#12 24-06-2020 08:17:18

florencia
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

Merci pour le ton de ton récit et la balade, sûrement quelques enseignements à en retirer pour le futur smile

Flo

Dernière modification par florencia (24-06-2020 08:26:49)


Réalisations DIY
_ _ _ _ _ _ _ _ _

"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, essayez la routine… Elle est mortelle !" -Paulo Coelho.

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#13 24-06-2020 11:39:00

Hobbit
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

Merci pour ce récit, qui me donne envie de partir bientôt aussi sur le GR 3! big_smile

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#14 25-06-2020 05:09:17

dubrock
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

A florencia, pleins ! Merci pour ta visite  :-).


A Hobbit,  lol… je n’ai pas tout raconté  :-) . Merci de ta visite.


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#15 02-07-2020 07:51:24

patou
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

Hello Dubrock
Sympa ce récit, surtout qu'il se termine par chez moi. J'habite à 2km de Saillé. Tu es même passé très très près de mes salines. Si j'avais su,  j'aurais pu te loger ou t'autoriser un superbe bivouac dans mes marais, cela aurait été mieux que le long de l'étier du Pouliguen. Et je confirme LaBaule ce n'est pas terrible. hmm
(Pour les moustiques, ils viennent surtout au lever et au coucher du soleil)
Bref, merci pour ce retour
cool


Mul part ailleurs

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#16 02-07-2020 08:35:07

tolliv
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

C'est un beau voyage que tu as fait là !
Je crois que les moustiques sont friands de sang ayant un goût de café  big_smile
Merci d'avoir pris le temps de rédiger ce récit et merci pour le partage.

Dernière modification par tolliv (02-07-2020 14:54:51)


"La vie est trop courte pour être petite"

Mes récits désopilants publiés sur RL : la liste ici
Mes bricolages et idées saugrenues : la liste ici

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#17 04-07-2020 11:55:39

dubrock
test
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

patou a écrit :

#576836 l'étier du Pouliguen.

Demat patou… c’est sympa, j’apprécie ! Et merci pour le mot correct, je ne connaissais pas... :-) .


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#18 04-07-2020 11:57:21

dubrock
test
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

A tolliv… ah… c’est pour ça ! :-)
Merci pour ta visite.


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#19 05-07-2020 19:53:23

kodiak
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

dubrock a écrit :

#575724Tu me fais penser au « mulist » qui, le premier jour, a sauté le ruisseau et « plouf », le smartphone est tombé dans l’eau (avec cartes!). Il a du retourné en ville, prendre un taxi pour une autre ville, pour acheter un nouveau téléphone. Je crois qu’il a fait « son » GR 10 quand même. Bravo à lui !

Si on pense au même, c'était une HRP.


Lâche ce clavier, attrape ton sac et pars marcher!
L'objet le moins lourd est celui qu'on ne prend pas.
« Strong, light, cheap, pick two » (*)

| k

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#20 05-07-2020 21:15:15

hrrrk
Mmbr
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

tolliv a écrit :

#576843Je crois que les moustiques sont friands de sang ayant un goût de café  big_smile

Je traîne par ici pour retarder ce que j'ai à faire et je me dis...non, c'est le sucre! Parce que j'ai toujours 1L d'espresso dans le sang et que sauf par défaut, y sont gentils avec moi...donc c'est le sucre, pas le café (je ne consomme pas de sucre). Et hop hop hop, google...mosquitos sugar...les deux premiers résultats big_smile

https://www.insidescience.org/video/mos … od-survive

https://www.insidescience.org/news/feed … bites-away

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#21 06-07-2020 05:14:22

dubrock
test
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

Exacte, merci kodiak !


Hello hrrrk,  moi pas sucre non plus et de tout façon je n’ai pas eu de prob avec les moustiques même si j’ai été piqué pour prendre mes photos du couché… En 2016 par contre….
Bref, pour le gr3, je n’avais pas suffisamment pris en compte « les insectes », même si mon « incident fourmis » n’était pas prévisible.
Merci de ta visite !


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#22 25-08-2020 13:50:27

thanjuzo
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

Dommage, le mirador du Signal du Mont offre une superbe vue sur la plaine a 720degres (un tour ne suffit pas).
Bon, fin de la pause midi cette fois.

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#23 25-08-2020 15:55:42

Myrdhin
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

Salut Dubrock,

Beau retour !
As-tu pu aller dans le vieux Tours ?
Tu as traversé la ville directement Pont Wilson --> Cathédrale --> Cher ?

Pour info, il me semble que les eaux de surfaces sont quasiment toutes naturellement radioactives  wink De même que le corps humain  lol

++


"D'après une théorie, le jour ou quelqu'un découvrira exactement à quoi sert l'Univers et pourquoi il est là, ledit Univers disparaîtra sur-le-champ pour se voir remplacé par quelque chose de considérablement plus inexplicable et bizarre."..."Selon une autre théorie,la chose se serais en fait déjà produite."

Douglas ADAMS - H2G2

Mon premier retour terrain

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#24 26-08-2020 11:22:24

dubrock
test
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

Hello Myrdhin le GR3 arrive à Tours par la rive droite de la Loire. C’est aussi le chemin pour Compostelle… Ensuite on traverse sur un pont piéton (et cyclistes). Oui j’ai vu la belle cathédrale et puis j’ai déambulé à l’ouest… après trois bars :-) , j’ai trouvé la direction Sud et  j’ai quitté la cité via le pont St. Sauveur qui enjambe le Cher… je n’ai pas trouvé les rillettes au saumon…
D’accord pour la radioactivité…. Et merci pour ta visite !


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#25 26-08-2020 11:24:35

dubrock
test
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Re : [Récit + liste] GR 3, JUIN 2019

BRAVO thanjuzo ! Au boulot ? Privilégié(e), va !  merci pour ta visite !  :-)
ps/maintenant je sais que j’étais qu’à qq centaines de mètres de retrouvé le gr3 depuis le Golfe et j’aurais connu « le Signal du Mont»…. :-)


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