#1 23-08-2009 12:20:15

Artiguel
chat errant
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Liste raisonnée Alpes 3 saisons 4 kg 2 semaines

Je ne me considère pas comme marcheur « ultra léger » à proprement dit. Je ne cherche pas la légèreté à tout prix – je ne suis pas un « ultra », un « extrémiste ». Je me considère plutôt comme marcheur « raisonné » : je réfléchis à la pertinence de chaque matériel emporté en tenant compte de trois paramètres : le terrain, ma physionomie, mes goûts personnels. L'exigence de légèreté n'est que l'une des conséquences des deux derniers paramètres : je n'aime pas porter lourd – ce qui n'est pas forcément évident –, et ma physionomie est telle qu'au-delà d'un certain poids j'aurais rapidement des problèmes de santé.

  La liste ci-dessous est donc avant tout conçue pour le terrain de moyenne montagne en France, de juin à octobre inclus, pour des randonnées de deux semaines - au-delà, il faut prévoir, en plus de la nourriture, un réapprovisionnement en savon, alcool gélifié, papier toilette, éventuellement pharmacie.
  De manière générale, je randonne dans une perspective purement hédoniste : pour le seul plaisir physique. Comme Sénèque, je ne crois pas que le voyage, que ce soit à pied, à cheval, en bateau ou autre, rende plus sage ou plus raisonnable. Je ne vais pas non plus "à la rencontre des autres", bien que cela puisse arriver - surtout si on part seul - le partage ne vient tout au plus qu'après, par exemple sur ce forum. Ce que je recherche avant tout dans la randonnée itinérante, c'est le sentiment de bien être que me procurent l'effort de la marche, l'air des forêts et des montagnes, les nuits en plein air. En particulier, j'aime cette sensation d'euphorie qui survient pendant et surtout après les petites intempéries – la pluie, les mers de nuages, les brouillards humides –, bien que j'apprécie aussi évidemment les journées ensoleillées (cf. la discussion ici). Tout cela a sans doute déterminé, plus ou moins consciemment, mes choix dans le matériel.

  Conformément au principe de la « randonnée raisonnée », j'ai choisi de justifier chaque composant de mon équipement - voir ci-après. Cette liste a été testée pendant quatre années, mais je ne la considère pas encore comme définitive.

SUR MOI : 2178 g

1.1. Chaussures de raid Lafuma Active Trail mesh (44) : 825 g
1.2. Une paire de chaussettes X-Socks extreme-light : 52 g
1.3. Pantalon polyamide SNC 4 saisons (543 g)
1.4. Caleçon/slip : 37 g
1.5. Chemise en soie taille M : 130g
1.6. Mitaines en soie : 25 g
1.7. Lunettes + embouts : 35 g
1.8. Casquette TNF longue visière, protection nuque : 85 g
1.9. Bâtons leki titanium : 446 g

SUR LE DOS : 4085 g  avec la Gatewood /  4255 g avec la Shangri-la

2. Matériel pour le bivouac
2.1. Abri : Gatewood Cape : 325 g ; ou Golite Shangri-la 1 : 495 g
2.2. 8 sardines en titane + housse : 52 g
2.3. Tapis de sol en Tyvek : 80g
2.4. Sac de couchage Rab Quantum top Bag : 425 g
2.5. Sac à viande en soie sarcophage Cocoon : 120 g
2.6. Housse de compression Dry Sack Sea to Summit 8 litres : 80 g
2.7. Matelas mousse CAO coupé à 145 cm : 85 g
2.8. Deux sangles pour tenir le matelas : 34 g
2.9. Couverture de survie : 53 g
2.10. Serviette microfibre absorbante : 20 g
2.11. Led Photon light + trombone : 7 g
2.12. Boules Quiès en mousse : 1 g

3. Vêtements
3.1. Doudoune Protect Guronz taille L : 700g
3.2. Sous-vêtement thermique Millet Carline taille S :150 g
3.3. Une paire de chaussettes X-Socks extreme-light : 52 g
3.4. Poncho-tarp imper-respirant en tyvek Goodling Outdoor : 275 g

4. Hygiène/Santé/Pharmacie
4.1. Réserve de sel : 20 g
4.2. Pharmacie : Tube de vitamine C + 4 comprimés Advils : 32 g
4.3. Savon d'Alep : 45 g
4.4. Gel-main sans rinçage : 50 g
4.5. Pastilles Aquatabs : 1 g
4.6. Brosse à dents coupée : 3 g
4.7. Tire-tiques : 3 g
4.8. Deux rouleaux de papier toilette : 110 g

5. Petit matériel divers
5.1. Carte du parcours : 85 g
5.2. Appareil photo numérique + piles lithium : 180 g
5.3. Victorinox mini : 21 g
5.4. Opinel n°6 : 30 g
5.5. Briquet bic transparent : 17 g
5.6. Boussole-thermomètre Recta + emballage : 9 g
5.7. Aiguilles et fil à coudre + boîte : 3 g
5.8. Scotch duck tape : 25 g
5.9. Papiers, argent : 12 g

6. Gourdes, sacs, pochettes et sac à dos
6.1. Trousse pour le petit matériel : 35 g
6.2. Sac de réfrigérateur pour contenir la nourriture : 32 g
6.3. Deux sacs poubelles 20 litres : 20 g
6.4. Quatre sacs ziplocs : 25 g
6.5. Bidon Platypus 1,2 L + porte bidon isotherme : 103 g
6.6. Bidon Platypus 2,4 L : 37 g
6.7. Sac à dos Ortlieb X-Plorer : 665 g
6.8. Petit sac Raidlight Endurance attaché à la bretelle : 53g

Ce que je n'emporte pas :

Pas de moustiquaire
Pas de dentifrice
Pas de coussin
Pas de montre (voir ici)
Pas de sursac
Pas de chemise, slip ou pantalon de rechange
Pas de réchaud (voir ci-dessous et ici)
Pas de vaisselle
Pas de portable : un portable peut sauver des vies ; le fait de ne pas prendre de portable est ici la seule chose que je ne peux pas justifier rationnellement.

Alimentation

  Je n'utilise pas de réchaud ni de vaisselle, donc pas de lyophilisés ou autres plats préparés. J'ai justifié cette position ici sur le forum.

  Le matin, je mange des sucres « lents » et des sucres « rapides » pour démarrer la journée : du pain d'épice, des graines ou du muesli, parfois du lait en poudre avec cacao et sucre de canne (auquel cas j'ajoute une cuillère en plastique coupée 2g).

  Pendant la journée, j'exclus toute graisse et protéine animales, car celles-ci exigent beaucoup d'eau et d'énergie pour être digérées. Je me contente donc de graines et de fruits séchés : noisettes, noix, amandes, raisins secs, etc. qui permettent une digestion sans perte excessive d'eau et de calories. J'ajoute à cela une pincée de sel s'il fait chaud ou si les dénivelés sont importants – à propos du sel cf. ci-dessous § 4.1.

  Le soir, je mange du fromage cuit ou sec (tomme, tome, chèvre, gruyère, comté, beaufort, ...), de la viande séchée, des biscottes, des fruits secs. La digestion des protéines et lipides animales digérées le soir augmente la température du corps et permet d'avoir moins froid pendant une bonne partie de la nuit.

  Auparavant, je prenais des réserves pour six jours d'autonomie. Je me rends compte que, lorsque l'on n'est pas chargé et que l'on est très mobile, des réserves pour trois jours suffisent largement avant de trouver un point de ravitaillement. On peut ainsi diminuer le poids du sac de près d'un kilo.

Dans les poches

  Je ne mets absolument rien dans les poches. C'est étonnant combien le moindre petit objet dans les poches peut entraver la marche. Mes poches restent vides et toutes grandes ouvertes aussi longtemps que je marche.

Un peu d'entraînement

  Il me semble que pour profiter pleinement d'une randonnée de plusieurs jours et éviter d'emporter du matériel supplémentaire, en particulier le matériel de pharmacie – crème ou pansements pour les pieds, bandes pour les entorses, arnica, etc. – il est bon d'avoir un minimum d'entraînement avant de partir.
  En ce qui me concerne, je cours en montagne une heure et demi, deux fois par semaine, en toute saison. Je ne force jamais, afin d'éviter tout risque de tendinite ou de problèmes d'articulations sur le long terme. La course à pied fortifie le cœur, les pieds, les chevilles et les tendons, à condition de ne pas en abuser. Néanmoins, les muscles de la course à pied ne sont pas exactement les mêmes que ceux de la marche, notamment au niveau du fessier. Une ou deux semaines avant de partir, je fais donc au moins une grande marche d'une journée entière. Tout cela me permet d'ignorer les problèmes de courbatures et de pieds pendant la randonnée.

Bilan

Voici les principales randonnées effectuées jusqu'à présent avec cette liste – à quelques modifications près :

- Tour et traversée des Bornes (Lac d'Annecy, Glières, Aravis) ; juin 2006 ; 8 jours
- Tour et traversée des Bauges ; septembre 2006 et juin 2008 ; 6 jours et 2 jours et demi
- Traversée d'une partie du Haut Jura, de l'extrémité sud du Vuache à Saint-Claude ; octobre 2007 ; 5 jours
- Traversée du massif de Belledonne ; juin 2008 ; 4 jours
- Traversée du massif de la Chartreuse ; juin 2008 ; 2 jours et demi
- Tour de l'Oisans/Ecrins ; août 2009 ; 5 jours et demi
- Traversée d'une partie du Vercors, GR 91, de Grenoble à Monestier-le-Clermont ; août 2009 ; 2 jours et demi.

  Quelques-unes de ces randonnées ont été effectuée d'affilée – par exemple la traversée Belledonne, Chartreuse, Bauges.
  Certains équipements (par exemple la doudoune Guronz, les Platypus, ...) ont aussi été utilisés sur des courtes randonnées d'un ou deux jours, parfois en hiver, dans les Alpes, les pré-Alpes (Genevois), le Jura et les forêts d'Ile de France.
  Jusqu'à présent, je n'ai eu à remplacer aucun des équipements, à l'exception évidemment des consommables (savon, pharmacie, les sacs poubelle, ... ). Les chaussettes, le tapis de sol en tyvek, la serviette micocro-fibre, ..., tout cela a été acheté en 2006 et n'a pas été changé depuis.
  Il est vrai cependant que certains équipements arrivent en fin de vie. C'est le cas du matelas, des chaussures – à cause non pas de l'usure de la semelle mais de l'usure des passants de lacets ! –, d'une paire de chaussette, et de la chemise en soie que j'ai déchirée dans les ronces. Je compte racheter exactement les mêmes équipements, excepté le matelas comme expliqué plus bas, et peut-être les chaussures.

  Par rapport à mes randonnées Mulet, je pense avec cette liste avoir gagné en sécurité, non seulement grâce à sa légèreté (moins de risques d'entorses, de douleurs articulaires, de tendinites, plus grande mobilité), mais aussi grâce à la réflexion qui accompagne chaque matériel : je sais exactement à quoi sert chaque objet et comment l'utiliser en fonction des conditions que je peux rencontrer en montagne.
  J'ai ainsi été confronté à de grosses rafales de vent, des orages, des pluies continues durant des journées entières, de la neige, quelques grosses averses relativement courtes la nuit - jamais de pluies continues la nuit. Je n'ai jamais eu froid, ni chaud, ni faim, ni soif ; je n'ai été trempé qu'au niveau des pieds et des jambes ; je n'ai jamais eu mal nulle part.

  En même temps, j'ai gagné en confort, en performance, en plaisir durant la marche et les bivouacs.
  La légèreté de mon sac me permet de marcher très longtemps, du lever au coucher du soleil. Du coup, je divise par deux les durées indiquées par les guides. Par exemple, le tour des Ecrins, indiqué pour dix ou onze jours, a été bouclé en cinq jours et demi sans forcer – les cinq jours et demi incluant une demi journée passée dans une cabane à attendre qu'un orage passe. Un tel gain de temps permet d'essayer des variantes, de faire des sommets, d'enchaîner sur un autre massif, ou simplement de s'attarder sur les endroits remarquables.
  La liste étant polyvalente, je peux traverser sereinement toutes sortes de terrains et de climats. Par exemple, grâce au système poncho-tarp / abri fermé, je peux m'installer aussi bien dans les fourrés qu'au sommet d'un col. Le pantalon et la doudoune sont relativement lourds, mais ils permettent de marcher ou de dormir avec des températures tournant autour de 0°C.

  Au final, même s'il existe des points à améliorer, c'est une liste avec laquelle je me sens capable de partir pendant des mois. 

Si j'étais MUL

  Si j'étais réellement MUL, je prendrais un pantalon plus fin, je n'emporterais pas de drap de soie, je prendrais un seul abri-poncho, je prendrais une boussole sans thermomètre, j'emporterais un appareil photo plus récent et je choisirais une doudoune plus légère. J'économiserais un peu plus de 1 kg. Pour l'instant, je tiens à ce kilo, mais je sais où se situent mes points d'évolution.

  En revanche, si j'étais Mulet, je n'ajouterais qu'une seule chose : un livre. Si cela devait être un trajet de plusieurs mois, ce serait probablement un dictionnaire de langue française.


Commentaire détaillé du matériel :


   1.1. Chaussures de trail/raid Lafuma active trail mesh   (pointure 44 : 825 g)

  Je suis né en Haute-Savoie dans une famille de passionnés de montagne. Jusqu'à la découverte du site de Randonner Léger, j'ai toujours randonné avec des chaussures montantes en pensant que c'était une nécessité. J'ai donc mis beaucoup de temps avant de passer aux fameuses chaussures basses de « trail/raid », surtout aux chaussures basses non-étanches. Il a cependant suffi de quelques journées d'essai lors d'une petite randonnée dans les Bauges pour que j'en devienne un fervent partisan. Les principales causes de réticence à l'égard des basses se sont révélées sans fondement :
. le risque d'entorses est considérablement réduit par l'usage des bâtons, la légèreté du sac, la légèreté de mon propre corps et par l'entraînement ; 
. l'humidité dans les chaussures lors des journées de pluie n'est pas un vrai problème : les plissements de peau n'apparaissent que si les pieds sont en permanence dans l'eau ou nagent toujours dans le même jus, comme cela arrive souvent justement avec les chaussures montantes étanches. J'ai marché des journées entières dans la neige avec de telles chaussures sans rencontrer de problème (Belledonne juin 2008).
  Surtout, tous les problèmes d'ampoules et d'échauffement des pieds se sont volatilisés.
  La seule difficulté avec les basses non-étanches survient lorsqu'il faut remettre chaussettes et chaussures humides le matin après une journée pluie. Mais ce n'est pas par les pieds qu'on attrape froid en randonnée.

  Selon moi, les critères pour les chaussures basses sont de bonnes semelles Vibram – à mon avis seule marque vraiment fiable aujourd'hui –, des chaussures très aérées, un laçage solide.
  Etant donné que les pieds ont tendance à gonfler en marchant, je choisis toujours une pointure au-dessus. Lors de la marche, je serre bien les lacets au niveau de la cheville, je déserre au maximum à l'avant du pied.
  J'ai essayé plusieurs marques de chaussures – Salomon, Quechua, Lafuma, North Face, ... . J'ai pour l'instant une préférence pour les Lafuma active trail Mesh ; le laçage de ces chaussures posant problème – très fragile, peu fiable –, j'ai remplacé le système de blocage par des lacets classiques (pour une critique plus détaillée des Lafuma sur le forum, voir ici). Mais les passants des lacets sont eux-mêmes en train de s'user...

   1.2. Chaussettes X-Socks Extrem light  (52 g)

  Je n'ai pas encore franchi le cap de marcher sans chaussettes. Je crois que ce privilège est réservé à ceux dont le pied est déjà formé par une pratique régulière, ce qui n'est pas mon cas.
  A mon avis, de bonnes chaussettes de randonnée doivent satisfaire à deux critères apparemment contradictoires : la légèreté pour éviter un excès de sueur et permettre un séchage rapide, et la solidité.
  Je ne suis pas satisfait des différents modèles Thyo, ainsi que des Quechua. Pour l'instant, parmi toutes celles que j'ai essayées, seules les chaussettes « X-Socks Extrem-light » concilient véritablement légèreté et solidité.

   1.3. Pantalon polyamide SNC  (543 g)

  Pour un tas de raisons, je n'utilise pas de crème solaire. Je me couvre donc de vêtements des pieds à la tête afin de me protéger du soleil.
  Mais les vêtements doivent aussi être en partie coupe-vent pour protéger du vent parfois glacial sur les cols ou les sommets – ce n'est pas absolument indispensable, mais c'est tout de même plus confortable.
  Enfin, ils doivent être respirants pour éviter l'accumulation de sueur. Difficile, là encore, de réunir toutes ces conditions.

  J'ai finalement hérité de mon père un pantalon de marque SNC – marque de vêtements conçus notamment pour la sécurité civile. Le tissu est en nylon épais – coupe vent, parfaitement respirant et séchant rapidement. La taille est ample. Cela induit une sorte de micro-climat tempéré au niveau des jambes quelles que soient les conditions extérieures.
  La forme large au niveau des chevilles permet de limiter l'entrée de gravillons ou de neige dans les chaussures basses.
  Je l'utilise ainsi aussi bien en plein été qu'en hiver, en montagne ou en plaine. La solidité du nylon en général explique le fait qu'il aligne plus de vingt années d'usage.

  L'un des inconvénients de ce pantalon est sa couleur : il est rouge et il est difficile de se promener discrètement en ville avec lui. Ce qui représente en même temps un avantage : je suis tout de suite catalogué comme « randonneur » par les habitants, ce qui est plutôt positif actuellement dans les régions de montagne.
  Son autre inconvénient est qu'il est très lourd. J'envisage d'autres possibilités, par exemple un pantalon Courchevel à 240g que je possède mais que je n'utilise pour l'instant que pour les randonnées d'un ou deux jours.
  Peut-être que j'apprécierais aussi la possibilité d'avoir un pantalon transformable en short, je n'ai pas encore essayé.

   1.4. Caleçon/slip  (37 g)

  Après plusieurs essais, j'ai constaté que l'on marchait mieux sans tissu serré entre les jambes : on se sent plus léger, plus frais.
  Néanmoins, cette partie du corps est le centre de la plupart des mouvements du marcheur, et l'absence de slip cela n'empêche pas de transpirer beaucoup. Ce qui signifie que, en l'absence de slip, on est obligé de laver plus souvent le pantalon si l'on ne veut pas sentir après quelques jours de marche ; or, il est plus fastidieux de laver un pantalon entier qu'un simple slip. C'est pourquoi je pense que le « sans slip » doit être réservé aux courtes randonnées.
  Un bon compromis est le caleçon : il ne serre pas entre les jambes, mais il retient une bonne partie de la sueur.

(On en parle aussi ici sur le forum.)

   1.5. Chemise en soie taille M  (130 g)

  On l'a vu à propos du pantalon, le nylon possède des propriétés multiples : respirant, coupe-vent, séchage rapide, thermorégulateur.
  C'est le cas aussi de la soie. Laquelle possède en plus d'autres avantages : c'est un matériau naturel (hypoallergénique), plus léger que le nylon, et qui ne garde presque pas les odeurs. La soie est donc selon moi la première couche idéale en été.
  J'ai opté pour une chemise à manche longue afin de protéger des UV et éviter la crème solaire.
  La chemise permet en outre de réguler la température plus facilement qu'un tee-shirt : vous aérez tel endroit du buste en ouvrant tel bouton.
  La couleur claire – blanche ou beige – permet de mieux protéger de la chaleur.
  Je préfère les boutons à la chinoise qui sont plus légers et plus fiables que les boutons classiques.
  Lorsqu'il fait très chaud, la soie garde l'humidité, ce qui permet de rester au frais – la sueur joue pleinement sa fonction thermorégulatrice, il ne faut pas forcément l'évacuer – ; la soie sèche ensuite très rapidement.

  En revanche, la soie résiste moins bien à l'abrasion que le nylon ; mais la différence est infime. Il m'a fallu un cumul de deux mois et demi de randonnée pour voir apparaître deux petits trous au niveau des épaules sous les bretelles du sac à dos.
  Le gros inconvénient de la soie est peut-être la difficulté à la réparer. Je l'ai déchirée dans les ronces, et je n'ai pas pu la recoudre correctement.

(On en parle ici sur le forum.)

   1.6. Mitaines en soie  (25 g)

  En altitude, surtout en été et tout particulièrement fin juin début juillet, le soleil tape fort. Le moindre coin de peau non-protégé grille en quelques minutes, créant sur certaines peaux une multitude de petites cloques. On pense rarement à protéger les mains. Ce fut mon cas lors d'une randonnée dans le massif de Belledonne. Je me suis alors confectionné des mitaines en coupant dans des gants en soie.
  Là encore, la soie joue pleinement son rôle : c'est très confortable et ça respire. Cela rend même l'utilisation des bâtons plus agréable.
  Pour l'instant, mes mitaines sont noires, j'aimerais en trouver de couleur claire.

   1.7. Lunettes photochromiques + embouts de maintien  (35 g)

  Ce n'est pas absolument indispensable, mais il vaut toujours mieux avoir des lunettes de soleil pour protéger la rétine, que ce soit en été ou en hiver.
  Par ailleurs, je suis myope.
  Or, j'ai toujours trouvé peu commode d'avoir deux paires de verres – vue et soleil –, cela oblige à ranger et sortir sans cesse les lunettes de soleil.
  Je me suis donc fait fabriquer des lunettes à verres photochromiques : le verre noircit plus ou moins en fonction de la luminosité, il fait tout le travail d'adaptation pour vous.
  Le résultat est plus léger que la combinaison verres soleil + verres de vue, qu'il s'agisse de lunettes ou de lentilles de contact.
  De plus, comme mes lunettes vue/soleil sont en permanence sur le nez, je n'ai pas besoin de boite de rangement. La nuit, je les mets dans un coin, toujours le même, à droite au-dessus de ma tête, parfois dans une chaussure.
  Pour assurer le maintien des lunettes, j'ai rajouté deux embouts faisant le tour des oreilles aux extrémités des branches. Je peux donc courir, faire de l'escalade, nager, sans risquer de les perdre.
  Enfin, j'ai choisi des verres très larges de type aviateur pour permettre à la fois une protection maximale et une large visibilité.

   1.8. Casquette et protège nuque en nylon The North Face  (85 g)

  Il convient de protéger la tête et le cou du soleil.
  Mais, pour un binoclard comme moi, il faut aussi quelque chose qui protège les lunettes de la pluie.
  J'ai donc cherché un chapeau possédant une visière aussi large et longue que possible, et sans bords sur les côté afin de permettre à la capuche de la protection-pluie d'épouser la forme de la tête.
  J'ai opté pour une casquette North Face – celle qui à ma connaissance offre la visière la plus large –, en nylon, avec protège nuque.
  Encore une fois, le nylon permet non seulement de protéger du soleil, mais sert aussi de coupe-vent. Pas besoin de mettre un bonnet lors des courtes pauses sur les cols exposés.
  Une attache située sur le protège-nuque permet d'empêcher la casquette de s'envoler en cas de bourrasque.
  La seule chose qui me chagrine avec cette casquette, c'est que la marque « The North Face » apparaît en gros sur le front : j'ai l'impression d'être un panneau publicitaire, et je ne suis pas certain que, compte tenu de mon allure, la marque en tire profit.

   1.9. Bâtons Leki Titanium  (446 g)

  Paradoxalement, le site de Randonner-léger a aussi contribué a alourdir mon matériel. Avant, je ne randonnais jamais avec des bâtons. Je ne trouvais pas cela indispensable. Et c'est vrai : les bâtons ne sont pas indispensables.
  Mais ce ne sont pas non plus des gadgets superflus. Des bâtons solides soulagent considérablement l'effort des genoux en descente, ils aident parfois à monter. Ils limitent de ce fait l'apparition de tendinites à court, moyen et long terme.
  Autres avantages plus ou moins accessoires : ils réduisent les risques de chutes et d'entorses ; ils permettent de se protéger des animaux hostiles, de sonder des terrains douteux, de faire tomber l'humidité sur les branches, d'écarter les ronces... ce sont le prolongement des mains.
  Pour toutes ces raisons, mon équipement a gagné en poids.
  Mais, finalement, le gain en poids n'est pas tellement énorme étant donné que j'utilise les bâtons aussi comme mâts de tente, j'y reviendrai.
  Un tel usage suppose l'usage de bâtons télescopique.
J'utilise pour l'instant des Leki Titanium. Je n'en suis pas complètement satisfait dans la mesure où les brins se devissent régulièrement. Je songe à faire l'acquisition de bâtons plus lourds mais plus fiables.
Je n'emporte pas les rondelles : utiles seulement en de trop rares occasions.


   2.1. L'abri : Gatewood Cape (325 g) /  Golite Shangri-la 1 (495 g)

  Le cas typique d'objets présentés comme indispensables par les vendeurs et en réalité superflus est la tente intérieure avec moustiquaire.

  La moustiquaire ne sert à rien dans les Alpes françaises : on sera tout au plus ennuyé par les mouches, parfois par des moustiques à la tombée de la nuit. Ce n'est qu'en plaine que les moustiques ne dorment pas. Les araignées sont inoffensives, et il suffit de prendre garde à ne pas s'installer trop près d'une fourmilière. Enfin, concernant les tiques : si vous avez été repéré par l'une d'elles, elle vous aura de toute façon le matin une fois sorti de la tente – ou plus tard, chez vous, en s'accrochant à la moustiquaire...

  Quant au tapis de sol : tant qu'on ne s'installe pas dans une cuvette, pratiquement aucune pluie ne pourra surpasser la capacité d'absorption d'un sol en terre. Par conséquent, un simple toit imperméable suffit. Telle est en tout cas mon expérience : j'ai déjà subi des pluies torrentielles durant des heures, transformant le sol en boue compacte, aucune goutte d'eau ne passait sous l'abri.
  Peut-être était-ce de la chance. Si la chance devait tourner une nuit d'orage, je ne suis pas démuni : j'utiliserais la couverture de survie ou je creuserais une tranchée sur les côtés vulnérables.

  J'utilise donc un simple toit.
  Actuellement, le meilleur tissu pour l'abri semble être le nylon ripstop syliconé : imperméable, léger, compact, résistant aux déchirures, facile à entretenir.
  J'ai une préférence pour les abris fermés car le froid par convection – par le vent – peut considérablement réduire les capacités thermiques du sac de couchage, même avec un sursac.
  Comme j'utilise des bâtons, je veux qu'ils servent aussi à tenir l'abri.

  J'ai testé deux abris qui satisfont à ces conditions : la Gatewood Cape et, plus récemment, la Shangri-la 1. Entre les deux, disons que mon cœur balance.
  La première est plus légère. De plus, elle se transforme en poncho. C'est commode lors des matinées humides quand on ne veut pas remettre un abri tout trempé dans le sac. Mais elle est peu spacieuse et donc peu confortable. Surtout, elle est difficile à tendre de manière optimale et tient mal le vent.
  La Shangri-la est plus lourde et ne se transforme pas en poncho, mais elle est plus spacieuse et plus résistante au vent ; on peut même l'utiliser en hiver.
  Je n'ai pas encore fait mon choix définitif, d'autant que je n'ai pas terminé les tests de la Shangri-la.

  Sur le forum : ici concernant la Gatewood ; pour la Shangri-la.

   2.2. Huit sardines en titane et ficelles + housse  (52 g)

  La ficelle sert à tendre l'abri de manière optimale en cas de grand vent.
  Elle me sert aussi à fixer certains matériels sur le sac à dos.

  J'ai testé toutes sortes de sardines : alu simples, alu en Y, alu en carré, titanes. Finalement, les titanes me conviennent bien : très légères, relativement solides et, surtout, très fines : on peut les glisser dans quasiment n'importe quel sol.

  La housse me semble importante à la fois pour protéger le reste du matériel des pointes des sardines, et pour pouvoir retrouver celles-ci rapidement en cas d'urgence.

   2.3. Tapis de sol en tyvek  (80 g)

  Le tapis de sol vendu avec les tentes est, on l'a vu, la plupart du temps superflu – dans nos montagnes en tout cas – et souvent très lourd.
  Il peut en outre aggraver la situation : une tente mal située, un simple petit trou dans un tapis de sol classique, et c'est la piscine assurée – ce qui n'arriverait pas sans tapis de sol sur une terre absorbante.
  Malgré tout, un tapis de sol n'est pas totalement inutile : il est nécessaire de posséder un revêtement étanche et solide pour protéger le matelas, voire le sac de couchage, de l'abrasion, de l'humidité et des éventuelles épines.
  On propose souvent d'utiliser la couverture de survie ou du silnylon comme tapis de sol. C'est à mon avis une erreur : une couverture de survie ou le silnylon perce très facilement. Une aiguille y rentre comme dans du beurre. En revanche, la particularité du tyvek – et c'est peut-être le principal point commun entre les diverstes sortes de tyvek – est d'être difficile à percer.
  J'emporte donc un morceau de tyvek épais et étanche, dont la surface est à peine supérieure à celle de mon corps.
  Il est vrai que le tyvek a tendance à s'effilocher et à accumuler toutes sortes de morceaux d'herbes et de feuilles. Mais il résiste sur la durée : le mien est encore opérationnel après l'équivalent de deux mois d'utilisation.

   2.4. Sac de couchage : Rab Quantum Top Bag  (425 g)

  Le duvet est vulnérable à l'humidité. Mais c'est ce qu'il y a de plus léger et de plus performant sur le long terme, alors que le synthétique est, dans l'état actuel des choses, lourd et moins durable. Dans les montagnes françaises, en été ou demi-saison, il est rare que l'air soit à ce point saturé d'humidité que le duvet perde toute capacité isolante. Au pire, on le fait sécher dans un refuge.
  Malgré tout, il est important de disposer d'au moins une protection thermique en synthétique conséquente pour assurer le maximum de sécurité. En effet, le synthétique garde une bonne partie de ses capacités isolantes même s'il est mouillé. Au cas où les affaires seraient trempées, il permet donc de passer une nuit froide et humide sans trop souffrir.
  Or, ce qui sort le plus souvent du sac - surtout si on utilise un sac de couchage qui ne monte que jusqu'aux épaules, comme on va le voir - et qui est donc le plus susceptible de subir les intempéries, c'est la doudoune, et non le sac de couchage. Par conséquent, la doudoune au moins doit être en synthétique - d'autant plus qu'une doudoune synthétique sera souvent plus légère qu'un sac de couchage synthétique pour une protection thermique équivalente. J'ai donc opté pour une doudoune en synthétique et un sac de couchage en duvet.

  C'est l'air emprisonné dans les plumes qui retient la chaleur et isole du froid. Lorsque le corps s'appuie sur le duvet, il chasse l'air, et donc toute capacité isolante. Le duvet placé sous le corps devient ainsi quasiment inutile. C'est alors le matelas qui assure l'isolation.
  Certains sacs de couchage tiennent compte de cela : ils n'offrent du duvet que sur une partie du sac, ce qui permet un important gain en légèreté et en place. C'est le cas du Rab Quantum Top Bag (cf. ici) et du récent Walden de Arklight (cf. ici).
  Certes, ce n'est pas confortable les premières nuits, mais je m'y suis vite habitué. En ce qui me concerne, je ne suis plus disposé à revenir à un sac classique.
  (Certains s'étonneront du poids indiqué, bien inférieur à ce qu'annoncent le vendeur et la plupart des utilisateurs. Mais il faut savoir que le sac a été pesé après plus de quatre saisons d'utilisation.)

   2.5. Sac à viande en soie Cocoon  (120 g)

  Il s'agit d'un petit luxe qui montre combien je ne suis pas véritablement MUL.
  Le sac à viande me permet avant tout d'éviter de salir le sac de couchage – si difficile à nettoyer.
  J'ai choisi la soie en raison de sa légèreté et de ses propriétés thermorégulatrices – cf. ci-dessus à propos de la chemise en soie.
  Elle présente aussi un autre petit avantage : une simple épaisseur de soie fine permet d'éviter de respirer l'air parfois glacial de la nuit sans s'étouffer ; de plus, la soie est très respirante : elle s'humidifie à peine lorsqu'on respire à travers.
  Enfin, un sac à viande peut éventuellement servir de chèche ou de pantalon de rechange lors des grandes lessives.

   2.6. Housse de compression Dry Sack Sea to Summit 8 litres  (80 g)

  Le sac de couchage et le sac à viande sont comprimés dans une housse de compression étanche – étanche pour éviter les accidents fâcheux au fond du sac.
  La housse est plus large que les housses d'origine du sac de couchage et du sac à viande cumulées. Le duvet n'est donc jamais comprimé à son maximum, ce qui permet de le préserver plus longtemps.
  La housse étanche me sert parfois à faire la petite lessive.

  Plus de détails ici.

   2.7. Matelas mousse CAO coupé à 145 cm  (85 g)

  Le matelas permet de protéger du froid par conduction, le froid provenant du sol.
  J'ai renoncé aux matelas autogonflants : trop lourds, trop fragiles et pas si isolants qu'on le prétend.
  En été et demi-saison, je me contente d'un simple Matmouss CAO coupé à 145 cm, la tête étant protégée par ce qui me sert de coussin, la doudoune en synthétique s'ajoutant un peu à l'isolation même écrasée – contrairement au duvet.
  Le matelas est placé à l'intérieur du sac de couchage  : il est suffisamment mou pour s'adapter à la courbure du sac dans la largeur et éviter ainsi une déperdition de chaleur. Le manque de confort dû à la faible épaisseur du Matmouss n'est pas un problème pour moi.
  Comme mon matelas est maintenant en fin de vie, je me suis procuré un matelas en Plastazote (ArkMat 127 de chez Arklight) : plus durable, sans doute plus isolant, pour un poids presque équivalent (96 g/145 cm).

   2.8. Sangles pour matelas et tyvek  (34 g)

  Lorsque mon sac à dos est plein, le matelas et le tapis de sol en tyvek sont roulés ensemble et accrochés à l'extérieur du sac à l'aide de deux sangles. Ces sangles permettent aussi d'accrocher du linge à sécher.
  Après un ou deux jours, lorsque les réserves de nourritures ont diminué, je les mets à l'intérieur du sac pour les protéger.

   2.9. Couverture de survie  (53 g)

  La couverture de survie est selon moi indispensable ne serait-ce que pour compléter un abri défaillant ou des vêtements thermiques insuffisants. Je l'ai déjà utilisée une fois avec succès lors d'une randonnée pour compléter une partie d'un abri que j'avais oubliée chez moi.
  Une couverture de survie de 50 g suffit largement pour l'usage occasionnel que j'en fais.

   2.10. Serviette micro-fibres absorbante  (20 g)

  La serviette sert à enlever la condensation ou l'humidité sur la toile de l'abri le matin avant de le ranger dans le sac.
  Ce type de serviette se trouve en grande surface, pas cher, solide, efficace, réutilisable même trempée. J'utilise toujours la même serviette depuis quatre ans.

   2.11. Lampe led photon + trombone  (7 g)

  Une simple led alimentée par une pile lithium : durable, solide et suffit largement pour le bivouac. Je ne m'en sers quasiment jamais. C'est juste une sécurité.
  J'envisage de la remplacer par une led avec alimentation photovoltaïque.

  Le trombone permet de l'accrocher à la fermeture éclair de la doudoune quand j'ai besoin de mes deux mains.

   2.12. Boules Quies en mousse  (1 g)

  Ayant le sommeil fragile, je mets des boules Quies en mousse, si je dois dormir en refuge, ou si l'environnement est particulièrement bruyant – colonie d'écureuils, chutes d'eau.


   3.1. Doudoune Vertical Protect Guronz + housse de compression  (700 g, taille L)

  Voilà un équipement relativement lourd, mais dont je n'arrive pas à me séparer.
  Il s'agit d'une doudoune synthétique étanche avec manche et capuche.
  Comme on l'a vu § 2.4 à propos du sac de couchage, le synthétique garde une bonne partie de ses capacités isolantes même humide, ce qui constitue une garantie de sécurité au cas où le sac de couchage en duvet serait trempé. La doudoune étant plus souvent exposée aux intempéries, il faut éviter de choisir l'inverse: doudoune en duvet, sac de couchage en synthétique, d'autant plus que le poids final de ce genre de configuration sera plus élevé.
  La capuche – garantissant une meilleure isolation que le simple bonnet – sert à compléter le sac de couchage Rab qui ne monte que jusqu'au cou.
  La propriété coupe-vent de la membrane confère une protection thermique optimale.
  L'étanchéité protège des éventuelles projections sous tarp en cas de grosse pluie.
  Je n'arrive pas à me décider pour une autre doudoune plus légère dans la mesure où j'ai une confiance totale en celle-ci : elle m'a tenu bien au chaud dans des conditions difficiles – là où d'autres, dans leurs grosses polaires, étaient obligés de piétiner sur place en se frictionnant les bras – et, du coup, j'y suis pour ainsi dire affectivement attaché. 

   3.2. Sous-vêtement thermique Millet Carline 150  (150 g)

  Il peut faire très froid en altitude, même en été, auquel cas, la chemise en soie ne suffit pas.
  Ou bien la chemise en soie peut être trempée de sueur, nécessitant un vêtement de rechange en attendant qu'elle sèche.
  C'est pourquoi j'emporte un sous-vêtement thermique.
  Il s'agit d'une Carline Millet, de taille inférieure – du S au lieu du M – pour être au plus près du corps et optimiser les capacités thermiques.
  Après quatre années d'utilisation, été comme hiver, la Millet garde tout son isolant. Là où certains mettent un « petit gilet », la Millet suffit.
  Elle respire parfaitement et sèche rapidement.
  En revanche, le traitement anti-bactérien est très vite parti à l'usage.

   3.3. Paire de chaussettes de rechange  X-socks extrem light (52 g)

  J'emporte une paire de rechange, bien que je ne m'en serve quasiment jamais. Je réfléchis même à m'en passer depuis que je sais que les chaussettes humides ne constituent pas un danger pour les pieds dans des chaussures aérées.

   3.4. Poncho-tarp en Tyvek  (275 g)

  Même si on aime marcher sous la pluie, il convient de s'en protéger pour éviter l'hypothermie.
  Mais rappelons que ce n'est pas par les pieds ou les jambes qu'on attrape froid en randonnée. Il s'agit avant tout de protéger les organes vitaux : la tête, les poumons et le cœur.
  J'ai donc laissé de côté le pantalon étanche.

  Quant aux vestes : soit elles sont parfaitement étanches, auquel cas on est trempé par la sueur ; soit elles sont imper-respirantes, auquel cas elles ne sont étanches que le temps d'une ou deux saisons – les membranes et les enductions étant particulièrement fragiles dans l'état actuel des choses.

  Je préfère donc le poncho pour marcher sous la pluie : durablement imperméable, mécaniquement respirant, facile à réparer, à entretenir et, comme on va le voir, polyvalent.
  J'ai choisi un poncho en tyvek : c'est à la fois ce qu'il y a de plus léger et de plus résistant aux déchirures ou perçages d'épines.
  La capuche recouvre toute la casquette, je la fixe à l'extrémité de la visière à l'aide d'une sorte de trombone en cuivre.
  Les côtés du poncho peuvent être attachés afin d'éviter que les pans flottent avec le vent.
  En cas de grandes bourrasques, je mets mon sac à dos – étanche – par-dessus le poncho. Il n'a, à tous points de vue, rien à envier à une veste avec membrane.

  Lorsque la météo est clémente – ciel clair, peu de vent –, j'utilise le poncho comme abri pour protéger de l'humidité de la nuit.
  Le poncho déplié en abri a l'avantage de ne pas condenser, contrairement aux abris fermés, ce qui permet de repartir très vite le matin sans attendre que la toile sèche.
  Lorsque la météo est au contraire particulièrement défavorable, je monte l'abri fermé et le poncho est étendu sur le sac de couchage pour protéger des projection de condensation.

  On me demandera : à quoi bon prendre un abri en plus si l'abri-poncho fait l'affaire ? D'autant plus si j'emporte la Gatewood Cape qui se transforme aussi en abri ? Il y a plusieurs raisons à cela.
  D'abord, j'estime qu'il est risqué de mettre dans un seul panier deux équipements aussi essentiels : une déchirure pendant la marche peut très vite arriver, remettant en cause le bivouac.
  Inversement, il arrive souvent qu'on ait besoin de sortir de son abri sous la pluie, d'où la nécessité d'un vêtement de pluie en plus.
  Enfin, il s'agit de deux types d'abris très différents : l'un adapté aux conditions difficiles, l'autre aux conditions clémentes, voire chaudes ; cela me permet donc de passer des nuits relativement agréables quelles que soient les conditions.

  Pour plus de détails concernant ce poncho, voir ici.


   4.1. Fiole de sel  (20 g incluant le sel)

  Il est dangereux pour la santé d'abuser du sel.
  D'un autre côté, une carence en sel implique crampes, tendinites et troubles nerveux ; l'absence de sel signifie la mort. Vous aurez beau boire des litres d'eau, vous ne parviendrez pas à vous réhydrater sans sel.
  Or, en randonnée, on perd beaucoup de sel – plus exactement de sodium – comme le montrent les traces blanches laissées sur les sacs à dos.
  La perte importante de sel doit donc impérativement être compensée par une consommation de sel supérieure à la moyenne.

  Beaucoup d'aliments transformés sont déjà salés, en particulier les lyophilisés, le saucisson, les fromages.
  Personnellement, durant la journée, je ne mange que des fruit secs ; je ne mange des aliments transformés que le soir.
  Or, cela ne suffit pas à compenser la perte en sel.
  C'est pourquoi je prends une pincée de sel en milieu de journée.
  Médecins et pratiquants de sports d'endurance au long cours (ultra-trail) m'ont confirmé que c'était indispensable pour maintenir un minimum de forme sur la durée. Bon nombre de tendinites surviennent non seulement à cause d'une mauvaise gestion de l'eau ou de chaussures inadaptées, mais aussi à cause d'une mauvaise gestion du sel.

   4.2. Pharmacie  (32 g)

  Un tube de Vitamine C ; quatre comprimés de paracétamol (Advil). C'est tout.

  Mon raisonnement est le suivant : je ne suis pas médecin, si j'ai un problème, il vaut mieux que je sois examiné par un spécialiste. Le tout est donc de me maintenir en état jusqu'à l'arrivée des secours, ou jusqu'à ce que je puisse atteindre une habitation ou une pharmacie.
  Or, c'est ce que permet justement la vitamine C. La vitamine C stimule les défenses du corps et régule le stress. En cas de pépin, quel qu'il soit – entorse, empoisonnement, piqûre de vipère – un ou plusieurs comprimés de vitamine C aident à tenir pendant au moins une heures. Dans les Alpes françaises, il est rare d'être seul plus d'une demi-journée, ou de ne pas trouver une habitation à plus de trois heures de marche à cloche pied, le temps que la vitamine C fasse son effet.
  Jusqu'à présent, la vitamine C m'a surtout servi à annuler les effets de mauvaises nuits, ce qui n'est déjà pas mal.

  Quant à l'Advil, il permet de calmer d'éventuelles douleurs, fièvres, états grippaux, inflammations. Il permet aussi de mieux dormir en cas de gros problèmes de sommeil.

   4.3. Savon d'Alep  (45 g)

  Le savon est l'équipement multi-usage par excellence : toilette, lessive, désinfectant et dentifrice.
  Pour cette dernière utilisation, je dois dire que j'ai mis le temps à franchir le pas. En réalité, le savon remplace avantageusement le dentifrice classique : ce n'est pas moins efficace, tout en nettoyant la brosse à dents elle-même des bactéries susceptibles de provoquer des caries.
  Le savon d'Alep est naturel, et constitué à partir de graisse végétale, c'est son principal avantage par rapport au savon de Marseille.
  45 g suffisent pour deux semaines en se lavant régulièrement, à condition de faire la lessive au maximum une fois tous les trois jours.

   4.4. Alcool gélifié (ou « gel main sans rinçage »)  (50 g)

  On ne dispose pas toujours d'eau pour se laver, alors même que l'on a beaucoup transpiré toute la journée, ou que l'on s'est sali d'une manière ou d'une autre. L'alcool gélifié résout le problème.
  Il peut aussi servir de désinfectant ou d'allume-feu – je n'ai jamais essayé.

   4.5. Pastilles Aquatabs  (1 g)

  Les pastilles de purification d'eau ne me servent presque jamais. On trouve toujours de l'eau potable dans les Alpes. J'en prends quand même quatre ou cinq par sécurité.

   4.6. Brosse à dents coupée  (3 g)

  Ce qui compte avant tout pour le nettoyage des dents, c'est le brossage. Exit donc les pastilles vendues en pharmacie qui prétendent laver les dents en se contentant de les croquer. Surtout qu'une simple brosse coûte moins cher et dure bien plus longtemps.

   4.7. Tire-tiques  (2-3 g)

  Les tiques sont les seuls « prédateurs » vraiment dangereux dans nos régions – cf. la discussion sur le forum.
  Contrairement à ce que l'on croit, on en trouve quelques-unes à plus de 1000 mètres d'altitude – telles sont en tout cas mes observations.
  Pour les enlever entières – sans leur écraser le boyau et sans leur couper la tête, ce qui peut créer une infection –, j'utilise un crochet tire-tique. J'ai ainsi retiré des dizaines de tiques sur moi ou sur mes chats, avec un taux de réussite de 100 %.
  Il existe deux tailles de crochets, l'un pour les grosses tiques, l'autre pour les nymphes, je prends les deux par sécurité.

   4.8. Deux rouleaux de papier toilette  (110 g)

  Il n'y a pas toujours de rivière ou de feuilles mortes à disposition pour se laver.  Je prends donc des rouleaux de cellulose, un par semaine, qui me servent aussi, pendant un temps, d'oreillers.


   5.1. Carte du parcours  (85 g)

  Je prends une ou deux cartes au 25 000 ou au 50 000.
  J'aime bien avoir la carte entière, et non seulement une copie du parcours, afin de faire d'éventuelles variantes et de me situer par rapport aux reliefs que je vois autour de moi. C'est ma principale lecture au bivouac. 

   5.2. Appareil photo + piles lithium  (180 g)

  Je prends des photos comme on prend des notes, c'est-à-dire que je n'ai aucune prétention artistique.
  Je me contente donc d'un vieux Olympus à 3 millions de pixels – la consommation d'énergie étant du coup très réduite.
  Il existe plus léger, je verrai plus tard.

  Les piles lithium non-rechargeables sont à la fois les plus légères et les plus durables.
  Elles sont cependant difficilement recyclables, et le lithium est le centre de conflits géopolitiques pour le moins inquiétants. J'envisage une autre solution.

   5.3. Victorinox mini  (21 g)

  Le plus simple et le plus petit des Victorinox : une pince à épiler pour enlever les échardes ou épines ; des ciseaux pour couper les ongles ; un tourne-vis pour réparer lampe-led et resserrer les branches de lunettes.

   5.4. Opinel n°6  (30 g)

  Je me sers assez souvent d'une lame en rando, soit pour les repas, soit pour couper les plantes gênantes au bivouac.
  Comme la lame s'use plus vite, je préfère en avoir une distincte du couteau multi-fonction (Victorinox ci-dessus).
  L'opinel est bon marché, léger et robuste.
  Le n°6 est le modèle le plus petit disposant d'une virole.

   5.5. Briquet bic transparent  (17 g)

  Les briquets Bic sont très fiables et utilisables même après avoir été mouillés.
  La transparence du réservoir est importante pour vérifier exactement le niveau de gaz. 
  Le briquet me sert à brûler les embouts de ficelles coupées, à faire un feu dans le poêle d'une cabane, à stériliser lames ou épingles. 

   5.6. Mini-boussole thermomètre Recta  (9 g)

  Je n'ai pas un sens de l'orientation très développé. Je me suis déjà perdu plusieurs fois, avec ou sans brouillard.
  Mais j'ai toujours réussi à retrouver rapidement mon chemin en sortant la carte et/ou une simple mini-boussole. D'après mon expérience d'égaré chronique, c'est suffisant. Je m'amuse parfois à me diriger avec la seule mini-boussole dans les pré-Alpes (forêts et sans hauts reliefs pouvant servir de repères). J'arrive toujours à bon port sans trop d'efforts. Les boussoles plus grandes ne me paraissent utiles que lorsqu'on s'écarte des sentiers.

  Le thermomètre sert uniquement à mesurer les capacités thermiques de ma doudoune et de mon sac de couchage.

   5.7. Epingle, fil à coudre + boite  (12 g)

  Indispensable à mon avis pour recoudre un pantalon, un bouton de vêtement, un sac de couchage endommagé.

   5.8. Scotch Duck Tape  (25 g)

  Ce scotch très robuste et étanche permet de réparer un vêtement endommagé ou un bâton cassé ; de couvrir provisoirement une zone d'échauffement sur le pied ; de maintenir la cheville en cas d'entorse.

   5.9. Papiers / argent  (12 g)

  Je me contente d'emporter la carte de rhésus, la carte bleue, et l'équivalent de 100 euros pour quinze jours.


   6.1. Trousse  (35 g)

  Tout le petit matériel est rassemblé dans une petite trousse semi-étanche pour rasoir électrique.

   6.2. Sac pour réfrigérateur  (32 g)

  Toute la nourriture est contenue dans un sac pour réfrigérateur : grand, solide et, surtout, empêchant les odeurs de nourriture de se répandre dans le sac.

   6.3. Deux sacs poubelles 20 litres  (20 g)

  Ces sacs me servent à diverses choses : porter des aliments ou des déchets ; protéger les godasses d'une éventuelle invasion de limaces ; protéger l'appareil photo en cas de pluie.

   6.4. Quatre sacs de congélation Ziploc  (25 g)

  Quatre sacs ziplocs pour contenir les papiers et l'argent ; le savon d'Alep humide ; des aliments.

   6.5. Bidon Platypus 1,2 litre  (28 g) + Porte bidon Platypus isotherme (75g)

  Comme chacun sait, un principe essentiel en randonnée est de boire avant d'avoir soif, et de boire plus que soif. Ce qui implique notamment de boire très souvent.
  J'ai donc fait en sorte d'avoir ma gourde immédiatement à portée de main en la fixant sur l'une des bretelles du sac. Ainsi, je n'ai pas besoin de m'arrêter chaque fois que je veux m'hydrater.
  Les gourdes souples (Platypus) sont plus légères que les bidons.
  Je ne prends pas de tuyau : trop lourd et s'encrassant vite.
  Le fait que la gourde soit fixée à l'avant sur la bretelle permet d'équilibrer le sac à dos.

   6.6. Bidon Platypus 2,4 litres  (37 g)

  Une deuxième gourde souple de haute contenance permet de faire provision d'eau juste avant le bivouac.
  Elle permet aussi de traverser tranquillement les zones où l'eau est rare (les hauts plateaux du Vercors par exemple).

   6.7. Sac à dos Ortlieb X-Plorer 35 litres  (665 g)

  Dans quoi je range tout cet équipement ?
  Je pars du principe qu'un sac à dos ne sert pas seulement à transporter le matériel, mais aussi à le protéger (de l'humidité, des ronces, des bestioles). Difficile apparemment de concilier ces exigences avec celle de légèreté.

  Je crois avoir trouvé la solution avec les sacs étanches de kayak, voile ou spéléo.
  Ces sacs se présentent sous la forme d'un cylindre en cordura étanche, muni de bretelles, d'une sangle pectorale et d'une fermeture par enroulement. 
  C'est à la fois plus robuste et plus léger que n'importe quel sac à dos de randonné du commerce.
  Le confort est assuré par les textiles – sac de couchage, tente, doudoune – placés côté dos dans le sac.
  Comme la forme est étroite, il y a peu de points de contact avec le dos et on sue beaucoup moins.
  De plus, la sueur n'est pas absorbée par une quelconque mousse : pas de coups de froid au niveau du dos en remettant le sac après une pause.
  Il est maintenant clair pour moi que les systèmes de sacs ergonomiques épousant la forme du dos sont parfaitement inutiles – tant qu'on n'a pas de problèmes de santé particuliers.
  Je me rends compte aussi que, lorsqu'on possède un matériel léger, les sangles ventrales relèvent du simple gadget. La sangle pectorale – plus légère – suffit largement à maintenir le sac pour les petites escalades ou la course à pied.

  L'étanchéité du sac a de nombreux avantages : on peut traverser en toute quiétude les journées pluvieuses et les torrents (surtout les torrents au mois de juin) ; il peut être placé à l'extérieur du poncho en cas de pluie ; il permet de surélever le fond de l'abri sans craindre la condensation ; il empêche les intrusions d'insectes et de limaces ; il empêche les odeurs de s'échapper et d'attirer renards ou belettes.

  Je l'utilise maintenant depuis plus de quatre ans. Il n'a pas pris une ride. C'est clairement le sac idéal. Evidemment, comme on ne voit pas ce genre de sac dans les magazines de trek, au même titre d'ailleurs que la chemise en soie, les « montagnards des plaines » restent sceptiques.

  Pour plus de précisions sur les caractéristiques des sacs de kayak, voir ici.

   6.8. Pochette Raidlight Endurance (53 g)

  Comme je n'ai pas envie de m'arrêter pour retirer mon sac à dos chaque fois que je souhaite consulter la carte, prendre une photo ou grignoter, j'ai ajouté sur l'une des bretelles une pochette Raidlight. Tout le matériel dont j'ai besoin pendant la journée s'y trouve : la carte IGN pliée dans le filet, l'appareil photo, la boussole et les aliments à l'intérieur de la pochette.
  Le fait que la pochette soit située à l'avant sur la bretelle permet de rééquilibrer le sac à l'instar de la gourde de 1,2 litres.
Lorsqu'il pleut, ou bien je recouvre la pochette d'un sac plastique, ou bien je la retire et la mets dans le sac à dos.

(Edit: orthographe, précisions, ajouts de liens, ajout du porte-bidon platypus 75g, titre, liste synthétique)

Dernière modification par Artiguel (06-09-2009 09:26:57)

Hors ligne

#2 23-08-2009 14:50:42

wax
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Re : Liste raisonnée Alpes 3 saisons 4 kg 2 semaines

Salut !

Belle liste tres detaillee ! On sent l'experience derriere wink. Une petite question tout de meme. Au sujet de la Gatewood tu dis:

Artiguel a écrit :

...
Surtout, elle est difficile à tendre de manière optimale et tient mal le vent.
...

Pourtant, lorsque tu parles de ton poncho/tarp compare au Gatewood tu dis:

Artiguel a écrit :

Enfin, il s'agit de deux types d'abris très différents : l'un adapté aux conditions difficiles, l'autre aux conditions clémentes, voire chaudes ;

D'ou ma question: si elle tient mal au vent, comment peut-elle etre adaptee aux conditions difficiles ?

w.

PS: une petite suggestion: as-tu pense a remplacer ton poncho/tarp en tyvek par une veste coupe vent en Pertex tres compacte (style Speedlite de Montane) ?

Celle-ci te servirait a la fois:

- a sortir de ton abri, en cas de pluie, pour satisfaire un besoin urgent.
- en cas de pluie, de premiere couche protectrice entre ta chemise en soie et ton Gatewood, en evacuant la transpiration loin de ta peau.
- de veste coupe vent, lorsque tu as besoin de marcher "tout la haut" et qu'il ne pleut pas.
- a proteger ton duvet (au niveau des pieds) du splash effect, sous la Gatewood.


"Life is known only by those who have found a way to be comfortable with change and the unknown. Given the nature of life there might be no security but only ... adventure"

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#3 23-08-2009 14:51:50

ET
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Re : Liste raisonnée Alpes 3 saisons 4 kg 2 semaines

Bonjour
J'apprécie beaucoup le détail des explications même si l'on peut ne pas être d'accord avec toi.

Qu'entends-tu par "Sac pour réfrigérateur  (32 g)" .

Concernant le "cumul" gatewood + poncho : préfères-tu un poncho "simple" à un poncho avec "manches".
Personnellement je me dirige vers un cumul gatewood + poncho simple.

Dans tous les cas ta réflexion a le mérite d'induire celle du lecteur.
Salut
ET


Ps : ta discussion relative à la nourriture m'intéresse énormément car je suis dans le même problématique.

Dernière modification par ET (23-08-2009 15:53:11)


Un coup de dés jamais n'abolira le hasard
Stéphane Mallarmé

Hors ligne

#4 23-08-2009 16:52:28

Artiguel
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Re : Liste raisonnée Alpes 3 saisons 4 kg 2 semaines

Wax:

Concernant la Gatewood:

  Tu as parfaitement raison, c'est bien là le problème:
  Soit les conditions sont bonnes, et j'utilise le poncho. Soit les conditions sont mauvaises, et j'utilise l'abri fermé.
  Parmi les abris fermés, j'aime beaucoup la Gatewood (très léger; et on peut la porter en mode poncho le matin), mais c'est vrai qu'elle tient mal le gros vent - en revanche elle tient bien les averses. Cela ne veut pas dire qu'elle s'envole, mais elle claque beaucoup, et il arrive que le mât tombe après une bonne bourrasque. C'est pourquoi je me suis orienté vers la Shangri-la.
  Néanmoins, les conditions très mauvaises (c'est-à-dire: surtout gros vent) sont somme toute assez rares là où je randonne. Quand il y a des orages et beaucoup de vent, j'ai tendance à m'orienter vers les forêts ou les cabanes. Les bonnes raisons d'utiliser la Shangri-la deviennent alors exceptionnelles. Du coup, j'hésite.

Concernant le coupe-vent:

  Il faudrait que j'essaie cette solution, d'autant que j'ai déjà le matériel. Mais, a priori, je suis un peu réticent: cela voudrait dire que seule la Gatewood servirait de protection pluie; or je crains toujours d'abimer la Gatewood pendant la marche. Si c'est mon seul abri et qu'il est déchiré sur des points stratégiques, alors c'est toute la rando qui peut être remise en cause. Je ne la mets en mode poncho que dans les cas exceptionnels où il pleut le matin ou quand je veux la faire sécher sur moi en marchant, à condition aussi que le terrain le permette (pas d'escalade, de ronces, etc.)



ET:

Les sacs pour refrigérateur se trouvent dans les supermarchés au rayon surgelé. Cela coûte autour de dix centimes. Ils servent normalement à préserver au mieux les surgelés entre la sortie du congel du supermarché, et l'entrée dans le congel de la maison (ne pas confondre avec les zyplocs, je me suis en effet mal exprimé).

  Mon poncho n'est pas une pélerine: il n'a pas de manche. Une fois déplié, il prend donc la forme d'un simple rectangle, comme une tarp ordinaire. Je ne suis pas certain qu'il existe des pélerines qui permettent cette transformation en tarp à laquelle je tiens.
  Quand il pleut, soit je rentre les bras sous le poncho; soit je les mets à l'extérieur (surtout s'il y a du vent et que je dois porter le sac à dos par-dessus le poncho) et je retrousse les manches de la chemise. Mes bras sont à l'air et mouillés, mais ce n'est pas un problème pour moi.

(Edit: orthographe)

Dernière modification par Artiguel (26-08-2009 10:56:24)

Hors ligne

#5 23-08-2009 18:48:32

fredlafouine
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Re : Liste raisonnée Alpes 3 saisons 4 kg 2 semaines

Salut Artiguel,
Et bien, quand ma copine me dira encore qu'il serait peut-être temps que je consulte vis-à-vis du temps que je consacre à penser à mon matériel, je lui ferais lire le compte-rendu de ta liste. wink

Je vais ici balancer ce que je me dis "comme ça" en lisant ton post, je ne dis pas que je vais avoir raison, mais si je peux t'aider à reconsidérer ton équipement et t'aider à évoluer dans ta réflexion...

Bref,

J'ai finalement hérité de mon père un pantalon
La solidité du nylon en général explique le fait qu'il aligne plus de vingt années d'usage.
Son autre inconvénient est qu'il est très lourd
Peut-être que j'apprécierais aussi la possibilité d'avoir un pantalon transformable en short, je n'ai pas encore essayé.
Un pantalon Courchevel à 240g que je possède mais que je n'utilise pour l'instant que pour les randonnées d'un ou deux jours.

Ah... Tu l'aimes bien ce pantalon hein? En mettant de côté la charge émotionnelle de ce pantalon d'un demi-kilo, le courchevel de 240 gr semble te convenir non? Pourquoi ne le gardes-tu pas simplement? Quant-au pantalon transformable en short, ma copine randonne avec : je crois que c'est un blocage psychologique. Si le matin le temps s'annonce au grand beau, elle ne peut s'empêcher de passer en mode short. Mais dès qu'on passe dans le moindre sous-bois, je la vois bien embêtée. Moi de mon côté, depuis que je suis passé au pantalon je n'ai vraiment pas l'impression d'avoir plus chaud et je me sens protégé quand je passe à travers la végétation, et protégé du soleil également.

Tapis de sol en tyvek  (80 g)

Ta couverture de survie ne ferait-elle pas l'affaire?


Sac de couchage : Rab Quantum Top Bag  (425 g)

Tu veux pas participer à la jolie aventure Arklight en t'achetant un Walden et me revendre ton Quantum? wink

Doudoune Vertical Protect Guronz + housse de compression  (700 g, taille L)
j'y suis pour ainsi dire affectivement attaché.

Un peu comme ton pantalon, je comprends la charge émotionnelle de cet élément. Mais... Ne trouves-tu pas étrange d'être fétichiste? lol


Poncho-tarp en Tyvek  (275 g)
à quoi bon prendre un abri en plus si l'abri-poncho fait l'affaire ? D'autant plus si j'emporte la Gatewood Cape qui se transforme aussi en abri ?

Pas mieux.

Deux rouleaux de papier toilette  (110 g)

Un rouleau par semaine... Bon, c'est con à dire, mais j'ai eu il n'y a pas longtemps une discussion avec ma copine commençant comme ça : "Tu sais qu'on n'est pas obligé d'utiliser 4 feuilles pour chaque passage entre les fesses?" Elle s'est énervée 2 minutes, a boudé 1 heure, mais le résultat est là : les rouleaux durent beaucoup plus longtemps depuis. wink

Scotch Duck Tape  (25 g)

Ca fait beaucoup 25 gr non?

Voilà!


´·.¸¸.·´¯`·.¸ ><((((((º>

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#6 23-08-2009 19:27:04

Artiguel
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Re : Liste raisonnée Alpes 3 saisons 4 kg 2 semaines

fredlafouine a écrit :

J'ai finalement hérité de mon père un pantalon
La solidité du nylon en général explique le fait qu'il aligne plus de vingt années d'usage.
Son autre inconvénient est qu'il est très lourd
Peut-être que j'apprécierais aussi la possibilité d'avoir un pantalon transformable en short, je n'ai pas encore essayé.
Un pantalon Courchevel à 240g que je possède mais que je n'utilise pour l'instant que pour les randonnées d'un ou deux jours.

Ah... Tu l'aimes bien ce pantalon hein? En mettant de côté la charge émotionnelle de ce pantalon d'un demi-kilo, le courchevel de 240 gr semble te convenir non? Pourquoi ne le gardes-tu pas simplement? Quant-au pantalon transformable en short, ma copine randonne avec : je crois que c'est un blocage psychologique. Si le matin le temps s'annonce au grand beau, elle ne peut s'empêcher de passer en mode short. Mais dès qu'on passe dans le moindre sous-bois, je la vois bien embêtée. Moi de mon côté, depuis que je suis passé au pantalon je n'ai vraiment pas l'impression d'avoir plus chaud et je me sens protégé quand je passe à travers la végétation, et protégé du soleil également.

C'est un pantalon robuste, tout-terrain et permettant de traverser bien des climats (plein été/plein hiver). Il entre parfaitement dans le cadre d'une liste 3 saisons. C'est la seule raison pour laquelle je le garde pour l'instant. Mais je reconnais que je pourrais m'en passer pour les seules randos d'été.
  Pour le pantalon short: ok, je note.

fredlafouine a écrit :

Tapis de sol en tyvek  (80 g)

Ta couverture de survie ne ferait-elle pas l'affaire?

Par expérience, c'est une erreur: la moindre épine traverse les couvertures de survie comme dans du beurre. Résultats: 1/ Cela peut endommager matelas ou le sac de couchage; 2/ la couverture de survie perd en efficacité si tu en as besoin.


fredlafouine a écrit :

Sac de couchage : Rab Quantum Top Bag  (425 g)

Tu veux pas participer à la jolie aventure Arklight en t'achetant un Walden et me revendre ton Quantum? wink

Que dalle ! J'y suis affectivement attaché wink.

fredlafouine a écrit :

Doudoune Vertical Protect Guronz + housse de compression  (700 g, taille L)
j'y suis pour ainsi dire affectivement attaché.

Un peu comme ton pantalon, je comprends la charge émotionnelle de cet élément. Mais... Ne trouves-tu pas étrange d'être fétichiste? lol

J'en conviens. N'empêche qu'il n'y a pas que des raisons affectives. En plein été, il peut neiger au-dessus de 2000 m, a fortiori en demi saison.

fredlafouine a écrit :

Poncho-tarp en Tyvek  (275 g)
à quoi bon prendre un abri en plus si l'abri-poncho fait l'affaire ? D'autant plus si j'emporte la Gatewood Cape qui se transforme aussi en abri ?

Pas mieux.?

Je me suis déjà expliqué là-dessus dans ma liste. Pour aller vite, cela rajoute: sécurité + adaptation à presque toutes les conditions. Je raisonne non pas pour des randos de deux trois jours, mais pour des randos de plusieurs semaines. Du reste, il est possible que je laisse tomber la Gatewood au profit de la Shangri-la, auquel cas il me faudra bien un poncho.

fredlafouine a écrit :

Deux rouleaux de papier toilette  (110 g)

Un rouleau par semaine... Bon, c'est con à dire, mais j'ai eu il n'y a pas longtemps une discussion avec ma copine commençant comme ça : "Tu sais qu'on n'est pas obligé d'utiliser 4 feuilles pour chaque passage entre les fesses?" Elle s'est énervée 2 minutes, a boudé 1 heure, mais le résultat est là : les rouleaux durent beaucoup plus longtemps depuis. wink

Euh... tout cela est très personnel.
Plus sérieusement, tu as raison: je rentre toujours avec un excédent de papier. Mais on ne sait jamais: une courante après des myrtilles mal digérées...; et puis le papier hygiénique ne sert pas seulement à se torcher.
  Bon, j'avoue que ce ne sont pas des arguments suffisants. Arrgh ! Il faut que je me penche sérieusement sur la question du papier toilette !

fredlafouine a écrit :

Scotch Duck Tape  (25 g)

Ca fait beaucoup 25 gr non?

Pas tant que ça: cela fait juste une plaque qui tient dans le creux de la main. C'est le strict minimum pour réparer (provisoirement) un bâton cassé, ou tenir (provisoirement) une cheville foulée.

Dernière modification par Artiguel (23-08-2009 19:37:41)

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#7 23-08-2009 19:29:13

Er-iK31
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Re : Liste raisonnée Alpes 3 saisons 4 kg 2 semaines

adiou  "Artiguel"

Trés belle liste cool tongue
Elle ressemble un peu a la mienne,  méme si les articles sont diffèrent ,je me suis retrouvé dans ta démarche.
(surtout au niveaux de la pharmacie entre autre )  wink.


A...........+ eric G

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#8 02-09-2009 17:32:33

Artiguel
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Re : Liste raisonnée Alpes 3 saisons 4 kg 2 semaines

Voici les prochaines modifications envisagées sur ma liste :

2.3. Tapis de sol en tyvek (80 g) ==> tapis de sol Polycro Arklight (46 g)

2.6. Housse de compression Dry Sack 8 L (80 g) ==> Housse Dry Sack Light 8 L (30 g)

2.7. Matelas Matmouss CAO (85 g) ==> Matelas Arkmat127 (96 g)

2.8. Sangles (34 g) ==> Elastiques (16 g)

4.8. Deux rouleaux de PQ (110 g) ==> Un rouleau et demi (85 g)

6.1. Trousse pour le petit matériel (35 g) ==> Ziploc ou ALopack grande taille (12 g)

Gain total en légèreté : 139 g

Du coup, je passe sous la barre des 4 kg avec la Gatewood : de 4085 g, je passe à 3946 g sur le dos.

Dernière modification par Artiguel (02-09-2009 18:38:23)

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#9 02-09-2009 17:49:21

LeNovice
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Re : Liste raisonnée Alpes 3 saisons 4 kg 2 semaines

Petit à petit l'oiseau allège son nid smile


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