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Panneau latéral

HRP 2003

Jour Lieu du bivouac
01 Col de Lizuniaga
02 Grange au dessus des Aldudes
03 A côté de la cabane de Lindus
04 Remise d'Ergurguy
05 Ardanne
06 Cabane de Pédain
07 Lac à l'est du refuge d'Arlet
08 Cap de Pount (avant le Pic du Midi d'Ossau)
09 Lac d'Arrémoulit
10 Lac d'Arratille
11 Vignemale
12 Grotte à la Brèche de Roland
13 Rivière près de Bielsa
14 Cabane d'Añescruzes (nord-est Viados)
15 Cabane de Coronas (sud Aneto)
16 Refuge d'Anglos (avant Espitau de Vielha)
17 Lac à l'est du refuge Colomer
18 Lac d'Airoto
19 Lac sous l'abri Pujol
20 Refuge de Barbote (ouest refuge de Vall Ferrera)
21 Refuge Sorteny
22 Colline à l'est du Pas de la Case
23 Cabane au sud des Bouillouses
24 Orry près d'Ulldeter
25 Cabane Arago (sud Canigou)
26 Camping d'Amélie les Bains
27 Grange à St Martin de l'Albère (à l'est du Pertus)
28 Banyuls
hrp:14

Jour 14

Rivière à l'ouest de Bielsa - Cabane d'Añescruzes (nord-est Viados) +1900m/-1080m 9h

Aujourd'hui nous devrions arriver aux granges de Biados, et rejoindre la HRP quittée avant la brèche de Roland. L'itinéraire semble long mais tranquille avec une bonne portion de route entre Bielsa et Parzan que j'aimerai bien éviter, puis beaucoup de piste qui nous permet de discuter beaucoup. Les sacs sont remplis (7 ou 8kg), il nous faudra traverser les massifs des Posets et de l'Aneto et longer le Parc d'Aigues Tortes avant de rejoindre le dernier dépôt à l'est de Salardu.

Divergence de motivations et arrivée aux granges de Viados

J'ai rêvé cette nuit que l'eau montait mais finalement on se réveille au sec, tant mieux! Avant de partir (un peu en retard), je remarque quand même que le niveau de l'eau a du monter de 20cm pendant la nuit car les cailloux sont mouillés plus loin qu'hier soir. On était environ 50cm au dessus de l'eau, donc on avait 30cm de marge… Hum…

C'est la forme ce matin, une fois la poubelle déposée on trace sur la route, les paysages sont très jolis.

Sur la route en descendant vers Bielsa

On approche d'un canal qui d'après la carte va jusqu'à Parzan. Je me dis que ce serait top si ça pouvait passer par là: on éviterait d'avoir à descendre 160m pour les remonter par le bitume jusqu'à Parzan. Je demande 2 minutes à Nico pour aller voir et monte droit dans la pente à gauche au dessus de la route. Après 50m de dénivelée, voilà la dalle béton du canal, il semble praticable et emprunté: quand une branche recouvre la dalle, des traces contournent l'obstacle. Nico pendant ce temps demande à un chauffeur de camion comment aller à Parzan sans prendre la route, le gars lui répond que la seule façon qu'il voit c'est par le canal, puis blabla, il n'a pas compris le reste. Devant mon enthousiasme, Nico accepte d'essayer par là, à contre coeur: par la route au moins t'es sûr d'arriver. Après avoir contourné un poste relai électrique on suit donc le canal pendant 1km au dessus de Javierre. Parfois des obstacles sont tombés sur la dalle qui couvre le canal, mais chaque fois des traces contournent par la droite.

Puis le canal disparaît sans qu'on puisse le retrouver. Comme nous allions aborder une crête aplatie, je comprends qu'il doit en fait passer dessous et ressortir derrière. Nico n'est visiblement pas dans mon trip, on décide de descendre direct pour rejoindre la route qui descend en longs virage vers Bielsa, mais avant je veux en avoir le coeur net. Je pose mon sac et cours voir par dessus la crête, effectivement j'aperçois le canal ressortir de la falaise 500m plus loin. A essayer une autre fois, donc!

40 min de route entre Bielsa et Parzan

La route passe, mes pieds morflent un peu, près Parzan on rejoint la HRP en prenant à droite. Un randonneur passionné de cabanes et d'abris sous roches nous donne de nombreuses indications dont la présence d'une cabane au dessus des granges de Viados. Il regarde nos sacs puis s'exclame: “j'ai jamais vu des sacs aussi petits !”. On lui décrit un peu notre “philosophie”, lui emporte 6 paires de chaussettes, entre autres!

La montée au Paso de los Caballos est longue et sur chemin, on a le temps de discuter de nos motivations et je me rends compte qu'on n'est pas parfaitement sur la même longueur d'onde.

Nico veut “arriver au bout peu importe les conséquences, sauf si j'ai trop mal”. Moi c'est plutôt “prendre du plaisir et arriver en bonne santé”. “Si on était sur un 8000 ?” je demande. Son but serait d'“atteindre le sommet”. Le mien serait plutôt de “vivre une aventure, de la partager et de revenir en bonne santé”. Jusqu'ici ça a été fabuleux comme balade, j'hésiterai donc pas à arrêter si ça va pas. Après se pose la question de l'Aneto, lui n'en a rien à faire, il veut arriver au bout, point final et me fait comprendre qu'il n'a pas vraiment envie d'y grimper… C'est un peu tendu comme ambiance, mais ça arrive quand on marche à deux ! Pourquoi avoir fait Le Vignemale, la brèche, le Mont Perdu et même le Pic d'Orhy alors? Pourquoi n'a-t-on pas fait le GR11 du début à la fin tout simplement? Les questions restent plus ou moins en suspend, puis ça se tasse: on arrive au col.

Col de Los Caballos, les Posets au fond

La descente vers Biados est censée être balisée (on est sur le GR11) mais des pistes récentes on tout détruit, le sentier est difficile à suivre et on ne sait pas où vont les pistes. Il fait une grosse chaleur, cette descente vers Biados est un peu pénible. L'orage menace alors qu'on arrive dans la vallée, juste à temps on se jette sous un bloc pour laisser passer un déluge.

Cabane en descendant vers Biados, temps orageux Un déluge vient de passer

Arrivé dans la vallée il faut remonter jusqu'à Biados, ultime mais interminable effort. La météo annoncée pour demain est “PLUIE”. Bon, comme ça c'est clair. Le cadre est super: de magnifiques granges typiques et des fleurs partout, l'accueil au gîte est très sympa (en Français !). On est bien nazes mais la perspective d'une mauvaise journée demain nous incite à reprendre la route vers la cabane indiquée par le randonneur croisé ce midi: la cabane d'Anescruzes.

Après les granges de Viados en montant à la cabane d'Anescruzes

On repart donc alors qu'une nouvelle averse menace. 400m de dénivelée sur un chemin peu pentu pour terminer, avalés en 1h, non sans prendre le temps pour quelques photos! Quelle merveille cette vallée, à refaire sous un ciel dégagé. La cabane est ouverte et on arrive alors que quelques gouttes commencent à tomber. On est cassés !

Un couple de deux randonneurs est installé, on se dit “Ola” puis on s'aperçoit en fait qu'on est tous les quatre français et on rigole. A partir de ce moment, j'ai décidé de toujours dire “bonjour” aux autres randonneurs jusqu'à Banyuls !

Ils sont super sympa et d'emblée on plaisante bien. Super équipés, lui est en fait vendeur Au Vieux Campeur de Toulouse. Tout s'explique ! Dans cette cabane les extrêmes se rencontrent puisqu'ils sont partis pour 60 jours de marche pour faire la HRP. “5 jours on marche, 2 jours on se repose”. Ils parlent d'un fou qui les a dépassés et qui voulait faire la traversée en 30 jours en allant de refuge en refuge. On dit rien puis on explique un peu notre trip. Épatés, il se lève pour prendre nos sacs en photo.

Le sien est le Crossbow de Lowe Alpine, alors qu'ils sont couchés dans la “chambre”, il faudra qu'on s'y mette à deux pour déplacer son sac à dos et se faire une place !!! Il porte deux piolets techniques, des crampons chacun, etc etc. Elle porte aussi un gros sac et soufre un peu des hanches. Lui a un peu mal au tendon d'Achille, au fait moi aussi. Ça doit faire parti des pathologies normales du randonneur…

La douche est glacée et dans notre état de fatigue c'est dur mais on en ressort toujours plus frais et dispo. Demain ils se lèvent à 5h, vu qu'on est dans le salon, faudra qu'on se lève aussi !

Ils nous montrent la dernière édition du guide Véron qui me semble beaucoup mieux que la précédente. Les extraits des cartes IGN sont même intégrées à l'édition. Imbécilement sorti le 1er juillet (jour de notre départ), des copains le leur ont apporté.

hrp/14.txt · Dernière modification: 2015/11/22 08:10 (modification externe)