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7 jours de randonnée légère itinérante dans les Pyrénées avec l'association Randonner léger, pour se rencontrer et partager notre passion.
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#1 09-08-2008 15:37:39

jeronimo
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Haute randonnée alpine, juillet 2008 : St-Martin de Vésubie-Bardonecch

Cette randonnée est un projet né avec notre conversion à la MUL-attitude.

Il s'agit de traverser les Alpes « à l'envers », en reliant par étapes la Méditerranée au Léman, pour commencer. Pourquoi dire « à l'envers » ? Parce que les topos existants (GR5 ou Via Alpina) et les randonneurs décrivent leur traversée des Alpes dans le sens « descendant » du nord vers le sud. Au départ, le choix de commencer au bord de la mer vint du fait que nous pouvions commencer ce projet pendant 5 jours à la mi-mai. Et puis, l'idée même de ne pas le faire dans le sens dominant était tentante en soi…

Nous l'appelons « Haute randonnée alpine » (HRA) car ce projet est inspiré de la Haute randonnée pyrénéenne (HRP) que j'ai faite en mode MULET, il y a vingt-cinq ans, de la Vallée d'Aspe à la Méditerranée, en deux fois (deux puis quatre semaines).
Comme la HRP, il s'agit de tracer un itinéraire au plus près de la crête frontière, en empruntant des sentiers balisés (morceaux du GR5 ou d'autres sentiers) ou non, voire hors-sentier quand cela se présente. L'autonomie complète fait partie du jeu, donc il faut porter l'équipement pour camper et faire la cuisine. C'est là que le mode MUL entre en compte, puisqu'il nous permet d'envisager des autonomies de 5 à 7 jours avec des sacs de 10 kilos.

Pour en savoir plus sur notre équipement et nos solutions alimentaires (j'ai ajouté des commentaires détaillés), voir notre liste postée ici : https://www.randonner-leger.org/forum/v … hp?id=6179

Ci-dessous, je décris l'itinéraire choisi, dans l'espoir que cela puisse aider d'autres à planifier leur passage dans les mêmes coins. Si vous voulez savoir pourquoi il n'y a pas de photos, lisez le texte et prenez-en de la graine !

Le premier segment avait été réalisé du 16 au 20 mai 2007, en suivant le GR52 de Menton-Garavan jusqu'au refuge de la Madone de Fenestre, puis en rejoignant Saint-Martin de Vésubie par les cinq lacs de Prals et le sentier de crête qui passe par la Cime de la Valette de Prals et la Tête de Marre.

Le segment que je décris ci-dessous a été réalisé du 7 au 20 juillet 2008.
Nos journées de marche commençaient entre 6h30 et 07h15, avec un lever entre 5h30 et 06h15. Elles se terminaient entre 16h et 18h, toujours près d'un lac ou d'un cours d'eau, ce qui nous permettait ensuite de procéder quotidiennement à notre toilette et à notre lessive, avant de passer au dîner puis à une rituelle séance de massages des pieds. Le plus souvent, nous étions couchés, voire endormis, vers 20h30 ou 21h…
Les horaires indiqués de marche effective incluent les pauses de moins de dix minutes. En théorie, nous devions faire des pauses de 10 minutes toutes les deux heures et de 30 minutes toutes les quatre heures ; dans les faits, nos petites pauses étaient parfois plus courtes et les grandes (déjeuners ou goûters) parfois plus longues.

Jour 1 : la grande montée

-    Saint-Martin de Vésubie (980m) : départ sous la pluie, qui s'arrêtera 2 heures après.
-    Balaour Supérieur : pause-déjeuner à 2390m, atteint en 3h25 ; arrêt auparavant à la cabane du berger (eau); celui-ci y est installé depuis 1 semaine avec ses 900 brebis; il a déjà 11 brebis qui ont été tuées par les loups ou par des chutes provoquées par la panique du troupeau… Il y a une colonie de 20 vautours fauves qui s'est installée ici et en profite !
-    Agnellière (balise 269, 2057m), atteinte en 3h, via le Mont Archas, le Col de la Valette des Adus et le Col de Salèse ; au total, nous verrons 8 chamois dans la descente vers le col de Salèse, mais pas de marmottes.
-    Lac Nègre (2354m) : arrivés en 1h30 depuis Agnellières, on installe le camp en amont après 8h20 de marche effective, avec un vent d'ouest assez fort et assez froid et un ciel menaçant.

Jour 2 : zigzags et hauts et bas sur la frontière franco-italienne.

-    Pas du Préfouns (2615m), atteint en 1 heure ; descente vers le Valle del Préfouns (2184m)
-    Bifurcation pour le Rifugio Questa (2381m), atteinte en moins de 2 heures
-    Ric di Valscura (2256m), 50 minutes plus tard ; nous surprenons notre premier bouquetin.
-    Lac sup. di Valscura (2439m) : il y a une imposante bâtisse militaire sans toit mais en assez bon état ; en règle générale, du début jusqu'à la fin, nous serons surpris par la quantité de vestiges militaires (casernes, forts, bunkers et chemins) et leur localisation à des endroits où cela paraît aujourd'hui aberrant (ou paranoïaque) de les avoir construits ; notre deuxième bouquetin paît tranquillement à proximité…
-    Lac de Terre rouge (balise 93, 2450m), atteint en 1h45 depuis le Ric di Valscura via la Baisse de Druos (2628m) ; pause-déjeuner
-    Combe orientale sous la Cime de Vermeil (2535m), atteinte en 1h50 via le Pas du Loup (2665m) ; tout le trajet entre le Pas du loup et la Cime de la Lombarde est assez difficile: éboulis, névés; il y a des fragments d'un chemin (probablement militaire car il relie des casemates) qui est parfois spectaculaire dans sa construction en chaussée : nous l'appelons « la voie romaine ».
-    Col oriental sous Cime de Vermeil (2700m), atteint en 30 minutes : je crois que c'est ici qu'on a la surprise d'avoir notre première vue du Viso. Celui-ci reviendra ensuite régulièrement à notre horizon.
-    Cime de la Lombarde (2800m), atteinte en 1 h ; de nouveau une vue panoramique magnifique, mais nous n'en profitons pas pleinement car nous sommes fatigués et préoccupés par notre prochain campement ; de fait la descente de la crête occidentale de la Cime de la Lombarde est un itinéraire hors-sentier mais cairné dans un chaos de blocs assez éprouvant à faire en fin de journée.
-    Lac occidental sous la Cime de la Lombarde (2390m), atteint en une heure et où nous dressons le camp après 9h40 de marche effective. On découvre soit que les chamois bêlent comme des moutons, soit qu'un mouton a été adopté par un bande de chamois… Il gèle pendant la nuit: le torrent d'à côté est en glace.

Jour 3 : la chevauchée des crêtes

-    Col de la Lombarde (2350m) : début d'une magnifique succession de crêtes et de balcons jusqu'au col du Lausfer.
-    Lago di Colle di S. Anna (2190m), atteint en 2 heures depuis le campement.
-    Col du Lausfer (2357m), atteint en une heure
-    Col à l'ouest du Saboulé (2511m), atteint en une heure et on nous faisons la pause-déjeuner ; au col suivant (2538m) on verra de près les ébats d'une troupe d'une dizaine de bouquetins près des ruines d'une casemate
-    Tête Rougnouse de la Guercha (2694m), atteinte en 1h10 ; le panorama est splendide et l'on voit très bien notre cheminement depuis la Cime de la Lombarde ; le sentier de descente à partir du Pas du Bœuf est tellement vertigineux qu'il semble dangereux.
-    Lac de S.Bernolfo (1913m), atteint en 1h50 ; Visibles du lac, il y a des bâtisses fermées ou abandonnées; en fait le Rifugio del Laus n'est pas visible et se trouve en contrebas sur la piste qui monte de S.Bernolfo et qu'il faut suivre
-    San Bernolfo (1700m), atteint en 1h ; contrairement à ce qu'indique notre carte IGN, il n'y a ni gîte ni refuge dans ce joli petit hameau en cours de restauration. En règle générale, nous avons constaté que le côté italien de nos cartes IGN Top 25 était imprécis ou caduc.
-    Cabana di Corborant (1885m), atteint en 50 minutes ; il fait une chaleur étouffante et après 8h50 de marche effective, nous plantons la tente près des ruines de la cabane; au coucher du soleil on assiste à la chasse des marmottes par un renard.

Jour 4 : quasi-alpinisme puis balade horizontale

-    Bifurcation des chemins du Pas de la Barbacane et du Laghi Lansfero (2270m), atteinte en 1h.
-    Laghi Lansfero (2535m), atteinte en 1h ; nous faisons la pause près des ruines d'une construction militaire ; du lac, au lieu de monter plein nord-ouest vers le Pas de Corborant, je me suis trompé et nous sommes montés plutôt nord-nord-ouest en suivant plus ou moins des sentes discontinues dans des éboulis.
-    Col à l'est du Corborant (2825m), atteint en 1h ; je me rends compte de mon erreur car nous surplombons le lac supérieur d'Ischiator ; une troupe de chamois vient nous regarder ; nous descendons hors sentier d'abord en désescalade, puis dans un éboulis très instable, enfin des pierriers très raides et des névés assez raides…
-    Le lac supérieur d'Ischiator (2720m) est atteint en 45 minutes.
-    Pas d'Ischiator (2843m) atteint en 30 minutes sans difficulté ; mais de nouveau la descente est assez difficile dans des pierriers et des chaos de blocs, via un itinéraire cairné; V se casse la figure et se fait de beaux bleus.
-    Le Refuge de Rabuons (2523m) est atteint en 1h35 ; pour nous remettre de nos émotions de la matinée, nous décidons de nous y offrir un super déjeuner : grosse salade composée, omelette et tarte à la myrtille.
-    Le Chemin de l'énergie (2416-2331m) sera parfait pour dépenser la notre : nous mettons 2h15 pour parcourir intégralement ce magnifique sentier en balcon parfaitement horizontal (avec petits tunnels et beaucoup de soutènements) qui relie le cirque de Rabuons et le cirque de Baussayer, construit dans l'entre-deux-guerres (?) en prévision d'un captage de tous les lacs et d'une conduite forcée; on double nos premiers randonneurs depuis le début! Et on en croise quelques uns...
-    Crête des Babarottes (2525m), atteinte en 35 minutes.
-    2e lac inférieur de Vens (2285m), atteint en 30 minutes et où après 9h15 de marche nous choisissons un emplacement de campement très bien exposé : on profite très longtemps du soleil malgré les moustiques et les mouches qui nous harcèlent.

Jour 5 : passage par la civilisation

-    Balise 24 près du refuge de Vens (2366m), atteinte en 45 minutes ; nous avons été frappés de constater que les sentiers qui longent les lacs de Vens sont très mal indiqués sur la carte…
-    Col du Fer (2584m), atteint en 50 minutes ; dans la montée au col intermédiaire (collet de Tortisse), on observe des formes karstiques extraordinaires qui font penser au sud-ouest des Etats-Unis.
-    Ferrière (1870m), atteint en 1h45 ; très joli hameau, très restauré, il y a une auberge/refuge.
-    Bersezio (1620m) ; on y descend en 1h15 par la route (deux raccourcis par sentiers), ce n'est pas très attrayant ; en outre, on perd l'appareil photo dont la pochette mal attachée a probablement glissé de la ceinture du sac à dos (à l'avenir il faudra la coudre solidement), soit dans cette descente, soit au village en faisant le ravitaillement; un peu en amont du pont où l'on arrive, il y a une superette bien fournie, mais elle ferme entre 12h30 et 15h30, il faut en tenir compte! Le camping n'en est pas un, c'est un caravaneige juste au bord de la route, affreux... C'est un défilé de camions, de camping-cars et de motos qui font un bruit infernal et ne respectent pas les limitations de vitesse.
-    Argentera (1684m) est rejoint en 1h30 par l'ubac, pour éviter la route; mais les sentiers ont disparu, donc on galère à travers bois… On pensait y faire le ravito, mais le village est mort, quoique joli ; il faut retourner à Bersezio par la route (aller à la course, retour en stop).
-    Passo de la Tinetta (2026m) ; atteint en 45 minutes, il nous ramène dans un joli vallon qui nous éloigne des bruits de la route
-    Vallée du Rio Roburent (1940m) ; 30 minutes après c'est là qu'on choisit de camper, alors qu'il y a beaucoup de vent, le temps est très menaçant, le ciel est couvert.

Jour 6 : sous le signe du vent

-    Col du Roburent (2502m), atteint en 2h ; toute la journée le ciel sera couvert, avec un vent fort ; le paysage est grandiose, mais sans doute à cause du temps l'ambiance est un peu désolée ; au lac supérieur, au sud-est du col, intéressantes carrières d'ardoise et nombreuses ruines liées à ces carrières ou bien militaires.
-    Fond du Vallon de l'Orrenaye (2270m), 50 minutes
-    Col de la Gipière de l'Orrenaye (2482m), 30 minutes
-    Cabane de Viraysse (2251m), 50 minutes
-    Col de la Portiolette (2692m), 1h40
-    Riou du Pinet sous Aiguillette du Vallonnet (2465m), 30 minutes
-    Col du Vallonnet (2524m), 30 minutes
-    Col de Stroppia (2865m), 1 heure ; nous y croisons un petit groupe de jeunes randonneurs.
-    Confluent à l'est du Brec de Chambeyron (2535m), 1 heure. Après 8h50 de marche effective d'une journée très ventée, nous dressons le camp; il va tonner et pleuvoir toute la nuit, avec le bruit des pierres qui glissent dans les éboulis aux alentours! Nous partons dès qu'il cesse de pleuvoir, avec un temps menaçant et beaucoup de vent.

Jour 7 : des éboulis et du repos

-    Bivacco Barenghi (2815m), atteinte en 1h ; la solide cabane du "bivouac", occupée par des alpinistes qui regardent le ciel couvert, est en bon état.
-    Col à l'est du lac de la Finestra (2815m), 45 minutes
-    Laghi dell' Infernetto (2660m), 40 minutes de pierriers et d'éboulis.
-    Colle di Ciaslaras (2973m), 1 heure à monter dans des pierriers et éboulis instables où la trace du sentier est détruite par les éboulements ; au col où on fait la pause-déjeuner, on croise un grand groupe de randonneurs dans lequel une femme nous interpelle: "êtes-vous des MULs?" C'est Sabine, amie d'Eroes, qui nous a reconnu à nos sacs!
-    Refuge-Bivouac de Marinet (2560m), 50 minutes ; il se met à faire beau, enfin !
-    Refuge CAF de Maljasset (1920m), 1h25 ; on décide d'arrêter après 5h45 de marche, et on se paye la nuitée et le dîner; on en profite pour se laver à fond, nous et notre linge; ambiance sympa, nous avons l'occasion de papoter avec nos voisins; il y a dans un gîte à côté une mini-épicerie qui peut dépanner (mais pas de cartouches de gaz à valve; coup de bol, le vendeur m'en donne une à peine entamée de 250g laissée par un randonneur et qui tiendra jusqu'à la fin)

Jour 8 : Tranquilles montées de la haute vallée de l'Ubaye et du Valle di Soustra

-    Cabane du Rayne (2311m), 2 heures ; cabane au toit en voûte de pierre est en assez bon état
-    Cabane du Col (2528m) : juste en amont, épave d'un petit avion de tourisme, qui paraît être là depuis environ 10 ans
-    Col de Longet (2665m), 1h35 depuis la cabane du Rayne ; très impressionnant: on passe sous des bourrasques de neige le col hérissé de cairns-stèles (on y ajoute le nôtre), on fait la pause à l'abri du vent dans une casemate sans toit.
-    Chianale (1800m), 1h45 ; on arrive au village un peu avant la fermeture de la toute petite épicerie à 13h (on y fait le ravitaillement mais peu de choix et très chère), puis on va faire la pause déjeuner près du vieux pont et des deux chapelles; le village est "l'un des plus beaux bourgs d'Italie" dit le panneau à l'entrée ; il est très restauré, plusieurs auberges et gîtes.
-    Cabane à l'ouest sous le Col Losetta (2536m), 2h40 après Chianale en remontant le Valle di Soustra ; après 8 heures de marche on pose le camp près de cette vieille cabane en très bon état, avec cheminée, nichée dans un chaos de bloc (plaque gravée en langue régionale du début du 20e siècle); superbe soirée; on dîne avec du saucisson et de la polenta précuite réhydratée avec du bouillon; au petit déjeuner: bon gâteau aux noisettes

Jour 9 : les trois-quarts du Mont Viso

-    Col Losetta (2872m), 45 minutes ; on découvre la très imposante face nord-ouest du Mont-Viso, assez enneigée.
-    Aval des Gias d'Ajaut (1980m), 1h35 ; après avoir dégringolé 900 mètres, on trouve l'embranchement du sentier pour le Bivacco Berardo.
-    Verrou à l'est du Bivacco Berardo (2760m), 2h10 ; pause-déjeuner après et avant la traversée cairnée de plusieurs chaos de blocs.
-    Laghi delle Forciolline (2790m), 50 minutes ; près du refuge on prend le début de la voie normale du Viso ; les rochers sont barbouillés en excès de balises et flèches peintes qui pointent dans tous les sens.
-    3010m, 1 heure ; on se rend compte qu'en suivant un balisage jaune, on a raté les cairns qui indiquaient la montée vers le col des Sagnettes et on doit rebrousser chemin hors-sentier dans le chaos de blocs.
-    Col des Sagnettes (2960m), 35 minutes ; vue fantastique sur la plaine du Pô; descente assez acrobatique entre éboulis et via ferrata
-    Rifugio Sella Quintino (2640m), 1 heure ; On s'offre un soda et une tarte à la confiture comme goûter au refuge, sous l'écrasante face orientale du Viso.
-    Affluent du Lac Chiaretto (2300m), 1h10 ; On traverse le chaos puis on passe sous les imposantes moraines; dans ce segment, on croise des dizaines de personnes qui montent au refuge; je crois qu'on a vu là plus de monde que dans l'ensemble du reste de la randonnée! V décide qu'on parte hors-sentier dans un pierrier pour éviter de descendre puis remonter…
-    Lac Lausetto (2324m), 35 minutes ; on choisit de planter la tente pour profiter du soleil avant de passer dans l'ombre du massif du Viso, après notre plus grosse journée (9h45 de marche effective) ; je dois être fatigué, car en voulant faire ma toilette je glisse sur une pierre au bord du lac, je me déboîte l'auriculaire gauche et je m'ouvre le tibia droit… On campe face à une vue splendide sur la plaine du Pô; une famille de chamois, intriguée par les bruits qui sortent de la tente, s'approche tout près.

Jour 10 : notre point culminant

-    Rifugio Giacoletti (2739m), 1h15
-    Jonction du Chemin du facteur ou postino (2525m), atteinte en 35 minutes ; ce chemin commence par une mini via ferrata…
-    Caserne de la Traversette (2825m), 1h ; on apprend par un randonneur qui nous rattrape que le tunnel de la Traversette est fermé, donc nous n'irons pas voir ce vestige du 15 ou 16e siècle...
-    Passo Luisas (3028m) : notre plus haut col est atteint en 40 minutes par des cheminements cairnés à moitié ravinés.
-    Monte Meidassa (3105m) en 10 minutes ; il ne faut évidemment rater sous aucun prétexte cette petite montée facile qui amène au point culminant de cette rando et à la plus vaste vue panoramique de ma carrière de randonneur en Europe: des Alpes maritimes au sud au Mont-Blanc et au Mont-Rose au nord, avec la plaine du Pô à l'est et le Mont-Viso au sud-ouest… Retour au Paso Luisas et pause-déjeuner.
-    Lago Nero (2560m), 1h30 : le versant nord du Passo Luisas est la plus monstrueuse et épuisante descente de chaos et d'éboulis de cette rando! Il y a des cairns et des balises, mais pas l'ombre d'un sentier stabilisé…
-    Rifugio Granero (2375m), 25 minutes plus tard.
-    Ciabot del Pra (1710m), 1h50; avant d'arriver à notre point de campement, nous traversons des fermes restaurées le plus traditionnellement possible, avec toit de lauzes, y compris les bâtiments neufs qui servent de chambres d'hôtes (agriturismo). Après 7h40 de marche effective et au terme de cette longue descente (1710m de dénivellé), V a mal aux genoux pour la première fois ; on s'installe près des sources indiquées sur la carte, sur la rive droite du torrent à l'opposé du hameau où se trouvent auberge et refuge. Faute d'eau courante abondante, nous ne ferons ni lessive, ni vraie toilette ; toute la vallée a quelque chose d'étrange, car 20 minutes en aval du Refuge Granero, les torrents ont disparu en laissant leur lit à sec, comme si cela venait de se produire brutalement (avec de la vase en train de sécher sur les rochers).

Jour 11 : une étape de transition

-    Col d'Urina (2525m), atteint en 2h25 ; dans la montée, il est difficile d'arrêter V, lancée comme une fusée! Ce sera une autre affaire dans les descentes à venir…
-    Abriès (1540m), atteint en 2h35 via le Bois Noir (variante du GR 58D) ; nous y faisons un ravitaillement complet (il y a 2 superettes, plusieurs autres commerces, des restos et hôtels); nous déjeunons à l'ombre de l'église ; le village est défiguré par la promotion immobilière et les résidences touristiques.
-    Les Bertins (2040m), 1h45 ; le chemin en balcon pour monter à cette confluence est très agréable et traverse un joli hameau en cours de restauration, le Malrif (1840m), avec une chapelle et auquel on ne peut accéder qu'à pied ; aux Bertins nous décidons de poser le camp après 6h45 de marche effective, et nous profitons du torrent pour la toilette et la lessive. Un peu de pluie cette nuit.

Jour 12 : quelques surprises

-    Col occidental du pic de Malrif (2830m) atteint en 2h25, après être passés au lac où nous sommes surpris de voir six ou sept tentes : c'est la plus grande concentration rencontrée en quinze jours.
-    Les Fonds (2040m), 1h50 ; On prend un soda au refuge, dans ce hameau très joliment restauré mais à la pointe de la technologie avec les panneaux solaires sur chaque toit…
-    Chapelle du Bourget (1880m), 1h10 ; il faut emprunter un peu de route, mais elle n'est pas passante. Pour notre pause-déjeuner, nous nous adossons à cette belle chapelle face à une vue agréable, avec du soleil et un peu de vent qui sèche rapidement toutes nos affaires. L'une des surprises du jour tient à la beauté de la vallée et des hameaux, dont les fermes sont très soigneusement restaurées, tandis qu'une activité agricole assez importante humanise la montagne. Nous remontons à partir du hameau de la Chau, pour atteindre le lac des Sarailles et la cabane des douaniers.
-    Plateforme du sentier géologique (2410m), 2h15. Après les ambiances bucoliques de la vallée de la Cerveyrette, nous sommes surpris par l'ambiance minérale, voire extraterrestre de ce sentier ; grâce aux panneaux explicatifs, nous apprenons que le massif du Chenaillet est un ancien volcan sous-marin de type hawaïen, et cela donne un paysage très étonnant de laves « en coussinet ».
-    Pic de Chenaillet (2650m), 35 minutes ; très belle vue panoramique, sur le massif des Ecrins en particulier.
-    Versant nord-ouest du col Vert (2385m), 1 heure ; après 9h15 de marche effective, nous décidons de camper, mais nous devons passer pas mal de temps avant de trouver une source d'eau claire courante, car les lacs sont plutôt des marigots d'eau stagnante…

Jour 13 : une crête nostalgique

-    Montgenèvre (1850m), 1h15 ; téléphone et café en attendant l'ouverture de la superette, où nous complétons notre ravitaillement pour deux jours.
-    Tête des Fournéous (2682m), 2h15 ; montée par le chemin du Pas de la Fanfare, puis hors-sentier par la crête du Chalvet à partir de 2300m; de nouveau sentier de crête à partir de l'arrivée du télésiège; vues magnifiques sur Briançon et la vallée de la Clarée; dernière vue sur le Viso ; en faisant notre pause-déjeuner, nous ressentons une certaine nostalgie à l'idée que notre randonnée tire sur sa fin.
-    Col de la Lauze (2529m), 35 minutes de crête ; on retrouve le GR5.
-    Vallon de l'Opon: à 2150m, la première source depuis le départ de Montgenèvre ; 50 minutes depuis le col de la Lauze (25 minutes sous le col de Dormillouse)
-    Bifurcation de la piste Chalets des Acles et du GR5 (1846m), 45 minutes
-    Col des Acles (borne frontière n°14, 2260m), 1h ; après 7h de marche effective, on plante la tente avec des vues spectaculaires des deux côtés. On a pas envie de continuer car ça nous amène trop tôt à Bardonecchia; il y a plein de ruines militaires et une source aménagée près de l'une d'elles.

Jour 14 : nous remercions la pluie de nous aider à nous arrêter

-    Col sous la tour jaune de Barrabas (2250m), atteint en 40 minutes après être d'abord descendu sur le versant nord jusqu'à 2160m ; cette tour (plutôt un « château » avec plusieurs tours) est magnifique, il y a aussi plein de grottes (autant d'abris possibles) dans le calcaire. Ce matin, beaucoup de vent et de nuages.
-    Crête frontière au nord du sommet du Guiau (2266m), 30 minutes ; beaucoup de vestiges militaires sur cette crête; le vent forcit encore, les nuages se multiplient, la pluie menace !
-    Mauvais Pas (1779m), 1h15 ; dans la descente de la route, la pluie se mettra à tomber franchement; à deux reprises on trouve des sentiers qui permettent d'éviter quelques lacets.
-    Camping amont de Pian de Colle (1500m), 45 minutes ; ce n'est pas un camping mais un caravaneige avec des bungalows à louer à la saison; les emplacements de camping sont en pente, au bord de la route; le camping indiqué en aval sur la carte n'en est pas un non plus, c'est un club pas ouvert au public ; nous retiendrons qu'il faut se méfier de ce qui est signalé comme « camping » sur les cartes côté italien.
-    Bardonecchia (église, 1258m), 1h10 ; nous prenons la route qui passe par le centre des vieux hameaux ; nous découvrons que la station est très chic, avec de belles grosses maisons anciennes ou chalets modernes, presque tous fermés en cette saison ; sous la pluie, on trouve un hôtel pas trop cher dans le vieux bourg juste à côté de l'église ; fin de la randonnée après 4h20 de marche effective.

Conclusion : nous terminons en pleine forme, avec l'impression de s'arrêter en plein vol ! La prochaine fois, on espère atteindre le Léman d'une seule traite (mais ça dépendra du temps dont nous disposerons…). Nous sommes ravis de notre HRA, car nous avons croisé (et encore moins doublé) très peu de randonneurs et vu les Alpes sous un jour généralement très sauvage. Nous pensons que cela est dû à trois facteurs :
-    notre itinéraire HRA nous permet d'éviter la plupart des itinéraires les plus fréquentés ;
-    il semble se confirmer qu'il y a beaucoup moins de monde qui va du sud au nord que l'inverse…
-    notre autonomie nous amène à camper à plus de 2000 voire 2500 mètres, donc à passer les points bas en milieu de journée, à l'inverse des randonneurs qui dorment dans les fonds de vallée.

Merci à RL et aux MULS de leurs conseils qui nous ont permis de randonner dans un plus grand confort que du temps où nous étions MULETS !
HRA à suivre, nous vous tiendrons au courant si ça vous intéresse…

Hors ligne

#2 13-08-2008 10:11:37

Alain
Membre
Lieu : Savoie
Inscription : 25-12-2005
Messages : 133

Re : Haute randonnée alpine, juillet 2008 : St-Martin de Vésubie-Bardonecch

Bonjour Jeronimo,

Merci de ce compte rendu détaillé, une mine d'or: tant pour les idées de rando que pour l'équipement et l'alimentation.
Beau travail...

Alain


"Là-bas, c'est le pays de l'étrange et du rêve,
C'est l'horizon perdu par delà les sommets,
C'est le bleu paradis, c'est la lointaine grève"

Hors ligne

#3 09-04-2011 22:11:58

MonsieurHenri
Pessimiste
Lieu : 74
Inscription : 10-03-2010
Messages : 1 073

Re : Haute randonnée alpine, juillet 2008 : St-Martin de Vésubie-Bardonecch

Salut jeronimo ! smile

Je cherchais sur google des infos sur le lac situé sous le col de la Lombarde et voilà que je tombe sur ce fil vieux de 2 ans issus des profondeurs d'un certain forum de ma conaissance ! ! lol

J'ai bouclé mon itinéraire pour ma traversée du Mercantour prévue en juillet et en fait une partie ressemble beaucoup au tien ! (grosso modo entre les lacs de Vens et le lac Nègre). Bref, je cherchais des infos sur la bivouacabilité de ce fameux lac sous le col Lombarde big_smile Pas de problème apparemment ? Sur la carte IGN il y a une route pas loin, ça ne gêne pas ? (j'espère que tu t'en souviens depuis le temps big_smile )

Je constate aussi que tu es passé beaucoup en Italie (plus que sur mon itinéraire), alors que par moment cela te fait vachement redescendre en altitude. Par exemple San Bernolfo (1700m) ou Bersezio (1620m). Juste une question de ravito ?

Voilà c'est tout. Je t'aurais bien demandé une photo mais bon j'imagine que tu n'a jamais remis la main sur ton appareil ? (le type qui viens remuer le couteau dans une plaie fermée depuis 2 ans ! lol)

Bref, merci pour ce retour donc wink

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#4 10-04-2011 20:32:06

jeronimo
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Re : Haute randonnée alpine, juillet 2008 : St-Martin de Vésubie-Bardonecch

MonsieurHenri a écrit :

je cherchais des infos sur la bivouacabilité de ce fameux lac sous le col Lombarde big_smile Pas de problème apparemment ? Sur la carte IGN il y a une route pas loin, ça ne gêne pas ? (j'espère que tu t'en souviens depuis le temps big_smile )

Je constate aussi que tu es passé beaucoup en Italie (plus que sur mon itinéraire), alors que par moment cela te fait vachement redescendre en altitude. Par exemple San Bernolfo (1700m) ou Bersezio (1620m). Juste une question de ravito ?

Voilà c'est tout. Je t'aurais bien demandé une photo mais bon j'imagine que tu n'a jamais remis la main sur ton appareil ? (le type qui viens remuer le couteau dans une plaie fermée depuis 2 ans ! lol)

Salut MonsieurHenri,

le lac en question n'est pas "sous" le col de la Lombarde, mais bien "au dessus" (au pied de la face Nord-Ouest de la Cime de la Lombarde); on est pas très loin de la route mais suffisamment reculés pour ne pas la voir, donc je dirai qu'elle ne gêne pas.

Concernant la descente vers San Bernolfo, c'était effectivement pour voir si on pouvait s'y ravitailler; comme il n'y avait pas de quoi, ça explique la descente suivante à Bersezio.

Photo  sad . Appareil jamais retrouvé! Depuis, le remplaçant est toujours attaché par un cordon à mon sac à dos.... roll

Bonne balade là-bas!

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#5 11-04-2011 10:18:12

MonsieurHenri
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Re : Haute randonnée alpine, juillet 2008 : St-Martin de Vésubie-Bardonecch

Okay, merci pour les précisions smile

jeronimo a écrit :

Bonne balade là-bas!

Merci. ça devrait le faire vu la beauté du coin ! (estimé d'après cartes et photo sur internet)

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#6 11-04-2011 12:10:23

chouxrave
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Re : Haute randonnée alpine, juillet 2008 : St-Martin de Vésubie-Bardonecch

Salut MonsieurHenri,

Es-ce que tu comptes traverser le Tenibre ?

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#7 11-04-2011 13:05:07

MonsieurHenri
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Re : Haute randonnée alpine, juillet 2008 : St-Martin de Vésubie-Bardonecch

chouxrave a écrit :

Salut MonsieurHenri, Est-ce que tu comptes traverser le Tenibre ?

Non, j'ai prévu de le contourner au sud par le Chemin de l'Energie, remonter au nord après le lac de Rabuons, pour attaquer le Ténibre par l'Est en A/R, avant de continuer ma route vers Corborant. Histoire de faire les deux (chemin l'Energie + Ténibre)

Pourquoi ?

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#8 11-04-2011 13:18:22

chouxrave
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Re : Haute randonnée alpine, juillet 2008 : St-Martin de Vésubie-Bardonecch

Par curiosité randonnistique et pour avoir trainer dans ces coins magnifiques il y a un bail  cool
A tel point que l'idée d'y retourner me chatouille.

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#9 07-06-2011 20:40:01

YAYA
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Re : Haute randonnée alpine, juillet 2008 : St-Martin de Vésubie-Bardonecch

Salut, sa fait un petit moment que tu as fait cette rando, je sais pas si cela sera facile de te rememorer en détails.
Mais, serais t'il possible que tu m'indique s'il y avais d'importants névés a cette période en face nord ? Ou dans les descente de certains col exposée nord ?A quels endroits?
Je suis sur un projet similaire au tient, départ prévu aux alentours du 15 juin.

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#10 08-06-2011 13:42:45

jeronimo
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Re : Haute randonnée alpine, juillet 2008 : St-Martin de Vésubie-Bardonecch

Salut Yaya,

dans mon souvenir, le seul endroit où il y avait des névés (raides) c'était dans les faces nord des cols du Corborant.

Ceci dit, tu y vas beaucoup plus tôt en saison et j'ignore quel a été l'enneigement cette année, alors ça peut varier du tout au tout.

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#11 09-06-2011 10:19:57

solo41
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Re : Haute randonnée alpine, juillet 2008 : St-Martin de Vésubie-Bardonecch

qq images du lac Nègre et du pas du Préfouns juste pour donner envie ...
4482_p1030266.jpg
4482_p1030268.jpg
4482_p1030273.jpg
4482_p1030274.jpg

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#12 09-06-2011 11:53:30

YAYA
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Re : Haute randonnée alpine, juillet 2008 : St-Martin de Vésubie-Bardonecch

Oh que oui sa donne envie, merci pour les photos et' les infos, c'est vrai que sa peu varier du tout au tout niveau neige selon la période et les années.M'enfin on verra bien, de toute facon je pense prendre crampons piolet quitte a les renvoyés plus tard par la poste si vraiment j'en est pas l'utilité, mais sa métonerais.

En attendant mon poste a ce sujet avec l'itinéraire et ma liste de matériel, car j'ai quelques intérrogations qui subsistent et quelques questions a posés aux RLiens, voici un apercut grosso modo de l'itinéraire que je compte emprunté:

Mercantour / Haute tinée / Chambeyron

Menton - Col du Razet - Sospel - Col de Raus - Pas du diable - Rfe des Merveilles - Rfe de Nice
Pas du Mt Colomb - Pas des Landres - Col de Salèse - Lac Nègre - Pas de préfouns - Rfe Questa (italie)
Pas du Loup - Cime de la Lombarde - Col de la Lombarde - Col du Lausfer & Lacs - Col de la Guercha -
Rfe Del Laus (Italie) - S.Bernolfo - rfe Zanotti (Italie) - Prati del Vallone - Col du Fer - le Pra
Pas de la Cavale - Col de Larche - Cbne de Viraysse - Col du Vallonet - Col de Stroppia - Col de Marinet & Rfe -
Maljasset.

Queyras / Viso / Cerces

Maljasset - Col de Longet - Col de Vallante - rfe Viso (Italie) - Col Sellière - Rfe Jervis - Col d'Urine - Le Roux
Col de Thure & Malrif - Rfe Fond de Cerviere - Le Bourget - Montgenèvre - Col de Dormillouse - Col des Acles - Col de l'Echelle
Rfe Tre Alpini - Mt Thabord - Col de la vallée Etroite - Modanne.

Vanoise / Beaufortain
Modanne - Col de Chavière - Rfe le Repoju - Col de la Vallette - Col du Grand Marchet - Rfe du Col de la Vanoise.
Rfe de la Leisse - Val Claret - Col du Pallet - les Lanches - Bellentre - Rfe de la Balme et de Presset -
Rfe de la Nova les Chapieux.

Tour du Mont Blanc
Les Chapieux - Rfe Elisabetta (Italie) - Courmayeur - Rfe Walter Bonatti (Italie) - Petit Col Ferret - La Fouly (Suisse)
Cbne D'Orny - Col de la Breva - Variante d'Arpette - Rfe du Col de Balme - Vallorcine

Dents Blanches / Buet / Dent D'Oche
Vallorcine - Rfe Pierre Bérard - Mt Buet - Chalet hotel du Buet - Les Praz de Commune - Rfe de Vogealle
Col de Pointe Droite - Pas du taureau - Pointe de Bostan - Col de Coux - Col de Chésery - La Chapelle d'Abondance - les Cornettes de Bise
Rfe de Bise & Col - Novel - St Gingolph

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#13 09-06-2011 19:39:01

m_laurichesse
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Re : Haute randonnée alpine, juillet 2008 : St-Martin de Vésubie-Bardonecch

Salut YAYA,

     Je te donne pour idée le trajet réalisé l'an dernier.

Etape 1
Etape 2
Etape 3
Etape 4
Etape 5
Etape 6
Etape 7
Etape 8
Etape 9
Etape 10
Etape 11
Etape 12
Etape 13
Etape 14
Etape 15
Etape 16
Etape 17
Etape 18
Etape 19
Etape 20
Etape 21

Voici quelques photos des premières étapes. Je n'ai pas pu terminer car un peu pris par le boulot en ce moment. Je termine tout ça quand je rentre de Corse (le 19 juin).

J'ai dû pas mal changer mon trajet à cause de la neige.

Le passage le plus chiant de ce trajet pour moi :ici
Si j'avais pu, j'aurais fait ça

Dès que je rentre, je te mets le reste du parcours prévu initialement.

Bonne préparation

Mathieu

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